La Repubblica - Italie | mercredi, 1. août 2012
Paul Krugmann espère que l'Allemagne changera d'avis
Une étape décisive pour le sauvetage de l'euro est attendue jeudi de la part de la Banque centrale européenne. Le président de la BCE Mario Draghi, qui a laissé entrevoir le rachat d'obligations publiques, obtient dans le quotidien de centre-gauche la Repubblica le soutien du prix Nobel d'économie Paul Krugman : "Le coût des crédits pour l'Europe méridionale doit être diminué et il faut donner aux pays européens endettés la possibilité de trouver eux-mêmes une issue à la crise grâce aux exportations. … Draghi - qui à mon avis a bien évalué la situation - propose pour cela de racheter les obligations publiques des pays méridionaux, mais il se heurte à la résistance de l'Allemagne. … L'euro ne pourra être sauvé que si les Allemands sont prêts à accepter une hausse du taux d'inflation ces prochaines années. Mais ils ne semblent même pas prêts à imaginer cette possibilité, sans parler de l'accepter. Au lieu de cela et en dépit de la mauvaise expérience (l'apparente relance rapide de l'Irlande), ils continuent d'insister en disant que tout ira bien si les pays endettés continuent leur programme d'austérité. … Mais l'écroulement de l'euro ne serait pas seulement une catastrophe économique, il serait aussi fatal au projet européen, qui a apporté la paix et la démocratie à un continent au passé tragique."
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