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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 08.07.2010

 

À LA UNE

L'UE règlemente les bonus

 

Le Parlement européen a décidé que les bonus des banquiers devraient dorénavant être couplés au salaire de base. En outre, seuls 30 pour cent des bonus pourront encore être versés immédiatement. Mais ces nouvelles règles comportent trop de carences et ne pourront empêcher une nouvelle crise financière, déplore la presse européenne.

Hospodářské noviny - République tchèque

Un geste politique sans conséquence

Le Parlement européen vient d'adopter de nouvelles règles concernant les bonus des banquiers. Pour le journal économique Hospodářské noviny, il s'agit là surtout d'un geste politique qui n'aura aucune conséquence pour les banquiers : "Vu de l'extérieur, on dirait simplement que les banquiers aspirent à réaliser les gains les plus importants, qu'ils prennent pour cela le moindre risque et déstabilisent ainsi les marchés financiers. … Cibler les revenus des banquiers est une mesure destinée à apaiser les électeurs et préserver la paix sociale. … Reste à savoir à quel point cela fonctionne en pratique. Lorsque la Grande-Bretagne a décidé d'instaurer l'année dernière une taxe de 50 pour cent sur les bonus de plus de 25.000 livres [environ 30.000 euros], les banques ont augmenté les revenus fixes des banquiers et ont diminué leurs bonus. L'Etat a certes pu enregistrer des recettes supérieures de près de deux milliards de livres [environ 2,4 milliards d'euros], mais les banquiers ne se sont absolument pas retrouvés plus pauvres. Désormais, toutes les banques européennes devraient adopter une stratégie similaire. … Le règlement sur les bonus ne peut donc être qu'une première mesure en vue de changements." (08.07.2010)

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Tiroler Tageszeitung - Autriche

Une réglementation indolore

Les nouvelles règles de l'UE pour les bonus des banquiers présentent trop de lacunes que les banques pourront exploiter, déplore le quotidien Tiroler Tageszeitung : "En pratique, il s'agit juste de la situation réelle transposée dans une loi de l'UE. Il est déjà habituel dans l'économie réelle et financière de répartir la majeure partie des bonus sous forme d'actions. Avec ses prescriptions formulées proportionnellement, cette loi constitue plus un ensemble de failles qu'une loi. Il était initialement prévu à Strasbourg d'établir un plafond nominal pour les bonus. Le Parlement européen a - logiquement - échoué dans ce projet. Car il n'est pas réalisable juridiquement que le pouvoir législatif de l'UE dicte à l'économie privée le montant du salaire qui sera finalement versé aux cadres dirigeants. Cette directive est trop peu douloureuse pour avoir un effet. Les gros revenus dans les banques devraient en revanche se frotter les mains ; pour eux l'intense travail de lobbying a définitivement porté ses fruits." (08.07.2010)

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Die Welt - Allemagne

Le risque de crise perdure

Malgré les nouvelles règles de l'UE pour les bonus des banquiers, de nombreux paramètres susceptibles de déclencher une nouvelle crise financière persistent, estime le quotidien conservateur Die Welt : "D'autant plus que l'UE ne fait dans le fond que résumer communément ce qui de toute façon est déjà la pratique dans de nombreuses banques, du moins parmi les instances dirigeantes. Toute une série de grands établissements ont déjà revu ou sont sur le point de revoir leur système de rémunération. Les législateurs et les régulateurs devraient donc se laisser mesurer à d'autres actes : quand y aura-t-il enfin des directives contraignantes fixant le montant de capital propre avec lequel les banques doivent couvrir leurs transactions à risque ? Comment garantir que le secteur financier participe à l'avenir à la prise en charge des coûts d'une crise ? Il y a beaucoup de discussions à ce sujet, mais rien de concret n'éclot. Sur ce point, les actes de cavalier seul européens valent bien des louanges hypocrites, mais rien de plus malheureusement." (08.07.2010)

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POLITIQUE

Les Echos - France

Des cigares coûtent son poste à un secrétaire d'Etat

Le secrétaire d'Etat français Christian Blanc a acheté pour plus de 12.000 euros de cigares aux frais de son ministère et se voit donc contraint de démissionner. Car le peuple ne tolère aucun excès des politiques si les détails ne cadrent pas, écrit le journal économique Les Echos: "Il faut toujours se méfier des détails. Christian Blanc avait de nombreuses raisons de penser que l'achat de cigares par son administration n'avait aucune importance. ... Qu'un dîner au Fouquet's peut passer inaperçu dans l'euphorie d'une soirée électorale et devenir un boulet symbolique quelque temps plus tard. Qu'un prêt litigieux pour l'achat d'un modeste appartement peut conduire au suicide un Premier ministre intègre. Et, pendant ce temps, des traders, des artistes, des sportifs peuvent dilapider des sommes folles sous le regard amusé des lecteurs de magazines people. La société vit au milieu d'excès insensés tandis qu'elle sanctionne durement ses élus qui ont négligé un détail. C'est l'honneur de la démocratie et la condition de sa poursuite." (08.07.2010)

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NRC Handelsblad - Pays-Bas

Les Pays-Bas font de Srebrenica un tabou

Des survivants du massacre de Srebrenica, intervenu il y a 15 ans, ont porté plainte pour crime de guerre contre trois casques bleus néerlandais de haut rang. La politique des Pays-Bas se rapportant au génocide est honteuse, estime le quotidien NRC Handelsblad : "Le gouvernement néerlandais a tout fait pour conserver les remords et les ressentiments sur son rôle dans ce crime de guerre. Pratiquement rien n'a été traité de manière appropriée jusqu'à présent. … La démission du gouvernement en 2002 en réaction au rapport d'enquête équilibré était une sorte de reconnaissance, qui s'est poursuivie dans des règles spécifiques pour Srebrenica. Mais des excuses restent taboues, par peur de conséquences financières et juridiques. … La ministre de l'Intégration de l'époque, Rita Verdonk, n'était pas la seule à manquer d'empathie diplomatique et de sensibilité historique qui poursuivent les Pays-Bas. … Le chapitre Srebrenica mais donc pas clos au sens juridique non plus. … Les Pays-Bas doivent cela en grande partie à leur propre lâcheté." (08.07.2010)

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Süddeutsche Zeitung - Allemagne

L'Allemagne n'accueille que deux détenus de Guantánamo

L'Allemagne s'est déclarée prête à accueillir deux détenus du camp de prisonniers américain de Guantánamo. Un nombre aussi faible n'a qu'une portée symbolique, estime le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : "Guantánamo n'est pas seulement un grave problème terroriste et judiciaire des Etats-Unis, c'est aussi le symbole de la cruauté avec laquelle les alliés de l'Amérique réagissent au plus grand égarement constitutionnel de Washington.  ... L'Allemagne a longtemps hésité avant d'aider à démêler cette pelote complexe. Le gouvernement fédéral arrive maintenant bien en retard. La plupart des hommes emprisonnés, dont l'innocence a été prouvée, ont déjà été envoyés dans d'autres pays où ils se familiarisent avec de nouvelles identités. L'Allemagne ne voulait pas jeter ces ponts pour de nombreuses raisons : contrainte politique intérieure, délire sécuritaire, insistance des juristes. Le gouvernement fédéral se contente maintenant d'un accueil symbolique." (08.07.2010)

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24 Chasa - Bulgarie

Un scandale médiatique plombe le parti bulgare au pouvoir

Le vice-président du Parlement bulgare, Lachezar Ivanov, a démissionné mercredi. Il avait été révélé auparavant qu'il avait tenté d'empêcher la diffusion d'une enquête d'investigation TV sur la corruption dans les douanes bulgares, afin de protéger un douanier de sa connaissance. Le quotidien 24 Chasa demande des conséquences plus lourdes pour ce politique : "Si sa dignité vaut quelque chose pour lui, la démission ne suffit plus. Lachezar Ivanov doit abandonner son immunité de député, car des preuves sérieuses d'abus de pouvoir pèsent sur lui. S'il ne prend pas sa dignité autant au sérieux, le procureur général devrait intervenir et le priver de son immunité, comme il l'a déjà fait pour d'autres députés. Il ne s'agit pas de faire d'Ivanov un bouc émissaire. [Son parti] le Gerb n'a toutefois pas d'autre choix que de s'opposer à lui s'il veut défendre l'objectif principal grâce auquel il est arrivé au pouvoir : aboutir à un changement [politique] total." (07.07.2010)

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RÉFLEXIONS

Jornal de Negócios - Portugal

Pedro Lains sur Angela Merkel dans le sillage de Margaret Thatcher

Dans la crise économique actuelle, la politique de la chancelière allemande Angela Merkel est similaire à celle de Margaret Thatcher, estime l'économiste Pedro Lains dans le journal économique Jornal de Negócios : "Bien qu'elle emploie plus de pragmatisme que d'idéologie, l'action de Merkel ressemble actuellement à celle de Thatcher dans les années 1980. D'après l'Allemagne, c'est la discipline financière qui doit dominer dans la politique et non le gaspillage des Etats. D'après Merkel, ce dernier est fatal pour la croissance. Ce qu'elle veut pour l'Europe, c'est moins d'intégration, des coûts mieux déterminés et une réglementation quant à ceux qui doivent les payer. Où Merkel parviendra-t-elle avec ses positions ? Représente-t-elle la majorité en Allemagne ? Ou bien existe-t-il une Allemagne plus européenne qui ne fait qu'attendre passivement que la crise passe ? Les résultats électoraux de la chancelière ces derniers mois sont encourageants pour l'Europe. Peut-être se passera-t-il pour Merkel la même chose que pour celle qui l'a précédée : se retirer après avoir résolu les principaux problèmes. Mais même si elle perd, elle gagnera. Car l'Europe ne fonctionnera plus comme au moment de son entrée en fonction." (07.07.2010)

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ÉCONOMIE

Rzeczpospolita - Pologne

Les discounts évincent les épiceries

D'après des estimations de l'institut économique Euromonitor International, il y aura de moins en moins d'épiceries en Pologne. Ce sont les discounts, avec leurs offres avantageuses, qui en sont responsables, analyse le quotidien conservateur Rzeczpospolita : "Il n'y a pas si longtemps, les supermarchés et les grandes surfaces étaient les principaux ennemis de nos petits magasins. Une loi spécifique devait même limiter leur expansion qui menaçait de ruiner la structure du commerce de l'époque. Mais l'ennemi était mal défini et les conséquences sont aujourd'hui évidentes. Car ce ne sont pas les grandes surfaces qui ont massacré les magasins traditionnels, … mais les discounts bien plus petits qui ont poussé comme des champignons même dans les petits villages. Les clients sont en effet attirés par les prix bas. Et cela ne changera pas." (08.07.2010)

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CULTURE

Adevărul - Roumanie

La Roumanie endigue la triche au bac

Cette année, seuls 67 pour cent des lycéens roumains ont eu leur baccalauréat, environ dix pour cent de moins que les années précédentes. Le ministre de la Culture y voit la preuve que l'on est parvenu à endiguer les tentatives de triche, ce qu'Emilian Isaila salue dans le quotidien Adevărul : "Le fait que des générations d'élèves aient copié à l'école, a fait en sorte que des millions de jeunes débarquent dans la vie sans aucun sentiment de responsabilité. Tu venais d'une réalité vague que l'on pouvait changer grâce à la triche. … Il est normal dès lors que tu cherches toute ta vie la facilité, les raccourcis qui t'amènent sans difficultés à ton but suprême. Je pense que les lauréats tricheurs regarderaient d'un air étrange la personne qui leur dirait qu'il n'y a pas de facilité. Et même si les programmes de divertissement à la télé font croire que la beauté et la richesse sont accessibles à tous, la réalité est tout autre. Mais comment peut-on l'expliquer aux gens qui ont appris dès le début que le succès se base sur la triche." (08.07.2010)

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ÉCONOMIE

Kathimerini - Grèce

Les Grecs doivent prendre les réformes au sérieux

Le Parlement grec a adopté mercredi la réforme controversée des retraites. Les syndicats répondent ce jeudi par une grève générale. Le quotidien conservateur Kathimerini salue cette réforme et appelle les citoyens à la compréhension : "Malheureusement, le débat sur notre avenir n'a pas été honnête jusqu'ici. … La plupart des individus n'ont pas partagé les craintes du gouvernement quant au cauchemar de la faillite. Ils n'ont pas été convaincus du fait que les changements étaient une question de survie, et non la sanction d'un crime qu'ils n'ont pas commis. Avec les réformes, le gouvernement s'engage sur un front important, démontrant à ses partenaires et à ses partisans que les Grecs prennent au sérieux la restructuration de leur économie. Mais le véritable combat consistera à convaincre les citoyens que leurs sacrifices ne seront pas vains, que ceux-ci mèneront à une société capable de surmonter les inégalités actuelles en matière de répartition des droit et des obligations des différents groupes." (08.07.2010)

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SOCIÉTÉ

The Guardian - Royaume-Uni

Pour les Britanniques, l'identité sexuelle fait partie des droits de l'homme

La Cour suprême britannique a accordé le droit d'asile à deux homosexuels iranien et camerounais parce que ceux-ci doivent s'attendre à des persécutions dans leurs pays respectifs. La Cour s'oppose donc ainsi au ministère de l'Intérieur qui voulait les expulser en indiquant qu'ils pouvaient dissimuler leur sexualité dans leurs pays d'origine. Le quotidien de centre-gauche The Guardian salue ce verdict qu'il qualifie de date-clé de l'évolution sociale : "C'est seulement parce que les droits des homosexuels ont fait des progrès considérables en Occident au cours des 50 dernières années que la loi peut clairement envisager la sexualité comme un aspect des droit de l'homme fondamentaux. C'est seulement parce que nous nous sommes autant développés en tant que société que nous sommes désormais obligés de garantir une protection à ceux qui sont menacés de prison, de viol, de torture ou de mort en raison de leur identité sexuelle. … La clé de la démocratie est une législation vivante. Ce cas montre la vitalité durable de la Convention sur les réfugiés et sa capacité à s'adapter à des temps qui changent." (08.07.2010)

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Expressen - Suède

Les femmes gagnent moins de leur plein gré

Afin d'attirer l'attention sur les salaires plus faibles des femmes, la féministe suédoise Gudrun Schyman a brûlé 100.000 couronnes (environ 10.000 euros) lors d'une action de communication spectaculaire. Le quotidien Expressen trouve que cela manque de goût et explique les différences de salaire : "Les femmes se décident plus souvent pour le secteur public et travaillent rarement dans l'industrie, qui offre pourtant des emplois mieux payés. Il est important de donner aux jeunes une image claire des salaires dans les différents secteurs avant qu'ils ne se décident pour une des séries du Baccalauréat général. Il est important que les employeurs encouragent les femmes à chercher de nouvelles tâches plus exigeantes. Mais au final, c'est la femme qui décide. C'est pourquoi brûler de l'argent n'est rien de plus qu'un grand show. Et un manque de respect envers ceux qui n'ont pas grand-chose." (08.07.2010)

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Delfi - Lituanie

La Lituanie éternellement occupée

20 ans après l'indépendance de la Lituanie, la peur de la Russie et d'une invasion domine toujours dans le pays, remarque le portail d'information Delfi : "Mais les Russes ne viendront pas chez nous car nous sommes sous la protection de l'OTAN, et nous disposons de forces armées qui sont actuellement modernisées et réformées. Et si les Russes ne viennent pas, les Biélorusses n'ont plus, ni personne d'autre. Le destin nous a condamnés à la liberté et nous ne lui pardonnons pas. Nous nous comportons comme si nous étions toujours occupés. Les enquêtes sociologiques montrent que nous n'aimons pas nos gouvernements et que nous les détestons même comme une force d'occupation. Nous n'avons pas confiance dans nos partis car nous les associons aux partis des occupants. Mais nous ne nous sentirons pas maîtres de notre pays si nous considérons sans cesse nos maîtres comme des occupants. Nous continuerons pendant tout ce temps de croire que rien dans notre pays ne nous appartient, et nous fuirons comme pour échapper aux persécutions d'un occupant." (08.07.2010)

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SPORT

As - Espagne

Puyol dépasse la division de l'Espagne

Après sa victoire en demi-finale face à l'Allemagne, l'Espagne atteint pour la première fois de son histoire une finale de Coupe du monde. En l'honneur du but du joueur catalan Carles Puyol, le journal sportif As se fend d'un titre mi-catalan mi-espagnol: "Visca España", vive l'Espagne. Le journal de Madrid honore ainsi Puyol dans sa langue maternelle : "Puyol, louée soit la mère qui t'a engendré. … Le capitaine du FC Barcelona a prévu de quitter l'équipe nationale. Mais le moment n'est pas encore venu. Il doit nous aider si le succès est au rendez-vous en Afrique du Sud. Il doit continuer jusqu'à l'Euro 2012. Parce que sa personnalité entraîne les autres avec lui. Parce que les nouveaux qui arrivent, comme Javi Martínez, ou ceux qui arriveront plus tard, se laissent contaminer par son engagement et son attachement pour les couleurs du maillot national." (08.07.2010)

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