Faire la lumière ou instrumentaliser ?
Y a-t-il une juste mesure quant à l'attitude à adopter face aux dossiers des services secrets ex-communistes ? Les journaux s'interrogent, publient des révélations sur les grands noms impliqués dans les circuits d'information secrète et exigent des conséquences politiques.
Dossiers euro|topics à propos des services secrets ex-communistes
À la une de mercredi, 23. mai 2007
L'hebdomadaire polonais 'Newsweek Polska' a révélé que Ryszard Kapuscinski (1932-2007), un journaliste qui avait acquis une grande renommée dans le monde entier, a rédigé des ... » suite
L'hebdomadaire polonais 'Newsweek Polska' a révélé que Ryszard Kapuscinski (1932-2007), un journaliste qui avait acquis une grande renommée dans le monde entier, a rédigé des rapports pour le compte des ex-services secrets communistes dans les années 60 et 70. Pourquoi le reporter a-t-il gardé le silence sur son passé ? Son cas sera-t-il instrumentalisé dans le débat historique actuel ?
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À la une de mardi, 15. mai 2007
La Cour constitutionnelle polonaise a jugé vendredi 11 mai que de nombreux articles de la loi de 'lustration' sont anticonstitutionnels. Le but de cette norme ... » suite
La Cour constitutionnelle polonaise a jugé vendredi 11 mai que de nombreux articles de la loi de 'lustration' sont anticonstitutionnels. Le but de cette norme était d'obliger une grande partie de la société à révéler sa collaboration avec les ex-secrets communistes. La plupart des journaux européens qualifient cette décision de victoire de l'Etat de droit, et la Pologne débat désormais de l'éventualité de rendre public l'intégralité des archives secrètes.
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À la une de jeudi, 26. avril 2007
L'eurodéputé polonais Bronislaw Geremek risque d'être déchu de son mandat européen, car il refuse de se soumettre à la loi de 'décommunisation'. Il estime que ... » suite
L'eurodéputé polonais Bronislaw Geremek risque d'être déchu de son mandat européen, car il refuse de se soumettre à la loi de 'décommunisation'. Il estime que cette législation récemment adoptée par le gouvernement polonais menace les libertés individuelles. Il est soutenu dans sa démarche par les principaux dirigeants politiques du Parlement européen.
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À la une de jeudi, 15. mars 2007
Ce jeudi 15 mars entre en vigueur une loi polonaise obligeant les journalistes, doyens d'université, enseignants, avocats et politiciens nés avant 1972 à révéler s'ils ... » suite
Ce jeudi 15 mars entre en vigueur une loi polonaise obligeant les journalistes, doyens d'université, enseignants, avocats et politiciens nés avant 1972 à révéler s'ils ont collaboré avec les anciens services secrets communistes. Cette 'loi sur la lustration', extrêmement controversée en Pologne, s'inscrit dans le cadre d'une tentative visant à faire table rase du passé de l'Europe de l'Est et s'apparente à la loi allemande sur les documents de la Stasi.
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À la une de vendredi, 12. janvier 2007
Jusqu'à aujourd'hui, la Pologne hésitait à faire la lumière sur son passé communiste. Toutefois, la récente démission de l'archevêque de Varsovie, Mgr Stanislaw Wielgus, a ... » suite
Jusqu'à aujourd'hui, la Pologne hésitait à faire la lumière sur son passé communiste. Toutefois, la récente démission de l'archevêque de Varsovie, Mgr Stanislaw Wielgus, a enflammé le débat sur les activités de l'ancienne police secrète. Les critiques redoutent une instrumentalisation politique de cet héritage encombrant.
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À la une de lundi, 8. janvier 2007
L'Eglise catholique polonaise connaît une grave crise: » suite
L'Eglise catholique polonaise connaît une grave crise: le nouvel archevêque de Varsovie, Mgr Stanislaw Wielgus, a démissionné dimanche 7 janvier de son poste à la demande du pape Benoît XVI, après avoir reconnu sa collaboration avec l'ancienne police politique communiste, le SB. Les observateurs s'interrogent sur la manière dont le passé des membres de l'Eglise est révélé en Pologne et dans les autres pays d'Europe de l'Est.
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Généralités
Dnevnik - Bulgarie | vendredi, 1. juin 2007
En Roumanie, d'anciens membres de la Securitate [ex-police secrète communiste] déterminent activement l'ordre du jour politique, et en Bulgarie, d'anciens collaborateurs de la Stasi sont candidats au Parlement européen. Alexander Andreïev s'interroge : » suite
En Roumanie, d'anciens membres de la Securitate [ex-police secrète communiste] déterminent activement l'ordre du jour politique, et en Bulgarie, d'anciens collaborateurs de la Stasi sont candidats au Parlement européen. Alexander Andreïev s'interroge : assiste-t-on à une renaissance de l'idéologie du KGB en Europe ? "Ce n'est pas un hasard si la seule politicienne européenne qui ose exprimer son opinion sur le régime de Vladimir Poutine est Angela Merkel, qui a grandi en RDA. Comme plusieurs millions d'Européens de l'Est, elle sent la différence entre le pouvoir démocratique public et le pouvoir occulte. (...) Je ne sais pas si une nouvelle guerre froide aura lieu, mais je suis convaincu que les sociétés qui tolèrent encore le despotisme et l'arrogance des tchékistes [les collaborateurs des services secrets dans les pays du Pacte de Varsovie] sont menacées d'être mises au ban de l'Europe démocratique et d'être victimes d'une restauration rampante, comme celle que connaît la Russie."
» article intégral (lien externe, bulgare)
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The Irish Times - Irlande | vendredi, 13. avril 2007
"Le mois dernier, le plus grand quotidien allemand, la 'Frankfurter Allgemeine Zeitung' a publié un article dans lequel l'historien polonais Bogdan Musial a révélé que ... » suite
"Le mois dernier, le plus grand quotidien allemand, la 'Frankfurter Allgemeine Zeitung' a publié un article dans lequel l'historien polonais Bogdan Musial a révélé que le célèbre sociologue polono-britannique Zygmunt Brauman, l'un des prophètes du post-modernisme et auteur d'essais sociologiques à grand succès, a travaillé autrefois en tant qu'agent des services secrets militaires staliniens [en Pologne]", explique le sociologue Andreas Hess. "Le fait que le passé caché de Bauman soit débattu avec tant de passion en Europe continentale ne devrait pas surprendre. Malgré les relations difficiles qu'ils entretiennent, les Polonais et les Allemands se montrent très critiques lorsqu'il s'agit du passé fasciste ou communiste de leurs intellectuels. L'attitude de l'opinion publique en Europe continentale est fort différente de celle des populations du Royaume-Uni ou de l'Irlande qui n'ont jamais vécu sous le joug du fascisme ou du stalinisme. Ici, en Irlande, il est possible de lire les plaintes de l'historien Eric Hobsbawm, un communiste non converti qui défend la ligne stalinienne adoptée pendant la guerre civile d'Espagne, sans que personne ne bouge."
» article intégral (lien externe, anglais)
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L'Hebdo - Suisse | jeudi, 22. mars 2007
Le chroniqueur suisse Jacques Pilet revient sur la loi polonaise de lustration entrée en vigueur le 15 mars en vertu de laquelle plusieurs centaines de milliers de Polonais doivent révéler s'ils ont collaboré avec les ex-services secrets communistes. "Aucun pays d'Europe de l'Est n'est allé aussi loin. Et pour cause : » suite
Le chroniqueur suisse Jacques Pilet revient sur la loi polonaise de lustration entrée en vigueur le 15 mars en vertu de laquelle plusieurs centaines de milliers de Polonais doivent révéler s'ils ont collaboré avec les ex-services secrets communistes. "Aucun pays d'Europe de l'Est n'est allé aussi loin. Et pour cause : quiconque a connu la dictature communiste sait comment elle s'entendait à 'mouiller' les personnalités indépendantes, à travers le chantage, l'intimidation, le mensonge. Tous n'étaient pas des héros. Et beaucoup crurent à l'utopie. Punir la faiblesse ou l'erreur historique d'une telle foule de citoyens près de vingt ans après, ce n'est pas purifier le pays, c'est ouvrir la porte à de nouvelles injustices. Que les leaders des régimes déchus soient tenus à l'écart, personne ne s'y oppose. Inaugurer un nouveau maccarthysme, c'est se diriger vers le totalitarisme. (...) Le plus affligeant est la mollesse des réactions. En Pologne et au-dehors. (...) La Pologne est en train de glisser en douceur vers le totalitarisme. Sous le regard fatigué des Européens et celui, ravi, des néoconservateurs américains."
» page d'accueil (lien externe, L'Hebdo)
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România Liberă - Roumanie | mardi, 20. mars 2007
Cristian Pirvulescu commente la loi polonaise rendant obligatoire la divulgation d'une collaboration passée avec les services secrets communistes, dite "loi de lustration", entrée en vigueur voilà une semaine, à la lumière de la prise de conscience du passé qui s'est produite dans les autres pays de l'ancien bloc de l'Est. "L'anticommunisme est à l'ordre du jour dans les pays d'Europe de l'Est, de manière plus ou moins marquée. Lorsque les gouvernements s'appuient sur une coalition à laquelle appartiennent d'anciens partis communistes (Hongrie et Bulgarie), la lustration suscite moins d'ardeur. Dans d'autres cas, la situation est diamétralement opposée (Pologne et République tchèque). En Roumanie, l'enthousiasme provoqué par cette prise de conscience du passé est vite retombé avec l'entrée du pays dans l'UE. La crise politique a fait le reste : » suite
Cristian Pirvulescu commente la loi polonaise rendant obligatoire la divulgation d'une collaboration passée avec les services secrets communistes, dite "loi de lustration", entrée en vigueur voilà une semaine, à la lumière de la prise de conscience du passé qui s'est produite dans les autres pays de l'ancien bloc de l'Est. "L'anticommunisme est à l'ordre du jour dans les pays d'Europe de l'Est, de manière plus ou moins marquée. Lorsque les gouvernements s'appuient sur une coalition à laquelle appartiennent d'anciens partis communistes (Hongrie et Bulgarie), la lustration suscite moins d'ardeur. Dans d'autres cas, la situation est diamétralement opposée (Pologne et République tchèque). En Roumanie, l'enthousiasme provoqué par cette prise de conscience du passé est vite retombé avec l'entrée du pays dans l'UE. La crise politique a fait le reste : pas une réforme morale, pas un scénario politique intégrant la lustration n'ont été menés à bien. Le jugement du communisme était un simple exercice rhétorique du président."
» article intégral (lien externe, roumain)
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Pologne
Gazeta Wyborcza - Pologne | mardi, 12. juin 2007
Dimanche 10 juin, Lech Walesa, ex-leader de Solidarnosc et ancien président polonais (1990-1995), a publié sur Internet un dossier de 500 pages que la police secrète ... » suite
Dimanche 10 juin, Lech Walesa, ex-leader de Solidarnosc et ancien président polonais (1990-1995), a publié sur Internet un dossier de 500 pages que la police secrète communiste SB avait constitué sur lui. Ces documents, qui proviennent de l'Institut de la mémoire nationale (IPN), sont en sa possession depuis deux ans. La SB avait réuni plus de 70 volumes sur Lech Walesa mais les plus importants ont été détruits. Dans un entretien réalisé par Krzysztof Katka, Lech Walesa explique sa démarche. "Je ferme les yeux et offre ces papiers au monde - les gens doivent les lire et se forger leur propre opinion. (...) Je veux enfin comprendre pourquoi ma victoire a été possible. Ai-je été aidé par un ange ou par un démon ?" Il ne souhaite pas publier une liste en sa possession comportant le nom de quelque 1 000 collaborateurs des services secrets qui l'ont espionné, "parce que chaque cas est différent. Je n'ai pas la force de les attaquer, de les blesser. Evidemment, on va certainement me reprocher de les épargner, mais que puis-je faire ? Des prêtres figurent dans cette liste, et même un évêque."
» article intégral (lien externe, polonais)
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Gazeta Wyborcza - Pologne | samedi, 12. mai 2007
Vendredi 11 mai, la Cour constitutionnelle polonaise a jugé que la loi sur la lustration, qui obligeait quelque 700 000 Polonais à déclarer par écrit s'ils ... » suite
Vendredi 11 mai, la Cour constitutionnelle polonaise a jugé que la loi sur la lustration, qui obligeait quelque 700 000 Polonais à déclarer par écrit s'ils ont collaboré avec les ex-services secrets communistes, était contraire aux principes démocratiques. L'eurodéputé Bronislaw Geremek pourra conserver son mandat, qu'il risquait de perdre pour avoir refusé de soumettre à cette loi. Jaroslaw Kurski, dont le journal 'Gazeta Wyborcza' était opposé à cette loi, salue la décision de la Cour. "Le déroulement des négociations a confirmé que le PiS [Parti Droit et Justice] des frères Kaczynski voulait gouverner avec l'aide des dossiers des services secrets. Il en a même fait usage contre les juges de la cour, sans succès. La cour lui a donné une bonne leçon dans le domaine de l'Etat de droit. Elle a montré où se trouvait la différence entre la loi et la vengeance, entre l'épuration et les représailles. C'est une grande défaite pour le PiS. Les juges ont non seulement anéanti le projet phare des partisans de la lustration, ils ont également créé un cadre juridique strict pour cette loi, qui ne pourra être remis en question. La Cour a résisté aux pressions exercées par le PiS et a défendu l'Etat de droit en Pologne. Pour cela, les juges méritent respect et reconnaissance."
» article intégral (lien externe, polonais)
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Dziennik Gazeta Prawna - Pologne | vendredi, 11. mai 2007
Le conflit autour de la loi polonaise sur la lustration, qui oblige 700 000 Polonais à révéler leur éventuelle collaboration avec les services secrets communistes, ... » suite
Le conflit autour de la loi polonaise sur la lustration, qui oblige 700 000 Polonais à révéler leur éventuelle collaboration avec les services secrets communistes, s'intensifie. A la veille de la remise du jugement de la Cour constitutionnelle sur la loi de la lustration, le gouvernement a révoqué deux juges au prétexte qu'ils étaient eux-mêmes d'anciens collaborateurs. Le rédacteur en chef Robert Krasowski s'indigne. "Ce qui s'est passé hier est inouï. Comment un organe du pouvoir peut-il en contrôler un autre, juste pour l'intimider et obtenir une décision favorable ? On n'avait encore jamais assisté à un tel scandale. (...) Même si le reproche selon lequel les juges renvoyés étaient d'anciens collaborateurs se vérifie, la manière dont cela a été révélé, cette brutalité ostentatoire et l'intérêt politique évident sont inacceptables dans un Etat de droit."
» article intégral (lien externe, polonais)
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Le Monde - France | vendredi, 27. avril 2007
"J'ai eu à signer, plusieurs fois, une déclaration selon laquelle je n'avais pas collaboré avec les services secrets [communistes]", explique l'eurodéputé polonais Bronislaw Geremek dans ... » suite
"J'ai eu à signer, plusieurs fois, une déclaration selon laquelle je n'avais pas collaboré avec les services secrets [communistes]", explique l'eurodéputé polonais Bronislaw Geremek dans une tribune publiée par le quotidien français. "Je l'ai fait aussi en 2004, en me présentant aux élections européennes. Mais, en mars 2007, on m'a demandé une nouvelle fois de signer une telle déclaration, sous peine d'être privé de mon mandat d'eurodéputé en vertu de la nouvelle loi sur la lustration. Il est vrai que c'est une exigence humiliante et sans fondement, mais ce n'est pas la raison de ma décision de refuser de me plier à cette demande. Je cherche à exprimer, par ce refus, mon attitude à l'égard de la nouvelle loi [de lustration]. Je la trouve inacceptable dans l'Europe démocratique. (...) Je voudrais que mon refus puisse faire réfléchir les autorités, afin que celles-ci donnent satisfaction aux inquiétudes morales des citoyens. (...) Je ne plaide pas pour ma cause personnelle. Je plaide pour la Pologne démocratique et européenne."
» article intégral (lien externe, français)
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Rzeczpospolita - Pologne | mercredi, 21. mars 2007
Le journal revient sur l'écho négatif presque général de la presse européenne sur la nouvelle loi polonaise obligeant à divulguer toute collaboration par le passé ... » suite
Le journal revient sur l'écho négatif presque général de la presse européenne sur la nouvelle loi polonaise obligeant à divulguer toute collaboration par le passé avec les ex-services secrets communistes, dite "loi de lustration". Rafal Ziemkiewicz se montre sarcastique. "La Pologne est aujourd'hui étrangère à toute démocratie ou liberté d'expression, les prisons se remplissent de prisonniers d'opinions, les bûchers brûlent. ... Après seulement quelques années de répit, on entend de nouveau le cliquetis des instruments de torture, que l'on a ressortis des placards. Voilà ce que rapportent les journaux occidentaux (...) Il existe une demande constante pour tout ce qui discrédite la Pologne, en la faisant passer pour une 'dictature de droite' (...) La lustration a eu lieu dans la plupart des pays libérés du communisme. En Allemagne, elle a été bien plus loin que l'actuelle loi polonaise. Les journaux allemands eux-mêmes semblent l'oublier, et c'est bien triste."
» article intégral (lien externe, polonais)
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El Periódico de Catalunya - Espagne | vendredi, 16. mars 2007
Le quotidien qualifie de "chasse aux sorcières" l'opération de lustration lancée jeudi 15 mars en Pologne, les autorités demandant à des centaines de milliers de ... » suite
Le quotidien qualifie de "chasse aux sorcières" l'opération de lustration lancée jeudi 15 mars en Pologne, les autorités demandant à des centaines de milliers de Polonais de révéler s'ils ont collaboré avec les ex-services secrets communistes. "Cette mesure inédite va à l'encontre de la doctrine européenne en matière de droits de l'Homme et du respect de la liberté individuelle présente dans tout régime démocratique. Il s'agit du dernier chapitre d'une croisade anticommuniste et nationaliste lancée par le parti d'extrême droite Droit et Justice (PiS), au service des frères Kaczynski, une formation dépositaire des pires traditions xénophobes d'Europe de l'Est. (...) Ces absurdités gênent visiblement l'UE aux entournures. Et le moment est peut-être arrivé d'appliquer à la Pologne le même traitement de surveillance intensive que celui qu'a reçu l'Autriche [en 2000] quand elle était dirigée par les démocrates-chrétiens et l'extrémiste Jörg Haider, afin de modérer ses élans."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Polityka Online - Pologne | mercredi, 28. février 2007
La Pologne attendait avec impatience le livre de 600 pages du prêtre Tadeusz Isakowicz-Zaleski, intitulé 'Les prêtres face à la SB'. L'ouvrage, paru en début ... » suite
La Pologne attendait avec impatience le livre de 600 pages du prêtre Tadeusz Isakowicz-Zaleski, intitulé 'Les prêtres face à la SB'. L'ouvrage, paru en début de semaine, relate comment quatre évêques se sont lancés dans une collaboration avec les services de sécurité polonais, mais également comment deux cardinaux ont refusé de collaborer, malgré les représailles. Pour Adam Szostkiewicz, cet ouvrage est d'une importance majeure. "Bien avant sa parution, ce livre suscitait déjà un grand intérêt - aussi bien de par son thème que de par son auteur. De nombreux commentateurs sont d'avis que le Père Zaleski est à l'origine de la lustration de l'Eglise et que son livre est un parfait exemple de la manière d'aborder ce chapitre de l'histoire de l'Eglise d'après-guerre. Pour d'autres, parmi lesquels de nombreux prêtres ou croyants, cette publication, bien qu'inéluctable, peut constituer une lecture douloureuse et controversée - une lecture qui suscite de nombreux doutes quant à la méthode mais également aux conclusions. D'aucuns considèrent que ce livre n'est pas la fin mais le début des problèmes de l'Eglise avec son image."
» article intégral (lien externe, polonais)
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Dziennik Gazeta Prawna - Pologne | vendredi, 19. janvier 2007
En Pologne, le débat fait rage en ce moment autour des espions du SB, les anciens services secrets communistes. Dans son ouvrage paru en 2005, 'Oblawa' ... » suite
En Pologne, le débat fait rage en ce moment autour des espions du SB, les anciens services secrets communistes. Dans son ouvrage paru en 2005, 'Oblawa' ('La Chasse'), l'auteure Joanna Siedlecka décrit l'attitude des services secrets vis-à-vis des écrivains. Dans un entretien avec Maciej Urbanowski, elle explique que ce sont surtout les dirigeants du Syndicat polonais des écrivains qui refusent d'assumer leur implication dans les services secrets. "La police secrète n'espionnait pas elle-même les écrivains. (...) Ce sont les dirigeants, les hommes de lettres au pouvoir et l'establishment qui ont éliminé les rebelles et ont ainsi aidé les services secrets. La plupart du temps, il n'était pas question de littérature, mais de logement, de pouvoir, de postes et de voyages. Les écrivains qui étaient prêts à collaborer étaient récompensés. Ils habitaient allée des Roses ou rue Iwicka - il menaient une vie merveilleuse. (...) Les écrivains ont contribué à leur propre perte. Le SB, les partis ou les ministère de l'Intérieur n'ont été que les instigateurs."
» article intégral (lien externe, polonais)
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Dziennik Gazeta Prawna - Pologne | vendredi, 5. janvier 2007
Stanislaw Wielgus doit succéder, dimanche 7 janvier, au cardinal Jozef Glemp à la tête de l'archevêché de Varsovie. Cette semaine, de nombreux medias ont publié un dossier des ... » suite
Stanislaw Wielgus doit succéder, dimanche 7 janvier, au cardinal Jozef Glemp à la tête de l'archevêché de Varsovie. Cette semaine, de nombreux medias ont publié un dossier des services secrets conservé à l'Institut de mémoire nationale (IPN). Il en ressort que Stanislaw Wielgus a surveillé ses confrères pendant plusieurs années pour le compte des services secrets communistes. L'intéressé, qui était jusqu'à présent évêque de Plock, conteste ces accusations. Pour Robert Krasowski, rédacteur en chef du quotidien, "le fait que Wielgus se soit vu conférer le titre d'archevêque est un scandale moral. ... Son investiture à ce moment précis, soit quelques jours après que son passé ait été exhumé, est perçue comme une prime spéciale pour tous ses mensonges et ses services rendus en tant qu'agent de renseignement. Cela n'a rien à voir avec la lustration [épuration des cadres communistes des organes du pouvoir]. C'est juste une question de principes."
» article intégral (lien externe, polonais)
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Tous les textes disponibles de » Robert Krasowski
Rzeczpospolita - Pologne | vendredi, 30. juin 2006
La ministre des Finances polonaise sans étiquette Zyta Gilowska a démissionné voilà une semaine. Il lui était reproché d'avoir collaboré avec la police secrète communiste ... » suite
La ministre des Finances polonaise sans étiquette Zyta Gilowska a démissionné voilà une semaine. Il lui était reproché d'avoir collaboré avec la police secrète communiste (Stasi) par le passé, ce qu'elle a toujours nié. Le tribunal qui a enquêté sur ses antécédents a suspendu ses recherches après sa démission. Le droit polonais stipule que seuls les responsables politiques en activité doivent faire l'objet d'une enquête. L'affaire a soulevé une discussion passionnée sur la façon dont il fallait utiliser les archives des services secrets. L'ancien ministre des Affaires étrangères Wladyslaw Bartoszewski commente. "La conclusion de tout ce ramdam est que la législation est mal faite et qu'il convient de la repenser en profondeur. Lorsqu'un Premier ministre est empêché de connaître la vérité sur les membres de son gouvernement, c'est que quelque chose ne va pas. Je compatis avec le Premier ministre, mais surtout avec Zyta Gilowska. On n'a pas le droit de s'acharner sur quelqu'un sans lui donner tous les moyens de se défendre."
» article intégral (lien externe, polonais)
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Gazeta Wyborcza - Pologne | mardi, 27. juin 2006
Le gouvernement conservateur polonais prévoit l'adoption d'une loi permettant d'examiner le passé des journalistes afin de s'assurer qu'ils ne sont pas d'anciens collaborateurs de la ... » suite
Le gouvernement conservateur polonais prévoit l'adoption d'une loi permettant d'examiner le passé des journalistes afin de s'assurer qu'ils ne sont pas d'anciens collaborateurs de la police politique. Jusqu'à présent, seuls les responsables politiques et les hauts fonctionnaires étaient soumis à un tel examen. Mais, à l'avenir, toute personne née avant 1972 et dont le journalisme représente la première source de revenus ne pourra continuer à travailler que si elle accepte une enquête sur son passé. Krzysztof Lozinski, rédacteur en chef du webzine Kontrateksty, réagit violemment. "Comment ces messieurs les enquêteurs veulent-ils vérifier si nous, les journalistes qui travaillons sur Internet, avons été examinés ? Vont-ils frapper à la porte de la rédaction ? Quelle rédaction ? En décembre 2005, j'ai rédigé un article depuis des cybercafés situés en Inde et au Népal, et la semaine dernière, je travaillais sur un ordinateur portable au bord d'un lac de Mazurie. Par ailleurs, il est très facile de faire héberger un site sur un serveur américain. La Chine, la Russie, la Biélorussie et le Vietnam se sont déjà cassés les dents en tentant de censurer Internet".
» article intégral (lien externe, polonais)
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Gazeta Wyborcza - Pologne | samedi, 25. février 2006
Les activités d'espionnage de prêtres catholiques sont au coeur de l'examen de conscience polonais sur le passé de la police politique (Stasi). L'évêque Tadeusz Pieronek estime dans une interview réalisée par Michal Olszewski et Malgorzata Skowronska que l'on a fixé de mauvaises priorités : » suite
Les activités d'espionnage de prêtres catholiques sont au coeur de l'examen de conscience polonais sur le passé de la police politique (Stasi). L'évêque Tadeusz Pieronek estime dans une interview réalisée par Michal Olszewski et Malgorzata Skowronska que l'on a fixé de mauvaises priorités : "La Pologne est actuellement sujette à une véritable obsession de l'examen de conscience. Celle-ci touche l'ensemble de la société et il est improbable que les ecclésiastiques en sortent indemnes (...). Le pire est que les vrais responsables ne reconnaissent pas leurs fautes : les officiers des services secrets, les spécialistes de l'espionnage de l'Eglise, les fondateurs du système. Nous avons commencé notre examen de conscience en exposant sur la place publique les drames personnels d'hommes brisés".
» informations complémentaires (lien externe, polonais)
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Heti Válasz - Hongrie | jeudi, 12. janvier 2006
"La Pologne va peut-être devenir le premier pays d'Europe de l'Est à mener un véritable changement de régime en profondeur". C'est en ces termes que le chroniqueur Istvan Baba commente les projets du nouveau gouvernement polonais de refondre ses services secrets : » suite
"La Pologne va peut-être devenir le premier pays d'Europe de l'Est à mener un véritable changement de régime en profondeur". C'est en ces termes que le chroniqueur Istvan Baba commente les projets du nouveau gouvernement polonais de refondre ses services secrets : "À la chute du communisme, les chefs de la police politique de tous les pays concernés ont reçu pour mission de s'intégrer eux-mêmes dans la démocratie sous un nouveau nom. (...) Ainsi, la plupart des officiers et des fonctionnaires de la police politique ont pu conserver le poste qu'ils occupaient depuis cinq décennies. Ces gens sont encore présents dans tous les domaines de la société, de l'économie et de la politique".
» article intégral (lien externe, hongrois)
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Tribune de Genève - Suisse | mardi, 9. janvier 2007
Georges Mink, enseignant à l'antenne polonaise du Collège d'Europe (Natolin), explique dans une interview réalisée par Jean-François Verdonnet comment la Pologne affronte son passé. "Le pouvoir doit son élection à la revendication d'une 'décommunisation' résolue. La Pologne a été le premier pays de l'Est européen à se détacher du camp soviétique. A l'époque, la sortie avait été négociée en échange d'une politique de clémence envers ceux qui avaient servi le régime communiste. Or, les termes de l'accord sont aujourd'hui dénoncés par les tenants de la majorité. Longtemps différé, le processus de 'lustration' est maintenant défendu par des responsables qui s'en emparent aussi pour se positionner sur la scène politique. Avec le risque souligné naguère par Jacek Kuron : » suite
Georges Mink, enseignant à l'antenne polonaise du Collège d'Europe (Natolin), explique dans une interview réalisée par Jean-François Verdonnet comment la Pologne affronte son passé. "Le pouvoir doit son élection à la revendication d'une 'décommunisation' résolue. La Pologne a été le premier pays de l'Est européen à se détacher du camp soviétique. A l'époque, la sortie avait été négociée en échange d'une politique de clémence envers ceux qui avaient servi le régime communiste. Or, les termes de l'accord sont aujourd'hui dénoncés par les tenants de la majorité. Longtemps différé, le processus de 'lustration' est maintenant défendu par des responsables qui s'en emparent aussi pour se positionner sur la scène politique. Avec le risque souligné naguère par Jacek Kuron : l'ancien dirigeant de l'opposition démocratique comparait la lustration à une 'grenade lancée dans une fosse septique, qui éclabousse tout autour d'elle, pendant longtemps'."
» article intégral (lien externe, français)
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Gazeta Wyborcza - Pologne | lundi, 24. juillet 2006
A l'avenir, de plus en plus de Polonais devront prouver qu'ils n'ont pas collaboré avec les services secrets sous le régime communiste. Le Parlement vient ... » suite
A l'avenir, de plus en plus de Polonais devront prouver qu'ils n'ont pas collaboré avec les services secrets sous le régime communiste. Le Parlement vient d'adopter une nouvelle loi dite de 'lustration', qui étend l'analyse du passé des individus, menée par l'Institut pour la mémoire nationale (IPN), aux diplomates, directeurs d'école, journalistes, notaires, scientifiques et dirigeants d'entreprises publiques, entre autres. A l'avenir, toute activité passée de collaborateur ou d'informateur pour le compte des services secrets pourra servir de motif de licenciement. Ewa Siedlecka est critique. "Pour l'attribution des fonctions publiques dirigeantes - soit entre 100 000 et 150 000 postes - les jeunes de moins de 35 ans seront privilégiés. 'Blanchis par naissance', ils n'auront pas besoin du certificat de l'IPN. Le PiS [parti au pouvoir] mise sur la jeunesse."
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Rzeczpospolita - Pologne | vendredi, 20. octobre 2006
La Pologne se demande comment l'Eglise catholique doit aborder son passé communiste et les activités d'espionnage de ses prêtres pour le compte des services secrets. ... » suite
La Pologne se demande comment l'Eglise catholique doit aborder son passé communiste et les activités d'espionnage de ses prêtres pour le compte des services secrets. Le primat de Pologne Jozef Glemp vient d'interdire au père Tadeusz Isakowicz-Zaleski de mener des recherches personnelles sur les manquements des ecclésiastiques. A la place, Jozef Glemp a convoqué une commission d'historiens chargée d'étudier la question. Dans une interview conduite par Ewa K. Czaczkowska, Jan Zaryn, chercheur de l'Institut de mémoire nationale (IPN), chargé de poursuivre les criminels du régime communiste, estime que l'Eglise a commis une erreur de jugement. "Les historiens ne sont pas les seuls à étudier les archives. Il y a aussi les victimes. Or, l'attitude des victimes est moins prévisible que celle des historiens, même si les victimes agissent également dans le cadre de la loi. Il aurait fallu créer cette commission d'historiens voilà un an ou deux. A l'époque, les chercheurs auraient pu consulter les archives en toute quiétude. Aujourd'hui, ils sont soumis à la pression des médias et du père Isakowicz-Zaleski, qui souhaitent publier des noms dès que possible".
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Rzeczpospolita - Pologne | vendredi, 30. décembre 2005
L'Institut polonais de la mémoire nationale (IPN) va vraisemblablement modifier prochainement ses objectifs, selon Andrzej Kaczyński, puisque Janusz Kurtyka a remplacé hier son fondateur Leon Kieres, mal aimé au sein de la majorité conservatrice au Parlement. "L'avenir de l'IPN est incertain : » suite
L'Institut polonais de la mémoire nationale (IPN) va vraisemblablement modifier prochainement ses objectifs, selon Andrzej Kaczyński, puisque Janusz Kurtyka a remplacé hier son fondateur Leon Kieres, mal aimé au sein de la majorité conservatrice au Parlement. "L'avenir de l'IPN est incertain : doit-il continuer à conserver les archives et à les utiliser pour poursuivre les criminels nazis et communistes ou, comme le souhaite le nouveau gouvernement, doit-il débarrasser la scène politique nationale des anciens collaborateurs des services secrets ?"
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Allemagne
Die Zeit - Allemagne | jeudi, 8. novembre 2007
Dix-huit ans après la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, le Parlement allemand doit se prononcer sur la construction d'un monument en l'honneur ... » suite
Dix-huit ans après la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, le Parlement allemand doit se prononcer sur la construction d'un monument en l'honneur de "l'unité et de la liberté". La journaliste allemande Brigitte Fehrle se demande pourquoi on a effacé toute trace du tournant de 1989 dans les années qui ont suivi. "Tout symbole avait disparu bien avant que l'Ouest ne comprenne avec quel pays il s'était réunifié. Tout d'abord, le mur. Bien sûr, il fallait le démolir, mais était-il justifié de le raser entièrement ? Ou encore, le monument Lénine à Berlin. Qu'est-ce qui aurait pu mieux témoigner de l'égarement de la RDA ? Sans parler du Palais de la République, dont il ne reste aujourd'hui qu'une morne structure en acier. Voilà un site idéal pour analyser le destin et les erreurs de la RDA. Et l'ardeur ne s'arrête là. D'aucuns aimeraient voir disparaître l'institution chargée de gérer les dossiers de la Stasi et ses archives exceptionnelles. Toutefois, malgré toutes les erreurs et les manquements de cette instance, aucun monument ne pourra mieux témoigner qu'elle de ce que fut la RDA et de la chance que représente la réunification."
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Die Presse - Autriche | vendredi, 15. décembre 2006
Detlef Kleinert est scandalisé par la révélation de la présence, au sein de l'office chargé de la gestion des archives de la police secrète est-allemande (Stasi) d'anciens collaborateurs de cette même Stasi. "Autrement dit, les pyromanes se sont transformés en pompiers." Une enquête sur les quelque 2 000 employés de l'office a révélé que 52 d'entre eux avaient collaboré avec la Stasi, preuve à l'appui. Cette affaire montre bien "le peu de moyens dont dispose l'Etat pour éplucher les archives de la dictature. Les collaborateurs de la Stasi ont été embauchés à l'époque des grands bouleversements, et selon Marianne Birthler [directrice de de l'office], il n'est plus possible aujourd'hui de les licencier : » suite
Detlef Kleinert est scandalisé par la révélation de la présence, au sein de l'office chargé de la gestion des archives de la police secrète est-allemande (Stasi) d'anciens collaborateurs de cette même Stasi. "Autrement dit, les pyromanes se sont transformés en pompiers." Une enquête sur les quelque 2 000 employés de l'office a révélé que 52 d'entre eux avaient collaboré avec la Stasi, preuve à l'appui. Cette affaire montre bien "le peu de moyens dont dispose l'Etat pour éplucher les archives de la dictature. Les collaborateurs de la Stasi ont été embauchés à l'époque des grands bouleversements, et selon Marianne Birthler [directrice de de l'office], il n'est plus possible aujourd'hui de les licencier : 'Le droit du travail ne le permettrait pas'. Selon elle, il faut voir au cas par cas et ne pas accuser d'emblée les anciens collaborateurs de la Stasi de déloyauté. Mais tout cela ne soulage pas les victimes de la Stasi".
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Süddeutsche Zeitung - Allemagne | jeudi, 3. août 2006
Les archives Rosenholz, un ensemble de fichiers de l'ex-police secrète allemande Stasi qui avait été envoyé aux Etats-Unis après le tournant de 1989, ont été ... » suite
Les archives Rosenholz, un ensemble de fichiers de l'ex-police secrète allemande Stasi qui avait été envoyé aux Etats-Unis après le tournant de 1989, ont été restituées aux autorités allemandes en 2003. Un groupe de chercheurs qui a entamé le décodage des données vient d'en livrer quelques résultats. Hans Leyendecker les commente. "Les suspects restent les mêmes. Aucun nouveau nom n'a émergé. Le nombre de collaborateurs de la Stasi au Bundestag était - et reste - important. L'agitation provoquée par l'ouverture de ces archives provient peut-être également du fait que certains conservateurs espéraient pouvoir réécrire l'histoire du vote de défiance [dont a été victime l'ancien chancelier fédéral Willy Brandt en 1972]. Mais les archives n'ont rien révélé. Cette affaire montre que les grands coupables de la période de la Guerre Froide sont connus. La plupart des informateurs des services secrets de la RDA ont été démasqués au cours des dernières années. L'hypothèse selon laquelle les archives Rosenholz transmises par la CIA allaient changer l'histoire des deux Allemagne est aujourd'hui infirmée".
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Frankfurter Rundschau - Allemagne | jeudi, 20. juillet 2006
Un Musée consacré à la vie quotidienne en RDA vient d'être inauguré à Berlin, financé par des fonds privés. Harry Nutt rapproche cet événement du ... » suite
Un Musée consacré à la vie quotidienne en RDA vient d'être inauguré à Berlin, financé par des fonds privés. Harry Nutt rapproche cet événement du débat actuel sur la façon d'aborder le passé de l'Allemagne de l'Est. "Les lieux authentiques de la dictature Est-allemande sont marginalisés pour laisser la place à de gentilles reconstitutions du quotidien, faites de bonshommes de feux rouges et de Trabant. Le musée privé du Mur ne fait exception. L'examen de conscience de l'Allemagne de l'Est ne saurait se résumer à d'inoffensifs objets d'époque. Le coin 'écoute' du musée, censé représenter la surveillance permanente de la Stasi, nous rappelle curieusement les enregistrements sauvages des tubes de rock à la mode par les jeunes, à l'Est comme à l'Ouest".
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Süddeutsche Zeitung - Allemagne | lundi, 6. février 2006
Thomas Kistner se demande pourquoi, en Allemagne, le sport est toujours rattrapé par les affaires de dopage et le passé de la Stasi (ex-police politique). ... » suite
Thomas Kistner se demande pourquoi, en Allemagne, le sport est toujours rattrapé par les affaires de dopage et le passé de la Stasi (ex-police politique). "L'histoire de la République démocratique allemande est étudiée avec une grande méticulosité (...). Dans le domaine du sport, cependant, rien d'essentiel n'a été révélé, même si les chercheurs ont réuni des tonnes de dossiers de la Stasi (...). Soudain, une commission des sports, qui somnolait depuis onze ans, découvre que l'entraîneur de patinage artistique, Ingo Steuer, est un espion de haut vol, inapte à former de jeunes sportifs. La fédération de patinage artistique réagit et nomme à sa place Monika Scheibe, dont le dossier de la Stasi est tout aussi épais (...). Tromperies, tricheries et mensonges ont été les trois piliers sur lequels s'est construite la vitrine sportive est-allemande. Ceux qui refusaient de coopérer avec la Stasi étaient enfoncés dans des affaires de dopage, une double conspiration qui a fait du sport un domaine à part dans la société".
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Hongrie
Élet és Irodalom - Hongrie | vendredi, 27. avril 2007
Le journaliste hongrois Péter Kende a révélé que l'ancien ministre des Affaires étrangères János Martonyi a rendu des rapports aux services secrets hongrois dans les ... » suite
Le journaliste hongrois Péter Kende a révélé que l'ancien ministre des Affaires étrangères János Martonyi a rendu des rapports aux services secrets hongrois dans les années 60, ce qui a été confirmé par les dossiers confidentiels de la sûreté intérieure. Pendant ses études, J. Martonyi a notamment rendu des rapports sur les émigrés hongrois en France et en Allemagne. L'ancien ministre fait partie du parti conservateur de droite, le Fidesz, qui reproche aux socialistes au pouvoir leur passé de collaborateurs. Péter Kende commente l'affaire. "Y a-t-il quelque chose de plus important que la crédibilité d'un ministre des Affaires étrangères ? Elle est déterminante pour la renommée internationale de notre pays, mais également pour le rôle d'un politicien dans la politique intérieure. La crédibilité personnelle de János Mártonyi peut être remise en question dès maintenant." Péter Kende écrit que J. Martonyi lui a concédé dans un entretien réalisé le 16 avril 2007 qu'il était connu sous le nom de code IM "Marosvásárhelyi". Après la parution de l'article, J. Martonyi a réfuté ces informations.
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Neue Zürcher Zeitung - Suisse | mardi, 20. février 2007
En Hongrie, seuls les services secrets ont aujourd'hui accès aux dossiers confidentiels datant de l'époque du communisme. Pour Ulrich Schmidt, c'est un véritable problème car ... » suite
En Hongrie, seuls les services secrets ont aujourd'hui accès aux dossiers confidentiels datant de l'époque du communisme. Pour Ulrich Schmidt, c'est un véritable problème car la police secrète active a cette époque n'a jamais été inquiétée et de nombreux dossiers ont été mis au placard. "Le fait que la Hongrie tarde à revenir sur son passé par rapport à des pays comme la Slovaquie, la République tchèque ou la Pologne, a fort à voir avec le régime relativement clément de Kádár et les événements tout aussi tempérés de 1989-1990 (...) La Hongrie est passée du communisme 'soft' de Kádár à une démocratie 'dure', comme l'affirme l'ancien dissident du régime et fondateur de la Charte 77 [une pétition lancée par des personnalités tchécoslovaques opposées au processus de 'normalisation' communiste], le chercheur Janos Kenedi. En tant que centre de blanchiment d'argent de l'Union soviétique, le pays a acquis un statut particulier, qui lui a également permis de violer intentionnellement la loi - un comportement encore d'actualité aujourd'hui. (...) Acculée et compromise par ses anciennes élites, la Hongrie est paralysée et refuse d'assumer son passé."
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Magyar Hírlap - Hongrie | mardi, 30. janvier 2007
Les partis politiques hongrois ont entamé lundi 29 janvier des entretiens préliminaires sur une nouvelle loi concernant les document de la Stasi, qui donnerait un accès illimité aux dossiers et prendrait en considération les droits des victimes. Pour Balázs Stépán, la loi actuelle est "pathologique" et "laisse trop de place aux compromis", elle doit donc être réformée de toute urgence. "Lorsqu'on a appris que le Premier ministre Peter Medgyessy travaillait pour les services secrets sous le nom de code 'Camarade D-209', il a promis un accès illimité à tous les documents de la Stasi, mais a dû se rétracter rapidement. Son successeur Ferenc Gyurcsány a reculé parce des lettres anonymes - vraisemblablement écrites par des anciens collaborateurs des services secrets - mettaient le parti socialiste sous pression. Ces lettres ont attisé les craintes et c'est donc une version édulcorée de la loi qui est entrée en vigueur (...). L'accès aux dossiers a été fortement limité : » suite
Les partis politiques hongrois ont entamé lundi 29 janvier des entretiens préliminaires sur une nouvelle loi concernant les document de la Stasi, qui donnerait un accès illimité aux dossiers et prendrait en considération les droits des victimes. Pour Balázs Stépán, la loi actuelle est "pathologique" et "laisse trop de place aux compromis", elle doit donc être réformée de toute urgence. "Lorsqu'on a appris que le Premier ministre Peter Medgyessy travaillait pour les services secrets sous le nom de code 'Camarade D-209', il a promis un accès illimité à tous les documents de la Stasi, mais a dû se rétracter rapidement. Son successeur Ferenc Gyurcsány a reculé parce des lettres anonymes - vraisemblablement écrites par des anciens collaborateurs des services secrets - mettaient le parti socialiste sous pression. Ces lettres ont attisé les craintes et c'est donc une version édulcorée de la loi qui est entrée en vigueur (...). L'accès aux dossiers a été fortement limité : le chef des services secrets nationaux a déclaré que plusieurs dossiers restaient secrets et la Cour suprême est allée dans son sens. L'idée d'une publication complète a été une nouvelle fois abandonnée."
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Magyar Hírlap - Hongrie | mardi, 22. août 2006
György Petö, maire du quartier d'Obuda, à Budapest, a révélé officiellement avoir travaillé pour le service de contre-espionnage de la police politique hongroise entre 1979 et 1983. ... » suite
György Petö, maire du quartier d'Obuda, à Budapest, a révélé officiellement avoir travaillé pour le service de contre-espionnage de la police politique hongroise entre 1979 et 1983. Andras Schiffer, porte-parole de l'Association hongroise pour les libertés civiles (TASZ), demande la démission de György Petö, même si celui-ci n'a pas collaboré directement avec les espions de la police politique. "Il n'y a eu aucun règlement de comptes après 1989, les fonctionnaires de l'ancienne police politique ont tous eu le droit de prendre part à la vie publique. Lors du changement de régime, on a conservé le principe de légalité, mais il a été poussé trop loin. La démarcation entre la dictature et l'Etat de droit, entre les rôles et les fonctions d'avant 1989, constitue le fondement moral de la nouvelle République. Les fonctionnaires de l'ancienne police politique qui ont dirigé autrefois la dictature ne peuvent pas être considérés comme des 'spécialistes' de l'Etat de droit démocratique".
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Magyar Hírlap - Hongrie | jeudi, 17. août 2006
Julianna R. Szekely compare le débat sur Günter Grass à la révélation du passé de collaborateur avec la Stasi (police politique) du cinéaste hongrois Istvan Szabo et prend la défense des deux artistes. "C'est commettre une erreur terrible que de déprécier l'oeuvre d'une vie pour un simple événement dans la vie de l'artiste. Si les oeuvres de Günter Grass et d'Istvan Szabo sont aussi riches, c'est précisément parce qu'ils savent ce que sont la culpabilité, l'expiation, la condamnation et le travail de conscience". Julianna R. Szekely s'en prend particulièrement aux détracteurs de Grass et de Szabo. Aux yeux de la journaliste, ce sont des hypocrites "qui se prennent pour l'Immaculée Conception". Grass est coupable, mais il a au moins eu le mérite de poser la question : » suite
Julianna R. Szekely compare le débat sur Günter Grass à la révélation du passé de collaborateur avec la Stasi (police politique) du cinéaste hongrois Istvan Szabo et prend la défense des deux artistes. "C'est commettre une erreur terrible que de déprécier l'oeuvre d'une vie pour un simple événement dans la vie de l'artiste. Si les oeuvres de Günter Grass et d'Istvan Szabo sont aussi riches, c'est précisément parce qu'ils savent ce que sont la culpabilité, l'expiation, la condamnation et le travail de conscience". Julianna R. Szekely s'en prend particulièrement aux détracteurs de Grass et de Szabo. Aux yeux de la journaliste, ce sont des hypocrites "qui se prennent pour l'Immaculée Conception". Grass est coupable, mais il a au moins eu le mérite de poser la question : "Aurais-tu été capable de savoir à cette époque ce qu'il t'arrivait ?"
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Élet és Irodalom - Hongrie | vendredi, 26. mai 2006
L'historien hongrois Laszlo Varga réclame l'ouverture des archives de la police politique en Hongrie, suivant l'exemple de l'Allemagne : » suite
L'historien hongrois Laszlo Varga réclame l'ouverture des archives de la police politique en Hongrie, suivant l'exemple de l'Allemagne : "Joachim Gauck (premier mandataire fédéral pour les archives de la police politique Est-allemande) et ses collaborateurs ont vu à quel point il était important pour la démocratie de regarder son passé en face, d'occuper pacifiquement les bâtiments de la Stasi et de sauver les archives pour les générations futures (...). Ils ont soustrait à l'Etat son monopole de l'information (...). Cela n'a pas été possible en Hongrie, car la Stasi y avançait masquée, derrière la police, avec laquelle elle avait tissé des liens étroits. En Allemagne, tout le monde savait où était la Stasi. En Hongrie, nous n'en avions aucune idée (...). Au cours des dix dernières années, les victimes d'espionnage par la police politique se sont vues accordées de nombreux droits, et nous autres historiens disposons désormais de plus de libertés pour mener nos recherches, mais le principal - l'accès aux archives de la Stasi et la confrontation du pays à son passé, si souvent évoquée - fait toujours défaut".
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Élet és Irodalom - Hongrie | vendredi, 19. mai 2006
Les anciens informateurs de la police politique communiste (Stasi) se justifient souvent en affirmant qu'on les a forcés à collaborer. En citant en exemple des scientifiques renommés, ... » suite
Les anciens informateurs de la police politique communiste (Stasi) se justifient souvent en affirmant qu'on les a forcés à collaborer. En citant en exemple des scientifiques renommés, l'historien Krisztian Ungvary avance que leur marge de manoeuvre était, somme toute, relativement grande. Lorsque les historiens Gyorgy Ranki, Ferenc Glatz et le spécialiste en littérature Mihaly Szegedy-Maszak ont tout simplement refusé de collaborer avec la Stasi, cela n'a eu aucune conséquence grave pour leur carrière. En revanche, c'est de son plein gré que l'historien Karoly Vigh a espionné son célèbre collègue Domokos Kosary. "Les archives sont constellées de récits qui prouvent qu'il n'y avait pas que des traîtres, mais aussi des hommes courageux sous la dictature. Plusieurs témoignages ont été conservés pour la postérité, qui montrent comment les choses fonctionnaient à l'époque de Kádár [premier secrétaire du parti communiste de 1956 à 1988]. Tôt ou tard, ils sortiront au grand jour. Il en va de l'intérêt de la société hongroise que les victimes et les coupables de ces histoires soient enfin connus."
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Élet és Irodalom - Hongrie | vendredi, 3. mars 2006
Voilà quelques semaines, l'historien Krisztian Ungvary dévoilait le passé d'informateur pour la police politique de l'évêque Laszlo Paskai et ouvrait, ce faisant, un débat passionné ... » suite
Voilà quelques semaines, l'historien Krisztian Ungvary dévoilait le passé d'informateur pour la police politique de l'évêque Laszlo Paskai et ouvrait, ce faisant, un débat passionné qu'il résume ici. "A juste titre, le pays demande que non seulement les anciens informateurs, mais également leurs supérieurs de l'époque, soient démasqués. Cependant, le silence des évêques concernés, qui protègent encore aujourd'hui leurs oppresseurs, freinent cette quête de la vérité (...). Eux seuls peuvent donner les noms des anciens espions qui sont aujourd'hui à la tête de l'économie et de la politique du pays (...). Mais il semblerait que le régime de János Kádár ne soit toujours pas révolu. Beaucoup portent toujours le poids de la dictature et obéissent encore aux ordres qui leur avaient été donnés à l'époque. Raconter leur histoire pourrait leur permettre de se libérer du joug de la dictature (...). Une série d'affaires spectaculaires montre que la société est prête à leur pardonner".
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Neue Zürcher Zeitung - Suisse | vendredi, 10. février 2006
La Hongrie découvre presque quotidiennement le passé d'espion de figures nationales, relate Susi Koltai. Sont ainsi concernés le cardinal Laszlo Paskai, le célèbre reporter de ... » suite
La Hongrie découvre presque quotidiennement le passé d'espion de figures nationales, relate Susi Koltai. Sont ainsi concernés le cardinal Laszlo Paskai, le célèbre reporter de football György Szepesi ou encore le cinéaste culte Gábor Bódy, décédé récemment. La divulgation du passé de collaborateur du réalisateur oscarisé István Szabó a provoqué une émotion particulière. "C'est triste à dire, mais tout homme, ou presque, est susceptible de collaborer pendant une dictature. L'indignation du peuple face au passé d'István Szabó paraît donc hypocrite (...). Si le peuple hongrois regarde aujourd'hui le passé de collaborateur du cinéaste en face, c'est une nouvelle figure paternelle qu'il perd. Peut-être la nostalgie de la parfaite innocence est-elle aussi une nostalgie de l'autorité absolue, du culte de la personnalité tel qu'il était pratiqué sous l'ère socialiste ? L'intégrité morale d'István Szabó, telle qu'elle s'exprime dans sa description des abîmes de l'existence, reste intacte, en dépit d'un passé désormais écorné".
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Népszabadság - Hongrie | samedi, 4. février 2006
La jeune écrivaine Eszter Babarczy a vu le nouveau film d'Istvan Szabo, "Rokonok" (Parent), dont la projection a inauguré la semaine hongroise du cinéma à ... » suite
La jeune écrivaine Eszter Babarczy a vu le nouveau film d'Istvan Szabo, "Rokonok" (Parent), dont la projection a inauguré la semaine hongroise du cinéma à Budapest. Le passé d'espion pour le compte de l'ex-police politique du réalisateur a été révélé quelques jours avant le festival. Eszter Babarczy décrit l'effet qu'a eu sur elle le message moral du film, selon lequel il ne faut faire partie d'aucun mouvement. "Les systèmes politiques récents ont empêché l'organisation de débats publics et, de ce fait, ont privé la société de la possibilité de raconter son histoire et de se réconcilier avec ses dilemmes (...). Les affaires de la Stasi et les scandales de corruption montrent à quel point les normes morales dont nous avons hérité sont ambivalentes et timides".
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Heti Válasz - Hongrie | vendredi, 3. février 2006
Après la divulgation du passé de collaborateur du réalisateur hongrois Istvan Szabo, le journal dévoile le passé d'espion de deux autres personnalités dans la police secrète : » suite
Après la divulgation du passé de collaborateur du réalisateur hongrois Istvan Szabo, le journal dévoile le passé d'espion de deux autres personnalités dans la police secrète : le cardinal Laszlo Paskai et le cinéaste Zsolt Kezdi-Kovacs. Le réalisateur Peter Rudolf commente ces révélations dans une interview réalisée par Andras Stumpf : "En Hongrie, les scandales liés à la Stasi sont divulgués au compte-gouttes. C'est effarant. Nous ne pouvons pas rendre de jugement moral avant de savoir qui était espion, à qui il a nui et pourquoi. De même que nous n'avons pas le droit de pardonner avant que toute la lumière ne soit faite sur une affaire. Par ailleurs, les personnes victimes de pression ont jusqu'à présent été mises au pilori, tandis que nous n'avons pas le droit de savoir quoi que ce soit sur les maîtres chanteurs. Les affaires liées à la Stasi sont, pour la plupart, des histoires troubles et complexes. Et elles le resteront, car nous avons évité la révolution voilà seize ans. Si nous pouvons nous réjouir d'avoir changé de régime sans effusion de sang, nous en payons néanmoins le prix aujourd'hui".
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Népszabadság - Hongrie | jeudi, 2. février 2006
La Hongrie semble avoir du mal à poser un regard critique sur son passé, constate l'historien Róbert Braun, qui voit des parallèles entre l'affaire István Szabó et l'Holocauste : » suite
La Hongrie semble avoir du mal à poser un regard critique sur son passé, constate l'historien Róbert Braun, qui voit des parallèles entre l'affaire István Szabó et l'Holocauste : "Sans vouloir faire d'amalgame entre les systèmes totalitaires, on peut affirmer que les deux formes de dictature ont porté un coup décisif aux valeurs morales. C'est précisément pour cette raison qu'il serait capital de relever le défi du souvenir - celui de l'Holocauste comme celui du socialisme. Le manque d'exigence du pays à ce sujet est pour moi plus intéressant que la vie d'István Szabó proprement dite. Le silence n'est pas une bonne chose, car il est une manière de fuir la sentence. Notre examen du passé doit passer par le prisme des valeurs morales : il y a eu dans les régimes totalitaires des bourreaux, des victimes, des résistants et des témoins. C'est d'eux dont nous devons parler, de ceux qui ont été les bourreaux, les victimes, de ceux qui ont résisté, et de ceux qui n'ont fait que regarder".
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Népszabadság - Hongrie | mardi, 31. janvier 2006
Dimanche, le cinéaste hongrois Istvan Szabó est revenu sur la divulgation de ses activités d'espionnage. C'est pour se sauver, et pour préserver ses études, qu'il se serait enrôlé dans la police secrète (Stasi), et non pour aider un ami, comme il l'avait d'abord déclaré. L'écrivain György Fekete s'est penché sur la responsabilité morale de Szabó : » suite
Dimanche, le cinéaste hongrois Istvan Szabó est revenu sur la divulgation de ses activités d'espionnage. C'est pour se sauver, et pour préserver ses études, qu'il se serait enrôlé dans la police secrète (Stasi), et non pour aider un ami, comme il l'avait d'abord déclaré. L'écrivain György Fekete s'est penché sur la responsabilité morale de Szabó : "Tous ceux qui s'expriment sur cette affaire soutiennent à juste titre que l'oeuvre de Szabó - qui s'intéresse avant tout aux relations entre l'individu, le talent, l'artiste et le pouvoir - n'aurait pas été aussi profonde ni aussi crédible sans ce passé d'espion, qu'il a tu toute sa vie (...). Est-il possible de pouvoir encore vénérer Szabó pour son oeuvre humaniste ? Oui, si nous faisons appel à notre compréhension et à notre sensibilité. Cette fois, nous devons, nous aussi, souffrir. Et plus seulement l'artiste".
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Tous les textes disponibles de » György Fekete
Népszabadság - Hongrie | lundi, 30. janvier 2006
"Le mieux serait de ne jamais apprendre qui étaient les indicateurs. Cependant, même le médecin ne peut pas cacher le diagnostic, aussi pénible soit-il à entendre. Car le mal, qu'il soit connu ou non, produit ses effets dans l'organisme", commente l'essayiste Péter Nagy à propos du cas du cinéaste István Szabó, dont on sait depuis quelques jours qu'il a fourni des informations à la Stasi lorsqu'il était étudiant : » suite
"Le mieux serait de ne jamais apprendre qui étaient les indicateurs. Cependant, même le médecin ne peut pas cacher le diagnostic, aussi pénible soit-il à entendre. Car le mal, qu'il soit connu ou non, produit ses effets dans l'organisme", commente l'essayiste Péter Nagy à propos du cas du cinéaste István Szabó, dont on sait depuis quelques jours qu'il a fourni des informations à la Stasi lorsqu'il était étudiant : "Le moins que l'on puisse faire est de ne pas ignorer de tels aveux", explique le journaliste, qui demande un examen approfondi des pages les plus sombres de l'histoire du pays, même si des informations douloureuses doivent surgir du passé, comme dans le cas de Péter Esterházy, qui a appris après la mort de son père que celui-ci l'avait espionné pendant des années : "Il s'est senti obligé de le mettre par écrit. Impitoyablement - contre lui-même. Jusqu'à aujourd'hui, il est le seul à l'avoir fait".
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Népszabadság - Hongrie | vendredi, 27. janvier 2006
De 1957 à 1963, le cinéaste István Szabó, qui a notamment réalisé 'Mephisto' a été l'un des collaborateurs informels de la Stasi hongroise. En tant qu'étudiant à l'école du cinéma de Budapest travaillant avec des matériels compromettants, il faisait l'objet de pressions. Dans une interview, il réagit aux révélations sur son passé : » suite
De 1957 à 1963, le cinéaste István Szabó, qui a notamment réalisé 'Mephisto' a été l'un des collaborateurs informels de la Stasi hongroise. En tant qu'étudiant à l'école du cinéma de Budapest travaillant avec des matériels compromettants, il faisait l'objet de pressions. Dans une interview, il réagit aux révélations sur son passé : "Aujourd'hui, je suis fier de cette collaboration, car elle nous a permis de sauver un camarade d'études d'une condamnation à mort au lendemain de la révolution de 1956. Je me réjouis également de pouvoir enfin raconter mon histoire (peut-être bientôt au cinéma), car elle aura l'effet d'un baume pour beaucoup de gens et donnera une image fidèle des années 1957 à 1960. Ma propre défense ne m'intéresse pas".
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Der Standard - Autriche | lundi, 23. janvier 2006
L'essayiste Paul Lendvai a accusé plusieurs correspondants hongrois à l'étranger d'avoir joué le rôle d'espions pour le compte de la Stasi. András Heltai-Hopp, l'un des ... » suite
L'essayiste Paul Lendvai a accusé plusieurs correspondants hongrois à l'étranger d'avoir joué le rôle d'espions pour le compte de la Stasi. András Heltai-Hopp, l'un des accusés et actuel rédacteur en chef adjoint du magazine hongrois germanophone Pester Lloyd, répond. "Oui, les rapports sur les entretiens que j'ai eus avec Paul Lendvai il y a plus de 40 ans sont de ma main. A l'époque de la dictature totalitaire, il était du devoir des personnes qui travaillaient à l'étranger de rédiger des rapports sur les entretiens qu'elles avaient eus avec des citoyens occidentaux. J'ai accepté de remplir cette mission, certes peu glorieuse. Je l'ai regretté à l'époque, et je le regrette encore aujourd'hui. Mais je ne me laisserai pas coller l'étiquette d''agent de la Stasi' (...). Par là, je n'entends bien sûr pas soutenir que je suis innocent. J'ai reconnu devant tous ma responsabilité morale - je suis d'ailleurs le seul à l'avoir fait dans cette affaire - et demandé à Paul Lendvai de me pardonner".
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Magyar Hírlap - Hongrie | mardi, 17. janvier 2006
Paul Lendvai, un journaliste de télévision spécialiste de l'Europe de l'Est qui vit depuis 1957 à Vienne, a accusé publiquement plusieurs anciens correspondants de médias hongrois basés dans la capitale autrichienne de l'avoir espionné pour la Stasi hongroise. Le journal écrit à ce propos : » suite
Paul Lendvai, un journaliste de télévision spécialiste de l'Europe de l'Est qui vit depuis 1957 à Vienne, a accusé publiquement plusieurs anciens correspondants de médias hongrois basés dans la capitale autrichienne de l'avoir espionné pour la Stasi hongroise. Le journal écrit à ce propos : "Nous ne souhaitons pas que tout ancien collaborateur informel de la Stasi soit immédiatement viré mais que les rédactions soient plus prudentes à l'avenir. Nous continuerons à lire avec plaisir les analyses des intéressés en matière de politique étrangère - après tout l'Etat leur a payé de longs séjours à l'étranger - mais ils ne doivent pas prendre parti sur le terrain de la politique intérieure, ni jouer les arbitres sur les questions morales".
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Tchéquie
Respekt - République tchèque | mardi, 15. janvier 2008
En République tchèque, 57 députés sociaux-démocrates et communistes ont déposé un recours constitutionnel contre la fondation d'une autorité chargée de faire des recherches sur le régime totalitaire. Ils estiment que si les années 1950 ont effectivement été terribles dans la Tchécoslovaquie communiste, les décennies suivantes ont, elles, été bien plus faciles à supporter. Erik Tabery s'étonne que ce point de vue ne suscite pas de protestation. "Cela fait des années que les intellectuels tchèques attendent que le passé soit remis à plat, comme cela s'est passé en Allemagne, que les jeunes demandent aux anciennes générations quel rôle elles ont véritablement joué pendant ces années noires. Pourtant, c'est tout l'inverse qui se produit : » suite
En République tchèque, 57 députés sociaux-démocrates et communistes ont déposé un recours constitutionnel contre la fondation d'une autorité chargée de faire des recherches sur le régime totalitaire. Ils estiment que si les années 1950 ont effectivement été terribles dans la Tchécoslovaquie communiste, les décennies suivantes ont, elles, été bien plus faciles à supporter. Erik Tabery s'étonne que ce point de vue ne suscite pas de protestation. "Cela fait des années que les intellectuels tchèques attendent que le passé soit remis à plat, comme cela s'est passé en Allemagne, que les jeunes demandent aux anciennes générations quel rôle elles ont véritablement joué pendant ces années noires. Pourtant, c'est tout l'inverse qui se produit : les anciennes générations avancent leurs pions et exigent des tribunaux qu'ils affirment que cette époque n'était pas si catastrophique, ce qui ne suscite guère de réactions chez les jeunes. Ils sont plus ou moins indifférents et préfèrent lutter contre le démon américain."
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Lidové noviny - République tchèque | mercredi, 30. mai 2007
Deux ministres de l'époque du grand tournant tchécoslovaque, les ex-ministres tchèques Richard Sacher, à l'Intérieur, et Miroslav Vacek, à la Défense, ont vu leur passé ... » suite
Deux ministres de l'époque du grand tournant tchécoslovaque, les ex-ministres tchèques Richard Sacher, à l'Intérieur, et Miroslav Vacek, à la Défense, ont vu leur passé de collaborateurs des services secrets communistes (StB) révélé au grand jour. On a trouvé des dossiers les concernant dans près de 200 sacs en papier destinés à être détruits à l'époque du grand tournant. "Les activités des ministres pour la StB sont-elles scandaleuses ?", s'interroge Martin Zverina. "Certainement. Sont-elles surprenantes ? Non. (...) Quand, près de 18 ans après le tournant, les noms d'agents éminents de l'appareil de répression communiste surgissent et que l'opinion publique s'y intéresse, c'est un signe de frustration quant à la façon trop sélective dont notre passé a été analysé. Cela concerne également les procédés employés par la police contre les criminels économiques. Les gros poissons n'ont pas été inquiétés. Une fois que nous aurons la certitude que nos communistes ne peuvent plus provoquer de désastres, ces nouvelles révélations ne nous intéresseront plus."
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Pražský deník - République tchèque | lundi, 26. février 2007
Les récentes révélations sur les passés de collaborateurs de l'ex-Premier ministre Josef Tosovsky ou l'auteur-compositeur Jaroslav Nohavica ont ravivé le débat sur la collaboration avec les services secrets. Le ... » suite
Les récentes révélations sur les passés de collaborateurs de l'ex-Premier ministre Josef Tosovsky ou l'auteur-compositeur Jaroslav Nohavica ont ravivé le débat sur la collaboration avec les services secrets. Le ministre de l'Intérieur Ivan Langer veut maintenant déclassifier tous les dossiers et publier les noms des anciens collaborateurs sur Internet. Dalibor Dostal commente l'affaire. "La société tchèque n'a pas encore réfléchi convenablement à son passé communiste. D'un côté, les anciens espions sont traités comme des citoyens de seconde zone et n'ont pas le droit d'exercer certaines fonctions. D'un autre côté, le Parti communiste (KSCM) joue un rôle important sur la scène politique. Le Parti conservateur (ODS) collabore localement avec les communistes, et même le président Vaclav Klaus a été élu grâce aux voix communistes. Si la sphère politique tchèque ne prend pas clairement position sur la légitimité du KSCM, la chasse aux espions de la Stasi ne deviendra rien de moins que le symbole ridicule de l'hypocrisie."
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Respekt - République tchèque | mercredi, 7. février 2007
Le cardinal Miloslav Vlk, archevêque de Prague, veut déterminer si les ecclésiastiques tchèques ont collaboré avec le StB, les anciens services secrets communistes. L'archevêque a ... » suite
Le cardinal Miloslav Vlk, archevêque de Prague, veut déterminer si les ecclésiastiques tchèques ont collaboré avec le StB, les anciens services secrets communistes. L'archevêque a convenu avec le ministre de l'Intérieur tchèque de la création d'une commission historique. C'est le scandale qui a frappé son confrère polonais, Stanislaw Wielgus, lorsque son passé de collaborateur a été révélé, qui l'a incité à prendre cette décision. Petr Tresnak soutient le cardinal Vlk. "L'initiative du cardinal est sage. Le débat public sur la collaboration avec les anciens services secrets a souffert du fait que d'anciens agents aient pu se blanchir en purgeant leurs dossiers avec l'aval des tribunaux. Aucune trace d'introspection. Une introspection des ecclésiastiques ferait souffler un vent frais sur la réflexion que nous menons sur notre passé."
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Talaljuk ki Közep-Europat? - Hongrie | dimanche, 13. août 2006
Judit Hamberger, collaboratrice de l'Institut Laszlo Teleki en Hongrie, observe la façon dont les sociaux-démocrates et les communistes tchèques luttent contre la loi dite 'de ... » suite
Judit Hamberger, collaboratrice de l'Institut Laszlo Teleki en Hongrie, observe la façon dont les sociaux-démocrates et les communistes tchèques luttent contre la loi dite 'de lustration', qui interdit aux anciens fonctionnaires et collaborateurs des services secrets d'occuper des fonctions publiques. "Dans le programme des sociaux-démocrates, qui sont au pouvoir depuis 1998, il n'est jamais question de régler les comptes du pays avec son passé communiste. Au contraire, les sociaux-démocrates essaient ici et là d'entraver l'examen de conscience". La journaliste critique le fait que les espions de la police politique puissent être dénoncés publiquement alors que l'identité des anciens collaborateurs des services secrets est encore tenue secrète. "Beaucoup d'entre eux se voient comme les vrais gagnants de la révolution de velours. Ils ne figurent sur aucune liste et bénéficiaient d'une bonne retraite avant 1989. Après la chute du communisme, leurs contacts et les informations dont ils disposaient leur ont permis de profiter des privatisations pour s'enrichir. Et s'ils n'ont pas le droit d'occuper des postes publics, ils sont souvent à la tête de grandes entreprises".
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Mladá fronta Dnes - République tchèque | mercredi, 21. décembre 2005
Plusieurs centaines de volontaires de l'ancienne police secrète tchécoslovaque, la StB, étaient prêts, en 1981, à partir en mission secrète en Pologne afin de s'opposer aux forces démocratiques du syndicat indépendant Solidarnosc. "En lançant cette opération, le régime de Prague voulait empêcher la propagation des idées libérales polonaises en Tchécoslovaquie", rapporte le journal. "L'historien Petr Blazek, qui a retrouvé des archives du projet, dont la liste nominative des agents de la StB, raconte : » suite
Plusieurs centaines de volontaires de l'ancienne police secrète tchécoslovaque, la StB, étaient prêts, en 1981, à partir en mission secrète en Pologne afin de s'opposer aux forces démocratiques du syndicat indépendant Solidarnosc. "En lançant cette opération, le régime de Prague voulait empêcher la propagation des idées libérales polonaises en Tchécoslovaquie", rapporte le journal. "L'historien Petr Blazek, qui a retrouvé des archives du projet, dont la liste nominative des agents de la StB, raconte : 'L'opération devait se dérouler en même temps qu'une invasion de la Pologne. Le fait qu'il s'agissait de volontaires est intéressant si l'on songe qu'août 1968 (l'interruption des réformes tchécoslovaques par les chars du pacte de Varsovie) n'était pas loin. Tous les membres de la StB avaient vécu l'occupation de la Tchécoslovaquie et savaient qu'ils n'iraient pas en vacances en Pologne". L'opération a finalement été annulée, les communistes au pouvoir en Pologne ayant proclamé eux-mêmes la loi martiale dans le pays.
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Slowaquie
Pravda - Slovaquie | jeudi, 15. février 2007
De nouveaux dossiers ont été rendus publics en Slovaquie, selon lesquels Jan Sokol, archevêque de Trnava et Bratislava, aurait entretenu des contacts étroits avec les ... » suite
De nouveaux dossiers ont été rendus publics en Slovaquie, selon lesquels Jan Sokol, archevêque de Trnava et Bratislava, aurait entretenu des contacts étroits avec les anciens services secrets communistes tchécoslovaques (Stb). En 1988, il aurait livré à la sûreté intérieure des informations sur un prêtre slovaque exilé au Vatican. Marius Kopcsay ne mâche pas ses mots. "Ces soupçons naissent alors que l'archevêque est déjà sous pression pour avoir reconnu l'Etat séparatiste slovaque [subordonné à l'Allemagne nazie] sous l'ère de Mgr Tiso. Il semble que Jan Sokol garde un souvenir ému du régime totalitaire. D'un point de vue juridique, il bénéficie de la présomption d'innocence. Pour la sphère politique, cette présomption est suffisante pour laisser la situation en l'état jusqu'à ce que l'affaire soit tirée au clair. L'Eglise n'est pas un parti politique. Elle n'a donc pas besoin de veiller à son image, ni à sa popularité dans les sondages. Pour elle, d'autres valeurs sont en jeu. La conscience par exemple."
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Hospodářské noviny - République tchèque | jeudi, 22. juin 2006
A l'image de certains de ses voisins, la République tchèque s'apprête à créer un organisme chargé d'étudier les crimes du communisme. Mercredi 21 juin, le ... » suite
A l'image de certains de ses voisins, la République tchèque s'apprête à créer un organisme chargé d'étudier les crimes du communisme. Mercredi 21 juin, le projet a reçu l'accord de la deuxième chambre du Parlement pragois. Renata Havranova rappelle que la Slovaquie s'est dotée d'un 'Institut pour la mémoire du peuple' dès 2003. Sa création avait engendré des problèmes considérables. "Pendant longtemps, il n'a existé aucune volonté politique de sanctionner les crimes du communisme et de démasquer les collaborateurs de la Stasi. L'ancien président slovaque Rudolf Schuster a justifié son veto contre le projet en affirmant que les archives n'étaient pas complètes et risquaient d'être manipulées. Sans la persévérance de défenseurs des droits du citoyen comme Jan Langos ou Jan Carnogurski, cet organisme n'aurait jamais vu le jour. Aujourd'hui, l'Institut se penche sur l'époque du fascisme en Slovaquie, et plus particulièrement sur l'aryanisation des biens juifs".
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Roumanie
România Liberă - Roumanie | lundi, 4. février 2008
Plusieurs centaines de personnes ont protesté le 3 février à Bucarest contre une récente décision de la Cour constitutionnelle, qui a jugé anticonstitutionnelle la loi concernant le Conseil d'études des archives de la Securitate (CNSAS). La direction du CNSAS, composée de 11 membres représentant les différentes forces politiques, décidait de la divulgation des dossiers. Selon Andreea Pora, "il ne s'agira plus d'expliquer le travail de la Securitate. Cette opportunité semble être tombée dans l'oubli. Tout va se résumer à une lutte, dont les archives du CNSAS sont l'enjeu. (...) Concernant ce projet, le gouvernement peut prouver sa franchise d'une seule manière : » suite
Plusieurs centaines de personnes ont protesté le 3 février à Bucarest contre une récente décision de la Cour constitutionnelle, qui a jugé anticonstitutionnelle la loi concernant le Conseil d'études des archives de la Securitate (CNSAS). La direction du CNSAS, composée de 11 membres représentant les différentes forces politiques, décidait de la divulgation des dossiers. Selon Andreea Pora, "il ne s'agira plus d'expliquer le travail de la Securitate. Cette opportunité semble être tombée dans l'oubli. Tout va se résumer à une lutte, dont les archives du CNSAS sont l'enjeu. (...) Concernant ce projet, le gouvernement peut prouver sa franchise d'une seule manière : la mise à disposition des archives doit être placée sous le contrôle de la société civile, à l'image du bureau Gauck outre-Rhin, et non sous le contrôle des partis. Ce serait la moindre des choses. Dans le cas contraire, on ne doit pas parler d'une restauration, mais d'une conspiration."
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Evenimentul Zilei - Roumanie | vendredi, 1. février 2008
Le Conseil national chargé des archives de la Securitate (CNSAS), l'ancienne police secrète roumaine, est moribond. Le 31 janvier, la Cour constitutionnelle a jugé que ... » suite
Le Conseil national chargé des archives de la Securitate (CNSAS), l'ancienne police secrète roumaine, est moribond. Le 31 janvier, la Cour constitutionnelle a jugé que la loi régissant l'action du conseil depuis huit ans était en partie anticonstitutionnelle. Selon Ioana Lupea, "l'accès des citoyens à leur propre passé et à celui de leurs chefs est temporairement bloqué. Le jugement du tribunal invalide les preuves de la collaboration avec la police politique de la Securitate. Le public ne saura jamais si d'autres personnes auraient pu être démasquées et les personnes impliquées seront dégagées de toute responsabilité. (...) En une journée, la Roumanie a perdu 18 ans de son histoire. Désormais, les forces qui se considèrent comme anti-communistes, à savoir le président et le gouvernement, doivent transformer cette catastrophe en opportunité et surmonter leurs rivalités politiques."
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Evenimentul Zilei - Roumanie | jeudi, 3. janvier 2008
En Roumanie, le Parti de la démocratie sociale (PSD, opposition) souhaite limiter considérablement l'indépendance du Conseil national chargé des archives de la Securitate (CNSAS), l'ancienne ... » suite
En Roumanie, le Parti de la démocratie sociale (PSD, opposition) souhaite limiter considérablement l'indépendance du Conseil national chargé des archives de la Securitate (CNSAS), l'ancienne police secrète roumaine. Ce Conseil pourrait uniquement décider la publication des archives, mais ne serait plus autorisé à mentionner les personnes ayant collaboré avec la Securitate. Selon Iona Lupea, "il ne s'agit pas de la première atteinte à l'intégrité du Conseil. Pendant ces deux dernières années, nous avons assisté à des tentatives permanentes visant à jeter le discrédit sur cette institution. (...) Pourtant, l'action du Conseil n'a pas provoqué de ravages au sein des partis politiques, qui auraient pu y trouver une raison de le craindre. Même le PSD, farouche ennemi de cette institution, a été épargné. (...) Néanmoins, le Parti de la démocratie sociale ne verra jamais sa légitimité politique remise en question tant que le totalitarisme communiste sera considéré comme la meilleure période de l'histoire roumaine et tant qu'on refusera d'en parler comme d'une époque marquée par les massacres."
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Cotidianul - Roumanie | vendredi, 25. mai 2007
Le président roumain Traian Basescu souhaite débattre lundi 28 mai d'une loi de lustration à l'occasion d'une rencontre avec tous les partis représentés au Parlement. ... » suite
Le président roumain Traian Basescu souhaite débattre lundi 28 mai d'une loi de lustration à l'occasion d'une rencontre avec tous les partis représentés au Parlement. Selon cette loi, imaginée sur le modèle de la Pologne, les personnalités roumaines devraient faire état de leur éventuelle collaboration avec les services secrets durant la dictature communiste (1947-1989). De l'avis de Mirela Corlatan, une telle loi ne peut être que difficilement adoptée. "Il serait préférable de modifier la législation pour rendre possible l'ouverture des archives. Si cela se produit, la lustration aura lieu d'elle-même. Toutefois, il est difficile de croire que Traian Basescu, qui expliquait encore en janvier dernier qu'une lustration n'aurait présenté un intérêt qu'un an après le tournant [de 1989], souhaite maintenant véritablement mettre en oeuvre sa proposition de loi de lustration, comme il l'a promis dans l'euphorie de l'après-référendum. Néanmoins, si les chercheurs ont accès aux archives, un renouvellement de la classe politique aux prochaines élections se prépare."
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Finland
Hufvudstadsbladet - Finlande | mardi, 14. août 2007
Les dossiers des services secrets contenant les noms de citoyens finlandais et suédois qui ont collaboré avec la Stasi, l'ex-police secrète de la RDA, génèrent ... » suite
Les dossiers des services secrets contenant les noms de citoyens finlandais et suédois qui ont collaboré avec la Stasi, l'ex-police secrète de la RDA, génèrent de vifs débats dans ces deux pays. Björn Sundell exige que la liste des informateurs finlandais soit rendue publique. "On a l'impression d'avoir affaire à une dictature dans cette affaire. Les chercheurs ont un accès très restreint aux archives, et chaque année, seul un nombre minime de demandes aboutissent, après avoir subi un examen approfondi. Nous autres, citoyens, n'avons aucune chance de savoir ce qui figure à notre sujet dans les dossiers secrets. Il n'existe pas de droit d'accès aux informations personnelles en Finlande. Il semble que la sécurité de l'Etat ou l'ardeur maniaque des services secrets à défendre leur position passent avant tous les autres idéaux, même quand il s'agit de documents historiques de l'époque de la Guerre froide."
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Suède
Svenska Dagbladet - Suède | mardi, 14. août 2007
La police secrète suédoise Sapö a confirmé l'existence de près de 50 dossiers concernant des informateurs suédois de l'ancienne police secrète est-allemande, la Stasi. Les ... » suite
La police secrète suédoise Sapö a confirmé l'existence de près de 50 dossiers concernant des informateurs suédois de l'ancienne police secrète est-allemande, la Stasi. Les noms des personnes concernées ne seront toutefois pas publiés. Lisa Bjurwald s'interroge. "Est-il vraiment opportun (...) de compromettre des gens de cette manière ? D'un autre côté, j'imagine que ce type de document doit être extrêmement intéressant pour les chercheurs. Ces rapports reflètent la face cachée de la société de cette époque (...) Etant donné qu'il y a aujourd'hui prescription, tout Suédois ayant collaboré au régime de terreur du communisme ne passera vraisemblablement jamais devant un tribunal. Toutefois, cela signifie pas qu'il faut s'abstenir de les placer devant leurs responsabilités, de quelque autre manière que ce soit."
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Espagne
Rzeczpospolita - Pologne | samedi, 24. mars 2007
Des tensions opposent actuellement la Pologne et l'Espagne, le Sénat espagnol ayant appelé Madrid à intervenir en faveur des Polonais encore en vie qui ont combattu contre Franco pendant la guerre civile. Les arguments des sénateurs sont les suivants : » suite
Des tensions opposent actuellement la Pologne et l'Espagne, le Sénat espagnol ayant appelé Madrid à intervenir en faveur des Polonais encore en vie qui ont combattu contre Franco pendant la guerre civile. Les arguments des sénateurs sont les suivants : les anciens combattants sont concernés par la loi de lustration polonaise, qui exige la divulgation de toute collaboration passée avec les services secrets communistes, et peuvent craindre la suppression de leur pension. Igor Janke commente cette affaire. "En défendant le souvenir de leurs héros, les Espagnols frappent à l'aveuglette et ne savent plus qui ils atteignent. Le gouvernement polonais ne punit personne pour avoir participé à la guerre contre Franco. Il veut mettre fin aux privilèges d'hommes qui ont fait partie d'un appareil de violence et ont voulu étouffer notre indépendance, et qui, à cette fin, ont pourchassé et torturé les héros qui luttaient pour la liberté et la démocratie de la Pologne."
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