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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 08.03.2010

 

À LA UNE

Les Islandais s'isolent

 

Les Islandais se sont exprimés samedi dans un référendum à 93 pour cent contre le dédommagement de la Grande-Bretagne et des Pays-Bas, s'élevant à plusieurs milliards. D'après les commentateurs, le rejet de ce que l'on appelle la loi Icesave pourrait torpiller l'adhésion de l'Islande à l'UE ainsi que les aides accordées au pays secoué par la crise.

NRC Handelsblad - Pays-Bas

l'Islande se met en marge de l'UE

En refusant de rembourser quelque 3,5 milliards d'euros de dédommagement aux épargnants étrangers, les Islandais prennent le risque d'être isolés sur le plan international, écrit le quotidien NRC Handelsblad : "Cela met les gouvernements britannique et néerlandais devant un dilemme. De quels moyens disposent ces deux pays pour amener l'Islande à la raison ? … Bruxelles estime que le conflit entourant les dettes et les négociations d'adhésion doivent rester distincts. … La question se pose toutefois de savoir quelle pression l'UE peut encore exercer sur l'Islande. Le fait que les citoyens soient prêts à accepter la marginalisation témoigne d'une intrépidité irrationnelle. … Le résultat montre que les citoyens ne sont pas satisfaits de la voie pro-européenne empruntée par le gouvernement écologique de gauche, sous la direction de la social-démocrate Jóhanna Sigurðardóttir. Si la Premier ministre ne peut pas conserver son gouvernement, l'Islande pourrait remettre les négociations avec l'UE aux calendes grecques." (08.03.2010)

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Diário Económico - Portugal

Un non lourd de conséquences

Le refus des Islandais de porter la responsabilité de la faillite de la banque Icesave pourrait avoir des conséquences graves, d'après le journal économique Diário Económico : "Le non … était prévisible. Mais il est tout de même étonnant qu'un pays qui se trouve à l'extrême périphérie, qui a fait faillite récemment, qui subit une grave crise économique et dépend des aides financières fournies par l'étranger, défie la communauté internationale. … Le dédommagement représenterait une charge de 12.000 euros par habitant, ce qui explique … le geste provocant des Islandais. Mais il est possible qu'ils aient ainsi bloqué les aides du Fonds monétaire international, énervé un peu plus les agences de notation et gelé leur future adhésion à l'UE, qui dépend de l'accord de la Grande-Bretagne et des Pays-Bas. La vieille Islande n'a pas encore compris que les anciennes règles … ne sont plus valables depuis que notre économie a implosé." (08.03.2010)

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Der Standard - Autriche

La voix vers l'UE doit rester libre

Le non des Islandais concernant le dédommagement des investisseurs britanniques et néerlandais ne doit pas bloquer l'adhésion de leur pays à l'UE, estime le quotidien Der Standard : "A l'issue de ce référendum chargé d'émotion, il sera désormais encore plus difficile de négocier un accord juste. Mais son contenu final est l'affaire des trois Etats concernés. Ni le Fonds monétaire international ni l'UE n'ont de raison d'associer leur comportement à l'issue des négociations et par là-même de prendre parti contre l'Islande. … Le processus d'adhésion à l'UE particulièrement doit être bien séparé de cette dispute. Le pays hautement développé qu'est l'Islande devrait devenir membre le plus rapidement possible ; cela n'aiderait pas seulement ce pays insulaire mais renforcerait l'Union. Contrairement à la Grèce, l'Islande ne demande aucune aide pour des problèmes qu'elle aurait créés elle-même, elle demande uniquement la non-ingérence dans un cas litigieux difficile." (08.03.2010)

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POLITIQUE

Berlingske - Danemark

Espoir démocratique en Irak

Les élections législatives qui ont eu lieu dimanche en Irak font apparaître des espoirs concernant le progrès de la démocratie, estime le journal de centre-droit Berlingske Tidende. Les semaines à venir seront toutefois décisives : "Les Irakiens ont bravé les dangers et sont allés voter. Ce sont toutefois les semaines à venir qui montreront si la démocratie évolue en Irak. C'est alors que commenceront la formation du gouvernement et les négociations difficiles de coalition. Elles détermineront la poursuite de l'évolution pacifique en Irak. Si celle-ci a lieu, on peut espérer que cela constituera le signal de départ pour plus de démocratie au Proche et au Moyen-Orient. Ce serait ensuite le tour de l'Iran et la Syrie." (08.03.2010)

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taz - Allemagne

Critique de 'l'aide au développement nucléaire'

Aujourd'hui lundi débute à Paris une conférence internationale sur l'utilisation de l'énergie nucléaire à laquelle participent des représentants d'une soixantaine d'Etat. Le quotidien de gauche die tageszeitung s'irrite du fait que la conférence ne prenne pas de position critique vis-à-vis de l'énergie nucléaire : "Le concept d'aide au développement nucléaire entrera bientôt dans le vocabulaire de la politique mondiale. Les puissances nucléaires, la France et l'Agence pour l'énergie nucléaire de l'OCDE en tête, magnanimes, pour ne pas dire désintéressées, veulent aider les Etats qui ne disposent de rien en termes de nucléaire à s'ouvrir à cette source d'approvisionnement en électricité soi-disant avantageuse et porteuse d'avenir. … La question n'est pas de savoir s'il faut dire oui ou non à l'énergie nucléaire, mais uniquement quand et comment ou tout au plus qui pourra agir, et où, en tant que fournisseur sur le marché ouvert désormais en pleine expansion. On ne remet pas non plus en question l'affirmation selon laquelle l'énergie nucléaire serait peu chère et neutre voire 'propre' en ce qui concerne l'émission de gaz à effet de serre. Ce seraient en effet des questions subversives." (08.03.2010)

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The Irish Times - Irlande

Pourquoi le Sinn Féin n'a pas de succès

Le parti catholique au gouvernement en Irlande du Nord, le Sinn Féin, a tenu son congrès du parti ce week-end. Alors que le parti rencontre un franc succès en Irlande du Nord, il doit se battre en République d'Irlande pour obtenir chacune de ses voix, constate le quotidien The Irish Times : "Depuis qu'il a subi une accalmie dans les sondages depuis les élections municipales de l'année dernière, le Sinn Féin a lutté pour comprendre les inquiétudes économiques des électeurs du sud et proposer une voie positive vers l'avant. Sa solution : un programme de création d'emplois basé sur une augmentation des impôts et des dépenses et des emprunts publics sur une longue période, qui rappelle les revendications des syndicats. Cette approche devrait plaire aux personnes au chômage depuis peu et aux travailleurs à faible revenu. … Le parti est majoritairement soutenu par les groupes à bas revenu, qui, dans le meilleur des cas, vont voter de temps en temps. Il sera difficile d'étendre cette base. Les membres les plus importants du parti parlent de progrès 'par étapes'. En Irlande du Nord, le Sinn Fein fait des envolées. Ici au sud, il semble que la route soit longue et éprouvante." (08.03.2010)

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Le Soir - Belgique

Le Congo revalorise la Belgique

Le 30 juin, la République démocratique du Congo célébrera le 50e anniversaire de son indépendance. Le quotidien Le Soir souligne à quel point il est important que le Roi belge Albert II participe aux festivités à Kinshasa : "Ce désistement [du roi] donnerait raison aux 'réalistes' qui savent depuis longtemps que la Belgique, placée par hasard au cœur de l'Europe, n'a jamais été qu'un accident de l'Histoire. Rien de plus qu'un petit pays frileux dont les investisseurs redoutent des horizons africains dont ils ont naguère tiré tant de profits. Un pays qui a vendu ses banques, liquidé sa capacité industrielle et bradé ses ambitions. Un peuple égoïste qui tourne le dos aux illusions du passé et jouit encore des dividendes d'une réputation parfois surfaite. Si le Roi [sic] ne se rend pas à Kinshasa, cela permettra aux Congolais d'enfin couper le lien qui les relie à l'ancienne métropole." (06.03.2010)

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RÉFLEXIONS

Népszabadság - Hongrie

László Lengyel sur les élections en Hongrie

Une période autoritaire du chef de l'opposition de droite Viktor Orbán, que les prévisions donnent gagnant aux élections législatives de mai, va-t-elle succéder à celles de François-Joseph, Miklós Horthy et János Kádár ? Le politologue László Lengyel pose cette question dans le supplément du week-end du quotidien progressiste de gauche Népszabadság : "La société hongroise s'est habituée tout au long de ces 150 dernières années à de longs … cycles. François-Joseph Ier, Miklós Horthy et János Kádár ont octroyé à la Hongrie un autoritarisme résistant. … Le temps est venu, comme le disent beaucoup de mes amis de gauche, pour que débute une quatrième période autoritaire. … Cela n'est ni positif ni négatif, c'est une réalité. La gauche n'existe pas car elle a elle-même conduit à sa propre destruction. Le pays se trouve sous la pression de deux facteurs, d'une part la crise économique mondiale et d'autre part l'avancée de l'extrême droite. C'est pour cette raison que nombreux sont les individus qui désirent avoir un Etat fort et une autorité. Si pour résoudre les problèmes on a besoin de la majorité des deux tiers en faveur de Viktor Orbán et de son [parti d']opposition Fidesz, … qu'il en soit ainsi. Peu importe qui consolidera le pays, il faut simplement qu'il soit consolidé." (06.03.2010)

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La Stampa - Italie

Franco Garelli sur les prédicateurs immoraux de la morale

Les scandales pédophiles au sein des institutions catholiques de plusieurs pays européens jettent une lumière négative sur l'Eglise catholique, car celle-ci ne respecte pas ses propres valeurs morales, estime le sociologue Franco Garelli dans le quotidien progressiste La Stampa : "Malgré la 'tolérance zéro' du pape Benoît XVI face à la pédophilie du clergé catholique ou sa dénonciation de l'esprit carriériste sans scrupules qui a même gagné les cercles du clergé, le vent antiromain redouble de vigueur. ... Même l'Eglise n'est pas épargnée par la crise qui touche actuellement toutes les institutions et cela risque de détruire son vieil adage 'extra ecclesiam nulla salus' [Hors de l'Eglise, point de salut]. ... Finalement, le monde a réagi de manière bien élevée aux nouvelles bouleversantes et aucun parti ni aucune 'Eglise parallèle' ne semble vouloir profiter de la crise difficile qui a touché l'Eglise catholique. ... Pourquoi le Vatican s'élève-t-il comme le bastion d'une rigueur morale à laquelle il ne peut même pas apporter de respect dans son propre cercle ? Pourquoi cette institution religieuse n'est-elle pas prête à revoir certaines de ses règles qui rendent les gens malheureux et causent tant de dommages ?" (08.03.2010)

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ÉCONOMIE

Novinar - Bulgarie

Vacances moins chères sur fond de gyros et de grève

La crise en Grèce a fait chuter les prix des vacances dans le pays. Cela pourrait représenter une chance pour le tourisme, les grèves pourraient toutefois gâcher les vacances, écrit le quotidien Novinar : "La crise économique en Grèce, dont tout le monde se plaint, peut avoir un côté positif. Cet effondrement a conduit en effet à de fortes baisses de prix dans le domaine des voyages touristiques chez notre voisin du sud. Si on réserve les vacances à l'avance et qu'elles ne tombent pas justement en haute saison en juillet ou en octobre, il est possible de profiter d'une remise allant jusqu'à 30 pour cent. Et ceci s'applique à des hôtels cinq étoiles où l'on peut se reposer et où l'on sait pour quoi on dépense son argent. … Toutefois, les grèves pourraient transformer le pays en piège. En effet, la question de savoir si les paysans grecs bloqueront de nouveau les frontières du pays reste en suspens." (08.03.2010)

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Turun Sanomat - Finlande

Le Premier ministre finlandais se mêle du marché du lait

Le Premier ministre finlandais Matti Vanhanen a écrit dans son blog qu'il évitait les magasins de la chaîne S-Markt, parce que ceux-ci avaient en partie retiré de leur offre le lait finlandais de la marque Valio au profit de produits de la laiterie dano-suédoise Arla Ingman. Aimon Massinen considère cela comme déloyal dans son blog du quotidien Turun Sanomat : "Dans l'économie de marché, c'est souvent la marque la moins chère qui gagne. Mais le jeunot Vanhanen veut boire du lait Keskusta [parti du centre] et c'est son bon droit. Le consommateur peut s'il le souhaite changer de magasin. Mais lorsqu'il s'agit du Premier ministre du pays, il n'est pas particulièrement élégant de le voir faire de la publicité, par un boycott public, pour une seule entreprise. … Dans l'UE, on accorde de l'importance au fait que la force de travail et le capital puissent se déplacer librement et à ce que les marchés restent ouverts. Le monopole du lait finlandais Valio est révolu, quels que soient les efforts déployés par le Premier ministre pour boycotter cette évolution. Vanhanen pourrait concentrer sa force sur autre chose d'autre que la défense d'une entreprise finlandaise." (08.03.2010)

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SOCIÉTÉ

Postimees - Estonie

La journée de la Femme rappelle les inégalités

La journée mondiale de la Femme le 8 mars est une occasion importante d'attirer l'attention sur le manque d'égalité des droits, estime le quotidien Postimees : "Vendredi dernier, la Commission européenne a fait savoir que les femmes au sein de l'UE gagnent en moyenne 18 pour cent de moins que les hommes. La différence entre les salaires ces 15 dernières années s'est même accrue dans certains pays et la commissaire à la Justice Viviane Reding a demandé de manière combative à ce que les entreprises soient sanctionnées. La question est de savoir si les méthodes radicales telles que les quotas ou les sanctions aideront plus à améliorer la situation que, par exemple, d'étendre le congé parental pour les pères. Le deuxième point important concerne la violence dans les foyers, mêmes si les statistiques montrent que les cas en Estonie ont diminué l'année dernière. … La journée mondiale de la Femme devrait être la journée pendant laquelle nous pensons plus à cette thématique, mais les problèmes ne devraient pas disparaître sous le tapis le reste de l'année." (08.03.2010)

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Adevărul - Roumanie

La Roumanie chasse les médecins

Le système de santé roumain est tout particulièrement touché par l'émigration des spécialistes. Au cours des deux dernières années, 4.000 médecins ont quitté le pays et le quotidien Adevărul se montre compréhensif: "Les salles des hôpitaux sont devenues des antichambres des morgues. Elles ont perdu toute trace d'humanité. Les retraités doivent y négocier le prix de leur opération. Si un patient a encore un travail, les médecins lui demandent ce qu'il fait. Car l'opération dépend de leur revenu. Le système de santé va bientôt s'effondrer et faire faillite. … Les 4.000 médecins qui ont quitté la Roumanie cherchent en Europe des conditions de travail correctes et la dignité. … Leur départ affecte la sécurité nationale. Mais il ne sert à rien de maudire ces 4.000 personnes car elles ont décidé de travailler là où cela est le mieux pour elles. Le capitalisme offre cette possibilité. Il ne sert à rien non plus de réclamer qu'elles remboursent leur formation, car notre Etat mérite une gifle." (08.03.2010)

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Newsweek Polska - Pologne

Une interdiction de fumer modérée en Pologne est judicieuse

La Pologne a introduit une interdiction de fumer dans les lieux publics qui prévoit toutefois des exceptions. Le magazine d'information Newsweek Polska salue ainsi le fait que les propriétaires d'établissements dont la superficie est supérieure à 100 m² peuvent aménager une pièce supplémentaire pour les fumeurs : "Les partisans de directives radicales ont donc perdu. Et c'est tant mieux. Depuis longtemps, on entend souvent dans certains cercles des opinions selon lesquelles il faut protéger les citoyens de tout ce qui, d'une manière ou d'une autre, peut être mauvais pour eux. Ces individus 'bien-pensants' justifient leurs arguments de différentes manières : la protection de la morale ou la prévention de la santé. Ils ne tiennent pas compte du fait que beaucoup de leurs idées constituent un attentat contre les libertés civiques élémentaires, selon lesquelles chacun est en droit de se faire autant de mal qu'il veut. Bien entendu, uniquement s'il le fait de son propre gré et qu'il ne nuit à personne." (08.03.2010)

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