Les Echos - France | lundi, 3. juillet 2006
Remettre à plat l'organisation d'EADS
Pour l'éditorialiste Gilles Sengès, la nomination de Louis Gallois à la coprésidence du groupe EADS est une "solution transitoire" qui ne change rien aux "travers" de l'organisation d'EADS. "Un groupe d'une telle taille opérant dans des secteurs aussi stratégiques que l'aéronautique et la défense ne peut être indéfiniment dirigé sous la forme actuelle d'une cogérance franco-allemande, (...) porte ouverte à toutes les bureaucraties. Voilà une firme, sans doute la plus emblématique de 'l'Europe qui gagne', où des deux côtés du Rhin règnent les dissensions et où les responsables se déchirent pour le pouvoir ! (...) On pourra d'autant moins faire l'économie d'une remise à plat de l'organisation générale que Lagardère et DaimlerChrysler, les deux actionnaires privés, ont entamé leur retrait du capital"
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