Une minorité victime de discrimination
La majorité des Roms européens vivent dans des pays d'Europe de l'Est. L'effondrement du communisme ne leur a guère profité. Ils vivent dans des ghettos, leurs enfants ne fréquentent guère l'école et, dans leur quotidien, ils font l'objet de discriminations.
Échos
Gazeta Wyborcza - Pologne | samedi, 13. janvier 2007
Romani Rose, président du Conseil central des Tsiganes d'Allemagne, a confié à Angelika Kuzniak et Lidia Ostalowska que dans de nombreux pays d'Europe de l'Est, ... » suite
Romani Rose, président du Conseil central des Tsiganes d'Allemagne, a confié à Angelika Kuzniak et Lidia Ostalowska que dans de nombreux pays d'Europe de l'Est, l'appartenance des Tsiganes à l'UE est contestée, et ce bien que ces pays appartiennent eux-mêmes à l'Union. "Les commissaires en charge des minorités s'attendaient à ce que les nouveaux membres de l'UE mettent tous leurs citoyens sur un pied d'égalité en termes éducatifs, économiques et juridiques. Ce n'est pas le cas. Dans quels pays la situation s'est-elle améliorée pour les Roms ? Seulement en Pologne et en Hongrie à mon avis. La Roumanie et la Bulgarie ont beaucoup de préjugés à l'encontre de la population rom. Les hommes politiques font encore la part belle au racisme et à la ségrégation (...). L'Europe unie compte désormais 12 millions de Roms. Ne comprenez-vous donc pas que nous sommes aussi chez nous ?"
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Népszabadság - Hongrie | jeudi, 11. janvier 2007
"La nouvelle fraction parlementaire offrira plus de moyens et de visibilité aux partis d'extrême droite mais n'accroîtra pas pour autant leur influence politique", estime László Szőcs, correspondant du quotidien à Bruxelles. "Entre traitements et subventions, cette nouvelle fraction au nom ronflant, 'Identité, Tradition, Souveraineté' (ITS), va percevoir en tout et pour tout un million d'euros. Avec vingt députés, elle atteint tout juste le seuil exigé pour la formation d'un groupe. C'est l'arrivée des députés bulgares et roumains qui a rendu cette formation possible. Les cinq parlementaires du Parti de la Grande Roumanie (PRM) sont bien connus en Hongrie pour leurs idées antisémites et leurs propos désobligeants envers la minorité hongroise de Roumanie. Dimitar Stoïanov, du parti bulgare Ataka, n'a pas non plus bonne presse : » suite
"La nouvelle fraction parlementaire offrira plus de moyens et de visibilité aux partis d'extrême droite mais n'accroîtra pas pour autant leur influence politique", estime László Szőcs, correspondant du quotidien à Bruxelles. "Entre traitements et subventions, cette nouvelle fraction au nom ronflant, 'Identité, Tradition, Souveraineté' (ITS), va percevoir en tout et pour tout un million d'euros. Avec vingt députés, elle atteint tout juste le seuil exigé pour la formation d'un groupe. C'est l'arrivée des députés bulgares et roumains qui a rendu cette formation possible. Les cinq parlementaires du Parti de la Grande Roumanie (PRM) sont bien connus en Hongrie pour leurs idées antisémites et leurs propos désobligeants envers la minorité hongroise de Roumanie. Dimitar Stoïanov, du parti bulgare Ataka, n'a pas non plus bonne presse : il a offensé la député hongroise issue de la minorité rom Lívia Járóka par ses propos racistes et sexistes lorsqu'elle a été nominée pour le Prix du meilleur parlementaire européen de l'année 2006."
» article intégral (lien externe, hongrois)
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Tribune de Genève - Suisse | jeudi, 31. août 2006
Le journaliste Antoine Maurice se penche sur l'histoire des Roms et leur manière de vivre. "Leur mode de vie repose sur une organisation clanique très ... » suite
Le journaliste Antoine Maurice se penche sur l'histoire des Roms et leur manière de vivre. "Leur mode de vie repose sur une organisation clanique très structurée qui traverse les frontières et les ordres juridiques. Certains traits y sont aussi contraignants que leur statut social de nomades-chiffonniers-ferrailleurs est précaire. En cette phase de transition de l'Europe, plongée à la fois dans son rassemblement historique et une mondialisation déterritorialisée, les gens du voyage expriment à la fois l'archaïque et le plus moderne de la culture européenne. Archaïque par leur clôture de minorité en lisière. En même temps les Tsiganes habitent les musiques, les langues, les cultures et les religions d'Europe. Dépourvus d'aspiration nationale propre, ils se glissent comme d'authentiques mondialisés dans nombre d'entre elles sans perdre jamais leur identité tsigane."
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Magyar Hírlap - Hongrie | mardi, 20. décembre 2005
Avec près de 10 millions d'individus, la communauté rom est l'une des plus importantes minorités d'Europe. L'organisme de représentation des intérêts roms créé l'année dernière, l'ERTF (European Roma and Travellers Forum), vient de tenir sa première conférence, résumée par la sociologue hongroise Angela Kocze : » suite
Avec près de 10 millions d'individus, la communauté rom est l'une des plus importantes minorités d'Europe. L'organisme de représentation des intérêts roms créé l'année dernière, l'ERTF (European Roma and Travellers Forum), vient de tenir sa première conférence, résumée par la sociologue hongroise Angela Kocze : "À l'échelon européen, on observe une étrange schizophrénie dans la politique rom (...) D'après les critères de Copenhague, les pays candidats à l'entrée dans l'Union européenne sont censés respecter les droits des minorités, mais cette même exigence n'a pas été imposée aux anciens pays membres (...) L'Union européenne a crée une 'Journée des Roms', mais le meurtre de masse des Roms européens pendant la Seconde guerre mondiale n'a toujours pas de place appropriée dans l'historiographie européenne (...) Il n'existe même pas au sein des pays membres de l'Union de consensus sur la notion de minorité nationale. Ils ne savent pas, par exemple, si les immigrés partageant une même spécificité culturelle - les Arabes, les Turcs, les Kurdes ou les Roms - en font partie".
» informations complémentaires (lien externe, hongrois)
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Culture et art roms
Népszabadság - Hongrie | mercredi, 8. août 2007
Pour la première fois, la Biennale de Venise consacre un pavillon à l'art d'une minorité ethnique : » suite
Pour la première fois, la Biennale de Venise consacre un pavillon à l'art d'une minorité ethnique : les Roms, répartis dans plusieurs pays européens. Les oeuvres de l'artiste britannique Daniel Baker y sont exposées. Dans un entretien réalisé par Agnes Bihari, il évoque son identité et la manière dont celle-ci influence son travail. "Je suis rom, tout le monde le sait, mais je suis anglais en même temps. Ceci dit, ne sommes-nous pas tous dans le même cas ? Notre identité est à plusieurs facettes, et l'une d'entre elles est mise en avant (...) Je ne peins pas sur des toiles, mais sur des miroirs. Ils indiquent le lieu imaginaire que la société a attribué aux Roms. On ne nous verra jamais tels que nous sommes dans la réalité. Nous apparaissons soit comme un problème de société, soit comme des personnages romantiques, voire mystiques, avec un violon sous le bras ou d'autres accessoires similaires."
» article intégral (lien externe, hongrois)
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Magyar Narancs - Hongrie | vendredi, 23. février 2007
Ferenc Snétberger, né dans une famille rom en Hongrie, est aujourd'hui un guitariste de jazz très en vue sur la scène internationale. Dans un entretien réalisé ... » suite
Ferenc Snétberger, né dans une famille rom en Hongrie, est aujourd'hui un guitariste de jazz très en vue sur la scène internationale. Dans un entretien réalisé par Zoltán Végső, il explique que les Roms doivent face à des difficultés d'intégration dans leurs pays, mais que leur musique n'en est pas moins internationale. "La musique rom connaît aujourd'hui un essor remarquable, et prend même des accents trop pop. On entend encore très rarement la véritable musique rom, les ballades telles qu'on les chantait à la maison. L'avantage est toutefois que la musique rom est devenue très expérimentale. Elle mélange le flamenco à des rythmes cubains pour en faire du jazz."
» article intégral (lien externe, hongrois)
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La Stampa - Italie | samedi, 4. août 2007
Le compositeur Goran Bregovic, qui vient de donner plusieurs concerts en Italie avec son orchestre Des Mariages et des Enterrements, revient dans une interview réalisée ... » suite
Le compositeur Goran Bregovic, qui vient de donner plusieurs concerts en Italie avec son orchestre Des Mariages et des Enterrements, revient dans une interview réalisée par Ketty Aredia sur l'une de ses oeuvres, 'Karmen avec une fin heureuse'. "On a la tendance à considérer les gitans comme la poubelle de l'humanité. J'ai tenté de sauver l'âme tzigane et son goût pour la liberté en lui donnant une fin heureuse. (...) Ma Karmen, à la différence de celle de Bizet, se termine avec un grand mariage, car la vie est une valise trop lourde pour la porter tout seul. (...) Je veux que mon œuvre soit vraiment populaire et ouverte. Et j'envisage dans cette optique de mettre mes partitions sur mon site web, de façon à ce que tous les orchestres qui le souhaitent puissent les utiliser."
» article intégral (lien externe, italien)
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Woxx - Luxembourg | vendredi, 30. mars 2007
L'exposition 'Attention tsiganes ! Histoire d'un malentendu' proposée par le musée d'histoire de Luxembourg vise à dénoncer les préjugés contre ce peuple. Mais elle n'a ... » suite
L'exposition 'Attention tsiganes ! Histoire d'un malentendu' proposée par le musée d'histoire de Luxembourg vise à dénoncer les préjugés contre ce peuple. Mais elle n'a pas reçu l'assentiment de toute la communauté rom, comme l'explique Luc Caregari. "Il y a une semaine exactement, parvenait à la presse un communiqué du Forum européen des Roms et des gens du voyage (European Roma and Travellers Forum - ERTF). Ce dernier ne fait pas dans la dentelle. Il accuse en outre le musée d'histoire d'avoir mis en place l'exposition 'sans aucune participation d'organisations de Roms et de leur représentants', et considère que le titre de l'exposition est 'une provocation contre les Roms, qui en 1971 lors de leur premier congrès mondial après la Deuxième guerre mondiale, ont revendiqué d'être appelés Roms'. (...) Reste à savoir quelle leçon tirer de ce conflit. Est-ce un simple malentendu de plus ? Ou une mauvaise volonté de l'ERTF, blasée de ne pas avoir été impliquée dès le début des préparatifs de l'exposition ? Ou encore le musée d'histoire a-t-il gaffé ? La réponse se situe peut-être dans le fossé qui sépare les gadjés des gens du voyage."
» article intégral (lien externe, français)
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Le Temps - Suisse | mardi, 18. juillet 2006
Alors que débute le festival de musiques du monde de Paléo, Arnaud Robert s'est intéressé au groupe roumain Taraf de Haïdouks ('orchestre des bandits sans ... » suite
Alors que débute le festival de musiques du monde de Paléo, Arnaud Robert s'est intéressé au groupe roumain Taraf de Haïdouks ('orchestre des bandits sans vice'), qui ouvre cette édition consacrée à l'Europe de l'Est. "Le Taraf, oui. Les Rolling Stones du mariage tzigane, un récurrent des mondanités world. (...) Musique d'enterrement, de baptême, de fiançailles. (...) Des brigands de l'universel - comme tous les Tziganes, avec un doigt de classe en sus. Il ne s'agit plus de world music, ni de sono mondiale, encore moins d'ethno-machin. Il s'agit, quand on tombe sur cette camerata des ghettos roumains, de reconnaître ce qui nous appartient dans cet Orient nomade. L'Inde, l'Espagne, le monde arabe, le klezmer. Les Tziganes sont les créoles de notre continent. Capables en une génération de digérer la culture d'autrui. Des voleurs, indiscutablement. Qui vous rapportent le butin après l'avoir grossi".
» article intégral (lien externe, français)
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Bulgarie
Dnevnik - Bulgarie | vendredi, 24. août 2007
En Bulgarie, un débat fait rage sur le statut de la minorité rom. Ces deux dernières semaines, les incidents se sont multipliés entre Roms et ... » suite
En Bulgarie, un débat fait rage sur le statut de la minorité rom. Ces deux dernières semaines, les incidents se sont multipliés entre Roms et skinheads. Le 21 août, un jeune Rom a été battu à mort par des hooligans. Selon l'écrivain bulgare Georgi Gospodinov, "les Roms sont aujourd'hui victimes de nombreux préjugés, ils ont mauvaise réputation. Même si nous vivons depuis des siècles dans le même pays, nous avons toujours regardé les Roms avec mépris, et les avons toujours isolés dans un coin. (...) Les stéréotypes volent son passé à l'autre, lui ôtent le droit à avoir une histoire, des enfants, une mère, des rêves, des rages de dents et une enfance... On rosse toujours de coups celui qui est différent, mais dont on ne sait pourtant rien."
» article intégral (lien externe, bulgare)
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Polityka - Pologne | mercredi, 8. novembre 2006
Jagienka Wilczak, correspondante du journal en Bulgarie, s'intéresse à la situation des Roms et de la minorité turque de Bulgarie. "La criminalité progresse chez les Roms, et cela inquiète : » suite
Jagienka Wilczak, correspondante du journal en Bulgarie, s'intéresse à la situation des Roms et de la minorité turque de Bulgarie. "La criminalité progresse chez les Roms, et cela inquiète : les Bulgares commencent à avoir peur de cette population. L'idée que les Roms refusent de s'intégrer et que les Bulgares ne seront bientôt plus qu'une minorité s'ancre progressivement dans les esprits (...). Un rapport sur la situation des minorités a révélé que la pauvreté et le chômage étaient en passe de devenir des problèmes ethniques. Parmi les pauvres - surtout des Roms et des Turcs - le problème s'aggrave. La Bulgarie a toujours été un pays pluriethnique, mais la rupture est imminente. Les Roms se radicalisent pour des raisons sociales et se sentent de plus en plus attirés par l'islam radical. La cote de popularité des fondamentalistes progresse également chez les Turcs. Les jeunes, formés grâce à des subventions majoritairement arabes, tentent plus tard d'introduire des normes religieuses strictes. Les Bulgares sont inquiets".
» page d'accueil (lien externe, Polityka)
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Der Standard - Autriche | mardi, 8. août 2006
370 000 Roms vivent officiellement en Bulgarie et 90 % d'entre eux dépendent de l'aide de l'Etat, une somme de 75 euros par famille et ... » suite
370 000 Roms vivent officiellement en Bulgarie et 90 % d'entre eux dépendent de l'aide de l'Etat, une somme de 75 euros par famille et par mois. Devant une telle situation, Adelheid Wölfl se demande si la Bulgarie est prête à entrer dans l'UE et émet des doutes sur la politique européenne. "Paradoxalement, la pression exercée sur les Roms se renforcera avec l'entrée du pays dans l'Union. Car l'Europe de l'Ouest dit à la Bulgarie de 'reprendre ses Roms', explique Mihail Georgiev, président de l'organisation rom Romani Baht. Il pointe ainsi du doigt les 'agissements de la police', par exemple la police autrichienne, qui expulse les enfants Roms bulgares. Parce que les Européens voient les Roms comme une menace, ces derniers sont également considérés comme un frein potentiel à l'adhésion par la société majoritaire bulgare. L'année dernière, le parti xénophobe Ataka a recueilli 8 % des suffrages".
» article intégral (lien externe, allemand)
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Roumanie
Cotidianul - Roumanie | mardi, 21. août 2007
Quatre enfants roms d'origine roumaine ont péri la semaine dernière dans l'incendie d'un camp situé près de la ville italienne de Livourne. Selon la presse ... » suite
Quatre enfants roms d'origine roumaine ont péri la semaine dernière dans l'incendie d'un camp situé près de la ville italienne de Livourne. Selon la presse roumaine, l'incendie aurait été allumé par des extrémistes. Corina Dragotescu commente cette affaire. "Il est bien connu que les Roms sont les 'premiers produits d'exportation roumains'. Toutefois, les responsables de cet incendie dramatique ne sont pas seulement les groupes extrémistes qui revendiquent l'attaque. Ce sont également les parents des enfants morts et les autorités roumaines. L'Italie est envahie de tziganes roumains qui mendient. Non seulement des adultes, mais également des enfants, forcés par leurs parents. (...) Alors que l'Occident a investi jusqu'à présent beaucoup d'argent et de temps dans des programmes sociaux afin de réduire ce phénomène, les autorités roumaines ont fait semblant d'ignorer le problème pendant des années."
» article intégral (lien externe, roumain)
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Cotidianul - Roumanie | jeudi, 24. mai 2007
Le président roumain Traian Basescu a traité une journaliste de "sale Tsigane". Elle a enregistré cette injure avec son téléphone portable dans le véhicule privé ... » suite
Le président roumain Traian Basescu a traité une journaliste de "sale Tsigane". Elle a enregistré cette injure avec son téléphone portable dans le véhicule privé du président. Le club de presse du pays veut maintenant porter plainte contre lui. Pour Costi Rogozanu, il ne s'agit que de pure hypocrisie. "Un président a tout à fait le droit de prononcer des sottises et des grossièretés dans sa voiture pendant une conversation privée. L'hypocrisie vis-à-vis de la formule employée me dérange également. Comme si aucun homme distingué, aucun intellectuel, n'avait jamais employé le mot 'tsigane' de manière péjorative dans des textes et des discussions. Comme si l'on n'entendait pas en permanence de telles paroles dans l'opinion publique, dans les commerces, et même dans les institutions. (...) Cette hypocrisie accroît simplement la crainte de devoir se comporter correctement en permanence vis-à-vis des minorités. Un traitement correct des minorités passe uniquement par une meilleure éducation à l'école."
» article intégral (lien externe, roumain)
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Italie
La Stampa - Italie | mardi, 14. août 2007
Le débat se poursuit en Italie après l'incendie qui a entraîné la semaine dernière la mort de quatre enfants. Mario Marazziti, porte-parole de la Communauté de Sant'Egidio, estime que "l'Occident n'a pas soldé ses comptes avec l'Holocauste des tziganes. Pourtant, 300 000 ou un demi-million d'entre eux ont été engloutis dans les camps nazis d'extermination (le doute même sur le chiffre exact montre l'indifférence des historiens). L'Occident n'a pas développé les anticorps permettant d'empêcher l'anti-tziganisme' de se répandre. Pas de dédommagements, ni de culpabilité ou de honte collective. (...) En Italie, l'espérance de vie des Roms est de 45 ans. Non pas parce qu'ils brûlent dans les roulottes, mais à cause de leurs conditions de vie : » suite
Le débat se poursuit en Italie après l'incendie qui a entraîné la semaine dernière la mort de quatre enfants. Mario Marazziti, porte-parole de la Communauté de Sant'Egidio, estime que "l'Occident n'a pas soldé ses comptes avec l'Holocauste des tziganes. Pourtant, 300 000 ou un demi-million d'entre eux ont été engloutis dans les camps nazis d'extermination (le doute même sur le chiffre exact montre l'indifférence des historiens). L'Occident n'a pas développé les anticorps permettant d'empêcher l'anti-tziganisme' de se répandre. Pas de dédommagements, ni de culpabilité ou de honte collective. (...) En Italie, l'espérance de vie des Roms est de 45 ans. Non pas parce qu'ils brûlent dans les roulottes, mais à cause de leurs conditions de vie : maladies, accidents, malnutritions. (...) Le problème ne réside pas dans le nombre de délits qu'ils commettent car un pays normal sait punir les responsables. Les délits sont causés par la pauvreté et la marginalisation, pas par 'la culture tzigane'".
» article intégral (lien externe, italien)
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La Repubblica - Italie | lundi, 13. août 2007
Dans la nuit du 9 au 10 août, en Italie, quatre enfants roms ont péri dans l'incendie du baraquement où ils habitaient avec leurs parents. Ce fait divers donne lieu à des débats et polémiques sur la situation des tziganes dans le pays. Le journaliste Gad Lerner prend leur défense. "Les Rom représentent une exception au 'politiquement correct' : » suite
Dans la nuit du 9 au 10 août, en Italie, quatre enfants roms ont péri dans l'incendie du baraquement où ils habitaient avec leurs parents. Ce fait divers donne lieu à des débats et polémiques sur la situation des tziganes dans le pays. Le journaliste Gad Lerner prend leur défense. "Les Rom représentent une exception au 'politiquement correct' : leur fort taux d'alcoolisme, leur nomadisme, le chômage et la criminalité qui les touchent sont une donnée irréfutable. Tout cela fait peur et déclenche une généralisation qui serait inconcevable s'agissant de n'importe quel autre peuple : ils sont tous coupables. A cause de leur façon d'être, de leur tradition culturelle. (...) Mais il faut dire clairement une chose : on ne peut pas considérer les Roms comme des déchets humains. On ne peut pas en effacer l'existence, à moins d'en concevoir l'extermination. Une folie ? Pas du tout : notre code moral, à accepter des généralisations hâtives, devient sinistre et nous conduit pas à pas, avec cohérence, vers cette seule issue. Qui aurait pu prévoir, au cœur de l'Europe du début du 20e siècle, que l'hostilité envers le peuple 'coupable' aurait abouti à la solution finale ?"
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Hongrie
Beszélő - Hongrie | jeudi, 1. juin 2006
La population hongroise cultive de nombreux préjugés à l'encontre de la minorité Rom. Bien que la Hongrie n'ait jamais possédé de colonie, elle subit l'influence ... » suite
La population hongroise cultive de nombreux préjugés à l'encontre de la minorité Rom. Bien que la Hongrie n'ait jamais possédé de colonie, elle subit l'influence des comportements postcoloniaux de l'Europe, selon le sociologue Janos Barsony. "Beaucoup de Hongrois considèrent les Roms comme un peuple de deuxième catégorie, de moindre valeur", affirme-t-il. Derrière ce préjugé se cache "le faux mythe de la supériorité culturelle de l'Europe" par rapport aux peuples opprimés "dont la couleur de peau, la culture et les traditions sont différentes". Janos Barsony propose d'enseigner l'histoire et la culture roms dans les écoles hongroises. "Nous devons faire savoir que ce peuple est parvenu à conserver sa culture et ses traditions pendant des millénaires sans disposer ni d'un Etat, ni d'une armée. Nombre d'éminents personnages, à qui l'on doit des oeuvres extraordinaires de cultures hongroise et européenne, sont issus de ce peuple."
» article intégral (lien externe, hongrois)
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Népszabadság - Hongrie | mardi, 7. février 2006
Voilà quelques jours, Viktor Orban, chef de l'opposition, a déclaré dans un discours qu'il comprenait les parents qui ne souhaitent pas envoyer leurs enfants dans les mêmes écoles que les Roms. Laszlo Kallai, défenseur des droits des Roms, exprime son indignation dans une lettre ouverte à Viktor Orban : » suite
Voilà quelques jours, Viktor Orban, chef de l'opposition, a déclaré dans un discours qu'il comprenait les parents qui ne souhaitent pas envoyer leurs enfants dans les mêmes écoles que les Roms. Laszlo Kallai, défenseur des droits des Roms, exprime son indignation dans une lettre ouverte à Viktor Orban : "Si les enfants de familles pauvres ou de familles roms vont dans des classes séparées, ils recevront un enseignement de moindre qualité. Les écoles pratiquant la ségrégation ont en effet un niveau plus faible, que les enfants soient séparés à cause de leur couleur de peau ou de la situation sociale de leurs parents. La plupart du temps, ces enfants n'ont aucune chance d'acquérir des connaissances exploitables et deviendront de futurs assistés, dépendants de l'allocation chômage et des aides sociales."
» article intégral (lien externe, hongrois)
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Kosovo
Der Standard - Autriche | jeudi, 22. février 2007
Stephan Müller, ancien délégué de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) chargé des minorités au Kosovo, fait remarquer la situation précaire des minorités ... » suite
Stephan Müller, ancien délégué de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) chargé des minorités au Kosovo, fait remarquer la situation précaire des minorités au Kosovo. "Près de 100 000 Serbes et 100 000 Roms, Ashkali, Egyptiens, Turcs, Bosniaques, Gorani et Croates vivent actuellement au Kosovo. Cela laisse penser que pendant les sept années d'administration de la province par l'ONU, il y a eu plus de représentants des minorités qui ont quitté le Kosovo que de personnes déplacées qui y sont revenues. Pourquoi la situation devrait-elle s'améliorer dans un Kosovo indépendant ? (...) Ce problème n'a pas été abordé lors des négociations et n'est pas pris en compte dans la proposition de [l'envoyé spécial de l'ONU] Martti Ahtisaari. Selon la conception erronée de l'équipe de négociateurs, le Kosovo est d'abord réservé aux Albanais et ensuite aux Serbes (car pour l'instant la province leur appartient). Seuls ceux qui n'ont aucun intérêt à ce que la situation change peuvent prétendre que les choses vont s'améliorer."
» article intégral (lien externe, allemand)
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République tchèque
Hospodářské noviny - République tchèque | mercredi, 20. décembre 2006
L'opinion tchèque se demande si Jiří Čunek, maire de la petite ville de Vsetín (à l'Est du pays), s'est rendu coupable de racisme en déplaçant ... » suite
L'opinion tchèque se demande si Jiří Čunek, maire de la petite ville de Vsetín (à l'Est du pays), s'est rendu coupable de racisme en déplaçant une famille Rom incapable de payer son loyer dans un préfabriqué situé à la périphérie de la ville. Entre-temps, Jiří Čunek est devenu le chef de file des chrétiens-démocrates et brigue un fauteuil dans le prochain gouvernement. L'auteur Petr Prihoda préfère éviter tout moralisme. "Le 'politiquement correct' s'est immiscé chez nous comme un impératif moral. A quoi cela sert-il de soigner son discours sur les Roms si c'est pour les exclure de la société ? Le 'politiquement correct' n'est qu'une façon de masquer notre embarras."
» article intégral (lien externe, tchèque)
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Hospodářské noviny - République tchèque | jeudi, 7. septembre 2006
D'après une étude du ministère tchèque du Travail et des Affaires sociales, un tiers des Roms de République tchèque vivent dans des ghettos isolés. "Ce chiffre ... » suite
D'après une étude du ministère tchèque du Travail et des Affaires sociales, un tiers des Roms de République tchèque vivent dans des ghettos isolés. "Ce chiffre étonne même les experts", constate Vojtech Blazek, "qui évaluaient jusque-là le nombre de ghettos à une douzaine. En réalité, il en existe un dans chaque grande ville, ou presque (...). Les Roms, dont 90% sont sans emploi, ne parviennent pas à s'en sortir seuls et renoncent à se battre pour une vie meilleure. Ils vivent des aides sociales. 'Le problème, c'est que la deuxième génération de Roms tchèques aura grandi avec cette dépendance', s'inquiète le sociologue Ivan Gabal. 'La fermeture de ces ghettos prendra trente ou quarante ans'. Entre 2008 et 2013, l'Union européenne mettra deux milliards de couronnes sur la table [plus de 70 millions d'euros]. Mais on ignore encore quelle forme donner à ces aides".
» article intégral (lien externe, tchèque)
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Tous les textes disponibles de » Vojtech Blazek
Mladá fronta Dnes - République tchèque | lundi, 10. avril 2006
Ce week-end, les clients d'un centre commercial de Prague ont pu vivre la discrimination dont sont fréquemment l'objet les Roms en République tchèque : » suite
Ce week-end, les clients d'un centre commercial de Prague ont pu vivre la discrimination dont sont fréquemment l'objet les Roms en République tchèque : Lucie Frydecka raconte : "Tous les clients du magasin ont dû passer par un sas de sécurité après avoir fait leurs achats. Or, celui-ci avait été programmé pour sonner au passage du client, ce qui entraînait aussitôt la formation d'un attroupement. 'Les personnes accusées à tort de vol vivent des moments pénibles', explique Jarmila Balazova, de l'organisation Romea, pour justifier cette initiative. A la grande surprise des Roms, l'expérience a trouvé un écho positif auprès des Tchèques 'blancs'".
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Lidové noviny - République tchèque | mercredi, 29. mars 2006
Les quelque 300 000 Roms qui vivent en République tchèque ne seront pas représentés dans le Parlement qui sera élu cet été, constate le journal. En effet, aucun membre de la minorité discriminée n'est assez bien placé sur les listes électorales des partis. Petr Honzejk déplore cette situation : » suite
Les quelque 300 000 Roms qui vivent en République tchèque ne seront pas représentés dans le Parlement qui sera élu cet été, constate le journal. En effet, aucun membre de la minorité discriminée n'est assez bien placé sur les listes électorales des partis. Petr Honzejk déplore cette situation : "Les responsables politiques affirment qu'ils ne font que répondre aux souhaits des électeurs qui, après tout, ne veulent pas des Roms comme voisins. Cet alibi est répugnant. Si les partis ne doivent pas combattre le climat de xénophobie, qui doit le faire ? Les Roms ont besoin d'être reconnus et de savoir qu'ils sont respectés par la majorité. Dans le contexte actuel, les discours en faveur de l'intégration et du multiculturalisme sont ridicules. Les dirigeants des partis qui se rendent dans les ghettos Roms avant les élections pour récolter des voix, quand ce n'est pas pour les acheter, devraient avoir honte".
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Kulturní týdeník A2 - République tchèque | jeudi, 2. février 2006
Dans le sud de la Bohème, sur le terrain d'un camp de concentration nazi construit pour les Roms et géré par les Tchèques, un obscur parti d'extrême-droite mène une campagne honteuse pour récolter des voix. L'initiative est apparemment fructueuse, ce que déplore Alexandr Budka : » suite
Dans le sud de la Bohème, sur le terrain d'un camp de concentration nazi construit pour les Roms et géré par les Tchèques, un obscur parti d'extrême-droite mène une campagne honteuse pour récolter des voix. L'initiative est apparemment fructueuse, ce que déplore Alexandr Budka : "En deux semaines, 366 articles sont parus sur le sujet, dont certains ont fait la une. Même la télévision a repris l'information. Mais jamais les opinions extrémistes du parti n'ont été dévoilées. Personne n'a même essayé. Nos journalistes croiraient-ils sérieusement, comme le Parti national, que les Roms ont été responsables de leur propre mort, parce qu'ils ne se lavaient pas assez ? Que la nation tchèque n'a jamais rien fait de mal ? Ou qu'il existe des remèdes à l'homosexualité, comme l'affirme ce parti ? (...) Les médias ne s'intéressent qu'au profit (...). Pour eux, la seule chose qui compte est que la xénophobie et la haine fassent vendre, au même titre que le sexe. Sinon, ces 'informations' ayant trait au Parti national n'auraient jamais été publiées".
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Právo - République tchèque | vendredi, 13. janvier 2006
Un groupuscule nationaliste prévoit de construire un monument commémoratif très particulier à l'emplacement d'un ancien camp de concentration nazi pour les Roms dans le Sud ... » suite
Un groupuscule nationaliste prévoit de construire un monument commémoratif très particulier à l'emplacement d'un ancien camp de concentration nazi pour les Roms dans le Sud de la Bohème. La stèle expliquera qu'il ne s'agissait que d'un simple camp de travail, niant ainsi l'existence du camp de concentration. Paul Verner se joint à l'indignation déclenchée par cette annonce. "Le but de la manoeuvre est de connaître le seuil de tolérance de l'État tchèque face aux provocations racistes (...). Malheureusement, des politiciens aussi influents que le président Vaclav Klaus et le député européen communiste Miloslav Ransdorf peuvent servir de précieux témoins aux néo-nazis. Eux-mêmes avaient qualifié jadis le camp de concentration de simple camp de travail, fournissant de ce fait un alibi idéologique aux xénophobes".
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Slovénie
Dnevnik - Slovénie | vendredi, 24. novembre 2006
Le gouvernement slovène vient de présenter un projet de loi reconnaissant aux Roms un statut de minorité ethnique. "Cela arrive un peu trop tard", juge ... » suite
Le gouvernement slovène vient de présenter un projet de loi reconnaissant aux Roms un statut de minorité ethnique. "Cela arrive un peu trop tard", juge Samo Trtnik. Les Roms obtiennent avec ce texte des droits spéciaux destinés à protéger leur langue et leur culture, ainsi qu'un siège au sein du Parlement. Jusqu'à présent, seules les minorités italienne et hongroise avaient obtenu en Slovénie un statut spécial. "Le projet de loi va suivre la voie normale au sein du Parlement et doit être approuvé avant la fin de l'année. (...) Mais il est plus vraisemblable qu'il ne le soit qu'à la fin de l'année prochaine". Trtnik se demande si une telle loi aurait pu empêcher fin octobre l'expulsion d'une famille de Roms de la ville d'Ambrus, à l'Est du pays. "Peut-être que oui, peut-être que non. De toute façon, on aurait pu trouver une solution beaucoup plus facile dans ce dossier".
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Dnevnik - Slovénie | jeudi, 23. novembre 2006
Fin octobre, le gouvernement slovène a déplacé une famille de Roms de 35 personnes après que les habitants d'Ambrus, une ville située dans l'Est de ... » suite
Fin octobre, le gouvernement slovène a déplacé une famille de Roms de 35 personnes après que les habitants d'Ambrus, une ville située dans l'Est de la Slovénie, ont tenté de prendre d'assaut leur lotissement situé à la périphérie de la localité. Matjaž Hanžek, médiateur slovène pour les droits de l'Homme, ne s'est pas contenté d'informer l'UE de cet incidentµ. Il a également fustigé publiquement le gouvernement slovène. "La fonction de médiateur pour les droits de l'Homme peut prendre plusieurs formes", commente Ranka Ivelja en critiquant l'agressivité de Matjaž Hanžek. "On peut agir avec tact, sans 'monter sur ses grands chevaux' en public et obtenir un effet maximal, ou on peut aller pousser des cris d'orfraie dans les talk-shows sans se soucier des répercussions politiques, en prenant le risque délibéré de voir toutes les portes se fermer". Et la journaliste estime que Matjaž Hanžek s'est tiré une balle dans le pied. "Il aurait pu être ce que doit être un médiateur, la voix des gens dépourvus d'influence dans la société".
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Večer - Slovénie | jeudi, 5. janvier 2006
Dans une école primaire de Novo Mesto, les enfants Roms ne suivent pas les mêmes cours de mathématiques, de slovène et d'anglais que leurs petits ... » suite
Dans une école primaire de Novo Mesto, les enfants Roms ne suivent pas les mêmes cours de mathématiques, de slovène et d'anglais que leurs petits camarades. Pour Jasna Snezic, il s'agit d'un "compromis dans la querelle opposant l'école primaire aux parents slovènes, qui menacent de changer leurs enfants d'école et de boycotter les cours". Aujourd'hui, tous les enfants peuvent apprendre sous le même toit sans compromettre l'objectif éducatif. "Le ministre de l'Education Milan Zver a assuré à plusieurs reprises que cette séparation des enfants n'avait rien d'ethnique mais reposait simplement sur les différences de niveau des élèves".
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Suisse
Tribune de Genève - Suisse | vendredi, 3. novembre 2006
L'éditorialiste Jean-Noël Cuénod déplore le traitement réservé dans de nombreuses communes suisses aux gens du voyage. "Systématiquement, les créations d'aires de stationnement et de séjour sont refusées par les cantons, les communes et, surtout, le peuple. Car, c'est bien lui qui pousse ses autorités à la discrimination contre les gens du voyage. Situation étrange où des citoyens usent de moyens démocratiques pour en empêcher d'autres de bénéficier de leurs droits. Ce qui marque les limites de notre démocratie directe et pose cette question troublante : » suite
L'éditorialiste Jean-Noël Cuénod déplore le traitement réservé dans de nombreuses communes suisses aux gens du voyage. "Systématiquement, les créations d'aires de stationnement et de séjour sont refusées par les cantons, les communes et, surtout, le peuple. Car, c'est bien lui qui pousse ses autorités à la discrimination contre les gens du voyage. Situation étrange où des citoyens usent de moyens démocratiques pour en empêcher d'autres de bénéficier de leurs droits. Ce qui marque les limites de notre démocratie directe et pose cette question troublante : les sédentaires suisses sont-ils moralement légitimés à imposer leur mode de vie aux nomades suisses ? Or, l'expression de son être culturel propre est reconnue par la Cour européenne des droits de l'homme. Cette plus haute instance du continent a souligné en 2001, dans un arrêt, que 'la vie en caravane fait partie intégrante de l'identité tzigane'."
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Estonie
SL Õhtuleht - Estonie | mercredi, 22. février 2006
Dans un rapport sur la situation des minorités en Estonie, la Commission européenne n'a pas critiqué le traitement réservé aux Russes vivant dans le pays, mais celui que subissent les Roms - dont la population est estimée à 500 personnes. Le journal s'indigne : » suite
Dans un rapport sur la situation des minorités en Estonie, la Commission européenne n'a pas critiqué le traitement réservé aux Russes vivant dans le pays, mais celui que subissent les Roms - dont la population est estimée à 500 personnes. Le journal s'indigne : "Lorsqu'on lit le rapport de la Commission sur l'Estonie, on a l'impression que la situation est pire chez nous qu'en Afrique du Sud à l'époque de l'Apartheid (...). Le rapport a été rédigé par un Roumain et un Slovaque, des personnes originaires de pays où la discrimination des Roms fait actuellement débat. Ils ont simplement transposé la problématique de leur pays chez nous. De ce fait, le rapport ne reflète pas la situation réelle de l'Estonie (...). Lorsque les auteurs d'un rapport font preuve d'incompétence, que doit-on faire d'un tel document ?"
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Lettonie
Delfi - Lettonie | mercredi, 25. janvier 2006
Quinze années se sont écoulées depuis l'"époque des barricades" en Lettonie, lorsque les rues et les ponts du pays, qui déclarait alors son indépendance, étaient ... » suite
Quinze années se sont écoulées depuis l'"époque des barricades" en Lettonie, lorsque les rues et les ponts du pays, qui déclarait alors son indépendance, étaient fermés pour empêcher une possible invasion de la Russie. Ansis Dobelis dresse le bilan. "Depuis cette époque, la Lettonie a subi de graves pertes économiques, mais grâce à notre travail, nous sommes devenus compétitifs aux niveaux européen et mondial. Les Lettons, les Russes, les Lituaniens, les Polonais et les Roms ont contribué à cet essor (...). Grâce à une tolérance mutuelle, nous n'avons, pour l'instant, pas connu de conflit majeur, et les actes de violence à caractère ethnique sont absents de la vie quotidienne".
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