Navigation

 

Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 23.07.2010

 

À LA UNE

L'indépendance du Kosovo est légale

 

La déclaration d'indépendance unilatérale du Kosovo vis-à-vis de la Serbie est valide. C'est ce que confirme une expertise juridique de la Cour internationale de justice de La Haye. La presse européenne attire l'attention sur le message que cet avis adresse aux mouvements séparatistes et sur l'opportunité qu'il offre à la Serbie de normaliser ses relations avec l'Etat voisin.

El País - Espagne

L'indépendance est contagieuse

L'avis de la Cour de La Haye concernant la déclaration d'indépendance du Kosovo pourrait renforcer d'autres régions dans leurs séparatisme, estime le quotidien de centre-gauche El País : "Même si l'avis de la haute Cour de l'ONU n'a pas de caractère contraignant, il aura des conséquences importantes. Notamment pour la Serbie, qui avait demandé à la Cour de vérifier la légalité de la séparation, et aussi pour le Kosovo, pour lequel la voie vers les Nations unies est libre désormais, ainsi que la reconnaissance par d'autres Etats. Mais la décision de la Cour renforcera vraisemblablement aussi les mouvements indépendantistes dans d'autres régions instables, dont la moitié serbe de la Bosnie ethniquement divisée, en ex-Yougoslavie." (23.07.2010)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Tages-Anzeiger - Suisse

Les autonomistes n'ont pas carte blanche

La décision de la Cour internationale de justice (CIJ) ne donne pas carte blanche aux mouvements autonomistes dans le monde, estime le journal Tages-Anzeiger : "L'avis surprend par sa clarté mais on s'y attendait. Les juges de l'ONU n'ont pas fermé les yeux devant la réalité au Kosovo, contrairement à la Serbie. Ils rappellent que l'Etat n'a été fondé qu'à l'issue de négociations laborieuses menées au sein de l'ONU. L'action des Albanais du Kosovo n'était en aucune façon unilatérale. Elle était la conséquence d'une politique brutale d'oppression menée par la Serbie dans les années 1990 qui a conduit à l'intervention de l'OTAN. Les juges considèrent donc le cas du Kosovo comme un cas unique. Pour cette raison, la CIJ ne prend pas position sur la question de savoir si les Albanais avaient un droit à l'indépendance. En agissant ainsi, la Cour de justice veut empêcher que d'autres mouvement autonomistes se servent du Kosovo comme modèle. Belgrade devrait prendre cette défaite comme une occasion de mettre, une bonne fois pour toutes, un terme à son attitude vis-à-vis du Kosovo. Cela servirait également l'intérêt de la minorité serbe [du Kosovo]." (23.07.2010)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Dnevnik - Slovénie

Le dernier espoir de la Serbie s'évapore

La décision rendue par la Cour de La Haye n'est pas une défaite pour la Serbie, écrit le quotidien Dnevnik, juste une nouvelle désillusion : "L'analyse de chaque phrase et de chaque virgule du long rapport du verdict durera certainement encore des mois, de même que la quête des plus infimes éléments qui pourraient donner raison à la partie serbe, au moins pour les nécessités de la politique intérieure. Mais ce ne serait qu'une perte de temps et un gaspillage d'argent. Le Kosovo ne sera jamais serbe, ni sous la forme de 'plus d'autonomie moins d'Etat', ni sous celle d'un modèle hongkongais. Le problème nous ramène dans le domaine politique. Comme il n'existe plus aucune possibilité que le Conseil de sécurité ou l'Assemblée générale de l'ONU, le dernier espoir de la Serbie, modifie le statut du Kosovo par une quelconque déclaration, … il ne reste plus aucune marge de manœuvre à Belgrade pour réaliser son objectif de démanteler le statut du Kosovo. Il ne reste plus à la Serbie que de régler les relations bilatérales. Plus tôt Belgrade le fera, mieux ce sera." (23.07.2010)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Aftonbladet - Suède

L'UE : un projet pacifique pour les Balkans

La décision de la Cour de La Haye a suscité la déception côté serbe. L'adhésion de la Serbie à l'UE pourrait apaiser le conflit avec le Kosovo, écrit le journal à sensation Aftonbladet : "La position de Belgrade est que le Kosovo n'est pas un Etat indépendant et ne le sera jamais. Le gouvernement a toutefois évoqué des perspectives d'indépendance à condition que la frontière soit tracée à Mitrovica au nord - entraînant donc en pratique une division du Kosovo. Une telle évolution entraînerait … des revendications vers davantage de divisions ethniques et de nouveaux tracés de frontière, notamment en ce qui concerne l'enclave serbe de la Republika Srpska en Bosnie. Ce n'est pas une solution. Il faut miser sur le vœu de la Serbie d'intégrer l'UE. C'est peut-être difficilement imaginable à l'heure actuelle, mais c'est probablement le seul moyen d'attirer le pays à la table des négociations. C'est là que réside une possible résolution du problème kosovar, mais aussi celle pour un avenir pacifique durable dans tous les Balkans." (23.07.2010)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Hospodářské noviny - République tchèque

Une chance pour la Serbie

La décision de La Haye confirmant le caractère légal de l'indépendance du Kosovo offre à la Serbie l'occasion de laisser le passé derrière elle, estime le journal économique Hospodářské noviny : "Les politiques serbes admettent officieusement depuis de années que le Kosovo est perdu pour Belgrade, même s'ils prétendent le contraire publiquement. … Les Serbes veulent intégrer l'UE, leur réaction au verdict de La Haye devrait donc être relativement pacifique. Depuis la fin du nationalisme de Milošević, les Serbes ont déjà fait un bon bout de chemin vers le pragmatisme. Peu après la déclaration d'indépendance, une majorité d'entre eux déclarait déjà que le Kosovo était bien moins intéressant que la situation économique de leurs familles et du pays. Les politiques serbes ont un alibi depuis hier : nous avons fait ce que nous pouvions faire. Le verdict de la Cour de La Haye ne doit pas être interprété comme une défaite de Belgrade, mais comme l'occasion de fermer un chapitre de l'histoire et d'en ouvrir un nouveau, plus optimiste." (23.07.2010)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

POLITIQUE

Libération - France

Sarkozy discrimine les Roms

Un gendarme français a tué le week-end dernier un jeune Rom de 22 ans pour des raisons encore inconnues. Au cours des troubles provoqués par cet acte, des manifestants ont attaqué une gendarmerie. L'idée de Nicolas Sarkozy de discuter des problèmes causés par la communauté rom est discriminatoire, écrit le quotidien Libération : "Quelle communauté doit en France faire viser tous les trois mois en gendarmerie un 'carnet de circulation' ? Quels Français rencontrent les pires difficultés à voter, scolariser leurs enfants ou tout simplement s'installer dans la commune de leur choix ? Les Roms, reconnus comme 'gens du voyage' par l'administration. Mais la présomption d'innocence joue aussi pour Luigi Duquenet [le Rom tué]. … [F]aut-il rappeler que les 'gens du voyage' … ont été tout au long de leur longue et difficile histoire, discriminés, boucs émissaires faciles de la haine et du racisme. Cette réunion sur leur présumée 'délinquance' est dangereuse et inutile." (23.07.2010)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Rzeczpospolita - Pologne

La Pologne a besoin de plus d'assurances privées de retraite

La ministre du Travail polonaise Jolanta Fedak a présenté un nouveau projet de réforme des retraites. Cependant l'actuelle proposition laisse de côté une possibilité de diminuer sa contribution légale pour investir dans une assurance privée, estime le quotidien conservateur Rzeczpospolita : "Parmi tout ce que les Polonais pourront faire à l'avenir, il manque juste une chose : la possibilité de diminuer leurs contributions. Car si nous devons être responsables du fait que nous pourrons disposer nous-mêmes de notre apport retraite une fois devenus vieux (le ministère veut que chacun ait le droit d'obtenir sa retraite d'un coup), alors nous pouvons être également responsables et investir nous-mêmes l'argent qui doit être transféré actuellement des fonds ouverts de retraites OFE au fonds de sécurité sociale. Cette alternative dans le projet du ministère du Travail rendrait plus crédible la responsabilité des futurs retraités." (23.07.2010)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Les candidatures anonymes favorisent l'intégration

Le land allemand de Rhénanie-du-Nord - Westphalie a annoncé l'introduction des candidatures anonymes dans son administration. Une candidature sans photo et sans nom doit éviter que les immigrés soient désavantagés. Il s'agit d'une expérience intéressante, estime le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : "Dans la ville suédoise de Göteborg, depuis l'introduction de candidatures anonymes, beaucoup plus de femmes et d'immigrés ont été convoqués à un entretien d'embauche. Le premier choix fait par le directeur de service est manifestement différent si ce dernier ne se laisse influencer que par les faits. Mais les problèmes apparaissent déjà : des connaissances en turc ou un diplôme obtenu à Novossibirsk peuvent constituer une raison concrète d'embaucher ou non quelqu'un. Ces informations sont indispensables à l'entreprise. … Lors de l'entretien d'embauche au plus tard, cet anonymat protecteur disparaît et cela est inévitable. A Göteborg cela s'est avéré être un obstacle décisif, un plus grand nombre de femmes a bien été embauché mais les immigrés ont en revanche rencontré le même échec qu'auparavant." (23.07.2010)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

La Stampa - Italie

Litige sur les panneaux indicateurs dans le Tyrol du Sud

Les panneaux indicateurs sur les routes et chemins de randonnée dans la région italienne autonome du Tyrol du Sud sont presque exclusivement en allemand. Le ministre italien des Régions a demandé jeudi d'éliminer tous les panneaux unilingues. En fait Rome ne veut pas supprimer les panneaux, mais l'autonomie financière du Tyrol du Sud, qui l'empêche de percevoir des recettes fiscales, estime le quotidien libéral La Stampa : "Si la question des panneaux apparaît de nouveau par ces chaudes journées de juillet, cela signifie que les relations entre la puissance centrale étatique et la région autonome connaissent un moment particulièrement critique. Et compte tenu des relations pour ainsi dire 'historiques' ... , les pensées vont immédiatement aux questions pécuniaires. … Une autonomie comme celle du Tyrol du Sud ne repose pas sur les panneaux indicateurs ... . Elle repose sur autre chose, et (peut-être) justement sur l'objet du litige." (23.07.2010)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

RÉFLEXIONS

Die Zeit - Allemagne

Denis Olivennes analyse les raisons de l'impopularité de Sarkozy

La cote de popularité du président français continue à baisser pendant l'affaire Bettencourt. Il ferait mieux de respecter la sphère affective des Français, écrit le directeur de l'hebdomadaire français de centre-gauche Le Nouvel Observateur, Denis Olivennes, dans l'hebdomadaire libéral Die Zeit : "Sarkozy voulait vraiment en finir avec les fastes et la distance, traits caractéristique de la monarchie. … Très vite on lui a reproché de banaliser sa position … . Dans ce pays à tradition catholique, Nicolas Sarkozy a précisément mis fin à la relation hypocrite que la France entretient avec l'argent. … Cette affaire [Bettencourt] permet d'étaler au grand jour l'accord tacite entre les milieux du monde des affaires et les droits politiques, et elle est devenu le paroxysme de l'identification désastreuse du président avec les nantis. … Nicolas Sarkozy doit désormais trouver une solution à une équation difficile : tenir suffisamment à la politique de la soi-disant rupture, donc pouvoir permettre au pays de poursuivre son évolution au lieu de s'arrêter. Mais il ne doit en aucun cas aller trop loin pour ne pas se heurter à la sphère affective des individus. Jusqu'à présent, il n'a toujours pas trouvé le bon dosage." (22.07.2010)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

ÉCONOMIE

Helsingin Sanomat - Finlande

La crise de Nokia menace l'avenir de la Finlande

Les bénéfices du groupe de téléphonie mobile Nokia ont baissé au cours du deuxième trimestre de cette année d'environ un tiers par rapport à la même période en 2009. Cela inquiète le quotidien Helsingin Sanomat : "Nokia doit faire face à la situation la plus critique de son histoire de fabricant de téléphones portables. … Son point fort réside dans le nombre important de propriétaires. Cependant, en situation de crise, cela est un point faible car le PDG et la direction de la société n'ont pas le soutien des actionnaires importants. Le caractère finlandais de Nokia s'est manifesté depuis longtemps également au sein de la direction et de sa volonté d'ancrer profondément cette entreprise en Finlande. Pour cette raison, la nature du directeur de Nokia est une question nationale importante. L'avenir des capacités informatiques finlandaises en dépend également. Lorsqu'une société importante quitte un pays, elle emmène avec elle les connaissances spécialisées." (23.07.2010)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Diário Económico - Portugal

Flaner de nouveau à l'hypermarché le dimanche

Le gouvernement portugais a décidé jeudi de permettre l'ouverture le dimanche des hypermarchés de plus de 2.000 mètres carré. Jusqu'à maintenant, seuls les petits magasins avaient cette autorisation. Le journal économique Diário Económico s'en réjouit : "Les hypermarchés étaient devenus le symbole du gouvernement Cavaco Silva. Pendant son mandat à la fin des années 1980 et au début des années 1990, les premiers hypermarchés ont vu le jour et ils sont très vite devenus les lieux de pèlerinage de la classe moyenne de l'époque. La plaisanterie sur les familles qui flânent le dimanche après-midi en joggings acryliques et tennis au hypermarché date de cette période. Ces dernières années, lorsque les centres commerciaux particulièrement importants n'avaient pas l'autorisation d'être ouverts le dimanche après 13 heures, cette plaisanterie n'avait plus lieu d'être. Désormais cette caricature peut réapparaître. Mais soyons sérieux, cette décision est tout à fait sensée. L'ouverture des hypermarchés le dimanche est avantageuse pour tout le monde. … De l'autre côté de la barricade se trouvent les petites entreprises. Leur argumentation selon laquelle les hypermarchés, tels des eucalyptus, dessèchent tout ce qui ne se trouve autour d'eux est dénuée de sens. Car jusqu'à aujourd'hui, les petits commerces n'ont pas mis à profit leur avantage de pouvoir ouvrir le dimanche." (23.07.2010)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

CULTURE

Eesti Päevaleht - Estonie

La Biennale de Venise trop coûteuse pour l'Estonie

L'Estonie est régulièrement représentée par un pavillon à la Biennale de Venise. Au détriment toutefois d'autres projets, critique le quotidien Eesti Päevaleht : "L'amère vérité, c'est que ni le ministère de la Culture ni le fonds de soutien à la culture ne versent de salaire aux artistes, mais soutiennent tous les voyages à l'étranger possibles et imaginables pour les expositions. La Biennale de Venise est probablement le seul projet pour lequel les artistes obtiennent directement de l'argent, mais une majorité d'artistes n'y participera jamais, que ce soit par désintérêt, en raison de la nature des œuvres ou pour d'autres motifs. … Il n'est pas justifié que la fonction de l'art moderne à elle seule soit réduite à sa capacité d'exposition, tandis que tous les autres aspects sont sciemment et systématiquement occultés. Même le Centre pour l'art contemporain devrait de temps en temps faire son autocritique et se demander quoi montrer à l'étranger et pourquoi. Il ne se produirait peut-être pas grand-chose si l'Estonie restait parfois à l'écart de Venise et investissait l'argent dans le pays." (23.07.2010)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

SOCIÉTÉ

Evenimentul Zilei - Roumanie

L'Etat le plus corrompu d'Europe

Le dernier rapport d'avancement de l'UE a accusé la justice roumaine de manquements graves. Pas étonnant, écrit l'écrivain Mircea Cărtărescu dans le quotidien Evenimentul Zilei, car la justice n'a selon lui jamais fonctionné depuis la fin de la dictature en 1989 : "Dès le départ, quelques personnes se sont partagées entre eux la Roumanie à travers des privatisations frauduleuses. Ils appartenaient à des groupes qui disposaient déjà de pas mal d'argent, mais aussi de l'influence et du savoir-faire nécessaires pour les affaires, caractéristiques du capitalisme sauvage. La plupart d'entre eux étaient impliqués dans le commerce intérieur et extérieur. Ils étaient sous contrôle de la Securitate [services secrets]. En quelques années, certains d'entre eux sont devenus multimillionnaires, voire milliardaires. ... Le fait que la justice et d'autres instances de contrôle aient été étouffées, a mené à notre situation paradoxale actuelle : bien qu'on sache que nous sommes l'Etat le plus corrompu d'Europe (la corruption existe partout en tant qu'exception, mais chez nous elle est le système), nous ne connaissons pas de corrompu important qui ait été accusé et jugé." (23.07.2010)

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

D'autre contenu