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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 04.03.2010

 

À LA UNE

L'UE s'impose la croissance

 

L'UE doit se stabiliser économiquement, améliorer sa politique de formation et être plus écologique. C'est ce que stipule la nouvelle stratégie de croissance "Europe 2020" présentée par le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, mercredi à Bruxelles. Mais les objectifs sont vraiment limités et cela ne suffira pas pour un gouvernement économique européen, estime la presse.

Der Standard - Autriche

Recherche gouvernement économique pour l'UE

Avec la présentation à Bruxelles de la stratégie de croissance 2020 de l'UE, les appels à un gouvernement économique commun se sont faits plus forts. Mais les chefs d'Etat tels que le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel pensent à autre chose lorsqu'ils parlent d'un tel gouvernement, constate le quotidien progressiste Der Standard : "L'union a atteint une situation d'attachement (et de dépendance) réciproque et il serait bon de prendre une décision de principe : l'intégration doit-elle aller plus loin, les Etats-nations doivent-ils être circonscrits (ce qui était l'idée de base d'un 'gouvernement économique' émise par la France) ? Traditionnellement, c'est cette variante que la Commission et le Parlement européen privilégient. Ou bien faut-il aller dans l'autre direction, en faisant en sorte que les Etats s'unissent plus fortement et prennent les décisions les plus importantes dans le cadre du Conseil européen réunissant les chefs d'Etat et de gouvernement, se plaçant au-dessus des institutions de l'UE ? Ce seraient alors les pays les plus puissants qui domineraient. C'est à cette variante que pense Merkel quand elle parle de 'gouvernement européen'." (04.03.2010)

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Lidové noviny - République tchèque

Commencer par économiser chez soi

La stratégie de l'UE "Europe 2020" rencontre peu de succès auprès du quotidien conservateur Lidové noviny, qui rappelle dans son commentaire une déclaration de l'ancien chancelier allemand Helmut Schmidt : "'Un politique qui a des visions devrait consulter un médecin.' Mais qu'en est-il si l'ensemble de la Commission européenne a une vision ? Le document part du principe que la crise nécessite une coordination économique profonde, c'est-à-dire le passage à un gouvernement économique européen. A première vue, les objectifs de la Commission semblent formidables, mais ils dissimulent des querelles politiques concrètes. Rien que pour cela, le document mérite un débat dans les règles. Bien sûr, la Commission conçoit ce document comme une sorte de trésor que les chefs d'Etat et de gouvernement doivent approuver si possible dès le mois prochain. Par chance, il y a également des opinions plus réservées, comme celle d'Angela Merkel. Celle-ci recommande à ses collègues de commencer par économiser chez eux avant de rêver à un gouvernement économique européen." (04.03.2010)

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El País - Espagne

Des objectifs limités et une stratégie déplorable

La nouvelle stratégie économique de l'UE pousse Xavier Vidal-Folch à se demander, dans le quotidien progressiste de gauche El País, qui est réellement aux commandes : "Disons-le d'emblée : c'est un document embarrassant. Car les objectifs à court terme sont minimalistes (tandis que la crise est toujours maximale !). Et car la méthode pour les atteindre est déplorable. C'est une épître mieux formulée que d'autres, mais elle se limite à des conseils. Elle ne prescrit rien. Ce dont l'UE a besoin, comme l'a montré la crise depuis la faillite de Lehman Brothers, c'est d'une 'gouvernance de l'économie', c'est-à-dire un gouvernement économique. Elle a besoin de quelqu'un dans la tour de contrôle qui édicte des directives contraignantes." (04.03.2010)

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POLITIQUE

Lietuvos rytas - Lituanie

Le commerce d'armes sans scrupules de la France

Le président français Nicolas Sarkozy a conclu avec son homologue russe Dmitri Medvedev, lors de la visite de trois jours de ce dernier à Paris, la livraison de quatre porte-hélicoptères de type Mistral. Le quotidien Lietuvos Rytas est indigné : "Les Russes ne sont-ils pas toujours en Géorgie ? Quand suivront-ils les conseils amicaux du président français Nicolas Sarkozy et se retireront-ils des zones occupées ? Les Russes occupent également, entre autres, Kaliningrad, les îles Kouriles et la Carélie. Tout cela ne compte-t-il pas ? Il est évident qu'il y a ici deux poids deux mesures, car en ce qui concerne Israël, toute l'Europe, la France en tête, demande avec un zèle pour ainsi dire religieux que la justice historique soit restaurée et que les zones occupées soient rendues aux Arabes. Apparemment, le président français n'a pas réalisé dans quel but la Russie a besoin de tels bateaux en mer Baltique. Il semble également que la nouvelle doctrine militaire de la Russie lui ait complètement échappé. Selon celle-ci, la Russie considère l'OTAN, dont la France fait partie, comme son adversaire." (04.03.2010)

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Ta Nea - Grèce

La politique d'austérité grecque touche les pauvres

Le Premier ministre grec, Giorgos Papandreou, a annoncé mercredi de nouvelles mesures d'austérité. Elles changeront avant tout la vie des classes inférieures de la société, estime le quotidien Ta Nea : "Nous l'avons tous compris. Les mesures sévères constituent la seule voie envisageable. … Mais derrière les chiffres se cachent des êtres humains. Et nous ne parlons pas ici des personnes aisées ou de ceux qui s'en sortent plus ou moins bien, mais de ceux qui ont depuis longtemps franchi le seuil de pauvreté. Il s'agit de près de deux millions d'individus … qui redoutent les bouleversements à venir. Les bouleversements des projets familiaux, des projets d'étude, des parcours professionnels. … Des bouleversements mêmes pour les projets communs des jeunes couples. Pour tout cela, une explication serait nécessaire à un moment ou à un autre. Voire même des excuses." (04.03.2010)

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Polityka Online - Pologne

Un complot pousse Timochenko vers la sortie

Le Parlement ukrainien a relevé mercredi la Premier ministre Ioulia Timochenko de ses fonctions par un vote de défiance. Le magazine d'information polonais Polityka y voit un complot : "La victoire de son président lors des élections présidentielles ukrainiennes a sans aucun doute renforcé le Parti des régions [dans l'opposition]. Mais c'est le propre groupe parlementaire de la Premier ministre qui a asséné le coût final : sept députés du BJuT [Bloc Ioulia Timochenko] ont voté contre leur présidente. Et l'allié 'Notre Ukraine - Autodéfense populaire' a voté contre son propre gouvernement, ou plutôt contre le gouvernement commun, dont Ioulia est à la tête. Cela signifie que l'ancien président Viktor Iouchtchenko s'est laissé persuader par [le président en poste] Ianoukovitch. Seule une question susbsiste : à quel prix ? La haine envers Timochenko joue également un rôle. Mais Iouchtchenko ne se sera pas fait acheter à bas prix. Depuis plus de dix jours, son nom circule à Kiev comme futur Premier ministre. Même si cela est certainement exagéré, le parti d'Iouchtchenko devrait obtenir quelques portefeuilles." (04.03.2010)

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Elsevier - Pays-Bas

Balkenende risque sa position de dirigeant

Les chrétiens-démocrates (CDA) du Premier ministre Jan-Peter Balkenende sont parmi les grands perdants des élections municipales néerlandaises qui ont eu lieu mercredi, et qui ont constitué un test pour les élections législatives anticipées du 9 juin. Balkenende a lié son destin politique à la victoire électorale, c'est pourquoi le parti doit se poser la question concernant le dirigeant, estime le magazine d'information libéral de droite Elsevier : "Balkenende met en jeu son poste de Premier ministre dans ces élections. Pour lui, le 9 juin, ce sera tout ou rien. … Tout cela semble très courageux. Mais il est à vrai dire étonnant que le CDA, qui veut être un parti solide, se livre ainsi à une lutte pour la survie politique du candidat principal. Cela semble pourtant beaucoup moins sûr et stable que le CDA le souhaiterait. … Le CDA n'a pas seulement perdu une nouvelle fois des élections municipales, il a également perdu de son assurance. Et cela ne s'améliorera pas si le candidat principal désigné joue un jeu dangereux." (04.03.2010)

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El Periódico de Catalunya - Espagne

La Méditerranée s'unit

Les pays de l'UE et les 16 Etats méditerranéens qui constituent l'Union pour la Méditerranée investissent ce jeudi à Barcelone le Jordanien Ahmad Khalaf Masa'deh comme premier responsable de cette jeune organisation. Pour le quotidien El Periódico de Catalunya, l'Union pour la Méditerranée constitue une chance importante : "La stabilité et la prospérité de l'espace méditerranéen sont dans l'intérêt commun de tous, de ce côté de la mer comme de l'autre. Notamment quand des facteurs comme l'immigration, les valeurs religieuses différentes ou le fléau du terrorisme contribuent à éloigner un peu plus les deux rives l'une de l'autre. Nous manquerions une grande occasion si l'UE n'était pas à la hauteur du rôle qu'on attend d'elle, rôle qui va bien au-delà du simple octroi de subventions. Nous gâcherions une opportunité si les pays du Sud, où la démocratie est faible, se limitent à accepter l'argent et se concentrent pour le reste sur le renforcement de leurs dirigeants au pouvoir." (04.03.2010)

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RÉFLEXIONS

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Oliver Thränert sur la nouvelle stratégie de défense américaine en Europe

Le gouvernement américain souhaiterait remplacer les armes offensives nucléaires par un bouclier antimissile. Ces projets offrent une alternative moderne à la présence nucléaire américaine en Europe, estime Oliver Thränert, expert en politique d'armement auprès de la Stiftung Wissenschaft und Politik (fondation science et politique) à Berlin, dans le quotidien progressiste de gauche Süddeutsche Zeitung : "Washington est ainsi de nouveau lié à l'Europe par un grand projet militaire. Cela contribue à apaiser de nombreux nouveaux pays de l'OTAN. Comme il s'agit d'un projet de l'Alliance, les partenaires de l'Amérique ont également un droit de regard. … Mais surtout d'un point de vue militaire, il vaut la peine d'investir dans des projets de défense plutôt que dans des armes offensives nucléaires. Car si l'on devait arriver à un conflit avec un Iran doté de l'arme nucléaire - ce qui pourrait être l'un des défis probables de l'OTAN au cours des prochaines années - l'Alliance et l'Europe feraient bien de disposer de possibilités pour limiter les dégâts. S'en remettre exclusivement à la dissuasion nucléaire dans un tel cas n'est de toute façon pas opportun." (04.03.2010)

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Kultura - Bulgarie

Ivaylo Ditchev sur la recette du succès de Boïko Borissov

Le Premier ministre bulgare Boïko Borissov prend des décisions contradictoires puis les remet souvent en question, mais cela n'affecte en rien sa popularité : il est plus apprécié que jamais. Dans l'hebdomadaire Kultura, le chercheur en anthropologie culturelle Ivaylo Ditchev explique ce fait par le caractère du populisme et le manque de structures démocratiques : "Le nouvel homme politique, incarné de manière intuitive par M. Borissov, n'est pas l'auteur de déclarations et de prises de position, il laisse simplement les informations passer à travers lui. Les dirigeants hyperactifs tels que Blair et Sarkozy maîtrisent bien ce style, bien que leurs efforts soient gênés par les structures démocratiques fermement établies dans leur pays. Le succès de Borissov est soutenu par la suppression totale de l'intelligence bulgare intervenue au cours des dernières années et par le discrédit permanent de l'opposition. Ainsi, contrairement à la Grande-Bretagne et à la France, il n'y a aucun médiateur sur la scène publique : nous n'avons que les sources d'information et le public. Plus les messages se contredisent, plus l'intérêt augmente." (04.03.2010)

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ÉCONOMIE

Iltalehti - Finlande

La Finlande doit féminiser ses équipes dirigeantes

En Finlande non plus, il n'y a pas assez de femmes dans les postes à responsabilité. C'est un problème à prendre au sérieux, estime la revue à sensation Ilttalehti : "Il n'y a pas de raison concluante expliquant le nombre limité de femmes dans la direction des entreprises. Les femmes sont majoritaires depuis plus de 20 ans déjà dans les universités. Et malgré ses défauts, le système des crèches garantit que la carrière ne se termine pas automatiquement avec la maternité. Les entreprises ne devraient pas croire ni faire croire aux autres que les femmes ne veulent assumer aucune responsabilité. Beaucoup le souhaitent, certaines non. Si l'on ne trouve pas de femmes … dans les postes-clés, il faut vraiment que l'entreprise se remette en question. Où faisons-nous erreur ? … Il est important que l'administration des entreprises reflète la 'diversité biologique'. … Si les équipes dirigeantes ne sont composées que d'ingénieurs finlandais masculins sexagénaires, toute créativité est impossible." (04.03.2010)

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CULTURE

Corriere della Sera - Italie

Scorsese joue dangereusement avec l'histoire

Le nouveau film du réalisateur américain Martin Scorsese, Shutter Island, a été présenté en avant-première mondiale au festival du film de Berlin en février. Ce thriller séduit désormais le public en salle. Dans le quotidien libéral-conservateur Corriere della Sera, Bernard Henri-Lévy critique l'attitude inconsidérée du réalisateur américain dans les allusions au nazisme : "Le nazisme est en train de devenir une sorte de nouveau terrain de jeu où s'amusent les bad boys d'un Hollywood dont les Moguls … auraient décidé qu'il leur appartient de décréter, à tout instant, ce qui est réel et ce qui ne l'est pas. Mieux : c'est un de ces Libres-Services, ni plus ni moins tabous que d'autres, où puisent ceux qui ont choisi de penser que … le réel ne devrait plus être qu'une des modalités de la fiction. L'art y trouve son compte. Pas la mémoire. Ni, encore moins, cette morale dont il faudrait une nouvelle 'nouvelle vague' pour nous rappeler qu'elle est encore, et plus que jamais, l'affaire du cinéma." (03.03.2010)

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SOCIÉTÉ

The Times - Royaume-Uni

Les Lettons remplacent les Polonais en Grande-Bretagne

Tandis que les Polonais rentrent chez eux, de plus en plus de Lettons arrivent en Grande-Bretagne. Le quotidien The Times trouve cela positif : "Une nouvelle vague d'immigrés d'Europe de l'Est - cette fois-ci de Lettonie - arrive chez nous pour épicer le mélange de nationalités et de cultures qui donne sa saveur à la Grande-Bretagne. Pourquoi viennent-ils ici ? Parce que la Lettonie, auparavant en plein essor, souffre aujourd'hui d'un taux de chômage de 23 pour cent. Les coupes drastiques effectuées par le gouvernement pour réduire le déficit budgétaire contribuent à raréfier les emplois. Ils se rendent donc en Grande-Bretagne, où les demandes d'emploi de Lettons ont doublé pour atteindre le record de 15.000 l'année dernière. Mais même ce chiffre modeste irritera l'insularité de certains Britanniques. C'est inutile. Et pas seulement parce que nous avons encore des fuites à faire réparer après le départ des plombiers polonais. Nous devrions accueillir chaleureusement les Lettons pour tout ce qu'ils ont apporté au monde et ce qu'ils peuvent donc apporter à la Grande-Bretagne." (04.03.2010)

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COULEURS LOCALES

Svenska Dagbladet - Suède

L'alcool réjouit les retraités suédois

Les personnes âgées dans les maisons de retraite suédoises pourront à l'avenir boire de la bière pendant le repas. Dans le cadre de la politique suédoise restrictive concernant l'alcool, cela n'était jusqu'à présent autorisé que dans quelques maisons de retraite. Le quotidien Svenska Dagbladet salue cette démarche du gouvernement : "Il y a de nombreux exemples de maisons de retraite agréables. Mais jusqu'à présent, l'avenir était plutôt sombre pour ceux qui se demandaient comment évolueraient les choses s'ils ne s'en sortaient plus dans leur logement. Désormais, on pourra au moins boire une petite gorgée sur le rôti de Noël. La ministre de la Santé publique, Maria Larsson, veut accorder aux maisons de retraite la possibilité de servir de l'alcool. Une enquête doit formuler des exigences correspondantes pour les cuisines et l'offre de repas. Dans les restaurants, la condition pour servir de l'alcool est de proposer des repas chauds et plusieurs plats. Cela devrait bien sûr être le cas pour une maison de retraite, l'alcool mis à part. Espérons qu'il y aura toujours des haricots bruns et que les anciens pourront tout de même avoir un verre de bière." (04.03.2010)

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