Les mesures d'austérité du gouvernement espagnol retarderont certes la relance mais au final elles amèneront une croissance plus saine, espère le journal économique de centre-gauche Cinco Días : "La société espagnole a longtemps été habituée à financer les investissements et, de plus en plus aussi, la consommation par des crédits. Il est donc normal qu'elle dépense désormais moins quand le robinet du crédit est fermé et que les recettes sont en recul, que ce soit à cause de la baisse des salaires, du chômage ou de l'augmentation des impôts. Aujourd'hui, ces trois éléments sont réunis. … La demande n'augmentera donc pas dans les trimestres à venir et la relance se fera attendre quelques mois de plus. Si, il y a quelque temps, nous avons vu une lumière au bout du tunnel, nous constatons maintenant qu'il s'agit d'un train qui venait à contre-sens. Mais le remède de cheval de Rajoy finira bien par porter ses fruits. Il peut avoir des effets contre-productifs à court et moyen terme mais sur le long terme il génèrera une croissance plus saine. Tout cela évoluera dès que les acteurs économiques, des ménages à l'Etat, auront retrouvé leur équilibre et que les coûts, les prix et les marges se seront adaptés." (13.07.2012)
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