L'autocritique, une capacité européenne
Fêtes populaires, conférences et une déclaration de Berlin – voilà comment l'Union européenne fait du 50ème anniversaire du traité de Rome un véritable jubilé. Les citoyens des 27 Etats membres s'identifient-ils pour autant avec l'Union européenne actuelle ?
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À la une de vendredi, 16. mars 2007
L'Europe fêtera le 25 mars prochain l'anniversaire de la signature du Traité de Rome, acte fondateur de l'Union européenne. Alors que les commémorations se préparent, ... » suite
L'Europe fêtera le 25 mars prochain l'anniversaire de la signature du Traité de Rome, acte fondateur de l'Union européenne. Alors que les commémorations se préparent, la presse dresse le bilan de 50 ans d'Europe.
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À la une de mardi, 9. mai 2006
De nombreux journaux profitent de la journée de l'Europe célébrée le 9 mai pour publier des commentaires et des analyses sur l'avenir de l'Union européenne, en évoquant notamment la crise ... » suite
De nombreux journaux profitent de la journée de l'Europe célébrée le 9 mai pour publier des commentaires et des analyses sur l'avenir de l'Union européenne, en évoquant notamment la crise d'identité que provoque le processus d'élargissement.
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L'Anniversaire de l'UE
The Independent - Royaume-Uni | mercredi, 21. mars 2007
Le quotidien britannique affiche en couverture une liste de '50 raisons d'aimer l'Europe' et détaille dans un éditorial les raisons de célébrer le 50e anniversaire ... » suite
Le quotidien britannique affiche en couverture une liste de '50 raisons d'aimer l'Europe' et détaille dans un éditorial les raisons de célébrer le 50e anniversaire du Traité de Rome. "C'est une coïncidence heureuse que cet anniversaire tombe au milieu de la présidence allemande [de l'UE]. Quelle preuve plus évidente pourrait-il y avoir de la réussite de l'UE que la tenue de festivités sous la porte de Brandebourg durant toute la nuit ? Le symbole de la division de l'Europe de l'après-guerre est maintenant devenu un symbole de son unité. (...) Durant ces 50 ans, l'UE a fait plus preuve de cohésion que de division, parfois à sa propre surprise. Et elle est devenue un modèle d'association internationale admiré à travers le monde. Vu de l'intérieur, elle peut sembler manquer d'efficacité, de démocratie et d'une raison d'être commune. Mais notre introspection critique nous cache trop souvent ses mérites. Le meilleur témoignage en faveur de l'UE cinquantenaire est la file d'attente de pays qui voudraient la rejoindre."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Dagens Nyheter - Suède | mercredi, 14. mars 2007
Le journal profite de l'anniversaire du Traité de Rome, qui fêtera ses 50 ans le 25 mars prochain, pour analyser l'état de l'Europe. Il voit ... » suite
Le journal profite de l'anniversaire du Traité de Rome, qui fêtera ses 50 ans le 25 mars prochain, pour analyser l'état de l'Europe. Il voit d'un oeil critique l'accomplissement des critères définis par l'historien britannique Timothy Garton Ash, à savoir la liberté, la paix, la loi, la prospérité, la diversité et la solidarité. "La corruption met un frein à la liberté, surtout dans les nouveaux pays membres d'Europe de l'Est. L'UE souffre également de carences démocratiques. Si la paix semble assurée, la Russie fait cependant remonter de vieux souvenirs à la surface. Lorsque la guerre des Balkans a débuté, les Etats-Unis ont dû voler au secours de l'UE qui n'était pas suffisamment forte. L'Europe est certes prospère, mais les richesses sont mal réparties. La diversité est une faiblesse politique et en même temps une force culturelle. La solidarité a certes conduit à l'élargissement de l'UE, mais l'Europe est également le fief des hypocrites. Le libre-échange règne en son sein, mais à l'extérieur les hommes et les marchandises sont tenus à l'écart."
» article intégral (lien externe, suédois)
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Népszabadság - Hongrie | mardi, 13. juin 2006
"En 2007, le Traité de Rome aura 50 ans. Pour son anniversaire, Bruxelles tentera de faire oublier le fiasco du processus d'intégration par une grande ... » suite
"En 2007, le Traité de Rome aura 50 ans. Pour son anniversaire, Bruxelles tentera de faire oublier le fiasco du processus d'intégration par une grande fête", écrit Laszlo Szöcs, correspondant du journal à Bruxelles. "C'est avec un léger surpoids (peut-être bientôt 27 pays membres), des jambes en coton et des objectifs revus à la baisse (après l'impasse de la Constitution européenne)" que Bruxelles se prépare à fêter cet anniversaire. Le projet de soirée festive fondée sur le modèle de l'Eurovision est controversé. "Combien cela va-t-il coûter ? Que diront les Européens lorsqu'ils verront le montant de la facture ? Et puis, y a-t-il vraiment quelque chose à fêter ? 'Nous voulons montrer que l'UE sait danser', annoncent maladroitement les défenseurs du projet. Ces festivités programmées et imposées rappellent à certains diplomates européens, qui ne souhaitent pas être nommés dans l'article, les grandes fêtes du socialisme d'Etat".
» article intégral (lien externe, hongrois)
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Un livre d'histoire européen
Delo - Slovénie | mardi, 20. mars 2007
Andreja Valic Zupan, présidente de l'association slovène des professeurs d'histoire, voit d'un oeil critique l'idée d'un manuel d'histoire européen. "Autrefois, l'historiographie visait souvent à diffuser ... » suite
Andreja Valic Zupan, présidente de l'association slovène des professeurs d'histoire, voit d'un oeil critique l'idée d'un manuel d'histoire européen. "Autrefois, l'historiographie visait souvent à diffuser des émotions nationalistes ou à renforcer le sentiment de supériorité raciste, religieuse ou culturelle, voire à inciter à la haine ou à la violence. Aujourd'hui, elle repose sur un appareil scientifique rigoureux. Mais les événements historiques n'ont rien d'objectif. Chaque nouvelle génération les voit à travers le prisme de sa propre culture, de ses valeurs et de ses conceptions. Toutefois, dans la plupart des systèmes éducatifs européens, il y a bien longtemps que l'histoire ne joue plus un rôle clé pour créer une nouvelle société."
» article intégral (lien externe, slovène)
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Pravda - Slovaquie | mercredi, 28. février 2007
L'Allemagne, qui préside actuellement l'UE, envisage de suggérer l'élaboration d'un manuel d'histoire européen lors de la conférence des ministres de l'Education qui se tiendra cette semaine. Marius Kopcsay, ... » suite
L'Allemagne, qui préside actuellement l'UE, envisage de suggérer l'élaboration d'un manuel d'histoire européen lors de la conférence des ministres de l'Education qui se tiendra cette semaine. Marius Kopcsay, qui se souvient des efforts déployés en ce sens par la Slovaquie et la Hongrie pendant plusieurs années, exprime de sérieuses réserves. "Chaque peuple a sa propre vision de l'histoire. A certains égards, elle est diamétralement opposée à celle des autres. En Hongrie, le Traité de Trianon (qui lui a fait perdre une bonne partie de son territoire) est interprété comme un décision qui a injustement amputé la patrie florissante. En Slovaquie, en revanche, on souligne les millénaires de servitude (sous le joug la Hongrie) qui auraient empêché les Slovaques de réaliser quoi que ce soit de significatif. (...) On peut aujourd'hui en débattre, comprendre l'autre partie et admettre que des événements historiques puissent être interprétés différemment. (...) Un grand pas en avant serait déjà fait si cette prise de conscience était mise à profit pour améliorer les manuels scolaires dans chaque pays."
» article intégral (lien externe, slovaque)
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Postimees - Estonie | mercredi, 7. mars 2007
Annette Schavan, ministre allemande de l'Education, a récemment proposé la rédaction d'un manuel d'histoire européen. Pour Erkki Bahovski, cette idée est bonne, mais irréaliste. "Le principal problème réside dans le fait que l'ancienne et la nouvelle Europe ont une vision totalement différente de la Seconde Guerre mondiale. Dans les pays d'Europe de l'Ouest, on écrira que le débarquement a marqué un grand tournant. Mais on oubliera de dire qu'un nombre infiniment plus grand d'hommes se sont battus sur le front de l'Est - et qu'il y a eu bien plus de victimes. (...) Autre point important : » suite
Annette Schavan, ministre allemande de l'Education, a récemment proposé la rédaction d'un manuel d'histoire européen. Pour Erkki Bahovski, cette idée est bonne, mais irréaliste. "Le principal problème réside dans le fait que l'ancienne et la nouvelle Europe ont une vision totalement différente de la Seconde Guerre mondiale. Dans les pays d'Europe de l'Ouest, on écrira que le débarquement a marqué un grand tournant. Mais on oubliera de dire qu'un nombre infiniment plus grand d'hommes se sont battus sur le front de l'Est - et qu'il y a eu bien plus de victimes. (...) Autre point important : qui écrira ce livre ? Il est utopique de penser que les 27 membres puissent se mettre d'accord sur un livre d'histoire tant que les divergences d'opinion seront aussi profondes. Et celles-ci n'existent pas seulement entre les Etats, mais également entre notre propre minorité russe et les Estoniens, qui ont une vision tout à fait divergente de l'histoire. Et qu'en est-il des Basques, des Catalans ou des minorités hongroises d'Europe de l'Est ?"
» article intégral (lien externe, estonien)
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Diena - Lettonie | jeudi, 8. juin 2006
Selon l'ancienne ministre lettonne des Affaires étrangères, Sandra Kalniete, l'Europe devrait avoir une vision commune de son histoire. A l'occasion du salon du livre de ... » suite
Selon l'ancienne ministre lettonne des Affaires étrangères, Sandra Kalniete, l'Europe devrait avoir une vision commune de son histoire. A l'occasion du salon du livre de Leipzig, en 2004, elle avait suscité une vague d'indignation en comparant les crimes du nazisme à ceux du communisme. "Mon objectif n'était pas de minimiser les crimes du nazisme. Non, le nazisme était criminel et restera toujours synonyme de crimes odieux dans les mémoires. Mon but était simplement d'attirer l'attention des Européens sur un autre régime totalitaire et criminel, qui lui aussi ne punissait pas les individus pour leurs actes, mais pour leur simple existence. Le salon du livre de Leipzig a très bien illustré les différentes manières - parfois conflictuelles - dont l'Europe de l'Ouest et l'Europe de l'Est appréhendent l'histoire de notre continent au XXe siècle (...). Après l'unification politique de l'Europe, il est important de dire les choses ouvertement et d'écouter attentivement les autres".
» article intégral (lien externe, letton)
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L'identité européenne
Prospect - Royaume-Uni | mardi, 30. janvier 2007
L'historien et journaliste britannique Timothy Garton Ash estime que l'UE a perdu "le fil de son récit" et doit "trouver un nouveau ton". "Je suggère que six fils soient entrelacés pour raconter notre nouvelle histoire, chacun représentant un objectif commun à l'Europe. La liberté, la paix, la loi, la prospérité, la diversité et la solidarité sont ces six fils." Garton Ash les situe chacun dans un contexte historique particulier avant de conclure : » suite
L'historien et journaliste britannique Timothy Garton Ash estime que l'UE a perdu "le fil de son récit" et doit "trouver un nouveau ton". "Je suggère que six fils soient entrelacés pour raconter notre nouvelle histoire, chacun représentant un objectif commun à l'Europe. La liberté, la paix, la loi, la prospérité, la diversité et la solidarité sont ces six fils." Garton Ash les situe chacun dans un contexte historique particulier avant de conclure : "Tissés ensemble, les six fils constitueront un tout représentant ce que nous avons en commun et notre vision commune du chemin que nous voulons suivre. Ils seront chacun plus évocateurs pour certains groupes de gens. Pour moi, les histoires les plus inspirantes sont liées à la liberté et à la diversité. Je reconnais la valeur des autres dans ma tête, mais ces deux-là font battre mon coeur. Ils sont la raison pour laquelle je peux dire sans exagérer que j'aime l'Europe."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Neue Zürcher Zeitung - Suisse | mercredi, 7. mars 2007
L'historien suisse Georg Kreis, enseignant à l'Institut européen de l'université de Bâle, rappelle que quatre des six pays signataires en 1957 du Traité de Rome, ... » suite
L'historien suisse Georg Kreis, enseignant à l'Institut européen de l'université de Bâle, rappelle que quatre des six pays signataires en 1957 du Traité de Rome, texte fondateur de la construction européenne, étaient encore des puissances coloniales à l'époque. La France a notamment veillé à ce que ses territoires coloniaux soient inclus dans le Traité. "La France cherchait-elle a perpétuer tranquillement son empire colonial ou à le liquider secrètement ? A long terme, elle visait certainement la première option, mais à moyen terme, c'est la seconde qui s'est réalisée. Le colonialisme national s'est directement transformé en colonialisme supranational. Dans l'intérêt de la France, ses partenaires européens ont acheté davantage de biens en provenance des colonies en les payant à des prix bien supérieurs aux prix du marché mondial. En outre, ils ont dû cofinancer les crédits accordés aux colonies, et cela n'avait rien à voir avec de l'altruisme. Il a fallu renoncer en apparence au colonialisme, afin de ne pas devoir l'abandonner complètement."
» page d'accueil (lien externe, Neue Zürcher Zeitung)
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Foreign Policy Edición Española - Espagne | vendredi, 9. février 2007
Alors que l'UE s'apprête à célébrer le 50e anniversaire de la signature du traité de Rome, le politologue espagnol José Ignacio Torreblanca se demande si la construction européenne serait réalisée sur le même schéma aujourd'hui. "Si nous pouvions tout reprendre depuis le début, nous commencerions l'Europe en définissant les objectifs, et non les moyens. C'est-à-dire que nous nous demanderions d'abord ce que nous voulons faire (les décisions politiques), ensuite, comment nous voulons qu'elles soient prises (les institutions), et, enfin, comment les financer (les impôts). On identifierait donc en premier lieu les priorités et les buts. Ils seraient ensuite soumis à la discussion publique et aux Parlements nationaux à qui on demanderait alors de rédiger un texte court, clair et compréhensible listant les compétences de l'Union, les règles du jeu institutionnel et ses ressources budgétaires. On éviterait ainsi le piège actuel : » suite
Alors que l'UE s'apprête à célébrer le 50e anniversaire de la signature du traité de Rome, le politologue espagnol José Ignacio Torreblanca se demande si la construction européenne serait réalisée sur le même schéma aujourd'hui. "Si nous pouvions tout reprendre depuis le début, nous commencerions l'Europe en définissant les objectifs, et non les moyens. C'est-à-dire que nous nous demanderions d'abord ce que nous voulons faire (les décisions politiques), ensuite, comment nous voulons qu'elles soient prises (les institutions), et, enfin, comment les financer (les impôts). On identifierait donc en premier lieu les priorités et les buts. Ils seraient ensuite soumis à la discussion publique et aux Parlements nationaux à qui on demanderait alors de rédiger un texte court, clair et compréhensible listant les compétences de l'Union, les règles du jeu institutionnel et ses ressources budgétaires. On éviterait ainsi le piège actuel : nous savons ce que nous voulons mais ne pouvons pas le faire en raison du manque d'institutions adéquates et de ressources budgétaires insuffisantes. Ferions-nous à nouveau l'Europe ? Oui, mais à l'envers."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Die Zeit - Allemagne | jeudi, 8. février 2007
Ce n'est qu'une fois en Amérique latine que l'écrivain et essayiste autrichien Robert Menasse s'est aperçu qu'il était européen. "Ma première expérience de 'l'Europe' a donc été la suivante : » suite
Ce n'est qu'une fois en Amérique latine que l'écrivain et essayiste autrichien Robert Menasse s'est aperçu qu'il était européen. "Ma première expérience de 'l'Europe' a donc été la suivante : je suis devenu européen lorsque je suis parti vivre sur un autre continent. J'ai apprécié à la fois cette nouvelle identité, et la distance qui m'en séparait." Il juge remarquable la capacité européenne à l'autocritique. "Dès que l'Europe met en avant ses intérêts, on lui reproche son 'eurocentrisme'. On n'a eu de cesse de nous empêcher d'être 'eurocentristes'. Il ne vient à l'idée d'aucun Américain, Asiatique, etc. de s'autofustiger lorsqu'il fait part au monde de son point de vue et de ses intérêts. Je n'ai encore jamais entendu en Amérique le terme d''Américanocentrisme'. Je trouve cette capacité historique de l'Europe à s'autocritiquer très positive, mais je la désapprouve étant donné l'état actuel du monde."
» page d'accueil (lien externe, Die Zeit)
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Prospect - Royaume-Uni | mercredi, 31. janvier 2007
Francis Fukuyama, professeur de sciences politiques et d'économie, souligne la "faiblesse des identités collectives" des sociétés modernes face "à des gens qui sont davantage sûrs ... » suite
Francis Fukuyama, professeur de sciences politiques et d'économie, souligne la "faiblesse des identités collectives" des sociétés modernes face "à des gens qui sont davantage sûrs de qui ils sont" comme les membres de l'extrême droite et les fondamentalistes religieux. "Le problème de l'immigration et de l'identité rejoint l'enjeu plus important de l'absence de valeurs de la post-modernité. La montée du relativisme a rendu plus difficile la formulation de valeurs positives par les peuples post-modernes et par conséquence l'adoption de croyances communes par les immigrants comme condition à leur citoyenneté. Les élites post-modernes, particulièrement en Europe, croient avoir dépassé les identités définies par la religion et la nation pour atteindre un point de vue supérieur. Mais au-delà de la célébration d'une diversité et d'une tolérance sans limite, les peuples post-modernes ont du mal à définir le bonheur qu'ils veulent partager. L'immigration nous demande de manière pressante de nous interroger sur qui nous sommes."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Der Tagesspiegel - Allemagne | mercredi, 17. janvier 2007
L'écrivain allemand d'origine bulgare Ilia Troïanov reçoit aujourd'hui le prix littéraire de Berlin. Dans un entretien avec Andreas Schäfer, il explique le succès de son livre 'Le collectionneur de mondes', qui évoque la vie de l'aventurier Richard Burton et son périple à travers l'Inde, l'Arabie et l'Afrique. Pour son auteur, l'ouvrage a touché "un nerf existentiel" : » suite
L'écrivain allemand d'origine bulgare Ilia Troïanov reçoit aujourd'hui le prix littéraire de Berlin. Dans un entretien avec Andreas Schäfer, il explique le succès de son livre 'Le collectionneur de mondes', qui évoque la vie de l'aventurier Richard Burton et son périple à travers l'Inde, l'Arabie et l'Afrique. Pour son auteur, l'ouvrage a touché "un nerf existentiel" : "La tendance actuelle consistant à présenter la différence culturelle comme un phénomène qu'il convient d'éradiquer crée un malaise chez les gens. Pourtant, cette différence est une invitation à la sincérité et à la diversité, et constitue par conséquent une source de bonheur et d'inspiration. En outre, elle est complètement naturelle. Le développement culturel est une hybridation perpétuelle. (...) Ainsi, des éléments culturels divergents ne cessent de se rassembler et de se mélanger. Voilà comment naît la culture. Ce que nous appelons la tradition est une hybridation tombée aux oubliettes. Nous oublions souvent que ceux que nous prenons pour modèle ne sont pas issus du centre, mais de la périphérie. Je pense à Kafka, Celan ou Canetti."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne | lundi, 15. janvier 2007
Le juriste allemand Josef Isensee constate dans un essai que l'UE demeure une alliance de circonstances malgré son ardent désir d'identité commune. "L'UE, c'est une ... » suite
Le juriste allemand Josef Isensee constate dans un essai que l'UE demeure une alliance de circonstances malgré son ardent désir d'identité commune. "L'UE, c'est une ode à la distance en dépit de sa volonté de se rapprocher des citoyens ! L'éloignement des citoyens, qui est caractéristique d'un système décisionnel gouvernemental supranational, a plus d'importance qu'on ne le croit. C'est tout simplement le secret de la réussite de l'Europe organisée. Car les organes de l'Union imposent plus facilement l'économie de marché avec ses rigueurs à court et moyen termes que les gouvernements et les parlements des Etats membres, qui sont plus exposés aux critiques et aux réactions de la population et dépendent du bon vouloir des électeurs. Le succès de cette organisation en matière d'intégration est dû, en grande partie, à la politique intergouvernementale et à la bureaucratie centrale, qui, dans un souci d'efficacité, imposent des objectifs libéraux, garantissent le marché libre, encouragent la concurrence, restreignent les subventions et limitent la dette publique. Evidemment, ce n'est pas ainsi que naît la popularité. Mais doit-on aimer l'organisation européenne, si utile soit-elle ?"
» page d'accueil (lien externe, Frankfurter Allgemeine Zeitung)
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Le Soir - Belgique | mardi, 2. janvier 2007
Dans son ouvrage 'Aveuglantes Lumières', le philosophe français Régis Debray relativise certains des concepts fondateurs de la pensée européenne au XVIIIe siècle. Il explique dans un entretien avec William Bourton pour quelle raison "l'Europe est un rêve qui est en train de se dissiper. (...) Force est de constater que la capacité mobilisatrice de l'Europe est à son plus bas, de même que sa capacité d'action sur le cours des choses, économiques et politiques. Est-ce que ce rêve, rationaliste et technocratique, n'a pas été l'enfant des Lumières ? C'est une question qu'on peut se poser. Cette idée que la Raison est la faculté de l'unité, que la Raison économique et technique va anéantir les cultures nationales, que 'l'économie c'est propre, la politique c'est sale', qu'il n'y a pas de conflit insurmontable entre les nations, que l'on peut adopter une langue unique (...). Tous ces postulats oublient un fait historique, qui est que toute identité se construit 'en contre'. On se pose en s'opposant : » suite
Dans son ouvrage 'Aveuglantes Lumières', le philosophe français Régis Debray relativise certains des concepts fondateurs de la pensée européenne au XVIIIe siècle. Il explique dans un entretien avec William Bourton pour quelle raison "l'Europe est un rêve qui est en train de se dissiper. (...) Force est de constater que la capacité mobilisatrice de l'Europe est à son plus bas, de même que sa capacité d'action sur le cours des choses, économiques et politiques. Est-ce que ce rêve, rationaliste et technocratique, n'a pas été l'enfant des Lumières ? C'est une question qu'on peut se poser. Cette idée que la Raison est la faculté de l'unité, que la Raison économique et technique va anéantir les cultures nationales, que 'l'économie c'est propre, la politique c'est sale', qu'il n'y a pas de conflit insurmontable entre les nations, que l'on peut adopter une langue unique (...). Tous ces postulats oublient un fait historique, qui est que toute identité se construit 'en contre'. On se pose en s'opposant : ce qui vaut pour les individus vaut pour les nations et même les fédérations."
» informations complémentaires (lien externe, français)
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Gazeta Wyborcza - Pologne | samedi, 9. décembre 2006
Le journal publie le discours prononcé par l'écrivain ukrainien Youri Androuchovitch lors d'une conférence sur les frontières de l'Europe, qui s'est tenue fin novembre à ... » suite
Le journal publie le discours prononcé par l'écrivain ukrainien Youri Androuchovitch lors d'une conférence sur les frontières de l'Europe, qui s'est tenue fin novembre à Kiev. "L'Europe est une entité à part, y compris sur le plan géographique. Il est bien difficile de dire où se trouvent ses frontières occidentales, et plus encore où sont ses frontières orientales. Les définitions contradictoires se sont multipliées récemment (...). Pour l'amour du ciel, où sont donc les frontières orientales de l'Europe ? (...) Pour répondre à cette question, on pourrait dire qu'appartiennent à l'Europe toutes les régions dont les habitants pensent y appartenir. Ou, en allant encore plus loin, toutes les régions dont les habitants se sentent Européens. L'Europe est donc un concept purement subjectif. Un Chinois de Chine ou de Singapour ne se sentira jamais européen, de même qu'un Arabe, un Indien, un Mongol ou un Iranien. En revanche, un habitant de l'Azerbaïdjan peut-être, et un Arménien sûrement".
» article intégral (lien externe, polonais)
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Merkur - Allemagne | mardi, 5. décembre 2006
Le professeur allemand Wolf Dieter Enkelmann, directeur de l'Institut de planification économique (IFW) de Munich, s'intéresse aux traits constitutifs de l'Europe. "Les Européens sont excentriques. L'histoire du monde le ... » suite
Le professeur allemand Wolf Dieter Enkelmann, directeur de l'Institut de planification économique (IFW) de Munich, s'intéresse aux traits constitutifs de l'Europe. "Les Européens sont excentriques. L'histoire du monde le démontre largement. Cependant, la plupart du temps, ils ne le remarquent pas eux-mêmes. C'est devenu pour eux une seconde nature, en particulier pour ceux qui veillent à paraître sérieux. Ils cherchent leur identité dans leurs objectifs et leur équilibre dans l'aliénation. Les gardiens de la stabilité sont différents. Les Européens flairent des opportunités là où les autres ne voient qu'un piège ou la fin des convenances. Que serait devenue l'Europe sans les mouvements migratoires, sans ses aventures et ses aventuriers, ses réfugiés et ses expulsés, ses traîtres et ses brebis égarées, sans tous ceux pour qui l'Europe était devenue insupportable ? La bougeotte est, pour ainsi dire, une invention européenne. Elle a fait de l'Europe un continent transcontinental. L'excentricité caractérise la chrétienté, mais elle est aussi inscrite dans le mythe originel dont se réclament les peuples de ce continent".
» article intégral (lien externe, allemand)
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Le Figaro - France | mardi, 14. novembre 2006
Dans un entretien réalisé par Marie-Laure Germon et Stéphane Marchand, le philosophe français Pascal Bruckner débat avec l'historien Benjamin Stora de la manière dont les pays affrontent la mémoire historique. Pour Bruckner, "il ne suffit pas de se repentir des crimes passés, il faut se sentir aussi responsable des crimes contemporains. Sur ce point, je remarque que l'Europe préfère le confort de la culpabilité aux exigences de la responsabilité vis-à-vis des atrocités contemporaines. Nous sommes, pour reprendre une distinction classique en théologie, dans la 'mauvaise conscience paisible' qui conduit à l'inaction. L'Europe ne se connaît plus d'adversaires, que des partenaires. Elle voudrait sortir de l'histoire sur la pointe des pieds. Dans la zone de tempêtes où nous nous situons, un tel comportement est suicidaire. Il faut choisir : » suite
Dans un entretien réalisé par Marie-Laure Germon et Stéphane Marchand, le philosophe français Pascal Bruckner débat avec l'historien Benjamin Stora de la manière dont les pays affrontent la mémoire historique. Pour Bruckner, "il ne suffit pas de se repentir des crimes passés, il faut se sentir aussi responsable des crimes contemporains. Sur ce point, je remarque que l'Europe préfère le confort de la culpabilité aux exigences de la responsabilité vis-à-vis des atrocités contemporaines. Nous sommes, pour reprendre une distinction classique en théologie, dans la 'mauvaise conscience paisible' qui conduit à l'inaction. L'Europe ne se connaît plus d'adversaires, que des partenaires. Elle voudrait sortir de l'histoire sur la pointe des pieds. Dans la zone de tempêtes où nous nous situons, un tel comportement est suicidaire. Il faut choisir : la pénitence ou la résistance."
» article intégral (lien externe, français)
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Kölner Stadt-Anzeiger - Allemagne | mercredi, 8. novembre 2006
Le philosophe allemand Jürgen Habermas déplore l'interruption de la construction européenne. Il adresse une réponse aux eurosceptiques qui affirment que les Etats-Unis d'Europe ne verront jamais le ... » suite
Le philosophe allemand Jürgen Habermas déplore l'interruption de la construction européenne. Il adresse une réponse aux eurosceptiques qui affirment que les Etats-Unis d'Europe ne verront jamais le jour étant donné que le peuple européen n'existe pas. "En vérité, la question est de savoir si un élargissement de la solidarité à toute l'Europe est possible. Une identité européenne commune aura plus de chances de voir le jour si la culture nationale de chaque pays s'ouvre aux citoyens d'origines ethnique ou religieuse différente. L'intégration n'est pas à sens unique. Lorsqu'elle fonctionne, elle donne une telle impulsion à la culture du pays que celle-ci devient plus poreuse dans les deux sens, plus accueillante et plus sensible. En Allemagne, par exemple, plus la cohabitation avec les citoyens d'origine turque sera naturelle, plus nous pourrons facilement nous mettre à la place des autres citoyens européens, qu'ils soient viticulteurs portugais ou plombiers polonais. Les cultures qui s'ouvrent de l'intérieur s'ouvrent aussi vers l'extérieur".
» article intégral (lien externe, allemand)
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Télérama - France | samedi, 4. novembre 2006
Dans un entretien avec Gilles Heuré, l'historien français Michel Winock regrette le peu d'engagement européen de la part des intellectuels. "L'Europe a été portée, au XIXe siècle, par des écrivains comme Saint-Simon, Victor Hugo ou Ernest Renan, et elle devrait encore être une cause idéale pour les intellectuels, un point de fuite, une utopie concrète. (...) Quand l'Europe a pris forme avec le traité de Rome en 1957, les intellectuels étaient mobilisés par la question de la guerre d'Algérie. L'Europe leur apparaissait comme une construction abstraite ne concernant que les technocrates ou les grands commis éloignés des peuples. (...) L'Europe est en panne, et ce n'est pas une bonne nouvelle pour la paix dans le monde. Géant économique, nain politique, l'Europe restera dans les limbes tant que les peuples ne seront pas associés à sa construction : » suite
Dans un entretien avec Gilles Heuré, l'historien français Michel Winock regrette le peu d'engagement européen de la part des intellectuels. "L'Europe a été portée, au XIXe siècle, par des écrivains comme Saint-Simon, Victor Hugo ou Ernest Renan, et elle devrait encore être une cause idéale pour les intellectuels, un point de fuite, une utopie concrète. (...) Quand l'Europe a pris forme avec le traité de Rome en 1957, les intellectuels étaient mobilisés par la question de la guerre d'Algérie. L'Europe leur apparaissait comme une construction abstraite ne concernant que les technocrates ou les grands commis éloignés des peuples. (...) L'Europe est en panne, et ce n'est pas une bonne nouvelle pour la paix dans le monde. Géant économique, nain politique, l'Europe restera dans les limbes tant que les peuples ne seront pas associés à sa construction : il me semble que c'est là une mission pour les intellectuels, et pas seulement pour les politiques..."
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Le Nouvel Observateur - France | jeudi, 2. novembre 2006
"Ma qualité d'historien avec une sensibilité est-européenne me permet une approche différente de l'histoire de l'Europe des barbares, et d'éviter les pièges d'une vision unilatérale ... » suite
"Ma qualité d'historien avec une sensibilité est-européenne me permet une approche différente de l'histoire de l'Europe des barbares, et d'éviter les pièges d'une vision unilatérale du passé européen", explique Karol Modzelewski, professeur d'histoire médiévale à l'université de Varsovie, dont les propos sont recueillis par Gilles Anquetil. "Les racines culturelles de l'Europe sont aussi barbares. Mais la vulgate historique et idéologique tente de le nier. On a, depuis la christianisation de l'espace européen, construit une généalogie très sélective et on a négligé la mosaïque de peuples barbares qui pendant des siècles a composé l'Europe. On s'est focalisé sur le seul héritage méditerranéen - grec et romain - et ensuite chrétien. L'héritage des peuples non originaires du cercle méditerranéen qui habitaient des terres situées aux confins de l'Empire romain a aussi façonné notre culture européenne."
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Gazeta Wyborcza - Pologne | mardi, 9. mai 2006
Aleksander Kaczorowski s'enthousiasme pour le recueil 'Last & Lost. Un Atlas de l'Europe en voie de disparition' dans lequel un groupe d'auteurs décrivent leur quête de ... » suite
Aleksander Kaczorowski s'enthousiasme pour le recueil 'Last & Lost. Un Atlas de l'Europe en voie de disparition' dans lequel un groupe d'auteurs décrivent leur quête de l'Europe oubliée et perdue. "Il montre que quinze écrivains de plusieurs pays européens, des hommes aux destins différents, avec des expériences diverses, peuvent être sur la même longueur d'onde. L'identité européenne, si souvent remise en question, semble malgré tout bien vivante - et ce dans le domaine qui est généralement le premier à tester les idées et les mots d'ordre, l'art. Même s'il est difficile de le croire, nous sommes vraiment fiers de ce coin perdu qu'on appelle l'Europe".
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Libération - France | lundi, 27. mars 2006
"Les migrants ont une bien meilleure image de l'Europe", constate le sociologue italien Ettore Recchi, responsable du programme de recherche européen 'Pioneur' sur la mobilité ... » suite
"Les migrants ont une bien meilleure image de l'Europe", constate le sociologue italien Ettore Recchi, responsable du programme de recherche européen 'Pioneur' sur la mobilité dans l'UE, interviewé par Sonya Faure. "Notre étude montre que ces travailleurs mobiles sont plus attachés à l'UE et à l'Europe politique. Normal, leur statut en dépend. Ils sont bien obligés de s'intéresser à l'assistance sociale européenne (...). Ils participent moins aux élections nationales que le reste des Européens, mais davantage aux élections européennes. Politiquement, ils revendiquent plus fréquemment une inclination à gauche et un attachement à l'antilibéralisme. En fin de compte, l'identité européenne, c'est bouger librement. Nous nous sommes aussi rendu compte que l'identité européenne qu'ils adoptent ne remplace pas l'identité nationale mais s'y ajoute".
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Die Welt - Allemagne | lundi, 13. mars 2006
L'écrivain néerlandais Geert Mak explique dans une interview réalisée par Jan Kanter que "le fondement de l'identité européenne (...) [est] le christianisme et ses valeurs, qui ... » suite
L'écrivain néerlandais Geert Mak explique dans une interview réalisée par Jan Kanter que "le fondement de l'identité européenne (...) [est] le christianisme et ses valeurs, qui sont passées par la Renaissance, les Lumières et enfin les Constitutions et les droits fondamentaux qu'elles contiennent". A la question de savoir si l'Europe et l'islam sont compatibles, Geert Mak répond positivement. "La différence fait partie de l'Europe. Le continent n'a jamais été un bloc aussi monolithique que l'Empire chinois. L'Europe, c'est la diversité, la concurrence et le dynamisme. Les faiblesses qui en découlent ont toujours été en même temps des forces. Si l'UE a obtenu de tels résultats ces dernières années, c'est parce qu'elle a su maintenir la paix et la coopération au milieu de cette diversité. Aujourd'hui, néanmoins, je crains que ces acquis, cette philosophie européenne, ne soient menacés par une nouvelle forme d'indifférence".
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Les Echos - France | lundi, 6. février 2006
La présidence autrichienne de l'UE a récemment organisé à Salzbourg une conférence sur le futur de l'Europe intitulée 'Le son de l'Europe'. "Quelle peut être ... » suite
La présidence autrichienne de l'UE a récemment organisé à Salzbourg une conférence sur le futur de l'Europe intitulée 'Le son de l'Europe'. "Quelle peut être la forme de ce 'son' de l'Europe ?", s'interroge le politologue français Dominique Moisi. "Après que l'Union a construit l'hymne européen à partir des derniers accords de la neuvième symphonie de Beethoven, le transformant, à l'époque de la chute du mur de Berlin, en ode à la liberté et pas uniquement à la joie, la présidence autrichienne de l'Union ne chercherait-elle pas à faire de la musique de Mozart le porte-drapeau de l'identité européenne ? (...) Alors que l'Europe est en quête d'un 'second souffle', le danger existe aujourd'hui de voir se transformer ce 'son' de l'Europe en claquement de porte qui se referme brutalement au nez de tous ceux qui ne font pas encore partie du club".
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Le Monde - France | vendredi, 3. février 2006
"Au moment où l'Europe en crise s'interroge avec inquiétude sur son avenir, la voici qui se penche avec empressement sur son passé, comme s'il lui ... » suite
"Au moment où l'Europe en crise s'interroge avec inquiétude sur son avenir, la voici qui se penche avec empressement sur son passé, comme s'il lui fallait pour repartir commencer par se donner une mémoire commune", constate Thomas Ferenczi, chroniqueur spécialiste des questions européennes. "Les trois grandes tragédies [l'Holocauste, le communisme et le colonialisme] qui ont marqué son histoire font l'objet d'une relecture critique (...). Le travail de mémoire doit permettre de mieux définir le socle de valeurs sur lequel est bâti le projet européen et de vérifier que celles-ci continuent d'unir les peuples d'Europe. (...) En se remémorant les catastrophes dont elle a été responsable au siècle dernier, l'Europe se donne pour le futur quelques impératifs catégoriques, à commencer par le respect des droits de l'Homme."
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Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne | mardi, 4. avril 2006
Déçu que l'Europe occidentale n'ait pas apporté son aide à l'opposition biélorusse, l'écrivain Andrzej Stasiuk accuse vivement les Européens de l'Ouest de se désintéresser des ambitions européennes de habitants de l'Est : » suite
Déçu que l'Europe occidentale n'ait pas apporté son aide à l'opposition biélorusse, l'écrivain Andrzej Stasiuk accuse vivement les Européens de l'Ouest de se désintéresser des ambitions européennes de habitants de l'Est : "Pourquoi l'Europe aurait-elle besoin de la Biélorussie, un pays dont l'existence reste à prouver ? Pourquoi aurait-elle besoin de l'Ukraine, cette traîtresse qui accepte les gestes de solidarité du monde libre (couvertures, sacs de couchage et équipes de télévision), mais qui depuis un an ne fait rien pour ressembler un peu plus au Grand-duché du Luxembourg. Avec cette manne de sacs de couchage et de caméras, l'Ukraine pourrait au moins essayer. Pourquoi l'Europe a-t-elle besoin de la Bosnie-Herzégovine ? Elle voudra éclater une nouvelle fois, de toutes façons. Et pourquoi - perspective effrayante - aurait-elle besoin de la Serbie, avec son alphabet compliqué et son agressivité congénitale ? (...). Un Européen est une personne qui se reconnaît dans les valeurs européennes et qui comprend que l'on puisse se battre pour elle. Une personne qui risque sa vie et sa liberté pour elle. Si ces critères étaient différents, nous pourrions oublier le Vieux Continent".
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