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Home / Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 02.09.2010

 

À LA UNE

Les chances de paix sont minces au Proche-Orient

 

A Washington commencent ce jeudi les premières négociations directes de paix depuis près de deux ans entre Israéliens et Palestiniens. La perspective de réussite de ces négociations pilotées par les Etats-Unis sont plutôt faibles, estime la presse, qui regrette la non-participation de l'Europe.

Die Presse - Autriche

Dangereuse mascarade pour la paix

La perspective d'un traité de paix au Proche-Orient est particulièrement irréaliste, écrit le quotidien Die Presse à l'occasion de l'ouverture des négociations aux Etats-Unis : "On dit qu'il est préférable de dialoguer plutôt que de tirer. On peut difficilement s'opposer au dialogue. Mais quid du dialogue si celui-ci ne mène à rien et entraîne par la suite davantage de violence ? C'est précisément ce qui s'est déjà déroulé il y a dix ans. Le beau parleur américain s'appelait à l'époque Bill Clinton. Il avait traîné le Premier ministre de l'époque et actuel ministre de la Défense Ehud Barak, ainsi que le chef de l'OLP aujourd'hui défunt Yasser Arafat à Camp David, afin de les contraindre à la paix. Les négociations avaient été mal préparées et ont échoué. … Obama est plus audacieux que tous les présidents américains avant lui, lesquels ont toujours attendu la fin de leur mandat pour commencer à s'attaquer à la question brûlante du Proche-Orient. Mais il suscite une constellation défavorable d'espoirs exagérés qui pourrait se transformer en colère amère. Tenter d'apprendre à voler un éléphant aurait plus de succès que sa dangereuse mascarade pour la paix." (02.09.2010)

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The Independent - Royaume-Uni

Seul le gel de la colonisation peut sauver les négociations

La tentative de médiation du président américain Barack Obama restera vaine tant que les Israéliens poursuivront la colonisation de la Cisjordanie, estime le quotidien libéral The Independent : "Le défi actuel pour Obama est de trouver une formule permettant de concilier le refus du [Premier ministre israélien] Nétanyahou de prolonger partiellement le gel de la colonisation après le 26 septembre, … et la menace [du président palestinien] Abbas de rompre les négociations si Nétanyahou persiste dans cette attitude. Si les négociations parvenaient à surmonter cet obstacle, sur quoi porteraient-elles ? Comme toujours : sur l'occupation israélienne, qui a débuté lorsqu'Israël a pris le contrôle de la Cisjordanie et de la bande de Gaza après sa victoire dans la guerre des Six jours en 1967. Il s'agira de s'entendre sur le tracé des frontières, lesquelles doivent être basées, pour les Palestiniens, sur celles de 1967. Cela signifie qu'il faudra évoquer l'avenir de Jérusalem, que les Palestiniens envisagent comme une ville divisée, et le sort des familles de réfugiés, qui ont été violemment expulsées de leurs foyers lors de la guerre de 1948 ou ont dû les quitter précipitamment." (02.09.2010)

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La Vanguardia - Espagne

Les Etats-Unis maintiennent l'Europe à l'écart

A l'occasion de l'ouverture du sommet pour le Proche-Orient à Washington, l'ex-ministre israélien de la Justice Yossi Beilin s'interroge sur le rôle des Européens, dans le quotidien La Vanguardia : "Je dois reconnaître que je ne comprends pas pourquoi le gouvernement Obama tient l'Europe à l'écart des négociations. Au final, les étapes les plus importantes du processus ont eu lieu en Europe ces 20 dernières années. Et l'Europe a investi du temps, de l'expérience et de l'argent pour résoudre ce conflit qui est le plus long depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. C'est la Conférence de Madrid qui avait lancé tout le processus (avec un fort engagement des Etats-Unis). L'accord économique entre Israël et les Palestiniens a été conclue à Paris. Et les principaux traités entre Israël et les Palestiniens ont été établis à Oslo et à Genève, qui ne font pas partie de l'Union européenne." (02.09.2010)

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Jyllands-Posten - Danemark

Ne pas vouer les négociations à l'échec

Le rôle de médiateur assumé par le président américain Barack Obama dans les négociations de paix au Proche-Orient sont un signe d'espoir, estime le quotidien libéral-conservateur Jyllands-Posten : "Seul Obama sait s'il a un atout en main. Il serait toutefois naïf de croire qu'il se serait exposé dans cette tentative - pour beaucoup de gens - désespérée de négociation, s'il n'avait pas préalablement évalué précisément les chances d'aboutir à une entente entre le [Premier ministre] israélien Nétanyahou et le [président palestinien] Abbas - facteur décisif du jeu au Proche-Orient. Obama joue gros, et peut-être sa tentative arrive-t-elle trop tard pour faire ce que son prédécesseur George W. Bush avait omis de faire. Peut-être parce que les attaques terroristes du 11 septembre l'avaient poussé à voir davantage le Proche-Orient comme un champ de bataille entre terroristes militants et forces de paix modérées. Il serait précipité de vouer à l'échec la rencontre entre Israéliens et Palestiniens avant même que celle-ci n'ait commencé." (02.09.2010)

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POLITIQUE

Sydsvenskan - Suède

La liberté d'opinion danoise a des limites

La chaîne de télévision suédoise TV4 a dans un premier temps refusé de diffuser un spot de campagne islamophobe du parti populiste de droite des Démocrates suédois (SD), avant de le retransmettre dans une forme censurée. Le gouvernement danois ainsi que le Parti populaire danois ont fortement critiqué cette attitude. Mais la Suède ne doit pas prendre exemple sur le Danemark, écrit le quotidien conservateur suédois Sydsvenska Dagbladet : "Cela montre la crainte avec laquelle les partis établis autorisent le Parti populaire danois à déterminer l'agenda politique. C'est une leçon que les partis suédois au Parlement devraient tirer. … De nombreux [Danois] déclarent aujourd'hui ne pas comprendre ce qu'il y a de choquant dans le spot de campagne du SD censurée par les directeurs de TV4. Cela est peut-être surtout révélateur du ton adopté dans le débat danois. … Il n'y a aucune raison de tenir compagnie aux Danois." (02.09.2010)

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Blog Aktuálně.cz - République tchèque

La République tchèque reproche à la France d'être raciste

En raison de la politique exercée par la France concernant les Roms, le président tchèque Václav Klaus et le ministre des Affaires étrangères Karel Schwarzenberg ont reproché au président français Nicolas Sarkozy ses tendances racistes. Le journaliste Jiří Pehe conseille cependant aux Tchèques dans son blog sur aktualne.cz de balayer d'abord devant leur propre porte : "Un certain vice-premier ministre Čunek a bien péroré également sur les [Roms en tant que] concitoyens 'bronzés'. … Schwarzenberg et la majorité des politiques tchèques n'ont rien entrepris non plus lorsque la mairesse de Chomutov a fait collecter l'argent des loyers dus par les Roms et n'a pas hésité à s'attaquer à leurs prestations sociales. Le gouvernement Topolánek a organisé l'expulsion des employés étrangers au moment où la crise est apparue et les a renvoyés par avion chez eux, comme les Français le font avec les Roms. … Des millions d'immigrés vivent en France. Quand la République tchèque disposera elle aussi de la même composition ethnique au sein de sa population, les propos critiques adressés aux Français présumés racistes seront plus crédibles. Mais jusqu'à présent, nous vivons dans un pays où les enfants des Roms sont envoyés dans des écoles spéciales et les Roms parqués dans des ghettos de banlieue." (02.09.2010)

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Rzeczpospolita - Pologne

L'Occident ignore les prisonniers politiques en Russie

Dans un entretien accordé au quotidien russe, le Premier ministre russe Vladimir Poutine s'en est violemment pris aux opposants et a défendu son gouvernement contre les accusations qui lui sont faites. Le quotidien conservateur polonais Rzeczpospolita lui reproche toutefois un immense déficit démocratique et souligne la responsabilité de l'Occident : "On dit dans le monde entier que les Russes ne sont pas encore mûrs pour la démocratie. Que la Russie emprunte une voie à part et que l'Occident devrait avoir l'audace de retirer le fragile progrès de la balance. … L'opposition - pour autant qu'il y en ait une - est une tâche sombre et insignifiante sur l'image de plus en plus claire de notre plus grand partenaire à l'Est. … Si les dirigeants des autres Etats prenaient parti pour les centaines de prisonniers politiques en Russie, alors leur droit à se qualifier de dirigeants démocratiques serait nettement plus justifié. Et il y aurait vraisemblablement moins de prisonniers." (02.09.2010)

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Kaleva - Finlande

Des dons électoraux plus transparents en Finlande

De nouvelles lois sur les dons électoraux sont entrées en vigueur au 1er septembre en Finlande. Le quotidien Kaleva considère la transparence comme le meilleur moyen de rétablir la confiance des citoyens dans la politique, ébranlée par le scandale des dons : "La réputation des dons électoraux a beaucoup souffert, bien qu'il sera aussi tout à fait légal à l'avenir de soutenir des candidats et des partis politiques. … Les remarques critiques du GRECO, l'organe de lutte contre la corruption du conseil de l'Europe, concernant la gestion des dons électoraux en Finlande, sont tombés dans l'oreille d'un sourd. Ce n'est que la prise d'influence insolente sur les dernières élections législatives, et l'élucidation détaillée du financement électoral effectuée par la suite dans les médias, qui a réveillé les politiques. … Le lavage de linge sale intervenu alors a peut-être eu la plus forte influence sur la société que le pays a connue ces dernières décennies. … Les enquêtes de police sur ce scandale dureront encore longtemps et jetteront une ombre sur les prochaines élections législatives [en avril]." (02.09.2010)

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RÉFLEXIONS

nrc.next - Pays-Bas

Bas Heijne demande un langage attractif contre les populistes

Les populistes de droite ont le vent en poupe aux Etats-Unis, en France, aux Pays-Bas et désormais aussi en Allemagne, estime le chroniqueur Bas Heijne dans le quotidien nrc.next. Il voit un fossé culturel se creuser entre les citoyens inquiets et révoltés et une élite éclairée : "Même si la rhétorique des populistes de droite est désormais prévisible, l'indignation par principe avec laquelle on réagit est tout autant stérile. Tout cela ne reste que de belles paroles. … D'un côté, on s'efforce expressément de rester objectif dans son discours (l'État de droit, le principe d'égalité). L'autre groupe est subjectif de manière insouciante ('le vrai et le faux Français'), romantique ('l'honneur retrouvé'), dramatique (le film islamophobe 'Fitna') ou présage de funestes augures ('L'Allemagne court à sa perte'). Il n'est pas difficile de constater quel discours dans notre culture médiatique attire le plus. … Celui qui veut s'y opposer doit apprendre un nouveau langage attractif. Ce dernier doit, tout comme celui des populistes, se baser sur la vie quotidienne, être désinvolte et provoquant, attirant et agressif. Moins de principes s'il vous plaît et plus de passion." (02.09.2010)

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taz - Allemagne

Markus Linden sur la démocratie promue par le populisme

Le nouveau livre du directeur de la banque fédérale Thilo Sarrazin est critiqué par les médias établis qui le considèrent islamophobe et populiste. MarkusLinden considère cette vision unilatérale et négative du phénomène du populisme comme erronée et écrit dans le quotidien de gauche tageszeitung: "Les débats publics sur les questions politiques qui font polémique, que ce soit celle de la construction des mosquées, de la politique d'intégration ou des bons de formation pour les érémistes, est souvent justement une condition préalable pour que l'opinion publique prenne conscience de la position des minorités. Dans de telles situations, le populiste nuit souvent à sa propre attitude et la démocratie, en revanche, s'en retrouve promue. … Le populisme prend le dessus et politise la société. Une réaction appropriée permet en revanche d'affaiblir le soutien apporté par le peuple. Le populiste sape pratiquement ses propres fondements. Ce processus n'est naturellement pas un automatisme comme le montrent les exemples des partis populistes de droite qui réussissent en Autriche et aux Pays-Bas. L'alternative, une dépolitisation qui fait de l'économie un critère d'exclusion déterminant et qui fait ressortir silencieusement l'intolérance, n'est pas à souhaiter. … En tout cas, la course folle de Sarrazin inspirée par le nationalisme anime la discussion politique. Et c'est bien ainsi." (02.09.2010)

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ÉCONOMIE

Il Sole 24 Ore - Italie

La Russie s'adonne au protectionnisme

Le Premier ministre russe Vladimir Poutine a annoncé l'augmentation progressive des droits de douane sur les automobiles. Moscou se bloque ainsi sciemment la voie pour intégrer l'Organisation mondiale du commerce, estime le journal économique Il Sole 24 Ore : "Le Premier ministre russe explique aux constructeurs automobiles que la Russie augmente les droits de douane car celle-ci veut établir la production sur le territoire russe. C'est une politique de localisation. Comme nous l'enseigne l'histoire, cette politique possède un effet démagogique efficace qui s'essouffle toutefois rapidement. Elle est condamnée à l'échec. … Le grand succès des constructeurs dans les pays émergents s'est basé sur les exportations, et non sur le marché intérieur, aussi important soit-il. Poutine veut à tout prix jouer le rôle de l'ultime protectionniste. … Mais plus il retardera l'adoption des normes mondiales, et dans ce cas spécifique l'adhésion à l'Organisation mondiale du commerce, plus son rôle deviendra crédible et fort." (02.09.2010)

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Õhtuleht - Estonie

Les patrons estoniens exploitent leurs employés

L'union patronale d'Estonie a présenté un manifeste dans lequel, entre autres, on trouve l'interdiction de faire des grèves de solidarité, la suppression des services sociaux et une augmentation de l'âge de la retraite. Le quotidien Õhtuleht se révolte : "Pour ce qui est de l'attitude envers leurs employés, nos patrons vivent encore au XIXe siècle. Ils considèrent le personnel uniquement comme une foule ingrate et stupide dont les droits doivent être restreints pour finalement être libérés de toute responsabilité. Mais même si nous sommes très en retard sur ce point, nous nous considérons toutefois comme un pays nordique, voisin de la Scandinavie, qui dispose d'un niveau de vie élevé, et où existe des syndicats forts qui empêchent que les employeurs ne retirent trop d'avantages. Pourquoi l'Estonie ne suit-t-elle pas le modèle de la Finlande sur ce point ? Nos salaires restent à un niveau si bas que cela en est risible, nos frais de personnel sont bien moins importants que ceux de notre voisin nordique. Bien qu'il n'y ait presque jamais de grève chez nous, est-ce une raison pour que le droit de grève soit limité ?" (02.09.2010)

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SOCIÉTÉ

Delo - Slovénie

Une bombe contre des exploiteurs slovènes

Une bombe a été trouvée mercredi devant le bâtiment de la société de BTP slovène Vegrad. Celle-ci présente des dettes importantes auprès de ses salariés et de quelques sous-traitants. Le lien semble clair, estime le quotidien Delo, qui trouve cette action logique : "L'ancien chef de la police et sociologue Pavle Čelik avait déjà annoncé au début des années 1990 que des formes de violence extrêmes apparaîtraient rapidement en Slovénie, même celle du terrorisme, si le pays ne parvenait pas à maîtriser ses contradictions sociales croissantes. L'annonce de l'expert en sécurité s'est avérée partiellement fausse. La patience des individus qui ont connu le premier choc social dans les années 1990 s'est révélée plus forte que prévue. Mais … la bombe placée devant l'entrée de la société de BTP, qui a trompé plusieurs centaines de personnes, indique clairement que la patience a trouvé ses limites. Une personne, du moins, n'en peut plus. Sa dignité a été piétinée." (02.09.2010)

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Standart - Bulgarie

La retraite honorifique pour les Bulgares méritants est justifiée

Le gouvernement bulgare prévoit une retraite honorifique indépendante du revenu pour les grands musiciens, car leurs certificats de travail ont été détruits lors d'un incendie survenu il y a 25 ans dans les archives de leur employeur de l'époque, la direction nationale de la musique. Le quotidien Standart défend le projet de loi controversé du gouvernement : "Si un [de ces musiciens] meurt demain dans la misère, on dénoncera haut et fort le fait que l'Etat ne se soucie pas de ses éminentes personnalités. Nous devons nous décider : soit nous plaindre et déclarer qu'il ne doit pas y avoir de majoration honorifique pour les retraites des personnalités bulgares encore en vie, ou bien déplorer que l'Etat les abandonne dans la vieillesse et dans la mort ! … Nous leur sommes en tout cas redevables. Il ne s'agit pas du communisme et de ses icônes. Il ne s'agit pas de savoir si nous apprécions ou non ces artistes. Ceux-ci symbolisent la culture bulgare de la deuxième moitié du XXe siècle, et nous leur devons pour cette raison le respect." (01.09.2010)

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