Liberté pour l'histoire ?
La proposition de la ministre allemande de la Justice de criminaliser la négation de l'Holocauste à l'échelle de l'UE se heurte au scepticisme de maints journalistes et historiens. La lutte contre le négationnisme doit-elle avoir lieu sur le terrain scientifique et journalistique, ou s'appuyer sur des dispositions juridiques ?
L'initiative allemande
Delfi - Lettonie | vendredi, 12. janvier 2007
Bens Latkovskis soutient l'initiative allemande visant à interdire le négationnisme dans toute l'Union européenne. "En Lettonie, on pourrait voter une telle loi sans se faire ... » suite
Bens Latkovskis soutient l'initiative allemande visant à interdire le négationnisme dans toute l'Union européenne. "En Lettonie, on pourrait voter une telle loi sans se faire trop de soucis sur les conséquences pratiques. Jusqu'à maintenant, aucune personne à peu près sérieuse n'a remis en question le génocide des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Mais un tel projet de loi va lancer à coup sûr un débat sur le cadre de la démocratie. (...) Et si nos 'amis' occidentaux veulent nous amener sur ce terrain, pourquoi ne pas faire d'une pierre deux coups, et interdire par exemple toute contestation de l'occupation soviétique ? Nous mettrions ainsi fin à ce maudit débat sur la réalité de l'occupation de la Lettonie en 1940."
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El País - Espagne | mercredi, 17. janvier 2007
L'Allemagne, qui assure actuellement la présidence tournante de l'UE, a annoncé un projet de texte visant à interdire, et à sanctionner, le racisme et la ... » suite
L'Allemagne, qui assure actuellement la présidence tournante de l'UE, a annoncé un projet de texte visant à interdire, et à sanctionner, le racisme et la xénophobie. Le quotidien met en cause l'efficacité d'une telle loi dont l'un des buts serait de lutter contre le négation de l'Holocauste. "On peut douter du fait qu'une interdiction dictée par une loi soit le meilleur moyen de combattre cela. Elle contribuerait d'un côté à soulever des problèmes complexes liés aux initiatives visant à réglementer les délits d'opinion, et suggérerait d'autre part que les pouvoirs publics sont chargés d'écrire l'Histoire. (...) Le mensonge est toujours condamnable, d'autant plus lorsqu'il répond à des intérêts ou objectifs inavouables. Mais on n'aboutit pas forcément au triomphe de la vérité en le convertissant en un délit. Cela peut même, dans certains cas, menacer la liberté, ce qui peut alors finir par nuire à la vérité."
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La Repubblica - Italie | mardi, 23. janvier 2007
La ministre de la Justice allemande Brigitte Zypries, soutenue par Franco Frattini, commissaire européen à la Justice, a proposé que tous les Etats de l'Union européenne criminalisent ... » suite
La ministre de la Justice allemande Brigitte Zypries, soutenue par Franco Frattini, commissaire européen à la Justice, a proposé que tous les Etats de l'Union européenne criminalisent la négation de la Shoah. Le quotidien italien reprend un commentaire de l'historien et chroniqueur britannique Timothy Garton Ash publié dans le Guardian. Garton Ash estime que ce serait une grave erreur et souhaite que les autres pays de l'Union disent non à cette proposition. "Que les choses soient claires, l'Holocauste nazi a été unique. S'assurer que cela ne recommencera jamais en Europe (ou ailleurs dans le monde) devrait être l'un des objectifs fondamentaux de l'Union (...). Mais la route vers l'enfer est pavée de bonnes intentions. Et cette proposition est insensée. Si elle est acceptée, cette loi mettrait un terme à la liberté d'expression (...). La liberté d'expression est l'oxygène qui soutient les autres libertés. Il faut donc avoir de très bonnes raisons pour la restreindre à l'aide d'une loi".
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Négationnisme en général
La Libre Belgique - Belgique | mardi, 2. mai 2006
François de Smet, vice-président du Mouvement contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie (MRAX) basé à Bruxelles, estime que le négationnisme est l'une des pires formes du racisme. "Un génocide n'est pas un massacre comme un autre, parce qu'il relève de la planification d'une politique d'extermination délibérée d'un peuple, et est donc toujours basé sur une idéologie xénophobe. Il n'y a pas de lutte contre le racisme sans rappel constant de ce à quoi il mène dans sa phase terminale: » suite
François de Smet, vice-président du Mouvement contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie (MRAX) basé à Bruxelles, estime que le négationnisme est l'une des pires formes du racisme. "Un génocide n'est pas un massacre comme un autre, parce qu'il relève de la planification d'une politique d'extermination délibérée d'un peuple, et est donc toujours basé sur une idéologie xénophobe. Il n'y a pas de lutte contre le racisme sans rappel constant de ce à quoi il mène dans sa phase terminale: l'annihilation physique de l'autre en tant qu'autre. C'est pour cette raison que le négationnisme est une restriction légitime de la liberté d'expression: permettre, demain, qu'on puisse librement approuver ou nier l'existence des génocides des Juifs, des Tutsis et des Arméniens contribue inévitablement à légitimer, indirectement, l'idéologie qui a permis ces massacres."
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Procès Irving à Vienne
Kristeligt Dagblad - Danemark | lundi, 16. janvier 2006
Le mois prochain s'ouvrira en Autriche le procès du révisionniste britannique David Irving, qui encourt une peine de dix ans de prison pour avoir nié ... » suite
Le mois prochain s'ouvrira en Autriche le procès du révisionniste britannique David Irving, qui encourt une peine de dix ans de prison pour avoir nié l'existence de l'holocauste. Le responsable des pages culturelles du journal, Michael Bach Henriksen, estime qu'il serait juste de l'acquitter au nom de la liberté d'expression. "Les similitudes avec un autre procès qui se déroule actuellement, celui d'Orhan Pamuk en Turquie, sont évidentes. Comme Irving, Pamuk encourt la prison pour des propos jugés interdits par l'Etat - dans son cas, concernant les Arméniens. Officiellement, les Turcs ne se sont rendus coupables d'aucun génocide pendant la première guerre mondiale - dans lequel jusqu'à un million d'Arméniens auraient perdu la vie. Pamuk a mis en doute cette version officielle de l'histoire, estimant qu'il s'agit d'un génocide. Comme Pamuk, Irving a le droit de braver l'historiographie officielle. Peu importe que ses allégations soient erronées et infondées, il a le droit de les exprimer. En jetant les révisionnistes en prison, on fait d'eux des martyrs aux yeux des groupes extrémistes."
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The Times - Royaume-Uni | vendredi, 20. janvier 2006
Le chroniqueur Ben Macintyre appelle l'Autriche à libérer l'historien révisionniste britannique David Irving de la prison où il est retenu depuis son arrestation en novembre, pour ... » suite
Le chroniqueur Ben Macintyre appelle l'Autriche à libérer l'historien révisionniste britannique David Irving de la prison où il est retenu depuis son arrestation en novembre, pour avoir nié l'Holocauste. "Le procès d'Irving, qui doit commencer le mois prochain, risque de le tirer de l'oubli intellectuel qu'il mérite, lui et ses opinions. Avant que la police autrichienne ne l'arrête, il n'était qu'un universitaire marginal s'adressant à un groupe de fanatiques d'extrême-droite coiffés de chapeaux ridicules dans un sous-sol de Vienne. Maintenant il y a un vrai risque qu'il ne devienne un martyr pour l'extrême-droite. (...) Relâchez Irving. Il est juste un tout petit point très éloigné du débat rationnel, et qui a attiré une attention injustifiée. Il a le droit d'avoir tort ; et une fois qu'il sera libre, nous pourrons tous exercer notre droit inaliénable de l'ignorer."
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À la une de mardi, 21. février 2006
L'historien britannique David Irving a été condamné lundi 20 février à Vienne à trois ans de prison ferme pour avoir nié l'existence de l'Holocauste dans ... » suite
L'historien britannique David Irving a été condamné lundi 20 février à Vienne à trois ans de prison ferme pour avoir nié l'existence de l'Holocauste dans une interview et lors de plusieurs conférences qu'il avait données en Autriche en 1989. Un mandat d'arrêt pesait depuis contre lui et il a été arrêté en novembre dernier sur le sol autrichien. Il a plaidé coupable devant le tribunal chargé de le juger, en affirmant qu'il reconnaissait désormais l'existence des chambres à gaz.
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Der Standard - Autriche | jeudi, 21. décembre 2006
La condamnation à une peine de prison ferme de l'historien britannique David Irving pour négation de l'Holocauste a été commuée en peine avec sursis devant ... » suite
La condamnation à une peine de prison ferme de l'historien britannique David Irving pour négation de l'Holocauste a été commuée en peine avec sursis devant une cour d'appel autrichienne. David Irving est donc libre et souhaite rentrer en Grande-Bretagne. Michael Simoner conteste cet arrêt, car, après le jugement de première instance, l'historien avait réaffirmé douter de l'existence d'un génocide organisé des juifs sous le troisième Reich. "Peut-être devrions-nous nous réjouir de voir partir une icône du négationnisme. Mais ce revirement surprenant et controversé laisse un goût amer. La loi sur l'interdiction du négationnisme en Autriche risque d'être affaiblie par des jugements aussi timides. Le salut hitlérien et le Horst-Wessel-Lied (hymne nazi) ne sont déjà considérés que comme de simples incartades. A l'avenir, le négationnisme sera de plus en plus difficile à combattre en Autriche".
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France
Neue Zürcher Zeitung - Suisse | vendredi, 16. décembre 2005
Marc Zitzmann évoque la pétition lancée par un groupe d'historiens français, dont Jean-Pierre Azéma, Pierre Nora, Pierre Vidal-Naquet et Michel Winock. Ils demandent le retrait de la loi qui prévoit d'inclure dans l'enseignement scolaire les aspects positifs du colonialisme, ainsi que l'abrogation de trois autres textes: » suite
Marc Zitzmann évoque la pétition lancée par un groupe d'historiens français, dont Jean-Pierre Azéma, Pierre Nora, Pierre Vidal-Naquet et Michel Winock. Ils demandent le retrait de la loi qui prévoit d'inclure dans l'enseignement scolaire les aspects positifs du colonialisme, ainsi que l'abrogation de trois autres textes: "Chacun d'eux présente une approche particulière d'un événement historique: la poursuite pénale de la négation de la Shoah, la reconnaissance du génocide arménien, la classification de l'esclavage et de la traite des Noirs dans la catégorie des crimes contre l'humanité. L'appel explique que l'histoire n'est ni une religion aux dogmes irréfutables, ni une morale qui exalte ou condamne, ni un objet juridique."
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Le Figaro - France | jeudi, 22. décembre 2005
"Plus de deux mois après le début de la polémique sur les effets 'positifs' de la colonisation et le malaise officiel à l'égard du bicentenaire ... » suite
"Plus de deux mois après le début de la polémique sur les effets 'positifs' de la colonisation et le malaise officiel à l'égard du bicentenaire d'Austerlitz, une vingtaine des plus grands historiens français ont décidé de briser le silence", commente Jacques de Saint-Victor en faisant référence à la pétition Liberté pour l'histoire ! "Cette prise de position témoigne d'un réel malaise qui couve dans la communauté historique depuis quelques années. Animé des meilleures intentions du monde, le législateur français a pris en effet le goût de légiférer dans le domaine historique". Pour le journaliste, "la mémoire devient de plus en plus revendicatrice, procédurière, voire haineuse. Rien n'est plus malsain, car si nul n'est responsable de ses ancêtres, il est en revanche comptable du degré de haine qu'il transmet aux générations à venir".
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Le Monde - France | jeudi, 18. mai 2006
Le Parlement français doit examiner jeudi 18 mai une proposition de loi condamnant la négation du génocide arménien de 1915. Dans un entretien avec Sophie ... » suite
Le Parlement français doit examiner jeudi 18 mai une proposition de loi condamnant la négation du génocide arménien de 1915. Dans un entretien avec Sophie Shihab, Halil Berktay, le premier historien turc à avoir reconnu dans son pays la réalité de ce génocide, estime que l'adoption d'une telle loi serait contre-productive. "Toute solution durable de cette question suppose une démocratisation de la Turquie. Le déni de la réalité est un problème qui fait partie de la tragédie de la société turque. Il doit être surmonté en Turquie. (...) La politique n'a pas à dicter les savoirs. L'expérience du XXe siècle devrait suffire à s'en convaincre. Il faut des débats ouverts, libres, forcément lents. (...) On peut craindre que le Parlement turc n'adopte une contre-loi, criminalisant la reconnaissance du génocide. Il y a en ce moment une forte vague nationaliste, anti-européenne, en Turquie. Ces forces seraient ravies de voir l'Europe refuser l'adhésion de la Turquie".
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Le Jeudi - Luxembourg | vendredi, 20. octobre 2006
L'écrivain luxembourgeois Jean Portante revient sur l'adoption en France d'une loi qui condamne la négation du génocide arménien. "La situation ressemble étrangement à celle autour ... » suite
L'écrivain luxembourgeois Jean Portante revient sur l'adoption en France d'une loi qui condamne la négation du génocide arménien. "La situation ressemble étrangement à celle autour du débat des bienfaits de la colonisation française. Bien des voix s'étaient élevées en France pour condamner le monde politique accusé de vouloir réécrire l'histoire française par la loi, alors qu'une telle tâche serait l'apanage des historiens. (...) C'est un peu le sentiment qui s'est répandu la semaine dernière en Turquie, où les intellectuels sont loin d'être victime d'une pensée unique en la matière. Petit à petit, des historiens et des écrivains de renom, tentent de convaincre le pays qu'il aurait tout à gagner s'il levait le voile sur une page noire de son histoire qui s'est produite juste avant la naissance de la République. L'initiative des parlementaires français les gêne, dans la mesure où la réflexion risque de céder la place aux émotions plutôt qu'à la raison."
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Italie
Corriere della Sera - Italie | mardi, 23. janvier 2007
Clemente Mastella, ministre italien de la Justice, a annoncé la semaine dernière le dépôt d'un projet de loi visant à faire du négationnisme un délit en Italie. ... » suite
Clemente Mastella, ministre italien de la Justice, a annoncé la semaine dernière le dépôt d'un projet de loi visant à faire du négationnisme un délit en Italie. Cent cinquante intellectuels de droite et de gauche ont signé une pétition pour s'opposer à cette idée. Le journaliste et écrivain italien Dario Fertilio revient sur ce débat, estimant que la vérité historique ne se décide pas avec une loi. "'Vérité historique d'Etat', cette définition sèche et brutale va droit au coeur du ministre de la Justice Clemente Mastella et de son idée de loi pour punir ceux qui nient l'Holocauste (...). La voie que le ministre et le gouvernement Prodi ont l'intention de suivre est certes pavée de bonnes intentions mais elle conduit à l'enfer. C'est une chose de condamner les thèses négationnistes qui incitent à la violence et à la haine raciale. Cela en est une autre d'aller au-delà des lois qui existent déjà et qui suffisent pour poursuivre les comportements criminels".
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La Repubblica - Italie | mardi, 30. janvier 2007
L'historien et écrivain Agostino Giovagnoli revient sur la proposition faite par le ministre de la Justice Clemente Mastella d'une loi qui permettrait de poursuivre les ... » suite
L'historien et écrivain Agostino Giovagnoli revient sur la proposition faite par le ministre de la Justice Clemente Mastella d'une loi qui permettrait de poursuivre les négationnistes. "Ces derniers jours, cent-cinquante historiens se sont mis d'accord pour refuser l'adoption d'une sanction juridique contre le négationnisme. On ne peut pas ne pas comparer cette proposition de loi au texte contre le racisme qui vient d'être approuvé à l'unanimité par le dernier Conseil des ministres. C'est au nom de la liberté d'opinion que les historiens ont refusé ce texte (...). Or, la distinction entre négationnisme et antisémitisme difficile en théorie, est dans la pratique quasiment impossible. La question ne concerne plus la liberté d'opinion, mais la façon la mieux adaptée de contrecarrer l'antisémitisme".
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Négationnisme et Islam
Neue Zürcher Zeitung - Suisse | jeudi, 19. janvier 2006
Ces derniers temps, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a exprimé publiquement, à plusieurs reprises, des doutes sur l'existence de l'Holocauste. Des propos en partie partagés ... » suite
Ces derniers temps, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a exprimé publiquement, à plusieurs reprises, des doutes sur l'existence de l'Holocauste. Des propos en partie partagés par le monde arabe, écrit le critique littéraire Fakhri Saleh. La plupart des révisionnistes arabes ont adopté les thèses "d'auteurs occidentaux comme Roger Garaudy, David Irving et Robert Faurisson. Toutefois, il se trouve également des historiens arabes qui s'intéressent aux travaux des occidentaux sur l'Holocauste (...). Bien sûr, un observateur objectif ne pourra pas faire abstraction du lien qui existe entre la souffrance des Palestiniens et la négation presque automatique de l'Holocauste dans le monde arabe. Ni les arabes, ni les Palestiniens, n'ont le droit de fermer les yeux sur l'extermination des juifs. Il serait d'ailleurs parfaitement plausible qu'une solution pacifique, avec l'évacuation des zones occupées en Cisjordanie et la création d'un Etat palestinien viable, puisse modifier le point de vue des responsables politiques, des intellectuels et des médias arabes sur l'Holocauste".
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Langue originale Allemand
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