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Süddeutsche Zeitung - Allemagne | mercredi, 9. août 2006

Gerhard Matzig et les gratte-ciel en Europe

Gerhard Matzig redoute que le scepticisme européen à l'égard des gratte-ciel n'anesthésie l'urbanisme. Selon les études des Nations-Unies, les deux tiers de la population mondiale vivront d'ici 2035 dans des villes de plus en plus peuplées, y compris sur le plan vertical. "L'Europe doit, elle aussi, réfléchir au concept de ville verticale. Et si possible de manière plus approfondie que les autres continents. D'abord, pour des raisons écologiques : le tarissement perceptible des sources d'énergie supprimera bientôt la mobilité qui nous semble aujourd'hui naturelle et, par la même occasion, la dichotomie traditionnelle entre centre-ville et banlieue. Il s'ensuivra une concentration urbaine. Et c'est là qu'interviennent nécessairement les gratte-ciel (...). Si elle ne veut pas se transformer en musée du monde asiatique et souhaite maintenir en vie son héritage culturel citadin, l'Europe doit se pencher sur l'avantage que représente la dimension verticale. Il n'est pas ici question des 'super gratte-ciel', aberrants sur le plan économique comme écologique, mais de voir le plan vertical comme un espace de vie potentiel".

» Ensemble de la revue de presse de mercredi, 9. août 2006

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