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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 22.07.2010

 

À LA UNE

Ban Ki-moon affaiblit l'ONU

 

Dans un rapport interne, la diplomate onusienne démissionnaire Inga-Britt Ahlenius accable le secrétaire général Ban Ki-moon et évoque un délitement des Nations unies sous sa direction. La presse estime ces critiques justifiées et rappelle que Ban a été élu précisément pour ses faiblesses.

Der Standard - Autriche

Une direction faible était souhaitée

Les reproches adressés à l'encontre du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon touchent également les cinq grands Etats des Nations unies qui l'ont élu, estime le quotidien Der Standard : "Dans les faits, il y a beaucoup à reprocher au Sud-coréen. Il n'a pas fait bonne figure pendant son mandat jusqu'à présent. Lors de crises ou de guerres, il était toujours le dernier à avoir quelque chose à dire. Et pour satisfaire l'autorité morale inhérente à sa fonction, il manque manifestement au diplomate de carrière aussi honorable que non-charismatique, la stature personnelle. Mais n'oublions pas que Ban ne s'est pas hissé à lui seul dans la centrale de l'organisation internationale à Washington. Ce sont surtout les cinq membres permanents du Conseil de sécurité qui se sont mis d'accord pour le choisir en 2006, car il était perçu comme une personnalité au caractère facile et influençable - contrairement au candidat rival de l'époque, le brillant Indien Shashi Tharoor. La colère contre Ban doit donc aussi être orientée au moins tout autant contre les cinq puissances permanentes." (21.07.2010)

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Göteborgs-Posten - Suède

Les intérêts nationaux façonnent l'ONU

Les critiques exprimées à l'encontre des Nations unies et de leur secrétaire général sont exactes, estime le quotidien Göteborgs-Posten, mais elles toucheraient avant tout les différents pays membres de l'organisation : "L'ONU ne sera jamais autre chose que ce que ses membres veulent faire d'elle. Si l'organisation est un acteur faible, cela n'est pas en premier lieu lié à son fonctionnement, à un éventuel gaspillage de ses fonds ou à son incompétence. La force de l'ONU est en revanche proportionnelle à la volonté de ses membres, ou plus exactement des grands pays qui siègent au Conseil de sécurité avec un droit de veto et qui font leur propre interprétation politique du monde. Une organisation internationale trop puissante défie leur pouvoir et cela, ils ne le veulent pas. Les problèmes politiques que rencontre l'ONU dans différentes régions de la planète doivent être perçus dans ce contexte." (22.07.2010)

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The Independent - Royaume-Uni

L'échec de la lutte contre la corruption

Le quotidien The Independent se rallie à la critique envers le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, sur un point en particulier : "Quel que soit le nombre de compromis réalisés par l'ONU pour faire tourner la boutique, il existe un domaine qui ne tolère tout simplement aucun compromis : la corruption institutionnelle. La corruption sape la légitimité que l'ONU tire de son approche complète. Tout ce qu'elle fait repose sur cette légitimité … . Quels que soient les résultats positifs que les partisans de Ban revendiquent en sa faveur, des questions des droits de la femme à la diplomatie internationale, celui-ci a été terriblement faible en matière de réforme institutionnelle et de lutte contre la corruption. Le premier mandat du secrétaire général arrivera à son terme à la fin de l'année prochaine. Rien de moins qu'une révolution est nécessaire dans l'approche de Ban s'il veut mériter un second mandat." (21.07.2010)

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POLITIQUE

Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

L'Espagne prolonge la dictature cubaine

Comme l'a annoncé le ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Ángel Moratinos, Cuba a décidé de libérer tous les détenus politiques. Il y a deux semaines, 52 dissidents ont déjá été libérés grâce aux négociations espagnoles. Le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung émet des doutes sur l'engagement de l'Espagne en faveur d'une amélioration des droits de l'homme : "On a assisté à un hasard surprenant : les jours qui ont suivi l'annonce du pacte conclu entre Raúl Castro, l'Eglise catholique et Moratinos au sujet des détenus, Fidel, âgé de 84 ans, a fait plusieurs apparitions publiques. … [Les individus libérés] sont logés provisoirement dans une pension nommée 'Welcome' dans une banlieue de Madrid, et auraient préféré se trouver chez leurs amis ou parents en Floride. Les Européens, ce sont leurs objections, ne devraient pas se leurrer. Car hormis les combines politiques, il ne faut rien attendre de la famille Castro. En effet, seule une libéralisation substantielle affaiblirait leur pouvoir. L'UE doit-elle alors, dans le vague espoir d'obtenir une 'transition de velours', apporter une bouffée d'oxygène à une dictature moribonde qui, en l'espace de 50 ans, a vu plus du dixième de sa population prendre la fuite ?" (22.07.2010)

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NRC Handelsblad - Pays-Bas

Les partis néerlandais doivent être prêts à vouloir une coalition

Six semaines après les élections législatives néerlandaises, les négociations de coalition entre le Parti populaire libéral et démocrate (VVD), les sociaux-démocrates, le centre-gauche et les verts ont échoué. Un gouvernement avec le populiste de droite Geert Wilders ainsi qu'une grande coalition restent toutefois également bloqués. Tous les partis doivent désormais faire des compromis, demande le quotidien NRC Handelsblad: "Le VVD est le parti le plus grand - mais pas un grand parti  - et il devra provisoirement garder la main en vue de la formation du gouvernement. C'est [le dirigeant du VVD Mark] Rutte qui est à la barre et il doit rechercher de nouvelles possibilités. Après six mois, la situation est la suivante : toutes les options restent ouvertes mais il est désormais devenu plus difficile de les concrétiser car des blocages au niveau des négociations entre la droite et la gauche sont apparus. … Dans ce processus compliqué, un nouveau gouvernement ne pourra pas voir le jour sans abandonner des tabous, débloquer des situations sans issue ou renoncer à des revendications trop sévères." (22.07.2010)

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Delo - Slovénie

La diplomatie humanitaire de la Slovénie

Le centre de réhabilitation slovène de Soča a recueilli pour la troisième fois des enfants palestiniens blessés et traumatisés pour qu'ils suivent une thérapie d'un mois. Pendant cette période, la plupart des enfants sont équipés de prothèses et apprennent à vivre avec. Le quotidien Delo salue la diplomatie humanitaire de la Slovénie : "En cette période où il est difficile d'entreprendre quoi que ce soit de politique pour les Palestiniens, la Slovénie met à disposition ce qu'elle peut. … La diplomatie humanitaire est un créneau important des pays du Nord. La Slovénie dispose de peu d'expérience dans ce domaine. La création d'une renommée en la matière demande une forte dose de travail persévérant, implicite et réfléchi. Les résultats apparaissent à long terme et non du jour au lendemain. Cela signifie néanmoins qu'il faut s'imposer en politique extérieure et compléter les efforts politiques." (22.07.2010)

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Sme - Slovaquie

Des conseils aux quatre de Visegrád

Les quatre pays de Visegrád - la Pologne, la République tchèque, la Hongrie et la Slovaquie - ont décidé lors de leur sommet à Budapest mercredi dernier de renforcer leur collaboration. Le quotidien progressiste Sme fait des propositions concrètes en ce sens : "Visegrád pourrait toujours être utile. A la place des projets exagérés qui mènent forcément à la déception et suscitent l'impression qu'il s'agit là seulement d'un jouet des politiques, il faudrait clarifier après pratiquement 20 années ce que l'on pourrait résoudre de la façon la plus efficace dans le cadre de Visegrád. … Outre les problématiques incontournables, deux aspects ont été significatifs à Budapest : le transport et la sécurité énergétique. Il s'agit dans les deux cas d'une infrastructure qui dépasse les frontières. Si nous pouvons faire quelque chose, ce sont des choses très pratiques comme la construction d'un réseau de gazoducs et d'oléoducs, ainsi que la création des possibilités de stockage correspondantes qui permettraient de nous apporter un soutien mutuel en cas de défaillances énergétiques." (22.07.2010)

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RÉFLEXIONS

El País - Espagne

Lluís Bassets sur l'Allemagne en égoïste premier de la classe

Les politiques de l'UE partent en vacances en emportant avec eux leurs mauvais bulletins, estime Lluís Bassets. L'Allemagne joue le rôle du premier de la classe, jusque là bon copain mais désormais égoïste, écrit-il dans le quotidien de centre-gauche El País : "L'Allemagne est la meilleure élève de la classe mais aussi la plus visible, elle se tient sur l'estrade au milieu de la salle. Ce n'est pas toujours elle que l'on entend le plus, sa voisine française occupant ce rôle, mais c'est elle qui domine. Quand l'Allemagne va mal, c'est l'Europe qui va mal. Mais quand l'Allemagne se rétablit, il n'en va pas de même pour l'Europe. … En septembre, il faudra refaire un nouvel essai. L'Allemagne de Merkel est la mieux préparée pour réussir le numerus clausus, donc profiter de son énergie pour se développer. Si personne ne la suit, si personne ne passe dans la classe supérieure, l'Europe pourrait alors faire face à un vrai problème. Nous dépendons plus que jamais des meilleurs de la classe. Mais la première de la classe, autrefois très généreuse, est devenue égoïste et n'est plus disposée à plaisanter. Il est grand temps que le reste de la classe se réveille." (22.07.2010)

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e-vestnik - Bulgarie

Miro Svetlin craint une dictature des personnes âgées immortelles

Au regard du vieillissement de la population mondiale, Miro Svetlin risque un œil sur l'avenir sur le portail e-vestnik et craint une dictature des personnes âgées  : "Une femme de 62 ans devient deux fois maman. Un homme de 68 ans étudie le droit. Une femme de 69 [sic] ans avec trois greffons saute à l'élastique. De telles informations ne viennent pour l'instant que des Etats-Unis et du Japon. Le vieillissement mondialisé a désormais aussi atteint la Bulgarie. Les conséquences ne sont pas qu'économiques mais avant tout de nature humaine. Dans dix ans, le clonage ne sera plus interdit et il trouvera déjà un terrain pour être mis en pratique. Dans la société, une nouvelle répartition des classes se fera : d'un côté, les riches immortels, beaux et en pleine forme grâce à des interventions régulières et d'un autre côté, les pauvres, laids, malades et mortels. L'actuelle tyrannie de la jeunesse cédera la place à une dictature de la vieillesse. Avec le temps, les personnes âgées passeront du statut de vache à lait à celui de consommateurs toujours plus gourmands en ressources. ... Quelle importance auront la joie et la peine ? Comment les riches et les vivants pourront-ils résister à la pression des pauvres condamnés à mourir ? Je ne veux même pas y penser. Je me contenterai de mes 70 ou 80 ans." (21.07.2010)

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ÉCONOMIE

Rzeczpospolita - Pologne

L'avenir énergétique de la Pologne est vert

Le deuxième plus grand site de biogaz d'Europe devrait voir le jour en Pologne. Le projet situé dans la ville de Szczytna, au sud de la Pologne, s'inscrit dans un grand programme d'investissement national pour les énergies renouvelables. L'avenir appartient à cette forme d'énergie en Pologne, écrit le quotidien conservateur Rzeczpospolita : "Notre énergie s'appuie certes encore traditionnellement sur le charbon. Cependant cela change très vite. Les investisseurs ont déjà annoncé la somme astronomique de 80 milliards de złoty [20 milliards d'euros] pour la construction d'un parc éolien. Et presque 10 milliards de złoty [2,5 milliards d'euros] sont engloutis par le site de biogaz. En outre, les projets des entreprises sont de plus en plus audacieux avec la biomasse. On peut trouver le moyen de subventionner de tels projets avec les fonds européens ainsi qu'avec les programmes gouvernementaux. Cela encouragera certainement les investisseurs potentiels à s'activer." (22.07.2010)

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Le Quotidien - Luxembourg

BP fore en Méditerranée

Malgré la marée noire catastrophique dans le Golfe du Mexique, BP veut mettre en service une nouvelle plate-forme pétrolière en août au large des côtes libyennes dont le forage atteindra une profondeur supérieure à celle de la plate-forme Deepwater Horizon. Le journal Le Quotidien condamne l'avidité du groupe et demande des mesures de sécurité accrues : "Mais vu la profitabilité de cette mine d'or au large de Tripoli, la direction de BP, aussi affaiblie soit-elle, n'entend pas jouer au bon élève qui tire les leçons du passé récent. … Mais l'activité prévue dans les eaux libyennes ne se limite pas à un manque de sens des responsabilités au profit d'une avidité extraordinaire. … L'affaire est aussi politique. L'intérêt de la Grande-Bretagne dans le lancement de la nouvelle plateforme en Méditerranée est indéniable. … Le défi sera désormais de combler les manques au niveau des mesures de sécurité et des précautions en matière de plateforme pétrolière. Et surtout de nous libérer au plus vite de notre dépendance au pétrole à tous les niveaux." (22.07.2010)

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Times of Malta - Malte

Malte a besoin de plus d'emplois

Le député européen maltais Edward Scicluna écrit dans le quotidien Times of Malta que son pays doit créer davantage d'emplois pour réussir économiquement : "Si nous ne parvenons pas à obtenir une croissance annuelle supérieure à quatre pour cent, il n'y a aucune chance que nous atteignons le niveau de vie de l'UE. Le fardeau le plus lourd qui pèse sur notre économie, ce ne sont pas les retraites ni même les services sociaux, comme certains sont susceptibles de le penser, mais le taux d'emploi intolérablement faible. En ce qui concerne l'industrie de la finance, j'estime que la nouvelle législation de l'UE changera la culture et les mentalités des services financiers, et la taille de Malte est telle que nous pouvons trouver une niche à même de générer de la richesse. Les perspectives générales sont globalement positives. Nous disposons des ressources et des structures nécessaires pour réussir si nous le voulons. … Nous devons voir quels dégâts la récession a laissé derrière elle, panser nos blessures et aller de l'avant. Mais nous ne pouvons pas vivre dans un paradis trompeur. 70.000 emplois nous font défaut. C'est notre Mont Everest." (22.07.2010)

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To Ethnos - Grèce

La Hongrie touche au sacro-saint de l'UE

Le gouvernement hongrois du Premier ministre Viktor Orbán refuse de céder aux mesures supplémentaires de rigueur requises par l'UE et le FMI. Le quotidien To Ethnos demande quelles sont les raisons de cette pression internationale : "Les Hongrois sont soumis au chantage parce que l'attitude 'indisciplinée' du nouveau gouvernement hongrois dérange, et surtout parce que l'UE et le FMI craignent que les Hongrois ne fondent une école d''Etats indisciplinés' ! Ils ont notamment été vexés d'un point de vue politique par la désinvolture du Premier ministre hongrois à l'égard de la délégation du FMI il y a dix jours, lorsque les membres de celle-ci n'ont pu le rencontrer car il était parti en Afrique du Sud suivre la Coupe du monde de football ! Mais la véritable raison qui a subitement causé cette levée de boucliers du FMI et de l'UE contre la Hongrie est toute autre. Le gouvernement Orbán a décidé d'imposer une taxe spéciale sur les banques ! Il a ainsi touché à un domaine sacro-saint de l'UE." (21.07.2010)

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SOCIÉTÉ

La Repubblica - Italie

L'exhumation des Ceauşescu réjouit leurs partisans

Près de 21 ans après la fin du régime communiste en Roumanie, les dépouilles mortelles présumées de l'ex-dictateur Nicolae Ceauşescu et de sa femme Elena ont été exhumées du cimetière militaire de Bucarest pour confirmer leur identité. Le quotidien de centre-gauche La Repubblica redoute que cela mette les partisans au premier plan : "L'objectif ultime des tentatives répétées d'exhumer les corps des Ceauşescu, déchiquetés par un peloton d'exécution composé de trois soldats novices, incapables ou presque d'utiliser une arme, semble être de parvenir à l'identification définitive du dictateur et de sa femme. Cette procédure incontestée donnera peut-être l'occasion à certains de leurs disciples éternels (qui ne se sont pas montrés ni à Bucarest ni à Timisoara pendant la révolution) pour demander des funérailles religieuses et une digne sépulture, éventuellement dans un mausolée construit ad-hoc, selon les désirs du fils entre-temps défunt Nicu." (22.07.2010)

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