Le dernier rapport d'avancement de l'UE a accusé la justice roumaine de manquements graves. Pas étonnant, écrit l'écrivain Mircea Cărtărescu dans le quotidien Evenimentul Zilei, car la justice n'a selon lui jamais fonctionné depuis la fin de la dictature en 1989 : "Dès le départ, quelques personnes se sont partagées entre eux la Roumanie à travers des privatisations frauduleuses. Ils appartenaient à des groupes qui disposaient déjà de pas mal d'argent, mais aussi de l'influence et du savoir-faire nécessaires pour les affaires, caractéristiques du capitalisme sauvage. La plupart d'entre eux étaient impliqués dans le commerce intérieur et extérieur. Ils étaient sous contrôle de la Securitate [services secrets]. En quelques années, certains d'entre eux sont devenus multimillionnaires, voire milliardaires. ... Le fait que la justice et d'autres instances de contrôle aient été étouffées, a mené à notre situation paradoxale actuelle : bien qu'on sache que nous sommes l'Etat le plus corrompu d'Europe (la corruption existe partout en tant qu'exception, mais chez nous elle est le système), nous ne connaissons pas de corrompu important qui ait été accusé et jugé." (23.07.2010)
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