Gratte-ciel ou muséification
Les journaux européens posent un regard critique sur la transformation des métropoles, caractérisée à la fois par de nouvelles constructions et la démolition de quartiers entiers, par les vestiges prestigieux du communisme ou l'architecture politique de la démocratie.
Architecture contemporaine
Süddeutsche Zeitung - Allemagne | mercredi, 9. août 2006
Gerhard Matzig redoute que le scepticisme européen à l'égard des gratte-ciel n'anesthésie l'urbanisme. Selon les études des Nations-Unies, les deux tiers de la population mondiale vivront d'ici 2035 dans des villes de plus en plus peuplées, y compris sur le plan vertical. "L'Europe doit, elle aussi, réfléchir au concept de ville verticale. Et si possible de manière plus approfondie que les autres continents. D'abord, pour des raisons écologiques : » suite
Gerhard Matzig redoute que le scepticisme européen à l'égard des gratte-ciel n'anesthésie l'urbanisme. Selon les études des Nations-Unies, les deux tiers de la population mondiale vivront d'ici 2035 dans des villes de plus en plus peuplées, y compris sur le plan vertical. "L'Europe doit, elle aussi, réfléchir au concept de ville verticale. Et si possible de manière plus approfondie que les autres continents. D'abord, pour des raisons écologiques : le tarissement perceptible des sources d'énergie supprimera bientôt la mobilité qui nous semble aujourd'hui naturelle et, par la même occasion, la dichotomie traditionnelle entre centre-ville et banlieue. Il s'ensuivra une concentration urbaine. Et c'est là qu'interviennent nécessairement les gratte-ciel (...). Si elle ne veut pas se transformer en musée du monde asiatique et souhaite maintenir en vie son héritage culturel citadin, l'Europe doit se pencher sur l'avantage que représente la dimension verticale. Il n'est pas ici question des 'super gratte-ciel', aberrants sur le plan économique comme écologique, mais de voir le plan vertical comme un espace de vie potentiel".
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Neue Zürcher Zeitung - Suisse | lundi, 30. janvier 2006
"Tout le monde semble vouloir une maison imaginée par un des rares maîtres de la scène architecturale : » suite
"Tout le monde semble vouloir une maison imaginée par un des rares maîtres de la scène architecturale : Frank Gehry, Zaha Hadid ou Daniel Libeskind", écrit Jürgen Tietz dans un article critique consacré aux "icônes de l'architecture". "Les modernes créent sans cesse de nouvelles images pour la société de consommation : nourries d'ambitions écologiques chez Foster, d'une expressivité élégante chez Gehry, déconstructivistes chez Libeskind. A l'aide de l'informatique, les icônes mondiales de l'architecture se mêlent et se confondent. Mondes virtuels et réels se mélangent depuis longtemps pour créer une image de la ville que l'on croit être la vraie ville, même s'il ne s'agit, dans le meilleur cas, que du vernis d'une stratégie marketing réussie. L'architecture menace de se figer en cliché pendant que le trompe-l'oeil continue à envahir notre vie quotidienne".
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Architecture et société
Der Standard - Autriche | dimanche, 10. décembre 2006
Les journalistes Eduard Steiner et Wojciech Czaja s'opposent à la construction d'une tour de près de 300 mètres à Saint-Pétersbourg, censée servir d'emblème à une nouvelle cité Gazprom sur la rive droite de la Neva. "L'Est part à la conquête de l'Ouest. Les projets immobiliers de Bucarest, Sofia, Varsovie, Kiev et surtout Moscou, fleurissent un peu partout. L'architecture est la figure de proue des anciens pays communistes. Quel besoin de parler éthique ou esthétique ? Ce qui compte, c'est la taille". Pour Saint-Pétersbourg, c'est le bureau britannique RMJM qui a décroché le contrat, avec un projet de gratte-ciel. "La tour comptera 77 étages pour aller chatouiller les nuages. Aux dires des architectes, son plan pentagonal et élégamment torsadé est inspiré du cours de la Neva, de ses jeux de lumières, de ses tourbillons et de ses reflets (...). 'Naturellement, les discussions et les oppositions sont nombreuses', expliquent les architectes, qui s'empressent de se comparer à Eiffel : » suite
Les journalistes Eduard Steiner et Wojciech Czaja s'opposent à la construction d'une tour de près de 300 mètres à Saint-Pétersbourg, censée servir d'emblème à une nouvelle cité Gazprom sur la rive droite de la Neva. "L'Est part à la conquête de l'Ouest. Les projets immobiliers de Bucarest, Sofia, Varsovie, Kiev et surtout Moscou, fleurissent un peu partout. L'architecture est la figure de proue des anciens pays communistes. Quel besoin de parler éthique ou esthétique ? Ce qui compte, c'est la taille". Pour Saint-Pétersbourg, c'est le bureau britannique RMJM qui a décroché le contrat, avec un projet de gratte-ciel. "La tour comptera 77 étages pour aller chatouiller les nuages. Aux dires des architectes, son plan pentagonal et élégamment torsadé est inspiré du cours de la Neva, de ses jeux de lumières, de ses tourbillons et de ses reflets (...). 'Naturellement, les discussions et les oppositions sont nombreuses', expliquent les architectes, qui s'empressent de se comparer à Eiffel : 'Regardez Paris ! Avec ses 324 mètres de haut, la Tour Eiffel embellit la ville'. La frontière entre la culture et le capitalisme effréné semble décidément bien floue".
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La Repubblica - Italie | mercredi, 13. septembre 2006
La Biennale d'architecture de Venise, qui s'est ouverte le week-end dernier, est consacrée cette année au thème "Ville, architecture et société". L'architecte italien Vittorio Gregotti se réjouit de ce choix. ... » suite
La Biennale d'architecture de Venise, qui s'est ouverte le week-end dernier, est consacrée cette année au thème "Ville, architecture et société". L'architecte italien Vittorio Gregotti se réjouit de ce choix. Il estime qu'il est temps de mettre fin aux cités invivables, à l'expansion sans fin des métropoles, particulièrement celles du tiers monde, et qu'il est préférable d'améliorer l'architecture déjà existante. "La cohésion sociale peut être améliorée grâce à une bonne planification urbaine (...), une bonne architecture, un bon système de transports, des formes urbaines compactes et supportables, des espaces publics bien dessinés. Tout cela, ajouté à une bonne gouvernance, peut contribuer à construire une meilleure société".
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El País - Espagne | vendredi, 8. septembre 2006
Alors que la Biennale d'architecture de Venise ouvre ses portes ce week-end, son directeur, le Britannique Richard Burdett, analyse dans une interview réalisée par Milena ... » suite
Alors que la Biennale d'architecture de Venise ouvre ses portes ce week-end, son directeur, le Britannique Richard Burdett, analyse dans une interview réalisée par Milena Fernandez la fonction sociale de cette discipline. "Quel est le rôle d'un architecte ? S'agit-il d'un peintre qui fait un superbe tableau ou d'une personne qui s'efforce de comprendre les processus sociaux ? La période que nous vivons est très intéressante car elle permet aux architectes de prendre conscience que de leur travail dépend le fait qu'une ville soit laide ou belle. Les responsables de la dégénération urbaine sont certes les politiques, mais aussi les architectes. Quand on leur demande de travailler sur des projets de maisons populaires, ils doivent être plus attentifs aux questions d'intégration sociale. Ils doivent créer des espaces publics plus tolérants, des villes plus démocratiques".
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Débats autour de quelques projets architecturaux
Newsweek Polska - Pologne | lundi, 5. mars 2007
Un nouveau musée d'art contemporain doit prendre place aux côtés du Palais de la culture de Varsovie. Un jury, composé notamment de l'architecte américain Daniel Libeskind, a choisi le projet de l'architecte suisse Christian Kerez parmi les 109 propositions reçues dans le cadre d'un appel d'offres international. Le directeur du projet, Tadeusz Zielniewicz, a été tellement indigné par cette décision qu'il a préféré démissionné. Finalement, le projet de Christian Kerez ne va pas être réalisé. "Même les Varsoviens n'avaient pas une bonne opinion de ce projet. Ils le comparent non sans raison à un radiateur. Toutefois, personne n'est en mesure de me dire qu'on n'aurait pas pu faire mieux - sans toutes ces difficultés pour la ville et le pays. Par exemple, le musée de l'insurrection de Varsovie a été fait sans soucis. Certains affirment que le maire de l'époque, Lech Kaczynski, est devenu président grâce à son succès. Le problème est simple : » suite
Un nouveau musée d'art contemporain doit prendre place aux côtés du Palais de la culture de Varsovie. Un jury, composé notamment de l'architecte américain Daniel Libeskind, a choisi le projet de l'architecte suisse Christian Kerez parmi les 109 propositions reçues dans le cadre d'un appel d'offres international. Le directeur du projet, Tadeusz Zielniewicz, a été tellement indigné par cette décision qu'il a préféré démissionné. Finalement, le projet de Christian Kerez ne va pas être réalisé. "Même les Varsoviens n'avaient pas une bonne opinion de ce projet. Ils le comparent non sans raison à un radiateur. Toutefois, personne n'est en mesure de me dire qu'on n'aurait pas pu faire mieux - sans toutes ces difficultés pour la ville et le pays. Par exemple, le musée de l'insurrection de Varsovie a été fait sans soucis. Certains affirment que le maire de l'époque, Lech Kaczynski, est devenu président grâce à son succès. Le problème est simple : aucun politicien ne pense pouvoir s'imposer avec l'art contemporain. C'est pourquoi ils n'en font aucun cas."
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Gazeta Wyborcza - Pologne | mercredi, 20. décembre 2006
Anna Cymer se félicite de voir Varsovie se hisser au niveau mondial dans le domaine de l'architecture, grâce à une série de projets signés par ... » suite
Anna Cymer se félicite de voir Varsovie se hisser au niveau mondial dans le domaine de l'architecture, grâce à une série de projets signés par de grands architectes tels que Daniel Libeskind ou Norman Foster. "C'est le fruit de gros investissements (un architecte réputé coûte cher), mais aussi d'une évolution des mentalités - les riverains de la Vistule ont compris désormais qu'une ville européenne ne pouvait faire l'économie de bâtiments modernes, voire osés (...). Daniel Libeskind érige à Varsovie un bâtiment censé faire de la concurrence au Palais de la Culture, une tour d'habitation de 22 étages en forme de voile ou - selon certains - d'aile d'aigle. Le projet a été présenté récemment lors d'un gala très privé, comme à l'accoutumée. L'architecture polonaise se rapproche ainsi de la conception internationale selon laquelle l'architecture ne se résume pas à de beaux édifices, mais comporte également sa part de commerce, comme n'importe quel autre domaine, avec ses stars et son marketing".
» article intégral (lien externe, polonais)
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Hospodářské noviny - République tchèque | lundi, 5. mars 2007
Prague va accueillir un édifice futuriste - une nouvelle bibliothèque nationale. Elle aura la forme d'une pieuvre jaune et mauve et trônera sur un plateau ... » suite
Prague va accueillir un édifice futuriste - une nouvelle bibliothèque nationale. Elle aura la forme d'une pieuvre jaune et mauve et trônera sur un plateau surplombant la ville. C'est l'architecte de renom Jan Kaplicky, un Tchèque établi à Londres, qui est chargé de sa construction. Lenka Zlamalova se félicite que le jury ait opté pour le projet audacieux de Jan Kaplicky. "Voilà un édifice dont Prague a besoin depuis longtemps. Les villes se targuant d'un glorieux passé architectural courent le risque de trop s'y rattacher." Les autorités chargées de la protection des monuments n'autorisent pas les innovations architecturales. "Des villes comme Paris ou Londres ne rencontrent aucune difficulté pour implanter des bâtiments contemporains à proximité des monuments historiques. La pyramide futuriste du Louvre a donné un nouvel élan au musée. La pieuvre est insolite, mais de nombreux bâtiments que nous admirons aujourd'hui paraissaient également insolites à leur époque. L'architecture ne doit pas seulement tenir compte de l'esprit des lieux, mais également du train du temps."
» article intégral (lien externe, tchèque)
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Diario de Sevilla - Espagne | vendredi, 26. janvier 2007
Le quotidien commente le projet architectural de l'établissement financier Cajasol qui a choisi d'installer son siège à Séville dans une tour de 178 mètres de ... » suite
Le quotidien commente le projet architectural de l'établissement financier Cajasol qui a choisi d'installer son siège à Séville dans une tour de 178 mètres de haut qui devrait être terminée en 2010. "Séville aura ainsi une nouvelle icône architecturale qui brisera le tabou de la Giralda, le point de référence le plus haut de la ville (97 mètres), et qui sera perçue comme le symbole d'une prétendue modernité. (...) Cependant, un gratte-ciel ne rend pas une ville plus grande ou plus moderne, de la même manière qu'une hirondelle ne fait pas le printemps. Il est même possible que Séville ne se mette que trop tardivement à l'architecture-spectacle contemporaine avec sa tour de Babel spéciale. Certains courants de pensées remettent en effet désormais en question le rôle des gratte-ciels à notre époque, caractérisée par le changement climatique et le désir d'une architecture durable et à échelle plus humaine."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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The Guardian - Royaume-Uni | mardi, 13. juin 2006
L'écrivain Peter Ackroyd, directeur de la Biennale d'architecture de Londres, qui se déroulera du 16 au 25 juin prochain, affirme à Jonathan Glancey, critique d'architecture du quotidien, que "le pouvoir et l'argent ont fait de Londres une ville à la fois laide et pleine de réussite." Glancey remet en cause cette opinion. "Londres est-elle si laide ? Certains quartiers sont élégants, et même beaux. Pensez à ses parcs, ses jardins, ses quais, ses bâtiments comme le Royal Naval Hospital à Greenwich, la pagode chinoise récemment restaurée à Kew Gardens, le Palais de Westminster. Aux yeux d'Ackroyd, pourtant, le visage gargantuesque de Londres est déformé par les rides et les verrues, et couvert d'un vernis criard : » suite
L'écrivain Peter Ackroyd, directeur de la Biennale d'architecture de Londres, qui se déroulera du 16 au 25 juin prochain, affirme à Jonathan Glancey, critique d'architecture du quotidien, que "le pouvoir et l'argent ont fait de Londres une ville à la fois laide et pleine de réussite." Glancey remet en cause cette opinion. "Londres est-elle si laide ? Certains quartiers sont élégants, et même beaux. Pensez à ses parcs, ses jardins, ses quais, ses bâtiments comme le Royal Naval Hospital à Greenwich, la pagode chinoise récemment restaurée à Kew Gardens, le Palais de Westminster. Aux yeux d'Ackroyd, pourtant, le visage gargantuesque de Londres est déformé par les rides et les verrues, et couvert d'un vernis criard : les tours trop voyantes, les bars branchés, les musées à l'architecture de centre commercial, les restaurants chics et les magasins étincelants."
» article intégral (lien externe, anglais)
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The Guardian - Royaume-Uni | lundi, 19. février 2007
"L'Espagne s'est développée en s'habituant à une architecture qui occupe les gros titres des journaux, le point de départ étant le musée Guggenheim de Bilbao ... » suite
"L'Espagne s'est développée en s'habituant à une architecture qui occupe les gros titres des journaux, le point de départ étant le musée Guggenheim de Bilbao signé par Frank Gehry", explique le critique d'art Steve Rose alors que l'exposition 'Les horizons du logement social à Madrid' va ouvrir ses portes à l'Institut royal d'architecture (RIBA) de Londres. "Madrid n'est pas en reste, avec son aéroport qui a valu le prix Stirling à l'architecte Richard Rogers ou ses gratte-ciels en construction dessinés par Norman Foster ou Ieoh Ming Pei. Mais EMVS [la Société municipale du logement et du sol, chargée de la politique urbanistique de Madrid] fait quelque chose de complètement différent. Au lieu d'importer des 'stars de l'architecture' pour bâtir de prestigieux fleurons, elle les a conviés à travailler sur des programmes locaux destinés à construire des habitations à loyer modéré dans les banlieues. Dix-huit projets sont terminés ou en cours de construction, les entreprises y participant viennent de Colombie, d'Italie, du Chili, de Suède, du Japon ou des Pays-Bas. Quatre sont britanniques. (...) L'expérience madrilène montre d'une manière saisissante que l'ont peut obtenir une grande variété dans le cadre des limites imposées par le logement de masse, et à quel point cela peut être enrichissant pour une ville."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Exemples de développement urbain
Neue Zürcher Zeitung - Suisse | vendredi, 2. mars 2007
Ulrich Schmid s'intéresse au développement urbain de Bratislava, la capitale slovaque, qui va subir un "lifting complet" dans les prochaines années. "Les investisseurs ont manifestement ... » suite
Ulrich Schmid s'intéresse au développement urbain de Bratislava, la capitale slovaque, qui va subir un "lifting complet" dans les prochaines années. "Les investisseurs ont manifestement décidé que le gouvernement populiste xénophobe de gauche du Premier ministre Robert Fico, peu apprécié en Europe de l'Ouest, ne devait pas être pris au sérieux, ou qu'il ne sera bientôt plus que de l'histoire ancienne. Aucun des grands projets de construction n'a en effet été annulé en Slovaquie, les investissements se poursuivant comme jamais." Selon Ulrich Schmid, l'exemple le plus parlant est le "gigantesque projet 'Eurovea' de la société immobilière irlandaise Ballymore. Il prévoit la construction d'un lotissement comptant environ 250 logements, près du centre-ville, dans un style postmoderne, comme il est d'usage partout en Europe. L'idée est surtout de replacer le Danube au coeur de la ville. Contrairement à de nombreuses villes d'Europe centrale, qui se sont érigées de part et d'autre de petites rivières, les villes du Bas-Danubesont presque toutes situées d'un seul côté de la rive. Le fleuve est trop large, il sépare plus qu'il ne réunit, et les ponts constituent toujours des projets monumentaux, et non de simples liaisons de confort."
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Népszabadság - Hongrie | lundi, 11. décembre 2006
A trois semaines de l'entrée de la Roumanie dans l'UE, András Dési s'est rendu à Bucarest pour y découvrir le nouveau centre des Balkans : » suite
A trois semaines de l'entrée de la Roumanie dans l'UE, András Dési s'est rendu à Bucarest pour y découvrir le nouveau centre des Balkans : une métropole "bouillonnante, vibrante, multicolore, qui se développe à un rythme effréné". "Pour autant, les vieux clichés sur cette ville de 2,5 millions d'habitants - 4 millions en semaine, si l'on compte les banlieusards qui viennent y travailler - sont encore d'actualité. Derrière la façade pavoisée du ministère de l'Intégration européenne, des chiens sans maîtres baguenaudent entre des tas d'immondices. Et à seulement cinq kilomètres de là se trouve un camp de Roms dans un état effroyable, isolé des habitations voisines par des clôtures de barbelés (...). On attend ici des investissements colossaux, pour un montant total de 4 milliards d'euros. L'entreprise TriGránit construit un nouveau quartier, baptisé Esplanada City Center, dont les tours modernes sont censées compenser la vue effrayante du Palais des peuples, érigé sous la dictature de Ceausescu. Le développement économique de Bucarest a entre cinq et dix ans de retard sur les grandes métropoles d'Europe de l'Est, mais il n'y a aucune raison de l'imputer aux gens de Bucarest. Au lieu de se lamenter, ils se retroussent les manches".
» article intégral (lien externe, hongrois)
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The Independent - Royaume-Uni | lundi, 4. décembre 2006
John Lichfield, correspondant du journal à Paris, s'intéresse au développement urbain de la capitale française. "Les barrières psychologiques et physiques entre la capitale et sa banlieue ... » suite
John Lichfield, correspondant du journal à Paris, s'intéresse au développement urbain de la capitale française. "Les barrières psychologiques et physiques entre la capitale et sa banlieue expliquent bon nombre des problèmes ethniques et sociaux de Paris. La ville historique, belle mais figée dans le temps, souffre elle aussi. Le 'vieux Paris' a été privé de l'entrain et de la créativité des 'jeunes' banlieues. Les responsables politiques locaux et nationaux débattent du problème depuis des années. Rien n'a été fait. Mais l'actualité et les décisions politiques pourraient, de fait, contribuer à créer un 'grand Paris' au cours de la prochaine décennie. Des projets sont mis sur pied concernant la construction de plusieurs quartiers de bureaux en dehors de la ville, dont un gratte-ciel à La Défense presque aussi grand que la Tour Eiffel ou l'Empire State Building. D'ici 2012, de plus en plus de Parisiens emprunteront le métro pour aller travailler en 'banlieue', et non l'inverse."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Neue Zürcher Zeitung - Suisse | mardi, 31. octobre 2006
"Longtemps, les gratte-ciel ont semblé ne pas avoir la faveur des Helvètes : » suite
"Longtemps, les gratte-ciel ont semblé ne pas avoir la faveur des Helvètes : l'image rurale du pays qui a longtemps prévalu s'opposait à tout projet vertical", constate Hubertus Adam. On observe néanmoins une "renaissance de la tour d'habitation" en Suisse dans "des projets de construction tels que ceux de Zurich, de Bâle, de Locarno ou de Davos". "Alors que dans des villes comme Londres, Paris ou Francfort - sans parler des métropoles américaines ou asiatiques - les tours émergent du sol par grappes, elles sont généralement solitaires en Suisse. La tendance actuelle aux formes originales (comme le 'Concombre' de Norman Foster à Londres) semble percer également en Suisse : ce n'est plus la hauteur qui prévaut aujourd'hui, mais plutôt le symbole".
» article intégral (lien externe, allemand)
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Le rapport à l'histoire et au patrimoine
Rzeczpospolita - Pologne | jeudi, 18. janvier 2007
En 1952, le dictateur soviétique Joseph Staline "offrait" à Varsovie le Palais de la Culture et de la Science, qui avec ses 234 mètres a ... » suite
En 1952, le dictateur soviétique Joseph Staline "offrait" à Varsovie le Palais de la Culture et de la Science, qui avec ses 234 mètres a longtemps été le plus haut bâtiment de la capitale polonaise. L'architecte polonais Zbigniew Parandowski réagit à la décision de Maciej Czeredys, en charge de la protection des monuments de la ville, de classer cet édifice monument historique. "Depuis des années, je me bats pour éliminer le Palais de la Culture du paysage urbain. Ce mastodonte n'est pas un cadeau. La ville de Varsovie a été contrainte de le construire, et a dû en plus financer les travaux. Elle le paie encore aujourd'hui, car le Palais bloque tout et occupe une immense parcelle de terrain. L'autre raison de mon combat tient aux graves circonstances historiques dans lesquelles a eu lieu la construction. Quel autre peuple placerait sur un piédestal le symbole de son asservissement et la quintessence même de l'inimitié envers la Pologne, et l'érigerait en monument historique ? Aucun. Il n'y a que chez nous que l'on peut assister à une pareille aberration, et plus particulièrement à Varsovie."
» article intégral (lien externe, polonais)
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Neue Zürcher Zeitung - Suisse | lundi, 21. août 2006
"Peu de villes en Europe possèdent encore des arrières-cours aussi animées que celle d'Erzsebetvaros", rapporte Paul Jandl à propos du vieux quartier juif de Budapest, ... » suite
"Peu de villes en Europe possèdent encore des arrières-cours aussi animées que celle d'Erzsebetvaros", rapporte Paul Jandl à propos du vieux quartier juif de Budapest, menacé de démolition et de transformation en quartier huppé. "La destruction des maisons du 7e arrondissement de Budapest entraîne une hausse des prix. Selon un processus inéluctable, une maison détruite entraîne généralement sa voisine dans sa chute". Depuis deux ans, l'association de citoyens 'Vas !' s'oppose à la modernisation du plus vieux quartier de Budapest "au moyen de l'humour subversif, de visites de la ville et d'une campagne professionnelle auprès des médias", écrit le journaliste. "La dernière levée de boucliers remonte au printemps et au projet de démolition du N°40 de la rue Kiraly. Après les actions de 'vas !', les autorités ont finalement cédé. Depuis des mois, des bâches en plastique noir pendent des échafaudages. Comme emballée par Christo, la maison est une sorte de monument commémoratif dans un quartier de plus en plus lisse, où les magasins de design et les boutiques chics témoignent de la nouvelle urbanité".
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Élet és Irodalom - Hongrie | lundi, 27. novembre 2006
La mairie de Budapest et les investisseurs souhaitent construire une allée moderne au coeur du quartier juif de la ville, prévoyant la démolition de 40 % des bâtiments historiques insalubres. Les riverains peuvent désormais compter sur le soutien de Berlin et de Bruxelles : » suite
La mairie de Budapest et les investisseurs souhaitent construire une allée moderne au coeur du quartier juif de la ville, prévoyant la démolition de 40 % des bâtiments historiques insalubres. Les riverains peuvent désormais compter sur le soutien de Berlin et de Bruxelles : les jeunes architectes allemandes Jutta Kliesch et Johanna Porep, lauréates du concours 'Europan' organisé par l'UE, ont développé un projet de développement urbain concurrent, baptisé 'Shake-up-networking'. "Le quartier juif a malheureusement connu de nombreuses transformations irréversibles", explique Jutta Kliesch dans un entretien avec Júlia Váradi. "Mais nous pouvons peut-être empêcher la construction de nouveaux bâtiments encore plus anonymes qui ne correspondent pas à l'esprit du quartier. Actuellement, il n'existe aucune réglementation sur la hauteur des immeubles ou leur aspect esthétique (...). Il ne peut y avoir de projet d'urbanisme sans règles strictes."
» article intégral (lien externe, hongrois)
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Sme - Slovaquie | mercredi, 31. mai 2006
"Les étrangers sont de plus en plus nombreux à découvrir l'architecture slovaque et à acheter des bâtiments historiques pour les rénover", rapporte Miroslav Kern, qui s'est ... » suite
"Les étrangers sont de plus en plus nombreux à découvrir l'architecture slovaque et à acheter des bâtiments historiques pour les rénover", rapporte Miroslav Kern, qui s'est intéressé à cette tendance née avec l'entrée de la Slovaquie dans l'Union européenne. "Ce sont les villes de Banska Stiavnica et de Levoca qui suscitent le plus d'intérêt. Les 'monuments historiques' slovaques se frottent les mains. Contrairement aux propriétaires et aux entreprises slovaques, les étrangers témoignent d'un grand respect pour l'architecture ancienne et suivent les consignes de la législation sur la protection des monuments. Comme les Slovaques, ils ont la possibilité de réclamer des subventions de l'Etat dans le cadre du programme de rénovation des bâtiments".
» article intégral (lien externe, slovaque)
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Lidové noviny - République tchèque | lundi, 6. novembre 2006
Les responsables des monuments historiques tirent la sonnette d'alarme. Prague serait en train de perdre ses beautés architecturales. Selon la journaliste Martina Klapalova, "chaque intervention ... » suite
Les responsables des monuments historiques tirent la sonnette d'alarme. Prague serait en train de perdre ses beautés architecturales. Selon la journaliste Martina Klapalova, "chaque intervention sur un édifice historique, même le plus modeste, entraîne la disparition irrémédiable de certains détails architecturaux. Les éléments les plus menacés sont les toits du quartier baroque de Mala Strana, que plus personne, ou presque, n'est en mesure de réparer correctement, et encore moins de refaire. Les plombiers, les couvreurs et les constructeurs de cheminées d'aujourd'hui n'ont ni l'expérience, ni le savoir-faire de leurs prédécesseurs, qui maîtrisaient encore des techniques transmises de générations en générations. Il ne s'agit pas d'un problème isolé, mais bien d'un problème général qui risque d'avoir des répercussions négatives sur le caractère original du centre de Prague".
» article intégral (lien externe, tchèque)
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Architecture politique contemporaine
Népszabadság - Hongrie | vendredi, 9. mars 2007
"Après le grand tournant de 1989, la moitié orientale de l'Europe a préféré conserver les centres de pouvoir de l'ancien régime plutôt que de construire des ... » suite
"Après le grand tournant de 1989, la moitié orientale de l'Europe a préféré conserver les centres de pouvoir de l'ancien régime plutôt que de construire des bâtiments pour accueillir le nouveau pouvoir politique," affirme László Rajk, architecte hongrois et cofondateur du parti libéral SZDSZ, dans le cadre du projet de construction de nouveaux quartiers gouvernementaux à Budapest. Selon lui, l'architecture politique peut servir la démocratie, comme le montre l'exemple de Berlin. "L'Allemagne a suivi une autre voie (...) et a complètement redéfini les bases de son architecture politique. Cela a donné naissance à des 'édifices audacieux', (...) représentatifs du droit fondamental de la société moderne, et qui ont libéré en même temps la notion d'architecture politique de ses aspects négatifs. Reste à espérer que la Hongrie n'optera pas pour la stratégie du moindre risque, et qu'un chef de gouvernement fonceur choisira des bâtiments audacieux et contemporains. Les centres de pouvoir d'un pays moderne doivent prendre la forme de bâtiments novateurs qui soient en même temps représentatifs de la démocratie, et se présentent comme des espaces accessibles et ouverts."
» article intégral (lien externe, hongrois)
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La Libre Belgique - Belgique | vendredi, 16. mars 2007
Le Palais des Beaux-Arts et de la revue d'architecture 'A +' ont demandé à un groupe d'architectes du monde entier de réfléchir à l'avenir urbanistique de Bruxelles en tant que capitale de l'UE. Guy Duplat présente leurs conclusions. "La construction sans vraie idée directrice, d'un quartier européen forteresse, ayant chassé le logement et les habitants, est une catastrophe. Et les auteurs de l'étude veulent changer cela radicalement. Pour marquer ce changement, ils veulent poser un acte hautement symbolique : » suite
Le Palais des Beaux-Arts et de la revue d'architecture 'A +' ont demandé à un groupe d'architectes du monde entier de réfléchir à l'avenir urbanistique de Bruxelles en tant que capitale de l'UE. Guy Duplat présente leurs conclusions. "La construction sans vraie idée directrice, d'un quartier européen forteresse, ayant chassé le logement et les habitants, est une catastrophe. Et les auteurs de l'étude veulent changer cela radicalement. Pour marquer ce changement, ils veulent poser un acte hautement symbolique : raser [l'annexe bruxelloise du] Parlement européen qui incarne pour eux, l'horreur urbanistique et architecturale. Cet acte de démolition serait un 'événement' destiné à guérir, disent-ils, du 'traumatisme' de la construction du quartier européen. (...) Il entend sortir la présence européenne à Bruxelles de son isolement en créant des sites publics qui, pour la première fois, jetteraient un pont entre les habitants et les institutions européennes."
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