Süddeutsche Zeitung - Allemagne | jeudi, 28. septembre 2006
Le rachat d'Endesa, un test pour l'UE
"La lutte pour le rachat du groupe énergétique espagnol Endesa sera révélatrice du poids de l'UE", prédit Alexander Hagelüken. Le groupe énergétique allemand Eon s'était d'abord vu interdire le rachat de son concurrent ibérique par le gouvernement espagnol. Après l'avis négatif de la Commission européenne, qui a jugé cette obstruction illégale, le groupe espagnol de BTP Acciona s'est à son tour porté candidat au rachat [il a déjà acquis 10 % d'Endesa]. "En dépit des fiertés nationales, il n'est pas normal que les acquisitions fonctionnent à sens unique. Le gouvernement fédéral a assisté au rachat de grandes entreprises allemandes comme HypoVereinsbank et Aventis par la concurrence étrangère. Madrid n'a donc pas le droit d'empêcher le rachat du groupe espagnol par Eon, au risque de rompre l'équilibre entre les deux pays (...). Lorsqu'une fusion entraîne des licenciements, les victimes sont presque toujours les employés de l'entreprise rachetée. C'est pourquoi il est crucial que les groupes allemands puissent aussi acquérir des entreprises espagnoles, et non uniquement l'inverse. C'est la seule manière de compenser les répercussions de ce type d'opérations sur l'emploi de chaque pays".
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