L'Italie en crise ?
L'Italie a beaucoup de problèmes : inflation, chômage, corruption, montagnes de déchet, et surtout instabilité de la situation politique. Un changement serait-il à l'ordre du jour ?
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À la une de jeudi, 31. janvier 2008
Après la chute du cabinet de Romano Prodi la semaine dernière, le président italien Giorgio Napolitano a opté le 30 janvier pour la formation d'un gouvernement ... » suite
Après la chute du cabinet de Romano Prodi la semaine dernière, le président italien Giorgio Napolitano a opté le 30 janvier pour la formation d'un gouvernement de transition pour quelques mois. Il est dirigé par Franco Marini, actuel président du Sénat, qui a notamment la charge de réformer la loi électorale en vue de nouvelles élections législatives.
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Tous les textes disponibles de » Stéphane Bussard
À la une de vendredi, 25. janvier 2008
Romano Prodi, Premier ministre italien, a perdu le 24 janvier un vote de confiance au Sénat (161 voix contre lui et 156 en sa faveur) ... » suite
Romano Prodi, Premier ministre italien, a perdu le 24 janvier un vote de confiance au Sénat (161 voix contre lui et 156 en sa faveur) et a remis la démission de son gouvernement au président Giorgio Napolitano. Ce dernier doit décider s'il convoque des élections anticipées ou opte pour la formation d'un gouvernement de transition pour quelques mois.
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À la une de mercredi, 23. janvier 2008
La défection cette semaine d'un petit parti menace la coalition au pouvoir. Le chef du gouvernement Romano Prodi se soumet ce mercredi 23 janvier à ... » suite
La défection cette semaine d'un petit parti menace la coalition au pouvoir. Le chef du gouvernement Romano Prodi se soumet ce mercredi 23 janvier à un vote de confiance des députés et répétera cet exercice jeudi au Sénat. Peut-il encore compter sur un soutien suffisant pour poursuivre son action ?
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Tous les textes disponibles de » Luis Racionero
À la une de mercredi, 9. janvier 2008
La ville de Naples, située au sud de l'Italie, est noyée sous les ordures. En effet, depuis des semaines, les déchets ne sont plus ramassés ... » suite
La ville de Naples, située au sud de l'Italie, est noyée sous les ordures. En effet, depuis des semaines, les déchets ne sont plus ramassés dans les rues. Face à cette situation, le Premier ministre italien Romano Prodi souhaite désormais l'intervention de l'armée.
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Tous les textes disponibles de » Tobias Piller
À la une de jeudi, 8. novembre 2007
Un jeune Roumain d'origine Rom est soupçonné d'être l'auteur d'une agression mortellle dont a été victime une Italienne. L'Italie a réagi à ce fait-divers en ... » suite
Un jeune Roumain d'origine Rom est soupçonné d'être l'auteur d'une agression mortellle dont a été victime une Italienne. L'Italie a réagi à ce fait-divers en déclarant la guerre aux Roumains et aux Roms. Son gouvernement a adopté un décret qui permet l'expulsion de citoyens européens nuisant à la sécurité du pays. Ce texte va-t-il à l'encontre du principe fondamental de la libre circulation, l'un des piliers de l'UE ?
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À la une de mardi, 16. octobre 2007
Dimanche 14 octobre, le maire de Rome, Walter Veltroni, a été porté à la tête du nouveau Parti démocrate italien (PD). Son parti rejoindra la ... » suite
Dimanche 14 octobre, le maire de Rome, Walter Veltroni, a été porté à la tête du nouveau Parti démocrate italien (PD). Son parti rejoindra la coalition gouvernementale de gauche de Romano Prodi, le président du Conseil italien, mais son rôle personnel reste à définir. Arrivera-t-il à combler les espoirs que les Italiens placent en lui ?
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Tous les textes disponibles de » Martin Langeder
À la une de vendredi, 23. février 2007
Le Premier ministre italien Romano Prodi a présenté mercredi 21 février sa démission après l'échec essuyé par sa majorité au Sénat sur la politique étrangère. ... » suite
Le Premier ministre italien Romano Prodi a présenté mercredi 21 février sa démission après l'échec essuyé par sa majorité au Sénat sur la politique étrangère. Pour la presse européenne, cette situation est symptomatique de la profonde crise que connaît la vie politique italienne, marquée par un grand nombre de partis et une durée de vie très courte des gouvernements.
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À la une de jeudi, 2. novembre 2006
Une série d'assassinats et de règlements de compte mafieux ensanglantent depuis une semaine la plus grande ville de l'Italie du Sud. Alors que l'Etat italien ... » suite
Une série d'assassinats et de règlements de compte mafieux ensanglantent depuis une semaine la plus grande ville de l'Italie du Sud. Alors que l'Etat italien se mobilise pour tenter de contrer la criminalité, évoquant même un recours à l'armée, la presse met l'accent sur la misère de la population napolitaine, dont la mafia locale sait tirer profit.
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À la une de mardi, 27. juin 2006
Lors du référendum des 25 et 26 juin, les citoyens italiens ont rejeté par 61,3 % des voix la réforme de la Constitution proposée par Silvio ... » suite
Lors du référendum des 25 et 26 juin, les citoyens italiens ont rejeté par 61,3 % des voix la réforme de la Constitution proposée par Silvio Berlusconi alors qu'il était encore chef du gouvernement. La réforme prévoyait notamment de donner plus de pouvoir aux régions et au Premier ministre.
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À la une de mercredi, 12. avril 2006
La coalition de Romani Prodi s'est imposée sur le fil face à celle de Silvio Berlusconi lors des élections législatives, et ne possède qu'une très ... » suite
La coalition de Romani Prodi s'est imposée sur le fil face à celle de Silvio Berlusconi lors des élections législatives, et ne possède qu'une très faible majorité au Sénat avec 158 sièges contre 156. Plusieurs journaux relèvent des similitudes entre ce scénario électoral et les situations politiques que vivent d'autres pays européens.
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L'Italie et la campagne électorale
La Repubblica - Italie | mercredi, 13. février 2008
Alors que la campagne électorale vient de débuter en Italie, la question de l'avortement s'annonce déjà centrale. Le 11 février, le leader de la droite, ... » suite
Alors que la campagne électorale vient de débuter en Italie, la question de l'avortement s'annonce déjà centrale. Le 11 février, le leader de la droite, Silvio Berlusconi, a souhaité que l'ONU adopte un moratoire sur le sujet. Le 12, la police a fait irruption dans un hôpital de Naples pour interroger une femme qui venait de subir un avortement thérapeutique. Francesco Merlo s'insurge. "Qu'auraient fait les sept agents s'ils étaient arrivés pendant l'opération et non juste après ? Auraient-ils laissé le fœtus dans le ventre de la femme? (...) Cet évènement ressemble à une histoire inventée pour démontrer la stupidité des fanatiques de la vie à outrance, pour montrer à quelle férocité on peut arriver au nom d'un principe noble (...). Espérons que cet horrible épisode de Naples servira à montrer toute la pauvreté d'une idée qui attribue à la gauche de ce malheureux pays la folle envie d'avorter, et à la droite, la défense de la vie."
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La Repubblica - Italie | mardi, 12. février 2008
Dimanche 10 février, Walter Veltroni, candidat du Parti démocrate (PD, centre-gauche), a lancé sa campagne électorale en vue des législatives anticipées des 13 et 14 ... » suite
Dimanche 10 février, Walter Veltroni, candidat du Parti démocrate (PD, centre-gauche), a lancé sa campagne électorale en vue des législatives anticipées des 13 et 14 avril. Pour Marc Lazar, "les élections de 2008 ne ressembleront pas aux précédentes et seront peut-être le signal d'un début de normalisation de l'Italie, après plus d'une décennie de transition plutôt chaotique. Le changement qui se profile est dû à la naissance du Parti démocrate (...). Son élection triomphale à la tête du Parti démocrate le 14 octobre dernier a conféré une légitimité populaire à son secrétaire. Walter Veltroni a saisi cette occasion pour se construire une stature de leader responsable, nouveau, relativement jeune (bien qu'il soit un militant de longue date) et désireux de s'adresser directement à la société. (...) Veltroni a nettement affirmé sa volonté de ne pas centrer l'identité du nouveau parti sur l'antiberlusconisme".
» page d'accueil (lien externe, La Repubblica)
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La Repubblica - Italie | mercredi, 21. novembre 2007
Avec l'annonce de la création d'un nouveau parti, Silvio Berlusconi a provoqué une fracture au sein de son propre camp. Edmondo Berselli revient sur les ... » suite
Avec l'annonce de la création d'un nouveau parti, Silvio Berlusconi a provoqué une fracture au sein de son propre camp. Edmondo Berselli revient sur les évènements qui secouent la droite italienne depuis quelques jours. "Gianfranco Fini [leader d'Alliance Nationale], pour qui les projets de Berlusconi ne seraient qu'un coup de théâtre, a ouvert les hostilités à la télévision (...). La situation de feu le centre droit est spectaculaire. En Allemagne, cela s'appellerait le 'Götterdämmerung', le wagnérien Crépuscule des Dieux, que l'on nommerait plus prosaïquement chez nous un champ de ruines. (...) Désormais, il y a un vrai conflit entre Fini et Berlusconi. L'invention explosive du Parti du peuple italien pour les libertés, la mise à plat de l'état major de Forza Italia [la coalition de droite], le choix de s'engager sur le chemin de la proportionnelle et l'affaiblissement du bipolarisation rend difficile l'existence d'autres partis de droite."
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La Stampa - Italie | mercredi, 31. octobre 2007
"Walter Veltroni, le dirigeant du nouveau parti de gauche en Italie [PD, parti démocrate], est un modèle qui éveille l'enthousiasme chez ses amis comme chez ses ennemis", note l'éditorialiste Andrea Romano. "La Veltromania est finalement une solution à la crise fatale du système des partis italiens (...). Dans le monde ou du moins en Europe, les partis créés au XXème siècle, à la différence de l'Italie, ont bien fonctionnée. Au Royaume-Uni comme en France, en Allemagne comme en Espagne, les grandes organisations progressistes ou conservatrices ont su imposer leur leadership et adopter des programmes politiques innovants à travers des mécanismes traditionnels, mais vitaux : » suite
"Walter Veltroni, le dirigeant du nouveau parti de gauche en Italie [PD, parti démocrate], est un modèle qui éveille l'enthousiasme chez ses amis comme chez ses ennemis", note l'éditorialiste Andrea Romano. "La Veltromania est finalement une solution à la crise fatale du système des partis italiens (...). Dans le monde ou du moins en Europe, les partis créés au XXème siècle, à la différence de l'Italie, ont bien fonctionnée. Au Royaume-Uni comme en France, en Allemagne comme en Espagne, les grandes organisations progressistes ou conservatrices ont su imposer leur leadership et adopter des programmes politiques innovants à travers des mécanismes traditionnels, mais vitaux : la confrontation des idées, la participation des militants, la sélection personnelle, la sortie de scène des vaincus. Des mécanismes enrayés en Italie au début des années 90 et qui n'ont jamais été restaurés".
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La Stampa - Italie | lundi, 8. octobre 2007
"Le nombre de partis politiques italiens augmentent de mois en mois, de semaine en semaine, et maintenant de jour en jour", constate l'éditorialiste Luca Ricolfi. ... » suite
"Le nombre de partis politiques italiens augmentent de mois en mois, de semaine en semaine, et maintenant de jour en jour", constate l'éditorialiste Luca Ricolfi. Après la liste Grillo (du nom du célèbre comique italien Beppe Grillo), le Parti de la Liberté, la Liste civique nationale des 'girotondini', l'ancien président du conseil Lamberto Dini annonce la naissance d'une liste rebaptisée 'Liberaldemocratici' et le parti socialiste tente une énième refondation. "Pourquoi tant d'activisme ? (...) L'Italie est la championne des partis 'monothématiques'. Nous avons le parti de l'environnement, le parti de la laïcité, le parti des femmes au foyer (...) sans parler des nombreuses ligues régionales. On trouve des partis monothématiques dans d'autres pays modernes, mais seule l'Italie compte autant de partis artificiels, nés dans les laboratoires des élites politiques, économiques et intellectuelles."
» article intégral (lien externe, italien)
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La Stampa - Italie | jeudi, 20. septembre 2007
L'éditorialiste Augusto Minzolini revient sur l'émergence, dans la vie publique italienne, de Beppe Grillo. Ce comédien était à l'origine, le 8 septembre, des manifestations Vday organisées contre la corruption du monde politique. Il a depuis annoncé qu'il parrainerait des listes électorales aux prochaines municipales, prévues en 2011. "Désormais le phénomène Grillo est traité chaque semaine par tous les instituts de sondages. Une donnée claire en émerge : » suite
L'éditorialiste Augusto Minzolini revient sur l'émergence, dans la vie publique italienne, de Beppe Grillo. Ce comédien était à l'origine, le 8 septembre, des manifestations Vday organisées contre la corruption du monde politique. Il a depuis annoncé qu'il parrainerait des listes électorales aux prochaines municipales, prévues en 2011. "Désormais le phénomène Grillo est traité chaque semaine par tous les instituts de sondages. Une donnée claire en émerge : le personnage récolte de la sympathie surtout chez les électeurs du centre-gauche et de la gauche radicale. (...) Il est devenu une icône pour ces électeurs qui ont voté pour le gouvernement actuel, mais qui en sont toujours plus insatisfaits et qui ne se sentent pas culturellement capables de passer au centre-droit ni de se réfugier dans l'abstention. (...) Tout ce fracas rend plus probable la perspective d'une évolution du contexte politique : on commence à parler de crise gouvernementale et d'élections anticipées. Et Berlusconi n'est plus seul à le faire."
» page d'accueil (lien externe, La Stampa)
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La Repubblica - Italie | lundi, 4. décembre 2006
A l'initiative de Silvio Berlusconi, une manifestation monstre a rassemblé samedi 2 décembre plus de 700 000 personnes à Rome contre la hausse des impôts prévue par le gouvernement Prodi. L'éditorialiste Edmondo Berselli constate que "l'éternel" Berlusconi n'a pour l'heure aucun successeur à droite. "Cela n'a pas suffit : » suite
A l'initiative de Silvio Berlusconi, une manifestation monstre a rassemblé samedi 2 décembre plus de 700 000 personnes à Rome contre la hausse des impôts prévue par le gouvernement Prodi. L'éditorialiste Edmondo Berselli constate que "l'éternel" Berlusconi n'a pour l'heure aucun successeur à droite. "Cela n'a pas suffit : malgré la défaite électorale, la fronde des démocrates chrétiens (qui veulent refonder la droite italienne), sans parler de la défaillance physique [du Cavaliere] la semaine dernière à Montecatini, le corps et l'âme de Berlusconi sont toujours là, images de charisme et de pouvoir. Les quelque 700 000 manifestants de centre droit sont tous à lui, ils lui appartiennent (...). Sur la place San Giovanni, on a vu la photo de la droite italienne, une image figée et non un film en mouvement. Une image pieuse, qui immortalise Saint Silvio quasiment comme un martyr, entouré de la foule des fidèles".
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Généralités
Libération - France | jeudi, 13. mars 2008
L'écrivain italien Giancarlo de Cataldo estime que ses compatriotes ne réagissent qu'en situation d'urgence face à des problèmes complexes, comme l'immigration, les incendies ou le ... » suite
L'écrivain italien Giancarlo de Cataldo estime que ses compatriotes ne réagissent qu'en situation d'urgence face à des problèmes complexes, comme l'immigration, les incendies ou le traitement des déchets. "On désigne comme une 'urgence' notre incapacité à gérer les tensions ordinaires d'une grande démocratie occidentale. (...) Mais celui qui imagine que l'Italie est l'otage d'une caste de politiciens et de journalistes asservis qui suffoqueraient l'élan vital d'un peuple honnête et généreux ainsi que la prétendue société civile se trompe. Les Italiens réagissent mal aux appels à la mesure et au bon sens. Les Italiens adorent raisonner avec leurs tripes. Et un reportage à sensation ou une harangue démagogique d'un populiste au lexique incertain font beaucoup plus d'effets sur les tripes qu'une discussion argumentée. Le goût pour l'urgence vient d'en bas, les élites ne font que s'adapter."
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La Repubblica - Italie | mardi, 29. janvier 2008
Le chercheur français Marc Lazar compare les situations politiques française et italienne. "Depuis le 21 janvier, l'Italie traverse une nouvelle crise politique profonde qui atteste de l'immense lassitude d'une démocratie représentative et parlementaire (...). Au contraire, la France semble se disposer à franchir avec confiance le seuil fatidique du cinquantenaire de la Ve République (...). Personne ne peut nier que l'Italie traverse une crise préoccupante. Ses maux sont bien connus : » suite
Le chercheur français Marc Lazar compare les situations politiques française et italienne. "Depuis le 21 janvier, l'Italie traverse une nouvelle crise politique profonde qui atteste de l'immense lassitude d'une démocratie représentative et parlementaire (...). Au contraire, la France semble se disposer à franchir avec confiance le seuil fatidique du cinquantenaire de la Ve République (...). Personne ne peut nier que l'Italie traverse une crise préoccupante. Ses maux sont bien connus : une loi électorale boiteuse, la fragmentation des partis, l'hétérogénéité des coalitions (...). La faiblesse du pouvoir politique offre aux autres acteurs – médiatiques, judiciaires ou religieux - l'occasion de prospérer (...). La France n'est cependant pas au mieux de sa forme, c'est une convalescente encore très fragile. Toutefois, Nicolas Sarkozy a en sa faveur ce que nous ne trouvons évidemment pas en Italie : la solidité des institutions".
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La Repubblica - Italie | vendredi, 28. décembre 2007
Le journaliste Francesco Merlo s'interroge sur l'année qui va bientôt commencer. "Qu'est-ce qu'on peut souhaiter à l'Italie au seuil de 2008 ? Que peut-on souhaiter à l'école, aux chemins de fer, au système de santé, à l'édition, à la Rai [télévision publique italienne] ? (...) Et à notre misérable cinéma, à la littérature, à la chanson qui n'a jamais été si niaise ? (...) Le seul espoir pour 2008 est, peut-être, qu'elle soit l'année où la dépression, en atteignant son paroxysme, redonne à l'Italie des chefs-d'œuvre d'art, de littérature, etc. (...) Voilà le rêve de 2008 : » suite
Le journaliste Francesco Merlo s'interroge sur l'année qui va bientôt commencer. "Qu'est-ce qu'on peut souhaiter à l'Italie au seuil de 2008 ? Que peut-on souhaiter à l'école, aux chemins de fer, au système de santé, à l'édition, à la Rai [télévision publique italienne] ? (...) Et à notre misérable cinéma, à la littérature, à la chanson qui n'a jamais été si niaise ? (...) Le seul espoir pour 2008 est, peut-être, qu'elle soit l'année où la dépression, en atteignant son paroxysme, redonne à l'Italie des chefs-d'œuvre d'art, de littérature, etc. (...) Voilà le rêve de 2008 : que cette grande dépression fonctionne comme un réveil du talent italien, qui sait transformer la faiblesse en force, pour retrouver, en 2009 peut-être, vie, charme et force."
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La Repubblica - Italie | jeudi, 22. décembre 2005
Avec le départ tumultueux de la Scala de Milan d'un Ricardo Muti blessé, le journaliste Francesco Merlo énumère une série de maux qui frappent la société: » suite
Avec le départ tumultueux de la Scala de Milan d'un Ricardo Muti blessé, le journaliste Francesco Merlo énumère une série de maux qui frappent la société: "Ricardo Muti et la Scala, ajoutés à la crise de la Fiat, à la décentralisation, au chanteur Adriano Celentano élevé au rang de maître à penser, et à l'affaiblissement des moteurs de Ferrari dans la F 1". Il voit dans tout cela "l'expression du désarroi de l'Italie et de la décadence d'un pays qui occupait la première place dans les domaines de l'esthétique, de la mode, du design et surtout de la grande musique, ce que représentait justement la Scala (...). C'est encore cette Italie hystérique qui refuse le train à grande vitesse et le pont de Messine, qui oppose Dieu aux gays, l'embryon aux femmes et la croix au croissant".
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La Repubblica - Italie | jeudi, 25. octobre 2007
Un appel à sauver le paysage italien défiguré par le nombre croissant de constructions a été signé par des écrivains, dont Andrea Camilleri, des architectes, des historiens et des géographes. Le journaliste Francesco Erbani explique : » suite
Un appel à sauver le paysage italien défiguré par le nombre croissant de constructions a été signé par des écrivains, dont Andrea Camilleri, des architectes, des historiens et des géographes. Le journaliste Francesco Erbani explique : "Deux cent quarante mille hectares chaque année multiplié par quinze cela fait trois millions et six cent mille. Un territoire grand comme les Abruzzes et le Latium réunis. Voici ce que l'Italie a perdu en sol entre 1990 et 2005. Les chiffres sont plus parlants que les mots. Ils donnent la dimension de l'augmentation sauvage des constructions. Car en Italie, on construit surtout des habitations privées coûteuses et dans des zones protégées. Le paysage italien se dégrade, une législation trop permissive en matière de construction en est la cause."
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Corriere della Sera - Italie | mercredi, 22. août 2007
L'Italien Michele Salvati, professeur en économie politique, estime que "l'Italie est un pays riche, à sa place parmi les autres pays occidentaux, mais [qu'] il souffre depuis toujours d'un manque de culture civique qui le distingue. (...) Aujourd'hui, les esprits moralisateurs ne sont plus les seuls à regretter cette absence de sens civique : » suite
L'Italien Michele Salvati, professeur en économie politique, estime que "l'Italie est un pays riche, à sa place parmi les autres pays occidentaux, mais [qu'] il souffre depuis toujours d'un manque de culture civique qui le distingue. (...) Aujourd'hui, les esprits moralisateurs ne sont plus les seuls à regretter cette absence de sens civique : les économistes et les sociologues ont découvert qu'un 'capital social' adéquat constitue un puissant moteur de développement. En effet, le sens civique, la confiance dans les institutions, la capacité de coopérer honnêtement nous sont indispensables. (...) Le programme d'une classe politique digne de ce nom doit avoir dans ses priorités la résolution de ce 'vieux problème italien'. (...). Donc, il faut une tolérance zéro face aux comportements illégaux. (...) Avec le temps et une politique rigoureuse, on pourra changer le comportement des Italiens, et le sens civique et la légalité feront parti de notre mentalité."
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L'Espresso - Italie | jeudi, 16. août 2007
Vendu à plus de 800 000 exemplaires, le roman 'Gomorra' a rendu célèbre le clan des Casalesi, la plus puissante famille de la Camorra, la ... » suite
Vendu à plus de 800 000 exemplaires, le roman 'Gomorra' a rendu célèbre le clan des Casalesi, la plus puissante famille de la Camorra, la mafia napolitaine. Son auteur, l'écrivain italien Roberto Saviano, a reçu des menaces de mort. Dans une interview réalisée par Gianluca de Feo, il dépeint le Sud de l'Italie. "C'est qu'on appelle la 'question méridionale' est désormais un concept éculé, vide de sens. (…) Aujourd'hui, le seul espoir réside dans les jeunes. Ma génération est la première, depuis les années 1950, qui émigre en masse. Selon le modèle qui est en train de s'imposer, si on reste sur place, on est un raté, un manqué, un trafiquant. C'est très dangereux car on laisse les plus talentueux s'en aller et on brise les espoirs de ceux qui restent. (…) Le Sud est réduit à une vitrine touristique et les politiciens ont honte de regarder les choses telles qu'elles sont. (…) Le problème, c'est qu'on laisse la Camorra s'enrichir et investir sur le territoire. (…) Elle produit malheureusement des richesses, qui sont en réalité des biens altérés."
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Tous les textes disponibles de » Gianluca di Feo, » Roberto Saviano
La Repubblica - Italie | mardi, 12. juin 2007
"Puis-je entrer regarder la mer et faire quelques pas sur la plage ? Certainement Monsieur, il suffit de payer 14 euros." Cette réponse a été ... » suite
"Puis-je entrer regarder la mer et faire quelques pas sur la plage ? Certainement Monsieur, il suffit de payer 14 euros." Cette réponse a été faite à Jenner Meletti, auteur d'un reportage sur l'accès aux plages italiennes. Rares sont celles où il est possible de se baigner gratuitement. "Pour une journée passée sur une plage près de Gênes, un couple sans enfants dépensera sans utiliser de cabine, 66 euros, et l'endroit ressemble plus à une cimenterie qu'à une plage. Plus de mille cabines les unes à côté des autres et, partout, des sièges de plastique blanc, tellement rapprochées que l'on peut lire le journal sur l'épaule de son voisin (…). La loi qui exige que les concessionnaires des plages laissent un accès gratuit est pourtant sans équivoque. La terre et le sable appartiennent à tout le monde."
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Naples et ses ordures
Neue Zürcher Zeitung - Suisse | vendredi, 1. février 2008
Après s'être rendue à Naples, Maike Albath se demande pourquoi les montagnes d'ordures ne finissent pas de se consumer. Elle a trouvé une réponse dans les ouvrages de l'écrivain italien Domenico Starnone. "'Romancier, journaliste et scénariste né dans la province de Naples en 1943, Domenico Starnone a grandi dans le quartier du Vomero. Il vit à Rome depuis de nombreuses années. Dans ses livres, il a décrit comment la vitalité originelle de Naples a dégénéré en violence. La profonde division de la ville a un motif historique très particulier : » suite
Après s'être rendue à Naples, Maike Albath se demande pourquoi les montagnes d'ordures ne finissent pas de se consumer. Elle a trouvé une réponse dans les ouvrages de l'écrivain italien Domenico Starnone. "'Romancier, journaliste et scénariste né dans la province de Naples en 1943, Domenico Starnone a grandi dans le quartier du Vomero. Il vit à Rome depuis de nombreuses années. Dans ses livres, il a décrit comment la vitalité originelle de Naples a dégénéré en violence. La profonde division de la ville a un motif historique très particulier : en 1799, le peuple a massacré les citoyens éclairés au nom du maintien des structures féodales du pouvoir. 'Naples est à la fois archaïque et moderne.' Bien que la ville fût une métropole européenne majeure au XVIIIe siècle, la bourgeoisie ne s'y est jamais implantée durablement. Grâce à ses investissements, elle aurait pu laisser son empreinte sur la gestion de la ville et la vie publique."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Maike Albath
Neue Zürcher Zeitung - Suisse | lundi, 18. décembre 2006
Au printemps dernier, le livre 'Gomorra' de Roberto Saviano sur la pègre napolitaine avait fait sensation, son auteur ayant ensuite reçu des menaces de mort. Maike Albath s'est rendue à Naples pour demander à Francesco Durante, rédacteur en chef du 'Corriere del Mezzogiorno', ce qui différencie la Camorra de Naples de la Cosa Nostra sicilienne. "A quoi reconnaît-on un camorriste ? 'C'est l'inverse du mafioso. Les mafiosi vivent souvent très simplement, le camorriste parade en permanence et jette son argent par les fenêtres : » suite
Au printemps dernier, le livre 'Gomorra' de Roberto Saviano sur la pègre napolitaine avait fait sensation, son auteur ayant ensuite reçu des menaces de mort. Maike Albath s'est rendue à Naples pour demander à Francesco Durante, rédacteur en chef du 'Corriere del Mezzogiorno', ce qui différencie la Camorra de Naples de la Cosa Nostra sicilienne. "A quoi reconnaît-on un camorriste ? 'C'est l'inverse du mafioso. Les mafiosi vivent souvent très simplement, le camorriste parade en permanence et jette son argent par les fenêtres : grosses voitures, grosses motos, belles villas. Les chefs de la Camorra forgent de nouvelles alliances en permanence, alors que la mafia est très hiérarchisée'. Les camorristes dépassent rarement l'âge de 40 ans (...). Pour Francesco Durante, les menaces de mort qui ont conduit Roberto Saviano à se mettre au vert depuis deux mois sont rares : la Camorra tue généralement avant que les gens aient le temps d'écrire quoi que ce soit".
» article intégral (lien externe, allemand)
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La Mafia
Corriere della Sera - Italie | jeudi, 13. mars 2008
Le journaliste et écrivain Roberto Saviano, auteur de l'explosive enquête 'Gomorra' sur la mafia, intervient dans le débat électoral des législatives italiennes en dénonçant les ... » suite
Le journaliste et écrivain Roberto Saviano, auteur de l'explosive enquête 'Gomorra' sur la mafia, intervient dans le débat électoral des législatives italiennes en dénonçant les silences des différents partis qui l'ont courtisé. "La lutte contre la mafia est la grande absente de cette campagne électorale, à gauche comme à droite. Il faut que la gauche reconnaisse qu'elle n'a pas toujours été très rigoureuse pour conjurer les affaires liées à la mafia (...). L'intelligence de la gauche a, depuis toujours, été de prétendre que la mafia concernait exclusivement le camp d'en face. Le complexe de supériorité appliqué au crime organisé ! Se croire exempte des infiltrations, penser que c'est seulement et toujours le problème des autres (...)."
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La Stampa - Italie | jeudi, 21. février 2008
Dans son rapport annuel rendu public le 20 février, la commission parlementaire italienne antimafia estime que la 'ndrangheta', la mafia calabraise, est organisée comme Al-Qaïda et est devenue une "puissance économique mondiale" financée par le détournement de fonds européens, le trafic de drogue et l'impôt mafieux. Le journaliste et écrivain Guido Ruotolo analyse le contenu de ce document. "Certains passages du rapport de la commission parlementaire antimafia, approuvé à l'unanimité, représentent un signal fort envoyé aux politiques en ces temps de campagne électorale (...). C'est une invitation pour ceux qui vont établir les listes [en vue des prochaines élections législatives] à faire attention aux candidats qui seront amenés à descendre dans l'arène. Un rapport qui laisse bien peu de place à l'optimisme : » suite
Dans son rapport annuel rendu public le 20 février, la commission parlementaire italienne antimafia estime que la 'ndrangheta', la mafia calabraise, est organisée comme Al-Qaïda et est devenue une "puissance économique mondiale" financée par le détournement de fonds européens, le trafic de drogue et l'impôt mafieux. Le journaliste et écrivain Guido Ruotolo analyse le contenu de ce document. "Certains passages du rapport de la commission parlementaire antimafia, approuvé à l'unanimité, représentent un signal fort envoyé aux politiques en ces temps de campagne électorale (...). C'est une invitation pour ceux qui vont établir les listes [en vue des prochaines élections législatives] à faire attention aux candidats qui seront amenés à descendre dans l'arène. Un rapport qui laisse bien peu de place à l'optimisme : 237 pages de questions, plus que de réponses. Une fresque honnête de l'abîme calabrais."
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La Repubblica - Italie | mercredi, 16. janvier 2008
L'écrivain à succès qui se cache sous le pseudonyme d'Elena Ferrante lamente la situation dans laquelle se trouve actuellement Naples, contrainte de vivre entre les ... » suite
L'écrivain à succès qui se cache sous le pseudonyme d'Elena Ferrante lamente la situation dans laquelle se trouve actuellement Naples, contrainte de vivre entre les rats et les immondices. "La nuit, les rois de la ville sont les rats et les chiens. Les ordures qui s'amoncellent jusqu'au deuxième étage des maisons prennent vie dans l'obscurité (...). Le jour, les rats disparaissent, les chiens se calment, hommes, femmes et enfants réapparaissent (...). Et cette ville d'un million de personnes continue à avancer. Ce qui met la population de Naples en colère, c'est de vivre dans l'inefficacité et le désordre. La criminalité que connaît cette ville est une fatalité (...). Le phénomène des ordures dans les rues n'est pas nouveau, l'histoire se répète depuis des décennies. Et les efforts de Romano Prodi pour nettoyer la ville sont absurdes. Seul un fou peut croire que ce qui n'a pas été fait pendant des décennies peut être réalisé en quelques jours."
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La Repubblica - Italie | vendredi, 17. août 2007
Giuseppe d'Avanzo analyse les réactions face aux meurtres, le 15 août, de six Italiens à Duisbourg, une tuerie attribuée à la guerre entre clans mafieux: » suite
Giuseppe d'Avanzo analyse les réactions face aux meurtres, le 15 août, de six Italiens à Duisbourg, une tuerie attribuée à la guerre entre clans mafieux: "Pourquoi devrait-on se montrer surpris ? Pour avoir exporté en Europe et dans le monde notre 'pourriture'? Cela fait long temps que l'argent nos mafias circule par les canaux européens. (...) Cela s'est passé en Allemagne mais cela aurait pu aussi bien arriver aux Pays-Bas, en Espagne, en Colombie, en Australie, au Canada ou au Monténégro. C'est à dire dans tous les pays où la 'ndrangheta' de Calabre est présente. (...) C'est le moment de s'interroger au sujet de notre capacité à mettre en place au moins un moyen de contrôle : pourquoi la 'ndrangheta', au contraire du Hamas, n'a pas de place dans l'agenda politique? (…) La politique italienne dans son ensemble a choisi l'inaction comme stratégie pour combattre les mafias."
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Culture
Corriere della Sera - Italie | mercredi, 7. novembre 2007
"L'Italie est passéiste et ignore l'art contemporain", déplore Monique Veaute, nouvelle directrice du Palazzo Grassi de Venise, propriété de l'industriel français François Pinault. "Nous sommes un pays sans leadership même dans le domaine de l'art. (...) Il est clair que la conservation du patrimoine artistique est fondamentale. Mais on ne peut plus ignorer la contemporanéité. L'Italie se complait dans la glorification de son passé artistique. Elle n'expose pas ses artistes actuels qui doivent se rendre à Paris ou à New York pour se faire connaître (...). L'Italie d'aujourd'hui traverse une série de crises d'identité : » suite
"L'Italie est passéiste et ignore l'art contemporain", déplore Monique Veaute, nouvelle directrice du Palazzo Grassi de Venise, propriété de l'industriel français François Pinault. "Nous sommes un pays sans leadership même dans le domaine de l'art. (...) Il est clair que la conservation du patrimoine artistique est fondamentale. Mais on ne peut plus ignorer la contemporanéité. L'Italie se complait dans la glorification de son passé artistique. Elle n'expose pas ses artistes actuels qui doivent se rendre à Paris ou à New York pour se faire connaître (...). L'Italie d'aujourd'hui traverse une série de crises d'identité : outre la crise politique, elle vit une crise artistique où les galeristes se sont transformés en simples commerçants."
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La Repubblica - Italie | samedi, 1. septembre 2007
De nombreux cinéastes italiens s'interrogent actuellement dans la presse sur la crise du cinéma italien. Pour le réalisateur italien Ermanno Olmi, le cinéma n'est ... » suite
De nombreux cinéastes italiens s'interrogent actuellement dans la presse sur la crise du cinéma italien. Pour le réalisateur italien Ermanno Olmi, le cinéma n'est que le reflet d'une "crise globale qui frappe toutes les sociétés, pas seulement l'Italie. On est face à des changements que l'on n'a pas encore assimilés. (...) Le cinéma nous montre que notre réalité se trouve dans un état plutôt confus et désorienté. Et le cinéma fait partie de cette réalité. (...) Pourquoi le néoréalisme fut-il un grand moment pour le cinéma italien ? Parce qu'on sortait alors de la guerre. Tragédies et souffrances communes avaient créé un sentiment de partage, une recherche de valeurs essentielles. (...) Le cinéma italien est bien en crise, mais ne faudrait-il pas poser la même question à la littérature, aux arts, à la politique, à nos gouvernements, à l'économie?"
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Corriere della Sera - Italie | mercredi, 29. août 2007
L'historien Ernesto Galli della Loggia constate que "le cinéma italien souffre d'une crise d'identité, qui reflète la crise du pays. (...) Le fort rapport qu'il ... » suite
L'historien Ernesto Galli della Loggia constate que "le cinéma italien souffre d'une crise d'identité, qui reflète la crise du pays. (...) Le fort rapport qu'il a toujours entretenu avec la classe politico-intellectuelle l'a porté à être un résumé des idéologies qui ont traversé l'histoire de l'Italie pendant le XXe siècle, c'est-à-dire le fascisme, le christianisme social, et le communisme de Gramsci. (...) Il a été l'expression d'une idéologie populiste et antibourgeoise dont le néoréalisme a été le sommet, et que l'on retrouve dans la 'comédie à l'italienne' ou dans le cinéma de Pasolini ou de Moretti. (...) La crise de ce modèle a donc été la crise du cinéma italien. Dans l'Occident globalisé, sans peuple et sans politique, il découvre combien est difficile de se rapprocher de la démocratie et de thématiques plus proches de l'homme commun. (...) Il a aujourd'hui besoin d'un nouveau rapport avec la réalité. Comme l'Italie, il se cherche."
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Football
Frankfurter Rundschau - Allemagne | mardi, 13. novembre 2007
"Aucun pays n'a échoué aussi lamentablement que l'Italie dans la lutte contre la violence dans le football", commente Rouven Schellenberger à propos des affrontements qui ... » suite
"Aucun pays n'a échoué aussi lamentablement que l'Italie dans la lutte contre la violence dans le football", commente Rouven Schellenberger à propos des affrontements qui ont eu lieu le week-end dernier en Italie. Ils ont été provoqués par la mort d'un supporter abattu par un policier. "L'équipe championne du monde possède les stades les plus délabrés et l'un des championnats les plus corrompus d'Europe. Et au fil des décennies, elle a regardé les supporters les plus radicaux se transformer en un facteur de pouvoir extrémiste - avec ses propres sources de financement comme la vente de produits dérivés. L'Italie a permis à ses joueurs vedettes d'afficher leurs convictions racistes, et aux fans de faire étalage de symboles d'extrême droite dans les tribunes (...) Il n'est plus seulement question de violences commises par pur plaisir, mais de pouvoir. L'Italie elle-même a fabriqué les supporters qu'elle assimile maintenant à des terroristes."
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La cuisine italienne
Corriere della Sera - Italie | jeudi, 21. février 2008
L'éditorialiste Beppe Severgnini prend la défense de la cuisine italienne authentique. "Arrêtez de manger de la fausse cuisine italienne. Arrêtez de sanctifier quiconque ayant un nom se terminant par une voyelle et écrivant des livres de cuisine. Arrêtez de commander un cappuccino fumant après des pâtes aux coques. Ce message ne s'adresse pas seulement aux Américains, même si ce sont eux les pécheurs les mieux intentionnés. Il s'adresse à tous les étrangers. Nous leur disons d'aimer la nourriture italienne, mais de ne pas en encourager la parodie. Le succès planétaire de notre cuisine est dû à sa simplicité et, au fait qu'elle est facile à imiter, saine et économique. Ces caractéristiques, ainsi que la diaspora de ces 150 dernières années, ont porté nos traditions culinaires dans le monde entier (…). L'attaque que subit la cuisine italienne est insidieuse parce qu'involontaire : » suite
L'éditorialiste Beppe Severgnini prend la défense de la cuisine italienne authentique. "Arrêtez de manger de la fausse cuisine italienne. Arrêtez de sanctifier quiconque ayant un nom se terminant par une voyelle et écrivant des livres de cuisine. Arrêtez de commander un cappuccino fumant après des pâtes aux coques. Ce message ne s'adresse pas seulement aux Américains, même si ce sont eux les pécheurs les mieux intentionnés. Il s'adresse à tous les étrangers. Nous leur disons d'aimer la nourriture italienne, mais de ne pas en encourager la parodie. Le succès planétaire de notre cuisine est dû à sa simplicité et, au fait qu'elle est facile à imiter, saine et économique. Ces caractéristiques, ainsi que la diaspora de ces 150 dernières années, ont porté nos traditions culinaires dans le monde entier (…). L'attaque que subit la cuisine italienne est insidieuse parce qu'involontaire : les saboteurs agissent en fait par amour."
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Corriere della Sera - Italie | mercredi, 30. janvier 2008
Le journaliste Paolo Conti constate qu'en pleine crise politique, le gouvernement a réussi à prendre une initiative qui réconcilie les adversaires. "Le gouvernement de centre-gauche ... » suite
Le journaliste Paolo Conti constate qu'en pleine crise politique, le gouvernement a réussi à prendre une initiative qui réconcilie les adversaires. "Le gouvernement de centre-gauche de Romano Prodi a réussi à boucler une page bureaucratico-culinaire essentielle pour la protection de la vraie pizza napolitaine. Il a présenté un projet de loi qui doit être soumis à l'UE. D'ici la fin de l'année 2008, celui qui voudra apposer l'appellation Spécialité Traditionnelle Garantie (STG), à sa pizza napolitaine, devra respecter scrupuleusement le poids, les ingrédients, le temps de cuisson et les dimensions (…). Le président du comité pour la protection de la pizza napolitaine et représentant du parti Alliance nationale [AN, droite nationale conservatrice] à Naples, Rosario Lopa, est très satisfait (…). La pizza n'appartient à aucun parti."
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Financial Times - Royaume-Uni | jeudi, 27. décembre 2007
Le correspondant à Milan du quotidien Adrian Michaels réfléchit aux raisons pour lesquelles l'Italie ne fait pas partie des 43 pays où la chaîne de ... » suite
Le correspondant à Milan du quotidien Adrian Michaels réfléchit aux raisons pour lesquelles l'Italie ne fait pas partie des 43 pays où la chaîne de cafés Starbucks est implantée. "Il est vrai que le meilleur café italien écraserait Starbucks, mais je crois que la chaîne l'emporterait parce qu'elle est plus innovante et plus branchée. Les raisons de l'absence de Starbucks dans ce pays sont plus prosaïques. Starbucks ferait face à une rude concurrence sans pouvoir offrir des prix compétitifs. Un espresso en Italie coûte moins d'un euro, tandis qu'un double espresso chez Starbucks à Paris coûte deux euros, et vous ne pouvez pas acheter un espresso simple. Le service devrait être plus rapide - les Italiens s'attendent que leur café leur soit servi en quelques secondes. Les multinationales étrangères ont également du mal à répandre rapidement leur enseigne en Italie et à une échelle suffisamment grande à cause des lois d'urbanisme."
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