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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 16.03.2010

 

À LA UNE

Les Français sanctionnent Sarkozy

 

Le résultat du premier tour des élections régionales françaises est connu : les socialistes l'ont emporté avec 29 pour cent des voix, contre 26 pour cent pour l'UMP, le parti conservateur au gouvernement. Les électeurs ont ainsi voulu freiner l'hyperactivité du président Nicolas Sarkozy, estime la presse européenne. Celle-ci s'inquiète de la faible participation électorale et du score élevé de l'extrême droite.

Der Standard - Autriche

La France veut une pause dans les réformes

La défaite du parti français au gouvernement lors des élections régionales est liée en premier lieu au président français Nicolas Sarkozy et à ses incessantes annonces de réformes, constate le quotidien progressiste Der Standard : "Crise, rigueur, peur pour les emplois - cela a laissé des traces sur les Français. Le peuple est 'fatigué', estime le médiateur de la République Jean-Paul Delevoye dans son rapport annuel. Il est aussi lassé d'un président qui sait gesticuler à profusion, sans vraiment changer les choses au final … . Les électeurs de gauche perçoivent d'abord - et pas seulement depuis la crise grecque - un 'démantèlement social', tandis que le camp conservateur ne croit plus non plus au discours réformateur en raison de son absence de concrétisation. Pas de doutes, les Français souhaitent un temps mort que la tourmente politique leur promet désormais. On peut toutefois douter qu'il tienne au moins cette promesse. Sarkozy n'est pas du genre à s'arrêter. Cela ne ferait que le présenter sous son vrai jour : car qu'est le président sans son hyperactivité, sans son exaltation et sans son mouvement permanent ?" (16.03.2010)

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Ouest-France - France

Pourquoi une si grande abstention

Avec seulement 46,5 pour cent, la faible participation électorale aux élections régionales françaises suscite l'étonnement. Le journal régional Ouest France explique l'ampleur de l'abstention : "Les Français ont boudé les régionales, primo, parce qu'ils s'intéressent peu aux Régions. Jeunes, mal identifiées, dotées de compétences limitées et floues, elles n'ont pas de raisons d'être le coeur d'une démocratie locale vivante. ... Nombre d'électeurs ont désavoué la majorité présidentielle, secundo, parce qu'à mi-mandat - et même un peu plus - les résultats ne sont pas là. ... Le strabisme de l'ouverture et le surgissement de l'identité nationale lui font perdre des voix sur sa droite et son extrême droite sans en rapporter sur sa gauche. ... Surtout, tertio, les Français réclament une autre manière de faire de la politique. Plus humble. Plus proche. Plus participative. Moins clinquante." (16.03.2010)

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Il Sole 24 Ore - Italie

Sarkozy aide l'extrême droite

Le Front national, le parti d'extrême droite, a réuni près de douze pour cent des voix lors des élections régionales en France dimanche dernier. Le président Nicolas Sarkozy est aussi responsable de ce score, écrit le journal économique Il Sole 24 Ore : "Dans ces conditions, les élections régionales constituent un test à l'échelle nationale. Le bon score du Front National de Jean-Marie et Marine Le Pen, qui redevient la quatrième force politique du pays, constitue un point négatif. … C'est Nicolas Sarkozy, en rouvrant ces derniers mois le débat sur l'identité nationale à des fins électorales, qui a remis en scène l'extrémisme des Le Pen. Dans le fond, ils ont repris ce que le candidat à la présidence leur avait pris en 2007, en parlant non seulement d'identité nationale et d'immigration, mais en promettant un ministère qui s'occuperait de ces deux questions si chères à l'électorat de droite." (16.03.2010)

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ABC - Espagne

Les régions n'ont aucune importance politique

Les abstentionnistes sont les grands gagnants du premier tour des élections régionales françaises, estime le quotidien conservateur ABC : "La première conclusion que l'on peut tirer des élections régionales de dimanche dernier, c'est que les abstentionnistes ont largement gagné. Dans un pays où le pouvoir est majoritairement concentré entre les mains du gouvernement [central] et des mairies, les régions ne présentent qu'un intérêt limité. Plus de la moitié des électeurs français ont ignoré l'appel au scrutin de dimanche. Si l'on pense que les socialistes sont en mesure de conserver un pouvoir dont ils disposaient déjà, alors on peut dire de ce vote que le parti du président Nicolas Sarkozy n'est pas parvenu à motiver ses électeurs pour conquérir le dernier bastion du socialisme français, le siège le plus insignifiant du pouvoir politique." (16.03.2010)

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POLITIQUE

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Berlin doit arrêter de vendre des armes à la Grèce

L'Allemagne est le troisième exportateur d'armes du monde, derrière les Etats-Unis et la Russie, d'après le rapport actuel de l'Institut suédois d'études stratégiques Sipri. Le fait que la Grèce et la Turquie fassent partie de leurs clients les plus importants est très risqué, analyse le quotidien progressiste de gauche Süddeutsche Zeitung : "Les deux riverains de la mer Égée procèdent à leur réarmement mutuel. ... Cette course à l'armement aux frontières de l'Europe est un anachronisme. L'Union européenne devrait donc pousser Ankara et Athènes à résoudre leur dispute concernant leurs eaux territoriales et leurs zones aériennes interdites de manière civilisée, devant la Cour internationale de justice. [Le Premier ministre] Papandreou lui-même aurait enfin une bonne occasion d'habituer son pays à l'idée du désarmement. Et si les gouvernements à Berlin et à Paris veulent aider les Grecs, ils devraient alors les dissuader de continuer à acheter des armes. Cela pourrait coûter des emplois à l'Allemagne. Mais ce serait plus honnête que d'équilibrer plus tard les factures non payées des Grecs avec l'argent des contribuables." (16.03.2010)

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Polityka Online - Pologne

Une chaîne TV géorgienne simule la guerre

La chaîne de télévision géorgienne Imedi a diffusé samedi soir un reportage créé de toutes pièces annonçant l'invasion des Russes et n'a révélé que brièvement avant le sujet qu'il s'agissait d'une "simulation". La chaîne est proche du président Mikheïl Saakachvili, rapporte le magazine d'information polonais Polityka, qui condamne sévèrement l'émission : "Il y a des morts, et ce parmi les téléspectateurs. Imedi a omis de préciser clairement qu'il ne s'agissait pas d'un reportage sur ce qui se déroulait, mais sur ce qui aurait pu se passer. Il n'y avait encore jamais eu de telle sorte de journalisme. [Le réalisateur] Orson Welles a certes effrayé les Américains à la fin des années 1920 dans une émission de radio où il décrivait l'atterrissage de martiens sur la terre. Mais il avait préalablement expliqué à plusieurs reprises qu'il ne s'agissait que d'une pièce radiophonique. Personne n'a dit en Géorgie que l'on avait affaire à un simple téléfilm. En outre, le 'reportage' a également annoncé que le président Saakachvili avait été enlevé et assassiné." (16.03.2010)

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Voxpublica - Roumanie

Une autonomie hongroise est l'avenir de la Roumanie

À l'occasion de la fête nationale hongroise lundi, les politiques locaux des Sicules, en Roumanie, où vit une grande minorité magyarophone, se sont de nouveau prononcés pour l'autonomie de la région. Iulian Leca salue cette idée dans le blog Blog Voxpublica : "Si nous accordons aux Hongrois tous les droits qu'ils demandent et si nous acceptons aussi toutes leurs revendications territoriales, je crois que cela sera pour nous tout bénéfice. La modernité n'est possible que par l'acceptation d'idées folles, aussi courageuses qu'audacieuses. Imaginez seulement quels avantages administratifs ce détachement pourrait apporter. On créerait alors en Roumanie une autonomie locale générale et un système fédéral. … Même si le système de la centralisation existe dans de nombreux Etats occidentaux, alors, il s'adapte aux changements de l'administration moderne. … Une forme administrative, que souhaiterait également adopter la minorité hongroise, serait l'étape la plus importante que la Roumanie pourrait faire vers la modernité. Ce serait s'adapter à un monde qui évolue." (16.03.2010)

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Latvijas Avīze - Lettonie

La propagande russe bafoue la Lettonie

On célèbre aujourd'hui en Lettonie la Journée du légionnaire, en mémoire des combattants de la Seconde Guerre mondiale. Le quotidien Latvijas Avīze critique les reportages négatifs faits à ce sujet à l'étranger et en rend la Russie responsable : "La machine de propagande russe effectue depuis la fin de l'Union soviétique un travail considérable. Elle est suffisamment forte pour diffuser partout des opinions qui servent les intérêts russes, et influer au besoin sur tout un réseau de correspondants et présenter au monde entier des éléments de violations épouvantables des droits de l'homme. Et quand par exemple des légionnaires grisonnants, des persécutés ou leurs partisans et leurs proches vont célébrer le 16 mars au monument de la liberté [à Riga], des textes sur le retour du fascisme sont immédiatement publiés et des contre-manifestations locales sont organisées. … La Lettonie n'a toutefois pas besoin d'une telle mauvaise presse dans le monde, et encore moins en relation avec le 16 mars." (16.03.2010)

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RÉFLEXIONS

Élet és Irodalom - Hongrie

Iván Sándor sur les manques idéologiques des partis hongrois

Dans l'hebdomadaire progressiste Élet és Irodalom, l'écrivain Iván Sándor dresse l'inventaire de l'état idéologique des partis hongrois : "Le gros problème du Parti socialiste hongrois au pouvoir, … à l'instar d'autres partis de gauche en Europe, c'est qu'avec les réalités de l'économie de marché, il n'a trouvé ni ligne idéologique, ni marge de manœuvre, ni base sociale. … Les raisons de la décadence des libéraux-démocrates, il faut de nouveau les chercher dans leur passé, alors que la pensée libérale ne constituait qu'une valeur d'éthique intellectuelle et n'était représentée que par un groupe limité d'intellectuels. … Le Fidesz, parti de l'opposition, n'a pas tenu compte de ses carences identitaires en réalisant maintes pirouettes. Le parti a intégré la tradition populiste qui a toujours contribué et contribue encore à renforcer le radicalisme de droite. … Le paradoxe du futur parti au gouvernement, le Fidesz, c'est qu'il veut d'une part mener le pays vers le 'futur', et de l'autre ne tire pourtant pas les leçons des sombres chapitres de l'histoire hongroise du XXe siècle, qui contaminent aujourd'hui encore la vie politique." (12.03.2010)

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ÉCONOMIE

Neue Zürcher Zeitung - Suisse

De fausses accusations contre l'Allemagne exportatrice

Dans un entretien publié lundi, la ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, a invité l'Allemagne à faire plus pour lutter contre son grand excédent commercial. Cette critique est exagérée, écrit le quotidien Neue Zürcher Zeitung: "La discussion sur ces déséquilibres rappelle fortement celle des relations sino-américaines. Depuis des années, la Chine est une nation exportatrice et réalise des excédents commerciaux élevés, notamment vis-à-vis des Etats-Unis. … Ceux-ci peuvent parfois critiquer, et à raison, le fait qu'ils ont été contraints par la Chine à une sorte d'union monétaire contre leur gré. Les Etats de la zone euro en crise n'ont pas, eux, le droit d'exprimer ces critiques. C'est librement et conscients des risques qu'ils sont entrés dans l'union monétaire. Pendant des années, ils ont profité de ses avantages comme les faibles intérêts de l'euro, et ils ont vécu au-dessus de leurs moyens sans s'occuper à temps de leur propre compétitivité. On ne peut pas reprocher à d'autres pays comme l'Allemagne de s'en être mieux sortis à cet égard." (16.03.2010)

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Hospodářské noviny - République tchèque

La zone euro pourrait discipliner les Etats

Les 16 Etats de la zone euro se sont mis d'accord lundi à Bruxelles pour adopter un plan de sauvetage pour soutenir la Grèce. Dans le cas d'une menace de faillite publique, Athènes doit être aidée par un apport de crédits. Le journal économique Hospodářské noviny souligne qu'il existe déjà depuis longtemps des moyens pour discipliner les pays de la zone euro : "Le pacte de stabilité et de croissance permet par exemple de prendre des sanctions ou de bloquer des capitaux issus des fonds européens. Aucune sanction n'a cependant encore été prise suite à une infraction de la discipline budgétaire. La Grèce n'est pas la première à faire une entorse au règlement, les autres pays, pas seulement ceux de la zone euro mais aussi de toute l'UE, ne respectent pas la discipline budgétaire." (16.03.2010)

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CULTURE

Eesti Päevaleht - Estonie

L'Estonie a besoin d'un musée russe

L'Estonie dispose d'un musée des chemins de fer et d'un musée du jouet mais elle n'a toujours pas de musée dans lequel est représentée la culture des Russes d'Estonie, regrette le quotidien Eesti Päevaleht: "Il faut savoir qu'environ un tiers de la population estonienne parle russe comme langue maternelle et que, pendant des siècles, la Russie et les Russes ont joué un rôle prédominant en Estonie. ... Un musée des Russes ne serait pas seulement une institution culturelle, la formation d'un tel musée aurait alors une signification politique. La création d'un musée montrerait que l'Estonie s'occupe sérieusement de l'histoire et de la culture de sa minorité majoritaire. Cela serait le signe que les Estoniens et les Russes peuvent initier ensemble des choses importantes dans ce pays. En outre, ce serait un signal constructif envers la Russie que de lui demander de participer à la collection, à l'archivage et l'exposition d'éléments de notre histoire commune." (16.03.2010)

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SOCIÉTÉ

Helsingin Sanomat - Finlande

Les Finlandais redoutent les immigrants

Dans une enquête commandée par le quotidien Helsingin Sanomat, environ 60 pour cent des Finlandais se sont exprimés contre la nouvelle admission d'immigrants dans leur pays. Il y a trois ans, ils étaient encore moins de 50 pour cent. Le journal estime qu'au lieu de fermer les portes "il est plus sensé de combler les lacunes de la politique d'asile et d'aboutir au sein de l'UE à une procédure commune sur les questions relatives au droit d'asile. … Cela demande aux Finlandais de considérer les demandeurs d'asile pas seulement comme un groupe important, mais comme des individus aux opinions différentes. De leur côté, les Finlandais ont le droit d'attendre que les immigrants respectent les règles et les traditions de leur pays. En outre, on doit se demander ce que signifie ce refus qui ne cesse d'augmenter, et qui montre également la peur des changements. Si le monde change, nous devrons changer nos propres opinions, que des étrangers arrivent dans notre pays ou non. Pour les politiques, transmettre aux individus qui vivent dans un monde en pleine transformation des valeurs durables, est un réel défi." (16.03.2010)

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Irish Independent - Irlande

Les Britanniques débattent de l'âge de la majorité pénale

Rarement l'opinion publique britannique n'avait été aussi bouleversée que lors du meurtre en 1993 de James Bulger, âgé de deux ans, par deux enfants de dix ans. Après avoir purgé une peine de sûreté de huit ans, l'un des deux agresseurs a commis un délit sur fond de pornographie infantile. Cette affaire se répercute sur le débat britannique actuel au sujet du relèvement de l'âge pénal de dix à doux ans, estime le quotidien Irish Independent : "Comment traiter dès lors des enfants qui tuent, ou se comportent de manière dangereuse ou déviante ? Doivent-ils être punis ou réhabilités ? … Dans la vie courante, les mesures de dissuasion sont efficaces : à un niveau très basique, les contraventions réduisent le stationnement illégal et les amendes incitent généralement les citoyens à payer leurs impôts. En conséquence, les mesures de dissuasion et les sanctions doivent aussi être appliquées dans le domaine du crime et de la justice pénale. Quant à savoir comment l'appliquer à des enfants - notamment ceux issus de milieux très troublés - c'est une tout autre question." (16.03.2010)

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Joop.nl - Pays-Bas

Les politiques privilègient les enfants à leur carrière

Deux politiques renommés néerlandais ont fait leurs adieux à la scène politique pour mieux pouvoir s'occuper de leur famille. La journaliste Hanneke Groentemann salue cela sur son forum Internet Joop.nl et elle demande plus d'engagement pour mener de front famille et carrière : "Mon désarroi suite au retrait [du candidat tête de liste du parti social-démocrate] Wouter Bos s'est mêlé à la rage liée à la virulence des débats, alors que toutes les femmes qui n'arrivent pas à combiner carrière exigeante et obligations ménagères sont finalement considérées comme des perdantes. ... Wouter Bos a prouvé ces dernières années qu'il n'était pas une lavette et je trouve bien qu'il place l'intérêt de ses trois petits enfants au-dessus de ce que l'on nomme l'intérêt national. … Cela ne trompe pas pour autant ; il s'agit ici d'un problème plus important, à savoir que la politique ne s'investit pas suffisamment pour que les gens (principalement toujours les femmes) qui veulent engager leur qualité et leur talent pour la chose publique, puissent également le faire à la maison." (16.03.2010)

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