Suite au meurtre d'une Italienne par un Roumain d'origine Rom, l'Italie et la Roumanie débattent des questions d'immigration et d'expulsion. Pour le journaliste roumain Cristian Campeanu, cette affaire rappelle le débat qui a suivi le meurtre du réalisateur néerlandais Theo van Gogh en 2004. "Le meurtre de Theo Van Gogh a suscité aux Pays-Bas et dans toute l'Europe un débat sur les limites du multiculturalisme. Le multiculturalisme est une théorie selon laquelle toutes les cultures d'une société - sans considération d'ethnie, de langue, de religion - possèdent les mêmes droits. (...) En d'autres termes, il n'existe pas de valeurs universelles : elles sont définies par la culture, la race ou l'ethnie et ne peuvent être imposées par l'extérieur (...). Cette idéologie a des conséquences funestes : elle rend impossible le dialogue entre les cultures. Nous vivons côte à côte dans des mondes parallèles, avec des règles parallèles. Les minorités se réfugient dans des ghettos et la 'tolérance' est généralement synonyme d'ignorance mutuelle. Les problèmes surgissent dès lors que les frontières sont transgressées et que ces mondes parallèles se heurtent les uns aux autres. C'est ce qui s'est produit avec le meurtre de Theo van Gogh par un islamiste, à la suite de quoi des mosquées ont été incendiées. Et c'est ce qui se produit en ce moment, le meurtre d'une femme par un Rom ayant incité les Italiens à commencer à expulser les Roumains. Nous avons soudainement oublié que nous sommes des Européens cultivés et multiculturels." (07.11.2007)
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