Financial Times - Royaume-Uni | vendredi, 6. juillet 2007
La guerre contre le terrorisme doit changer de vocabulaire
Le chroniqueur Philip Stephens se penche sur la stratégie de la nouvelle équipe au pouvoir à Londres, qui délaisse le vocabulaire utilisé par Tony Blair. "Le nouveau Premier ministre britannique Gordon Brown évite de parler d'une 'guerre contre le terrorisme'. Le gouvernement s'est également abstenu de parler de 'terroristes islamistes' après les attentats ratés à Londres et à Glasgow. Les ministres ont plutôt dénoncé ces attaques comme des actes criminels. (...) Le slogan de la 'guerre contre la terreur' semble valider la revendication des djihadistes sur le choc des civilisations entre l'Occident et l'islam. La trame narrative de l'oppression occidentale est toute trouvée pour Al-Qaïda et ses affiliés pour expliquer la myriade des conflits au Proche-Orient. (...) L'Occident a besoin par dessus tout de bien distinguer entre l'extrémisme fermé au compromis d'Al-Qaïda et les plusieurs autres griefs qui alimentent la violence dans le monde musulman."
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