Une Histoire qui divise
La relation entre la Russie et les pays de l'Est membres de l'UE est historiquement chargée et le regard qu'ils posent sur leur histoire commune est extrêmement divergent. L'Europe est devenue plus compliquée, c'est en tout cas ce qu'a illustré le conflit provoqué en Estonie par la statue du Soldat de bronze.
Dossier euro|topics sur le conflit autour du Soldat de bronze
À la une de jeudi, 10. mai 2007
Fêté en Russie comme le 'jour de la victoire' sur les nazis, le 9 mai donne traditionnellement lieu à un grand défilé militaire. Le président ... » suite
Fêté en Russie comme le 'jour de la victoire' sur les nazis, le 9 mai donne traditionnellement lieu à un grand défilé militaire. Le président russe Vladimir Poutine a profité de cette commémoration pour rappeler le passé glorieux de la Russie et faire une démonstration de la puissance de son pays. A quelques jours de la tenue d'un sommet UE-Russie, les journaux européens critiquent la manière dont la Russie utilise le passé à des fins politiques.
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À la une de mercredi, 2. mai 2007
La très controversée statue du 'Soldat de bronze', un hommage à l'Armée rouge, a été retirée du centre de Tallinn pour être installée dans un ... » suite
La très controversée statue du 'Soldat de bronze', un hommage à l'Armée rouge, a été retirée du centre de Tallinn pour être installée dans un cimetière des environs de la capitale estonienne. Le déplacement de ce monument, symbole pour beaucoup d'Estoniens de l'occupation soviétique, a déclenché de violentes émeutes ces derniers jours. La Russie et la Pologne réfléchissent également au déplacement des monuments hérités de la Deuxième guerre mondiale.
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À la une de mercredi, 11. avril 2007
Chez certains nouveaux pays membres de l'UE, les relations avec Moscou sont très difficiles en raison de conflits historiques hérités du XXe siècle. Et leurs ... » suite
Chez certains nouveaux pays membres de l'UE, les relations avec Moscou sont très difficiles en raison de conflits historiques hérités du XXe siècle. Et leurs implications peuvent être très importantes, comme le montre le cas de l'Estonie qui doit faire face à un boycott de la Russie sur ses exportations.
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Points de vue
Süddeutsche Zeitung - Allemagne | vendredi, 11. mai 2007
Dans un entretien réalisé par Sonja Zekri, le philosophe allemand Boris Groys, qui a longtemps vécu en Russie, donne une explication au conflit autour des ... » suite
Dans un entretien réalisé par Sonja Zekri, le philosophe allemand Boris Groys, qui a longtemps vécu en Russie, donne une explication au conflit autour des monuments soviétiques en Europe de l'Est. "Toute cette affaire tient au fait que le nationalisme est de plus en plus ancré dans les pays d'Europe de l'Est. En Estonie et en Pologne, cela est lié au passé communiste, qui est perçu comme une période d'occupation par les Russes. Tout est rapporté en termes de conflit ethnique entre les Estoniens et les Russes. Je n'adhère pas à cette représentation historique, mais il en est ainsi. Et plus cette 'ethnicisation' du communisme, qui prend principalement la forme d'une auto-disculpation, ira loin, plus les tensions seront importantes."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Dziennik Gazeta Prawna - Pologne | mercredi, 9. mai 2007
Le gouvernement polonais a repoussé un projet de loi sur le déplacement des monuments soviétiques en Pologne, afin de ne pas rendre les relations diplomatiques ... » suite
Le gouvernement polonais a repoussé un projet de loi sur le déplacement des monuments soviétiques en Pologne, afin de ne pas rendre les relations diplomatiques avec la Russie encore plus difficiles. L'historien Pawel Machcewicz, professeur à l'université Nicolas Copernic (UMK) de Torun, approuve cette décision et souligne que les Estoniens, qui ont récemment déclenché la colère de Moscou en déplaçant une statue soviétique, ont été davantage opprimés par l'Union soviétique que les Polonais. "Les Polonais sont dans une situation bien plus favorable. Nous n'avons pas besoin de nous affranchir d'un joug colonial et de l'héritage d'une russification qui a duré plusieurs décennies. Nous n'avons pas plusieurs millions de Russes installés dans notre pays, dont l'identification avec la nation polonaise fait débat. La société n'est pas non plus dans un état d'esprit qui justifierait des actions aussi spectaculaires contre quelques monuments à la gloire des soldats russes. (...) Nous ne devons pas attiser un conflit avec la Russie, non seulement parce que nous opposerions au gouvernement de la Fédération russe, mais également aux millions de Russes pour lesquels le souvenir des soldats tombés pendant la guerre contre l'Allemagne est toujours sacré, et fait partie intégrante de leur tradition patriotique."
» article intégral (lien externe, polonais)
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Le Figaro - France | vendredi, 27. avril 2007
Le philosophe français André Glucksmann s'indigne du manque de réaction à son avis des capitales européennes après la répression des manifestations contre Vladimir Poutine organisées le 14 avril. "Paris, Rome, Londres, Berlin regardent ailleurs et font des comptes : » suite
Le philosophe français André Glucksmann s'indigne du manque de réaction à son avis des capitales européennes après la répression des manifestations contre Vladimir Poutine organisées le 14 avril. "Paris, Rome, Londres, Berlin regardent ailleurs et font des comptes : Poutine, son pétrole, son gaz, ses armes de destruction massive et celles qu'il vend sur toute la planète pèsent plus lourd que quelques milliers de manifestants frappés, dispersés, arrêtés par des forces de répression dix fois plus nombreuses. (...) Il est temps que l'UE proclame que la passion de la liberté habite l'esprit européen depuis la Grèce antique. Que cette passion présida à sa création. Que cette idée-force anima les révoltes antitotalitaires de Berlin (1953), le réveil de la Pologne (1956), l'insurrection de Budapest (1956) et la suite à Prague, à Varsovie, jusqu'à la chute du mur de Berlin."
» article intégral (lien externe, français)
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Rzeczpospolita - Pologne | samedi, 18. novembre 2006
L'essayiste russe et défenseur des droits du citoyen Vladimir Bukowski, qui vit aujourd'hui au Royaume-Uni, félicite la Pologne d'avoir opposé son veto aux négociations sur un accord de partenariat russo-européen. Bukowski décrit comment la Russie voit la Pologne. "Lorsqu'un aspect de la politique polonaise déplaît au gouvernement russe, celui-ci n'hésite pas à vous administrer des coups de griffe (...). D'après moi, la position russe vis-à-vis de Varsovie subit l'influence de deux éléments essentiels : » suite
L'essayiste russe et défenseur des droits du citoyen Vladimir Bukowski, qui vit aujourd'hui au Royaume-Uni, félicite la Pologne d'avoir opposé son veto aux négociations sur un accord de partenariat russo-européen. Bukowski décrit comment la Russie voit la Pologne. "Lorsqu'un aspect de la politique polonaise déplaît au gouvernement russe, celui-ci n'hésite pas à vous administrer des coups de griffe (...). D'après moi, la position russe vis-à-vis de Varsovie subit l'influence de deux éléments essentiels : la politique orientale de la Pologne, qui défend l'indépendance de la Biélorussie et de l'Ukraine, et l'engagement de la Pologne auprès des Etats-Unis dans une alliance de sécurité, dans le cadre de l'OTAN. Naturellement, certains motifs sont aussi psychologiques. Il est difficile de considérer comme un égal un pays qui était encore un vassal voilà peu. Certes, plus de quinze années se sont écoulées depuis le retrait de l'Armée rouge, mais personne, au sein du gouvernement russe, n'est prêt à considérer Varsovie de la même manière que Paris. A Moscou, personne ne veut discuter avec Varsovie. Comme autrefois, le Kremlin estime que Varsovie doit simplement se plier aux décisions russes, sans négocier."
» article intégral (lien externe, polonais)
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Chronologie du conflit autour du Soldat de bronze en Estonie
La Voix du Luxembourg - Luxembourg | vendredi, 4. mai 2007
Le déplacement hors du centre de Tallinn de la statue du 'Soldat de bronze' a provoqué ces derniers jours de nombreuses manifestations et de vives ... » suite
Le déplacement hors du centre de Tallinn de la statue du 'Soldat de bronze' a provoqué ces derniers jours de nombreuses manifestations et de vives tensions diplomatiques entre l'Estonie et la Russie. Ce monument symbolise pour les uns la fin du joug nazi et, pour les autres, le début de l'occupation soviétique. Laurent Moyse souligne qu'il "n'est pas étonnant que les fantômes du passé ressurgissent au compte-goutte dans les parties centrale et orientale du continent européen. Plus à l'ouest, on a mis parfois bien plus longtemps à revenir sur des épisodes douloureux de l'Histoire (…) La réconciliation nationale a toujours constitué une épreuve douloureuse dans les pays ayant connu des traumatismes. L'Europe vit certes en paix avec elle-même depuis 60 ans, mais dans de nombreux dossiers, sa mémoire demeure malgré tout celle d'un écorché vif."
» page d'accueil (lien externe, La Voix du Luxembourg)
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Delfi - Estonie | jeudi, 3. mai 2007
Le ton se durcit dans le conflit qui oppose la Russie et l'Estonie à propos de l'affaire de la statue du 'Soldat de bronze' de ... » suite
Le ton se durcit dans le conflit qui oppose la Russie et l'Estonie à propos de l'affaire de la statue du 'Soldat de bronze' de Tallinn. Outre les incidents à la frontière entre les deux pays, des incidents ont eu lieu à Moscou au siège de la rédaction de l'hebdomadaire 'Argoumenty i Fakty'. Les membres d'une organisation proche du Kremlin ont assailli les locaux du journal dans lequel l'ambassadrice estonienne souhaitait organiser une conférence de presse. Le portail estonien d'informations craint que le pire soit encore à venir. "Lorsque la Russie s'en prend physiquement à des diplomates et détruit les serveurs du gouvernement estonien et les sites Internet des journaux, on peut presque dire que la guerre a commencé. Les autorités russes enfreignent non seulement la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques, mais également l'ensemble des règles régissant les relations internationales, sans parler des règles de bon comportement. L'hystérie anti-estonienne est attisée par les élites russes au pouvoir qui considèrent la jeunesse comme de la chair à canon. Nous pouvons seulement espérer que les Etats qui nous ont promis leur soutien vont tenir parole. Il convient de rappeler à la Russie que l'Estonie fait non seulement partie de l'UE, mais également de l'OTAN."
» article intégral (lien externe, estonien)
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Klaipeda - Lituanie | jeudi, 3. mai 2007
Les Lituaniens se moquent volontiers des Estoniens, qui sont, selon eux, plutôt lents. Vigantas Danilavicius constate ce même défaut dans l'affaire de la statue du 'Soldat de bronze'. "Les monuments soviétiques auraient dû être retirés immédiatement après le putsch en Union soviétique [en 1991], quand que les Russes déboulonnaient eux-mêmes leurs statues de Djerzinski [fondateur de l'ancêtre du KGB], mais pas aujourd'hui, alors que la Russie érige des monuments à la gloire de Lénine. (...) La réaction [de la Russie] à l'initiative de l'Estonie est tout simplement paranoïaque. Les Estoniens n'ont même pas détruit le monument, comme cela s'est si souvent passé après le putsch. Il l'ont simplement installé à la place qui lui revenait : » suite
Les Lituaniens se moquent volontiers des Estoniens, qui sont, selon eux, plutôt lents. Vigantas Danilavicius constate ce même défaut dans l'affaire de la statue du 'Soldat de bronze'. "Les monuments soviétiques auraient dû être retirés immédiatement après le putsch en Union soviétique [en 1991], quand que les Russes déboulonnaient eux-mêmes leurs statues de Djerzinski [fondateur de l'ancêtre du KGB], mais pas aujourd'hui, alors que la Russie érige des monuments à la gloire de Lénine. (...) La réaction [de la Russie] à l'initiative de l'Estonie est tout simplement paranoïaque. Les Estoniens n'ont même pas détruit le monument, comme cela s'est si souvent passé après le putsch. Il l'ont simplement installé à la place qui lui revenait : dans un cimetière. Peut-être que dans d'autres cultures, on préfère porter le deuil en public et sur des places animées. Mais dans les Pays baltes, ce n'est pas le cas."
» article intégral (lien externe, lituanien)
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Lietuvos rytas - Lituanie | lundi, 30. avril 2007
Rimvydas Valatka invite les Lituaniens à se montrer solidaires dans l'affaire de la statue de bronze qui oppose l'Estonie à la Russie. "Les Estoniens sont ... » suite
Rimvydas Valatka invite les Lituaniens à se montrer solidaires dans l'affaire de la statue de bronze qui oppose l'Estonie à la Russie. "Les Estoniens sont les victimes de Moscou et de ses partisans, parmi lesquels l'ex-chancelier allemand Gerhard Schröder, que Gazprom a acheté pour trente deniers. Nous nous moquons parfois des Estoniens mais nous les envions également souvent, car l'Estonie a toujours une longueur d'avance sur nous (...) Même après les troubles ourdis à Tallinn par la cinquième colonne de Moscou, nous ne pouvons nous montrer qu'envieux envers les Estoniens. Ils ont montré qu'ils disposent d'un Etat fonctionnel. Leur Premier ministre s'est avéré compétent, leur police était prête à intervenir et a agi de manière professionnelle contre les vandales manoeuvrés par Moscou. En aurait-il été de même en Lituanie ?"
» article intégral (lien externe, lituanien)
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Népszabadság - Hongrie | samedi, 28. avril 2007
Après les violents incidents de la semaine dernière à Tallinn contre le déplacement d'un monument rendant hommage aux victimes soviétiques de la Deuxième guerre mondiale, ... » suite
Après les violents incidents de la semaine dernière à Tallinn contre le déplacement d'un monument rendant hommage aux victimes soviétiques de la Deuxième guerre mondiale, le gouvernement estonien a annoncé que le monument allait être installé dans un cimetière militaire. Gábor Miklós commente l'affaire. "Il existe des monuments décriés partout en Europe centrale. Etrangement, l'Allemagne est le seul pays où ils ne dérangent personne. Tous les autres pays sont d'avis que les monuments soviétiques sont inacceptables. Les affrontements de Tallinn et les critiques de Moscou montrent que les responsables politiques cherchent non seulement à manipuler la représentation de l'Histoire, mais également les sentiments des gens. (...) On trouve d'un côté un immense pays offensif, et de l'autre une petite république soutenue par l'Occident. Toutefois, les véritables victimes de cette querelle sont les Russes d'Estonie, minoritaires dans un pays qui veut vivre à fond sa renaissance nationale."
» article intégral (lien externe, hongrois)
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Postimees - Estonie | vendredi, 27. avril 2007
Un monument très controversé de Tallin rendant hommage aux victimes soviétiques de la Deuxième guerre mondiale a été déplacé. Située dans le centre de la capitale, cette ... » suite
Un monument très controversé de Tallin rendant hommage aux victimes soviétiques de la Deuxième guerre mondiale a été déplacé. Située dans le centre de la capitale, cette statue de bronze a été transférée au cours de la nuit du 26 avril dans un cimetière situé à l'extérieur de la ville. Peu de temps auparavant, de violents affrontements se sont déroulés entre la police et des manifestants opposés à ce déplacement. Un homme a été tué et une quarantaine de personnes blessées. Le journal estonien se félicite de l'intervention des forces de l'ordre. "L'opération a été bien préparée, mais, malheureusement, il y a eu des incidents. Les manifestants se sont montrés si violents que la police n'a pas eu d'autre choix que d'intervenir. Certes, on ne sait pas si l'escalade de la violence se serait poursuivie, mais la réaction de la police était nécessaire pour garantir l'ordre public et la sécurité. Dommage qu'au XXIe siècle, un statue puisse encore causer des effusions de sang."
» article intégral (lien externe, estonien)
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SL Õhtuleht - Estonie | mardi, 3. avril 2007
Un monument soviétique situé en plein coeur de Tallinn suscite la polémique depuis plusieurs mois. Le gouvernement estonien veut déboulonner cette statue de bronze, à ... » suite
Un monument soviétique situé en plein coeur de Tallinn suscite la polémique depuis plusieurs mois. Le gouvernement estonien veut déboulonner cette statue de bronze, à la grande indignation de la minorité russe d'Estonie et du gouvernement russe. Hillar Kohv propose une solution afin de régler le problème une fois pour toutes. "Le 9 mai [anniversaire de l'armistice de la Deuxième guerre mondiale], les Russes vont venir déposer une fois de plus des gerbes de fleurs au pied de la statue, alors que les nationalistes estoniens aimeraient bien l'envoyer sur la lune. Cette affaire donne certes l'occasion aux acteurs des deux camps de passer à la télévision, mais la plupart des Estoniens ne veulent plus entendre parler de cette histoire. Si la statue de bronze est un symbole si important et une si grande fierté pour les Russes, on pourrait peut-être l'envoyer en Russie. Les Russes pourraient s'y rendre en pélerinage avec leurs fleurs, et pour l'Estonie, le problème serait enfin résolu."
» article intégral (lien externe, estonien)
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Diena - Lettonie | jeudi, 5. avril 2007
Aivars Ozolins juge scandaleux l'appel au boycott des produits estoniens lancé mardi 3 avril par le vice-Premier ministre russe Sergueï Ivanov pour protester contre le ... » suite
Aivars Ozolins juge scandaleux l'appel au boycott des produits estoniens lancé mardi 3 avril par le vice-Premier ministre russe Sergueï Ivanov pour protester contre le projet de Tallin de déplacer un monument aux soldats soviétiques tombés durant la Deuxième guerre mondiale. "Dans la perspective des élections législatives de décembre 2007 et des présidentielles de mars 2008, le Kremlin et l'élite politique russe ont besoin de se trouver des ennemis à l'intérieur comme à l'extérieur du pays. L'Estonie fait un parfait ennemi extérieur. Les 'ennemis intérieurs' sont les étrangers. Depuis le 1er avril, ils n'ont plus le droit de faire du commerce sur les marchés russes, ce qui attise encore les racisme." Et Aivars Ozolins estime que tout cela ne présage rien de bon pour la Lettonie. "Le dégel qui nous connaissons depuis la signature du traité frontalier avec la Russie [le 27 mars 2007] pourrait s'avérer de courte durée."
» article intégral (lien externe, letton)
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Postimees - Estonie | jeudi, 11. janvier 2007
L'Estonie vient de voter une loi qui vise à garantir la protection des tombes militaires et prescrit les mémoriaux érigés par des pays ayant occupé le territoire national. Cette législation doit notamment permettre de déboulonner un monument controversé érigé dans la capitale en 1947 par les Russes, une statue de bronze qui rappelle le sacrifice des soldats soviétiques. "Il n'est pas surprenant que la nouvelle loi a suscité des réactions négatives en Russie. Toutefois, elle est loin de signifier la disparition du monument, elle crée seulement un fondement juridique. Même si la statue devait être retirée et les morts exhumés, ce serait fait conformément à la loi et en aucun cas avec violence ou provocation. Une chose est sûre : » suite
L'Estonie vient de voter une loi qui vise à garantir la protection des tombes militaires et prescrit les mémoriaux érigés par des pays ayant occupé le territoire national. Cette législation doit notamment permettre de déboulonner un monument controversé érigé dans la capitale en 1947 par les Russes, une statue de bronze qui rappelle le sacrifice des soldats soviétiques. "Il n'est pas surprenant que la nouvelle loi a suscité des réactions négatives en Russie. Toutefois, elle est loin de signifier la disparition du monument, elle crée seulement un fondement juridique. Même si la statue devait être retirée et les morts exhumés, ce serait fait conformément à la loi et en aucun cas avec violence ou provocation. Une chose est sûre : il ne se passera rien avant les prochaines élections mais nous allons être exposés dans les prochaines semaines aux attaques propagandistes de Moscou."
» article intégral (lien externe, estonien)
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Postimees - Estonie | mardi, 27. juin 2006
Depuis plusieurs mois, une polémique fait rage en Estonie au sujet de la démolition d'une statue en bronze de l'époque soviétique, à Tallinn. Krista Kodres ... » suite
Depuis plusieurs mois, une polémique fait rage en Estonie au sujet de la démolition d'une statue en bronze de l'époque soviétique, à Tallinn. Krista Kodres s'engage en faveur de la sauvegarde des vestiges du régime communiste. "Imaginez que les révolutionnaires français aient détruit les châteaux des Bourbons qu'ils haïssaient en 1789 ou que les révolutionnaires russes aient ruiné le Palais d'hiver ou le Kremlin. Imaginez que l'Estonie ait rasé ses fermes domaniales, symboles de 700 ans d'esclavage (...). L'Union soviétique n'était pas dépourvue de culture. Naturellement, celle-ci n'était pas toujours libre, mais les écrivains écrivaient, les peintres peignaient, les compositeurs composaient et les architectes bâtissaient. Tout n'est pas de la grande culture, mais c'est de la culture tout de même".
» article intégral (lien externe, estonien)
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Tous les textes disponibles de » Krista Kodres
Postimees - Estonie | vendredi, 26. mai 2006
Au centre de Tallinn se dresse la statue en bronze d'un soldat soviétique. De l'avis du Premier ministre Andrus Ansip, ce monument, qui représente l'occupation ... » suite
Au centre de Tallinn se dresse la statue en bronze d'un soldat soviétique. De l'avis du Premier ministre Andrus Ansip, ce monument, qui représente l'occupation du pays, doit disparaître - un avis que la minorité russe est loin de partager. Kalle Muuli appelle à la prudence. "Tous les 9 mai depuis quinze ans, les Russes qui vivent dans l'Estonie indépendante déposent des fleurs devant ce soldat. Pour la majorité des Estoniens, c'est une vision certes désagréable, mais pas terrible au point de ne pouvoir la supporter un à deux jours par an au nom d'une cohabitation pacifique. En outre, des Estoniens sont également venus se recueillir auprès de cette statue. A quoi bon toute cette agitation ? (...). Il est certain que le gouvernement doit éloigner la statue de Tonismägi, mais cela ne doit pas se faire sous la pression, sous peine de passer pour une provocation."
» article intégral (lien externe, estonien)
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Les relations russo-estoniennes
Heti Világgazdaság - Hongrie | jeudi, 29. mars 2007
En février dernier, le Parlement estonien a voté le retrait du centre-ville de Tallinn d'une statue rappelant le sacrifice des soldats soviétiques. Un nouveau projet de loi interdit de manière générale l'exhibition publique de monuments glorifiant l'époque de l'occupation soviétique. András Németh explique les dessous du conflit. "Les 350 000 représentants de la minorité russe estonienne posent toujours problème : » suite
En février dernier, le Parlement estonien a voté le retrait du centre-ville de Tallinn d'une statue rappelant le sacrifice des soldats soviétiques. Un nouveau projet de loi interdit de manière générale l'exhibition publique de monuments glorifiant l'époque de l'occupation soviétique. András Németh explique les dessous du conflit. "Les 350 000 représentants de la minorité russe estonienne posent toujours problème : un tiers d'entre eux seulement possèdent la nationalité estonienne, les autres étant apatrides ou russes (...) Les Estoniens reprochent à cette minorité sa déloyauté envers l'Estonie et exigent qu'elle apprenne l'estonien. La Russie critique la 'falsification officielle de l'Histoire'. Au 'musée de l'occupation', nous pouvons en effet lire une légende qui explique le mécontentement des Russes : 'Du point de vue du nombre de victimes et du degré de brutalité, l'occupation allemande a été bien moins cruelle que l'occupation russe'. Juste à côté, d'anciens SS estoniens expliquent dans un documentaire qu'ils ont choisis de collaborer avec l'Allemagne nazie parce qu'ils voulaient se venger des atrocités commises par la Russie, en fils dévoués de la patrie."
» article intégral (lien externe, hongrois)
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Postimees - Estonie | mercredi, 28. février 2007
Amnesty International a envoyé une lettre au Premier ministre estonien Andrus Ansip pour se plaindre des procédés d'inspection linguistique trop stricts employés contre la minorité russophone d'Estonie. ... » suite
Amnesty International a envoyé une lettre au Premier ministre estonien Andrus Ansip pour se plaindre des procédés d'inspection linguistique trop stricts employés contre la minorité russophone d'Estonie. Pour Erkki Bahovksi, les arguments d'Amnesty sont faibles. "L'exemple des chauffeurs de taxi qui ne savent pas parler estonien est très curieux. Suis-je donc obligé de parler russe quand je prends le taxi ? Et s'il y avait une communauté musulmane en Estonie, Amnesty obligerait-elle les Estoniennes à porter le voile ? Certes, on ne peut pas dire que tout va pour le mieux en Estonie et que le pays a fait tout ce qui était en son pouvoir pour ses citoyens russes. Les cours de langue demeurent très chers et la procédure de naturalisation est très lourde. Mais il convient de rappeler à Moscou qu'Amnesty a également attiré l'attention sur son comportement vis-à-vis de la Tchétchénie. C'est là-bas que réside le véritable problème, pas en Estonie."
» article intégral (lien externe, estonien)
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Delfi - Estonie | lundi, 18. décembre 2006
L'Estonie a interdit les symboles rappelant ses différentes occupations, dont le marteau et la faucille de l'ère soviétique, et déclenché ainsi les protestations de la Russie. Hanno Pevkur rappelle que l'Estonie n'est pas pionnière en la matière. En Allemagne, la croix gammée est interdite, de même que les symboles SS et nazis. "La liste des symboles interdits pourrait s'allonger à l'infini, car celui qui veut semer la haine trouvera toujours un nouveau symbole. Mais aujourd'hui, il peut être puni pour cela. Ce n'est pas un hasard si l'Estonie a choisi d'interdire les symboles de l'occupation : » suite
L'Estonie a interdit les symboles rappelant ses différentes occupations, dont le marteau et la faucille de l'ère soviétique, et déclenché ainsi les protestations de la Russie. Hanno Pevkur rappelle que l'Estonie n'est pas pionnière en la matière. En Allemagne, la croix gammée est interdite, de même que les symboles SS et nazis. "La liste des symboles interdits pourrait s'allonger à l'infini, car celui qui veut semer la haine trouvera toujours un nouveau symbole. Mais aujourd'hui, il peut être puni pour cela. Ce n'est pas un hasard si l'Estonie a choisi d'interdire les symboles de l'occupation : ce sont eux qui attisent le plus les rancoeurs du passé (...). On peut parfaitement se promener avec un T-shirt orné de l'inscription CCCP. Mais celui qui fera l'éloge de l'occupation s'exposera désormais à une sanction".
» article intégral (lien externe, estonien)
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Eesti Päevaleht - Estonie | jeudi, 14. décembre 2006
L'Estonie souhaite interdire les symboles de ses époques d'occupation, dont les emblèmes nazis et les attributs de l'Union soviétique comme le marteau et la faucille. ... » suite
L'Estonie souhaite interdire les symboles de ses époques d'occupation, dont les emblèmes nazis et les attributs de l'Union soviétique comme le marteau et la faucille. L'organisation 'Jeune Russie', proche du Kremlin, a aussitôt réagi en brûlant des drapeaux estoniens. Eerik-Niiles Kross fait un parallèle avec les réactions du monde musulman à la publication des caricatures de Mahomet. "Apparemment, le marteau et la faucille sont aussi sacrés en Russie que l'est Mahomet au Maroc (...). Le problème n'est pas que l'on brûle des drapeaux - l'Estonie rejoint simplement les pays dont les emblèmes nationaux sont jugés dignes d'être incendiés - mais plutôt que les coupables utilisent la piété comme prétexte".
» article intégral (lien externe, estonien)
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Postimees - Estonie | vendredi, 1. décembre 2006
Le gouvernement estonien a adopté une proposition de loi qui punit l'usage de symboles des régimes d'occupation, notamment ceux des nazis et de l'Union soviétique. Une décision contre laquelle s'élève le journal estonien. "Comme la plupart des interdictions, cette décision est le signe d'un point faible de la société. Condamner ou punir ne résout rien ; la prise de conscience doit venir de la population elle-même (...) L'interdiction des symboles de l'occupation démontre notre incapacité à assumer notre passé. Cependant, l'Estonie est loin d'être le seul pays à recourir au droit pénal dans ce domaine : » suite
Le gouvernement estonien a adopté une proposition de loi qui punit l'usage de symboles des régimes d'occupation, notamment ceux des nazis et de l'Union soviétique. Une décision contre laquelle s'élève le journal estonien. "Comme la plupart des interdictions, cette décision est le signe d'un point faible de la société. Condamner ou punir ne résout rien ; la prise de conscience doit venir de la population elle-même (...) L'interdiction des symboles de l'occupation démontre notre incapacité à assumer notre passé. Cependant, l'Estonie est loin d'être le seul pays à recourir au droit pénal dans ce domaine : dans nombre de pays, c'est la négation de l'Holocauste qui est interdite."
» article intégral (lien externe, estonien)
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Postimees - Estonie | lundi, 13. novembre 2006
Avant de rencontrer son homologue russe Vladimir Poutine, le président estonien Toomas Hendrik Ilves a fait savoir qu'il n'exigerait aucune excuse du président russe pour l'occupation de l'Estonie, ... » suite
Avant de rencontrer son homologue russe Vladimir Poutine, le président estonien Toomas Hendrik Ilves a fait savoir qu'il n'exigerait aucune excuse du président russe pour l'occupation de l'Estonie, ni n'aborderait aucun sujet sensible. Le journal estime que cette attitude témoigne de la ligne pragmatique adoptée par la présidence estonienne. "Toomas Hendrik Ilves a décidé de faire preuve de bonne volonté et de mettre des questions pratiques à l'ordre du jour, comme les ponts de la Narva, sur la frontière, les livraisons énergétiques ou la coopération dans l'espace baltique. Pour cela, Ilves mérite des louanges. Mais quelle est la réalité sur le terrain ? Avant 1995, beaucoup pensaient qu'il suffisait de renoncer à nos revendications territoriales vis-à-vis de la Russie. Or, onze ans plus tard, nous n'avons toujours pas de traité frontalier avec notre voisin".
» article intégral (lien externe, estonien)
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L'Histoire divise l'Europe de l'Est et la Russie
À la une de vendredi, 27. avril 2007
Le dernier discours annuel à la nation de Vladimir Poutine a suscité une grande agitation en Europe : » suite
Le dernier discours annuel à la nation de Vladimir Poutine a suscité une grande agitation en Europe : le président russe a annoncé jeudi 26 avril le gel de l'application du traité sur les Forces conventionnelles armées (FCE) conclu en 1990 avec l'OTAN. Vladimir Poutine a notamment justifié sa décision par le projet américain d'installation d'un bouclier antimissile en Europe de l'Est.
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Postimees - Estonie | mardi, 24. avril 2007
La Russie et la Pologne se querellent à propos de l'interprétation de l'histoire d'Auschwitz. En effet, la direction du musée de l'ancien camp de concentration ... » suite
La Russie et la Pologne se querellent à propos de l'interprétation de l'histoire d'Auschwitz. En effet, la direction du musée de l'ancien camp de concentration refuse de prendre en compte les chiffres avancés par la Russie. Selon les Russes, la moitié des Juifs assassinés étaient des citoyens soviétiques, tandis que le musée affirme que la plupart d'entre eux étaient issus des territoires polonais, roumain et Baltes, qui n'ont été rattachés à l'Union soviétique qu'en 1939, à la suite du pacte germano-soviétique Ribbentrop-Molotov. Erkki Bahovski commente l'affaire. "Ce n'est pas la première fois que la Pologne et la Russie se querellent au sujet de l'histoire. La Russie n'a jamais reconnu le massacre de Katyn, au cours duquel près de 20 000 officiers polonais ont été assassinés. Elle considère qu'il y a prescription. L'insurrection de Varsovie de 1944, lorsque l'Armée rouge a attendu sur l'autre rive de la Vistule et a été le témoin des meurtres commis par les Allemands, pose également des problèmes. En comparaison, les démêlés autour des textes d'Auschwitz sont plutôt insignifiants."
» article intégral (lien externe, estonien)
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Diena - Lettonie | lundi, 23. avril 2007
Le projet de législation européenne contre le racisme et la xénophobie prévoit également la pénalisation de la négation des génocides, crimes de guerre et crimes ... » suite
Le projet de législation européenne contre le racisme et la xénophobie prévoit également la pénalisation de la négation des génocides, crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Askolds Rodins déplore que les crimes du régime stalinien ne figurent pas sur cette liste. "La raison est que ces crimes n'ont donné lieu à aucun jugement international jusqu'à présent. Après tout, la Commission européenne a approuvé la nécessité d'organiser une consultation sur les exactions de l'armée rouge dans les 'territoires libérés' à l'époque de Staline. Au cours des vingt dernières années, beaucoup d'encre a coulé à ce sujet en Lettonie, avec des déclarations telles que 'le monde ne nous comprend pas' ou 'notre histoire est mal interprétée'. Il apparaît maintenant que nous ne sommes plus les seuls, car l'Estonie, la Lituanie et la Pologne s'y mettent également. Nous avons aujourd'hui la possibilité d'attirer l'attention de la justice internationale sur l'un des régimes totalitaires les plus sanguinaires de l'histoire."
» article intégral (lien externe, letton)
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Népszabadság - Hongrie | mercredi, 18. avril 2007
Le musée d'Auschwitz a repoussé l'ouverture d'une exposition consacrée au rôle de l'Armée rouge dans la libération de ce camp de la mort. Motif de cette décision : » suite
Le musée d'Auschwitz a repoussé l'ouverture d'une exposition consacrée au rôle de l'Armée rouge dans la libération de ce camp de la mort. Motif de cette décision : un différend autour de la nationalité des victimes. Beaucoup étaient issues des territoires annexés par l'URSS dans le cadre du pacte Ribbentrop-Molotov de 1939. Il fixait le partage de l'Europe centrale et du Nord entre l'Allemagne nazie et l'URSS. Endre Aczél trouve le débat sur la nationalité des victimes indigne. "Les conservateurs polonais du musée trouvent inacceptable que l'exposition qualifie les Juifs polonais ou lituaniens de citoyens soviétiques. Plusieurs millions de Juifs sont effectivement devenus citoyens de l'URSS pendant la nuit, qu'ils l'aient voulu ou non. Les Polonais perçoivent le terme 'citoyen soviétique' comme une légitimation supplémentaire du partage de leur pays. Toutefois, il est indécent de se quereller au sujet de la nationalité des victimes. Elles n'ont pas été déportées à Auschwitz du fait de leur nationalité, mais de leurs origines."
» article intégral (lien externe, hongrois)
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Gazeta Wyborcza - Pologne | samedi, 27. janvier 2007
Le quotidien polonais 'Gazeta Wyborcza' et le journal néerlandais 'De Volkskrant" ont lancé ensemble un débat sur l'Europe. Les lecteurs peuvent également commenter les articles des deux journaux sur Internet. Le journaliste polonais Jacek Pawlicki plaide en faveur de l'adhésion de l'Ukraine à l'UE pour des raisons historiques. "Les Ukrainiens peuvent être assurés du soutien des Polonais. Pas seulement parce que nous considérons l'élargissement de l'Union à l'Est comme une formidable opportunité. L'adhésion à l'UE a confirmé notre orientation vers l'Ouest, amorcée en 1989. Elle nous a aidé à sortir de l'ombre de la Russie. Nous devons à notre tour offrir cette chance. La solidarité est ici le maître mot. L'élargissement est pour nous un processus de réconciliation historique. Et l'Ouest est redevable envers l'Est. Pour nous, Yalta n'est pas seulement une station thermale au bord de la mer Noire. C'est le symbole de la trahison politique : » suite
Le quotidien polonais 'Gazeta Wyborcza' et le journal néerlandais 'De Volkskrant" ont lancé ensemble un débat sur l'Europe. Les lecteurs peuvent également commenter les articles des deux journaux sur Internet. Le journaliste polonais Jacek Pawlicki plaide en faveur de l'adhésion de l'Ukraine à l'UE pour des raisons historiques. "Les Ukrainiens peuvent être assurés du soutien des Polonais. Pas seulement parce que nous considérons l'élargissement de l'Union à l'Est comme une formidable opportunité. L'adhésion à l'UE a confirmé notre orientation vers l'Ouest, amorcée en 1989. Elle nous a aidé à sortir de l'ombre de la Russie. Nous devons à notre tour offrir cette chance. La solidarité est ici le maître mot. L'élargissement est pour nous un processus de réconciliation historique. Et l'Ouest est redevable envers l'Est. Pour nous, Yalta n'est pas seulement une station thermale au bord de la mer Noire. C'est le symbole de la trahison politique : il y a plus de 50 ans, l'Ouest a assuré sa sécurité en nous vendant à la Russie. Il est grand temps qu'il paie sa dette."
» article intégral (lien externe, polonais)
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Dziennik Gazeta Prawna - Pologne | mercredi, 29. novembre 2006
La Pologne a battu la Russie 3 à 2 lors du second tour du championnat du monde de volley-ball, mardi 28 novembre, au Japon. L'essayiste ... » suite
La Pologne a battu la Russie 3 à 2 lors du second tour du championnat du monde de volley-ball, mardi 28 novembre, au Japon. L'essayiste Maciej Rybinski se rappelle avec ironie des grandes victoires sportives contre l'Union soviétique (URSS), vécues en Pologne comme de grands moments. "En gagnant contre les Russes, les joueurs polonais nous galvanisent. Les compétitions sportives contre les Russes, qu'il s'agisse de ressortissants d'ex-URSS ou de Russes proprement dits, ont toujours eu un caractère de transcendance. Les compétitions entre Russes et Polonais représentaient, pour parodier Clausewitz, un prolongement de la politique par d'autres moyens. Au temps de la République populaire, une victoire face aux Soviétiques représentait un véritable triomphe sur l'idéologie. Aujourd'hui, à l'ère de la liberté et de l'économie de marché, c'est une victoire sur Gazprom."
» article intégral (lien externe, polonais)
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Lietuvos rytas - Lituanie | jeudi, 21. septembre 2006
A l'occasion du 67e anniversaire de l'invasion de la partie orientale de la Pologne par l'armée rouge, Jacekas Komaras rappelle que l'interprétation des événements du ... » suite
A l'occasion du 67e anniversaire de l'invasion de la partie orientale de la Pologne par l'armée rouge, Jacekas Komaras rappelle que l'interprétation des événements du 17 septembre 1939 diffère encore aujourd'hui dans les pays d'Europe de l'Est. Les clauses secrètes du pacte germano-soviétique entre Hitler et Staline prévoyaient la division de l'Europe de l'Est en sphères d'influence. Après la guerre, une grande partie de la Pologne orientale est revenue à l'Union soviétique et appartient encore aujourd'hui à la Biélorussie. "Cette date plaît au dictateur biélorusse Loukachenko, qui a décidé d'en faire un jour férié pour commémorer la libération de la partie occidentale du pays de l'emprise polonaise. Les villes de Grodno ou Minsk ont même leur 'rue du 17 septembre'. Pour les Polonais, en revanche, cette date a fait l'effet d'un coup de poignard dans le dos, et pour la Lituanie, elle a marqué la fin de l'indépendance (...). Si l'esprit de nombreux Lituaniens est encore hanté par les stéréotypes soviétiques, nous pouvons au moins espérer que nos enfants apprennent la vérité sur le mois de septembre 1939. En Russie, en revanche, il y a peu de chance pour que l'enseignement de cette période soit modifié dans les dix ou vingt années à venir".
» article intégral (lien externe, lituanien)
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Rzeczpospolita - Pologne | mercredi, 21. juin 2006
Pawel Reszka commente un sondage russe réalisé par l'institut de sociologie indépendant Levada, selon lequel 7 % des Russes considèrent la Pologne comme un pays ennemi, au même titre que la Lettonie, la Géorgie, la Lituanie et les Etats-Unis. Au nombre des pays amis figurent la Biélorussie, le Kazakhstan et la Chine. Pawel Reszka cite Boris Timochenko, de la 'Fondation moscovite pour la protection de la Glasnost [transparence]' : » suite
Pawel Reszka commente un sondage russe réalisé par l'institut de sociologie indépendant Levada, selon lequel 7 % des Russes considèrent la Pologne comme un pays ennemi, au même titre que la Lettonie, la Géorgie, la Lituanie et les Etats-Unis. Au nombre des pays amis figurent la Biélorussie, le Kazakhstan et la Chine. Pawel Reszka cite Boris Timochenko, de la 'Fondation moscovite pour la protection de la Glasnost [transparence]' : "Les résultats du sondage n'ont rien d'étonnant. Ils reflètent la propagande officielle. Les Russes ne comprennent pas que les Etats baltes et la Pologne puissent comparer l'occupation soviétique à l'occupation nazie. Ils attendent toujours que le débat sur l'Histoire se termine par un 'merci de nous avoir libérés'. Le choix des trois pays 'amis', en revanche, témoigne d'une 'Loukachenkoïsation' [du nom du président biélorusse Alexandre Loukachenko] de la Russie."
» article intégral (lien externe, polonais)
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