Der Standard - Autriche | vendredi, 1. décembre 2006
L'Autriche reste fidèle au droit du sang
En Autriche, le débat fait rage autour d'un décret promulgué par le gouvernement sortant, qui supprime l'aide sociale aux enfants d'étrangers. Bernhard Perchinig, spécialiste de l'immigration, considère cette exclusion comme une erreur fondamentale. "L'Autriche fait partie des rares pays d'Europe de l'Ouest à ne pas avoir accordé de place au lieu de naissance dans sa loi sur la nationalité : comme l'éducation, la nationalité est d'abord transmise par les parents, quel que leur lieu de résidence ou la durée de leur séjour en Autriche. Le droit du sang domine dans la législation sur la nationalité autrichienne depuis que le principe en a été inscrit en 1811 au paragraphe 28 du Code civil par l'empereur François Ier. Aujourd'hui encore, seul le passeport des parents détermine si la République se sent responsable du bien-être de ses enfants (...). Même l'Allemagne, qui a longtemps été considérée comme le pays le plus fidèle au droit du sang, a réformé sa loi sur la nationalité en 2000 pour prendre en compte le droit du sol."
» article intégral (lien externe, allemand)
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