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El País - Espagne | lundi, 12. février 2007

Francisco Bustelo et la difficulté d'effacer les blessures de l'Histoire

"Trois ans de guerre civile et trente-six ans de dictature ont inévitablement laissé des blessures profondes", écrit l'historien espagnol Francisco Bustelo. "Que devons-nous faire pour refermer définitivement ces blessures de l'Histoire ? (...) L'oubli du passé est impossible, car pour l'obtenir il faudrait effacer le souvenir de ceux qui l'ont vécu, de ce qu'ont vécu leurs pères, leurs grand-pères. Cela demanderait des mesures aussi absurdes et impensables que de ne pas étudier dans les facultés d'Histoire ce qui s'est passé depuis 1931 ou d'interdire de publier des livres et des articles sur le sujet. (...) La difficulté vient du fait qu'il y a eu des victimes des deux côtés pendant la Guerre civile [1936-1939]. Après, on a fait la lumière sur certaines et on en a oubliée d'autres. Mais publier aujourd'hui les noms des fusillés pendant la guerre oblige à citer les noms des victimes de l'autre camp, ce qui pourrait conduire à une escalade dans la 'guerre des victimes'."

» Ensemble de la revue de presse de lundi, 12. février 2007

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