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Evenimentul Zilei - Roumanie | jeudi, 12. novembre 2009

Matei Vişniec sur le dégoût des Roumains pour la politique

La Roumanie n'a pas de dirigeants : la coalition au gouvernement s'est écroulée il y a un mois parce que les partis roumains avaient été accusés de fraudes à la veille des élections présidentielles. Les causes de la pagaille actuelle résident dans les traditions de la société roumaine, estime le metteur en scène expatrié en France Matei Vişniec dans un entretien accordé au quotidien Evenimentul Zilei : "Je fais partie d'une génération qui pensait que le communisme était le plus grand mal qui soit. Maintenant, je constate qu'une société libre peut également se développer en empruntant une autre trajectoire du mal, dans laquelle les êtres humains ne souffrent pas des mêmes maux que sous le communisme, mais souffrent malgré tout. Si je devais quantifier le poids de la contrariété que ressentent les Roumains actuellement, et le dégoût qu'ils ont ressenti pendant la période Ceauşescu, alors je serais près de penser que ce poids est le même. … Je pourrais dire que la démocratie est une partition que les peuples jouent de manière différente, selon leur culture, leur histoire et leurs coutumes locales. … Nous, les Roumains, nous effectuons un mélange de la culture romane et de la culture slave parce que nous sommes une 'île romane dans une mer slave', à laquelle s'ajoutent en outre les traditions balkaniques et orientales. Nous interprétons la partition démocratique en choisissant le kitsch le plus affreux, le plus grotesque et le plus démesuré de tous les autres interprètes."

» Ensemble de la revue de presse de jeudi, 12. novembre 2009

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