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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 02.04.2008

 

À LA UNE

La coalition gouvernementale hongroise en danger

La coalition gouvernementale hongroise en danger

 

Après le limogeage de la ministre de la Santé Agnes Horvath, la coalition au pouvoir en Hongrie est au bord de la rupture. Le Parti libéral (SZDSZ) a en effet décidé de retirer son soutien au gouvernement. L'équipe du Premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsany est-elle encore en mesure d'appliquer les réformes ? » suite

Extraits des publications suivantes:
Magyar Hírlap - Hongrie, Die Presse - Autriche, Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

Magyar Hírlap - Hongrie

Le quotidien estime qu'un gouvernement minoritaire ne peut pas vraiment faire ce qu'on attend de lui. "Si la Hongrie était située plus à l'Ouest, un gouvernement minoritaire pourrait être utile car le 'libre-service' ou la préférence envers sa propre clientèle seraient plus difficiles à mettre en place. Cependant, la Hongrie manque de culture politique et d'expérience parlementaire. Jusqu'à présent, le pays a bénéficié d'un système politique stable car les diverses coalitions ont toujours réussi à se maintenir jusqu'aux échéances électorales. Toutefois, l'attitude de la coalition actuelle, si elle parvient à survivre, met en danger cette stabilité. Ne nous voilons pas la face : ce n'est pas avec cette coalition que nous obtiendrons un accord sur des réformes inévitables, mais impopulaires, ainsi que leur mise en oeuvre. Ce gouvernement ne cherchera qu'à sauver les apparences." (02.04.2008)

Die Presse - Autriche

Burkhard Bischof estime que la situation de la Hongrie est catastrophique. "Il n'est pas étonnant que la coalition libérale de gauche se soit brisée en son coeur car le Premier ministre hongrois Ferenc Gyurcsany, qui a perdu toute envie de réforme, est prêt à céder aux vociférations populistes. Si nous disposons désormais d'un gouvernement socialiste minoritaire, toléré par les démocrates libéraux, ce malaise va perdurer encore deux ans. Toutefois, même en cas d'élections anticipées qui permettrait, à en croire les sondages, au chef de l'opposition Viktor Orban de revenir au pouvoir, le pays serait encore en crise. Ces dernières années, Viktor Orban n'a pas caché son visage de populiste irresponsable et sans complexe, qui privilégie le pouvoir personnel à l'intérêt de son pays. La Hongrie a besoin de politiciens qui, enfin, osent dire la vérité et demandent à chacun de se serrer la ceinture jusqu'à ce que la Hongrie se redresse. Mais les populistes, de droite comme de gauche, n'y consentiront jamais." (02.04.2008)

Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

Le quotidien estime qu'il n'est plus possible de sauver le gouvernement et que la coalition est un constat d'échec. "D'un point de vue formel, la coalition gouvernementale a connu l'échec avec son référendum sur les réformes du système d'assurance maladie. En réalité, elle n'a pas su faire taire les critiques quant à l'éthique du système de santé de l'époque communiste. Tant qu'un gouvernement ne parvient pas à supprimer les mauvaises habitudes du système d'assurance maladie (qui reviennent quasiment à verser des pots-de-vin) qui garantissent aux médecins des revenus complémentaires élevés, les citoyens trouveront toujours quelque chose à reprocher aux réformes, qui nécessitent une hausse des contributions pour financer le système. Ils accepteront uniquement cette hausse supplémentaire lorsqu'ils sauront qu'ils peuvent être bien soignés sans verser de pots-de-vin." (02.04.2008)

RÉFLEXIONS

Télérama - France

Pour Avraham Burg, l'antisémitisme n'est plus un phénomène unique

A l'occasion de la sortie en France de son livre 'Vaincre Hitler', Avraham Burg, ancien président du Parlement israélien, donne dans une interview réalisée par Vincent Remy sa vision de l'antisémitisme moderne. "On assiste à une fusion entre l'antisémitisme religieux classique et une nouvelle xénophobie d'extrême droite, les deux coopérant avec l'extrême gauche antiaméricaine et antisioniste. Mais je pense que l'antisémitisme n'est plus un phénomène unique, il est le révélateur de la qualité morale d'une société. Quand il s'exprime dans une société démocratique, il s'accompagne d'autres expressions de haine et de xénophobie : contre les musulmans, les étrangers, les immigrants. Donc, mon rôle en tant que Juif et être humain, ce n'est pas de dire 'attention, ils me détestent davantage', c'est d'essayer de créer une sorte de coalition mondiale qui va défier la haine et la xénophobie plutôt que la confisquer et la monopoliser." (02.04.2008)

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La Libre Belgique - Belgique

Felice Dassetto s'interroge sur l'extrémisme antimusulman

Le sociologue belge Felice Dassetto analyse les raisons de la montée de l'extrémisme antimusulman. "Qu'est-ce qui amène les gens de la Ligue du Nord italienne à adopter une attitude tellement outrancière contre les musulmans et à utiliser l'injure, la provocation comme regard systématiquement posé sur l'islam ? Qu'est-ce qui amène des intellectuels à faire des fixations contre telle ou telle personne ou pensée, envers et contre tout, même si les faits démentent la réalité ? (...) Le calcul d'intérêts électoraux pour les uns. Le refus de mettre en question ses propres évidences pour les autres. Comme le fait d'admettre que les sociétés européennes ne sont plus celles d'il y a quarante ans, lorsqu'on était 'entre nous'. Ou bien le refus d'admettre que les religions (dont l'islam apparaît à tort ou à raison comme le fer de lance), semblent revenir sur la scène comme demande de sens. Ce que certains considèrent comme dramatique, car ils se sont battus contre elles, parce qu'ils les considèrent par essence comme l'expression de l'obscurantisme absolu." (02.04.2008)

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POLITIQUE

Polska - Pologne

La Pologne ratifie le Traité de Lisbonne

Le Parlement polonais a ratifié le 1er avril à une large majorité le Traité de Lisbonne. Le président Lech Kaczynski et le Premier ministre Donald Tusk sont parvenus à trouver un compromis, ce qui a permis de mettre un terme au blocage de la loi de ratification par le parti d'opposition PiS (parti Droit et justice, droite conservatrice). Pawel Fafara, rédacteur en chef du quotidien, se réjouit de cette issue. "Après des querelles passionnées, la grande majorité du Parlement a décidé de tenir compte du souhait de la plupart des Polonais, qui veulent pleinement prendre part à l'évolution de l'Union européenne. Cette journée a été la plus importante depuis notre adhésion à l'UE. Elle a été marquée par la victoire des vrais patriotes sur ceux qui ont brandi la rhétorique de la défense des intérêts du pays mais qui voulaient nous tenir à l'écart de l'UE." (02.04.2008)

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Le Monde - France

Les Européens face à la mainmise américaine sur l'OTAN

Alors que le sommet de l'OTAN débute à Bucarest ce 2 avril, le chroniqueur Daniel Vernet estime que les Européens doivent se demander s'ils adhèrent toujours à la vision américaine de l'organisation militaire. "Après le 11-Septembre, les Etats-Unis ont eu l'ambition de transformer l'OTAN en une organisation globale, étendant son champ géographique à l'ensemble de la planète et sa compétence à la sécurité des démocraties, bien au-delà des frontières de l'Europe. Confrontés aux réticences de leurs alliés, ils n'y ont que partiellement réussi. Mais ils n'ont pas totalement renoncé. Au nom de cette idée élargie de la sécurité, les forces de l'OTAN se battent en Afghanistan. Le vrai débat devrait porter sur cette conception stratégique plutôt que sur la question, déjà tranchée dans les faits, de la réintégration de la France [dans le commandement intégré de l'OTAN]." (02.04.2008)

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Sega - Bulgarie

La Macédoine intégrera-t-elle l'OTAN ?

Le sommet de l'OTAN à Bucarest doit permettre de débattre, entre autres, de l'adhésion de la Macédoine. Athènes menace d'opposer son droit de veto à cette adhésion en raison d'un conflit sur le nom de ce pays. Svetoslav Tersiev évoque la position de la Bulgarie. "Les historiens, les diplomates et les experts suggèrent au gouvernement qu'il aurait un rôle à jouer sur la question de la Macédoine et pourrait s'opposer à l'adhésion de son voisin à l'OTAN. En effet, le pays ne respecte pas l'un des critères essentiels en la matière : ne pas être en conflit avec le pays voisin. Mais il est trop tard pour que la Bulgarie adopte cette position. La Grèce a été le seul pays à faire preuve de logique, en signalant depuis des années que la Macédoine falsifie l'histoire, détruit les monuments des voisins et applique une politique discriminatoire. Malheureusement, la politique bulgare envers les pays des Balkans n'est que le prolongement de celle des Etats-Unis. (...) Washington souhaite que la Macédoine entre dans l'OTAN. Le silence poli de Sofia signifie qu'elle n'a aucun argument à opposer." (02.04.2008)

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Turun Sanomat - Finlande

Des SMS coquins font chuter le ministre finlandais des Affaires étrangères

Après plusieurs semaines de polémique, le chef de la diplomatie finlandaise, Ilkka Kanerva, a été contraint le 1er avril à la démission après avoir bombardé de SMS à caractère sexuel une strip-teaseuse, Johanna Tukiainen. Il sera remplacé par Alexander Stubb. Le journal commente cette affaire. "Le supplice d'Ilkka Kanerva a finalement débouché sur la nomination d'un nouveau ministre des Affaires étrangères. Jyrki Katainen, chef du 'Kokoomus' [parti conservateur], en a eu assez de voir le scandale des SMS égratigner encore et toujours la crédibilité du ministre des Affaires étrangères, qui, au final, représente la Finlande à l'étranger. Ilkka Kanerva ne peut que se reprocher cette faute : l'envoi de centaines de messages embarrassants à une danseuse n'est tout simplement pas un comportement digne d'un homme d'Etat." (02.04.2008)

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La Repubblica - Italie

Le débat manqué entre Berlusconi et Veltroni

Le 1er avril, Silvio Berlusconi et Walter Veltroni, respectivement leaders du centre-droit et du centre-gauche, ont participé à un débat télévisé en vue des élections législatives des 13 et 14 avril en Italie. Néanmoins, les deux hommes ne se sont pas rencontrés, chacun étant dans un studio séparé. L'éditorialiste Concita de Gregorio regrette l'absence d'échange et de débat. "Un relais sans passage de témoin, pas même un croisement de regards (...). Berlusconi ne voulait pas de face à face avec Veltroni, par conséquent, les deux se sont suivis, l'un après l'autre, sans pause publicitaire : une scène surréaliste dans un studio de télévision. Du jamais vu sur aucun écran du monde (...). Et pour couronner le tout, à la même heure, sur une autre chaîne, le match de football Rome-Manchester : un bon moyen de minimiser la portée réelle du duel." (02.04.2008)

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El País - Espagne

L'Espagne doit suivre les 'grandes manoeuvres' européennes

Nicolás Sartorius, directeur de l'Observatoire de la politique étrangère espagnole (OPEX), liste les défis que doit relever l'Espagne, notamment au niveau européen. "En 2010, l'Espagne présidera l'UE. (...) Cette présidence sera différente des précédentes car il existera une 'présidence' fixe du Conseil européen - l'Espagne doit parier sur un(e) Européen(ne) convaincu(e) - grâce au Traité de Lisbonne qui devrait alors, sauf surprise, être en vigueur. (...) Nous devrions donc suivre avec attention la présidence française et les 'grandes manœuvres' en cours, à l'instar du récent sommet franco-britannique, dont l'Espagne ne devrait pas être absente. Il conviendrait de miser sur un agenda politique doté d'une vision européenne qui puisse favoriser les consensus et facilite ainsi cette présidence. Cela améliorerait alors la capacité de proposition." (02.04.2008)

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ÉCONOMIE

Tribune de Genève - Suisse

UBS tente de se remettre de la crise hypothécaire américaine

L'établissement bancaire UBS a annoncé le 1er avril une nouvelle recapitalisation pour se renflouer. Malmenée par une dépréciation abyssale de plus de 23 milliards d'euros, la banque suisse est l'établissement mondial le plus touché par la crise hypothécaire américaine. "Marcel Ospel [président d'UBS] quitte UBS. C'est la seule bonne nouvelle de la sombre journée d'hier", explique Pierre Ruetschi. "La crise n'est pas jugulée. L'évaluation des dégâts pour les actionnaires, voire les épargnants, ainsi que l'estimation des pertes pour la Confédération et les cantons n'ont même pas encore commencé. Dans ce contexte hautement volatil, les déclarations de Hans-Rudolf Merz [ministre des Finances] sont sidérantes. A la radio, ses remerciements à Marcel Ospel pour son formidable travail de redressement frisaient l'indécence, tandis que, dans nos colonnes, son optimisme béat sur l'avenir est bien plus irritant qu'apaisant." (02.04.2008)

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MÉDIAS

taz - Allemagne

Les magazines PDF sont à la mode

Gina Bucher évoque une nouvelle tendance sur Internet : les magazines PDF, qui se caractérisent par leur mise en page recherchée. "Ils ont pour nom 'John Magazine', 'Dot-to-dot-mag', 'Hope-Hope', 'Klitorik', 'Analogue Magazine', 'Five to Nine' ou plus simplement 'Daheim'. Ils sont jeunes, frais et clinquants. Mais quel est l'intérêt d'un magazine que vous ne pouvez pas lire aux toilettes ou dans le métro, et qui fera pâle figure sur une table ? Les réponses à cette question oscillent entre les mots-clés 'format' et 'disponibilité'. Cette dernière notion est un critère pertinent bien connu aujourd'hui. Elle est synonyme d'accès rapide, à partir de n'importe quel endroit, à un prix dérisoire, si ce n'est gratuitement. En outre, le format bénéficie d'une grande estime et pas uniquement chez les concepteurs. Le PDF (Portable Document Format) est en effet un format de fichier compatible sur diverses plateformes, ce qui garantit que le document s'affichera sur votre ordinateur exactement comme sur le mien. En d'autres termes, les textes, les photos ou les illustrations, qui bénéficient d'une conception soignée, s'affichent dans toute leur splendeur, respectant ainsi le principe du WYSIWYG : 'What you see is what you get' (ce que vous voyez est ce que vous obtenez)." (01.04.2008)

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CULTURE

The Times - Royaume-Uni

Comment peut-on baser des subventions sur l'orientation sexuelle ?

Le Conseil des Arts d'Angleterre, un organisme public, a décidé de demander aux candidats aux subventions leur orientation sexuelle. Le quotidien conservateur considère que cette mesure est "grotesque". "Quel pourrait donc bien être le but du 'Conseil des Arts' ? S'assurer qu'une pièce de théâtre subventionnée sur dix traite des questions homosexuelles ? Ou que les peintres et danseurs homosexuels doivent être identifiés comme tels pour rassurer le public homosexuel ? Si c'est pour cette raison, cela trahit une conception grossière de l'interaction entre la société et les arts. Ce que les gens font au lit n'a pratiquement aucun lien sur leur perception de la peinture ou leur interprétation de la musique. En dehors de quelques activistes professionnels, les homosexuels ne voient pas leurs vies, leurs valeurs et leurs idéaux uniquement à travers le prisme de leur orientation sexuelle. Loin de favoriser la diversité, une telle catégorisation revient à un stéréotype simpliste et à la forme la plus grossière de bigoterie." (02.04.2008)

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COULEURS LOCALES

Adevărul - Roumanie

L'ancien palais de Ceaucescu accueille le sommet de l'OTAN

Le sommet de l'OTAN débute ce mercredi 2 avril à Bucarest dans les bâtiments du Parlement, autrefois connu sous le nom de 'maison du peuple', que le dictateur Ceausescu avait fait construire dans des conditions inhumaines. Radu Calin Cristea revient sur l'histoire de cet édifice. "La 'maison du peuple' est une sorte de construction pharaonique rappelant des événements que de nombreuses personnes souhaitent oublier. (...) Il est le symbole taillé dans la pierrede la cruauté communiste. Je me rappelle encore des premiers jours de 1990, lorsque la foule envahit le palais et, ivre de liberté, vola les poignées de porte et les robinets dorés. (...) Le bâtiment, devenu le Palais du Parlement, est désormais le théâtre du plus grand sommet de l'histoire de l'OTAN. George W. Bush, Vladimir Poutine, Angela Merkel, Nicolas Sarkozy : tous seront là, en ces lieux planifiés par Ceausescu et dont il a quasiment mené la construction à terme. Ainsi, la 'maison du peuple', au même titre que les pyramides égyptiennes, sera libérée du souvenir du sang, de la poussière et de la cruauté de son histoire." (02.04.2008)

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