Le séparatisme en Europe
L'UE favorise la régionalisation. Favorise-t-elle aussi les aspirations autonomistes des régions ? Des élans séparatistes s'expriment entre autres dans le Tyrol du Sud et en Italie du Nord, en Corse, en Catalogne, en Flandre et en Ecosse.
Dossiers euro|topics sur le séparatisme en Europe
À la une de vendredi, 2. mars 2007
Plusieurs pays de l'UE font face à des revendications séparatistes de la part de communautés ou de régions qui aspirent à une plus grande autonomie, ... » suite
Plusieurs pays de l'UE font face à des revendications séparatistes de la part de communautés ou de régions qui aspirent à une plus grande autonomie, voire à une complète indépendance.
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À la une de mardi, 20. juin 2006
La Catalogne a approuvé dimanche 18 juin à 73,8 % des voix un statut qui lui donne davantage d'autonomie à l'intérieur de l'Etat espagnol. Le ... » suite
La Catalogne a approuvé dimanche 18 juin à 73,8 % des voix un statut qui lui donne davantage d'autonomie à l'intérieur de l'Etat espagnol. Le Premier ministre du pays José Luis Rodriguez Zapatero, qui renégocie actuellement le statut de nombreuses régions, oriente l'Espagne vers de plus en plus de décentralisation. L'ambition catalane pourrait inspirer d'autres régions autonomistes d'Europe.
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À la une de lundi, 11. juin 2007
Les élections législatives organisées dimanche 10 juin en Belgique ont vu la nette victoire des démocrates-chrétiens qui, après huit années passées dans l'opposition, peuvent espérer ... » suite
Les élections législatives organisées dimanche 10 juin en Belgique ont vu la nette victoire des démocrates-chrétiens qui, après huit années passées dans l'opposition, peuvent espérer diriger la prochaine coalition gouvernementale. Et les négociations qui viennent de s'engager pourraient voir Yves Leterme, président des démocrates-chrétiens flamands, devenir le nouveau Premier ministre belge.
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À la une de jeudi, 3. mai 2007
Des élections régionales et locales ont lieu ce jeudi 3 mai en Grande-Bretagne. En Ecosse, les indépendantistes du Parti national écossais (SNP) sont en tête ... » suite
Des élections régionales et locales ont lieu ce jeudi 3 mai en Grande-Bretagne. En Ecosse, les indépendantistes du Parti national écossais (SNP) sont en tête dans les sondages et pourraient devenir la première force du Parlement local. Quelles seraient les conséquences d'une telle victoire pour le Royaume-Uni et l'Europe ?
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Espagne
La Vanguardia - Espagne | vendredi, 31. mars 2006
Le journaliste Antoni Puigverd commente l'adoption jeudi 30 mars par les députés espagnols du statut d'autonomie élargie pour la Catalogne. Il juge que ce texte, ... » suite
Le journaliste Antoni Puigverd commente l'adoption jeudi 30 mars par les députés espagnols du statut d'autonomie élargie pour la Catalogne. Il juge que ce texte, qui doit être soumis à référendum en juin en Catalogne, représente "un point de rencontre" entre les différentes positions. "Personne, honnêtement, ne peut dire que l'Espagne se brise, et ce même si certains craignent logiquement que la ligne suivie finisse un jour par briser le pays. Personne ne peut dire que l'Espagne ne répond pas aux aspirations catalanes, et ce même si la ligne suivie entraîne la fin du rêve de la souveraineté. Quand on trouve une réponse adaptée à un problème complexe, on ne peut qu'applaudir. Cela peut plaire plus ou moins, mais il faut applaudir les politiciens qui, au lieu de casser la vaisselle, trouvent un moyen de la renouveler".
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ABC - Espagne | vendredi, 10. février 2006
"L'accord trouvé hier au Congrès des députés entre les membres du Parti populaire et les socialistes sur l'approbation du statut de la communauté autonome de ... » suite
"L'accord trouvé hier au Congrès des députés entre les membres du Parti populaire et les socialistes sur l'approbation du statut de la communauté autonome de Valence est une bonne nouvelle au regard du système territorial en vigueur. Le bon sens et la volonté de négocier ont prévalu, en dernier lieu, sur des intérêts opportunistes", estime le quotidien. "Le consensus entre deux grands partis de la scène nationale devrait être la règle, et non l'exception, quand il s'agit de l'architecture territoriale de l'Etat. Il ne fait pas de doute que le modèle en place ouvre la voie à l'autogouvernement pour les nationalités et les régions qui s'intègrent à la nation espagnole. (...) Une simple comparaison avec le projet catalan montre que le statut de Valence est un modèle d'actualisation et d'amélioration du système en vigueur".
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Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne | mercredi, 18. janvier 2006
Toute l'Espagne attend de savoir "si la communauté de Catalogne obtiendra l'autorisation de se faire appeler 'nation' et de se distinguer ainsi un peu plus ... » suite
Toute l'Espagne attend de savoir "si la communauté de Catalogne obtiendra l'autorisation de se faire appeler 'nation' et de se distinguer ainsi un peu plus du reste du pays", rapporte Paul Ingendaay. Le journaliste décrit les répercussions grotesques de la pression autonomiste sur la vie quotidienne à Barcelone. "La police linguistique veille au grain. En 2004, elle a infligé quatre fois plus d'amendes qu'en 2003 aux commerces, bars et autres restaurants qui ne pratiquaient pas encore l'affichage bilingue espagnol-catalan. Une ambiance cosmopolite comme à New York ou Berlin? Pas à Barcelone. Ici, les clients ont le droit de se plaindre s'ils ne sont pas servis en catalan. Autrement dit, il est difficile de trouver un travail à Barcelone si vous ne parlez qu'espagnol, et ce même si la Catalogne est en Espagne".
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El Periódico de Catalunya - Espagne | lundi, 19. juin 2006
Le quotidien local estime que le référendum du 18 juin sur le nouveau statut d'autonomie de la Catalogne marque l'échec des hommes politiques. Car si ... » suite
Le quotidien local estime que le référendum du 18 juin sur le nouveau statut d'autonomie de la Catalogne marque l'échec des hommes politiques. Car si la population a voté à 73,8% pour le 'oui',seule la moitié des Catalans se sont rendus aux urnes. "L'abstention de la moitié des électeurs catalans doit faire réfléchir les partis politiques qui n'ont pas réussi à mobiliser le peuple, malgré l'importance de la consultation. (...) Cela prouve à quel point la rue s'est éloignée des hommes politiques. Le peuple est plus préoccupé par des enjeux concernant sa vie quotidienne que par d'obscurs concepts nationalistes. (...) Il faut maintenant appliquer le texte approuvé et démontrer par les faits que ce nouveau statut est à la hauteur des besoins. C'est peut-être ainsi que sera reconstruite la relation de confiance entre les politiques et une partie très importante de notre société."
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ABC - Espagne | jeudi, 8. mars 2007
Le chroniqueur Valentí Puig déplore le fait que l'Espagne se détourne de l'actualité européenne en raison de ses propres problèmes, comme celui du séparatisme basque. ... » suite
Le chroniqueur Valentí Puig déplore le fait que l'Espagne se détourne de l'actualité européenne en raison de ses propres problèmes, comme celui du séparatisme basque. "Même la passion européiste un tantinet folklorique de ces dernières années ne survit pas au vertige de la menace terroriste. C'est pourtant maintenant qu'il conviendrait de discuter de la place que doit occuper l'Espagne dans l'UE et du rôle qu'elle peut jouer. (...) Il est indubitablement malsain et contreproductif pour l'Espagne de se tenir à l'écart des sujets en discussion. (...) Débordée par l'actualité chaude, la classe politique s'avance peu sur le terrain européen, comme si elle déléguait aux eurodéputés la routine de l'UE, tandis qu'au sein des milieux intellectuels et culturels existe une méconnaissance totale de la réalité européenne, hormis chez les spécialistes du sujet. On entend même certaines personnes bien de chez nous qui confondent l'euroscepticisme et le désintérêt pour l'UE. A l'inverse, il serait bon de féliciter les gouvernements technocrates des années 50 et 60 qui ont su ouvrir le chemin vers l'Europe communautaire."
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À la une de jeudi, 3. mai 2007
Des élections régionales et locales ont lieu ce jeudi 3 mai en Grande-Bretagne. En Ecosse, les indépendantistes du Parti national écossais (SNP) sont en tête ... » suite
Des élections régionales et locales ont lieu ce jeudi 3 mai en Grande-Bretagne. En Ecosse, les indépendantistes du Parti national écossais (SNP) sont en tête dans les sondages et pourraient devenir la première force du Parlement local. Quelles seraient les conséquences d'une telle victoire pour le Royaume-Uni et l'Europe ?
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El País - Espagne | mercredi, 1. février 2006
Andrés de Blas Guerrero, professeur de droit constitutionnel de l'Université nationale d'éducation à distance, analyse la manière dont tentent de cohabiter en Espagne les différentes ... » suite
Andrés de Blas Guerrero, professeur de droit constitutionnel de l'Université nationale d'éducation à distance, analyse la manière dont tentent de cohabiter en Espagne les différentes nationalités. "Des relations de compréhension et de collaboration devraient prévaloir entre les différents nationalismes d'Espagne car c'est ce que souhaite l'immense majorité de la population. Une compréhension et une collaboration qui, par exemple, ont été absentes lors de la genèse du projet de réforme du Statut catalan. Or, la Catalogne sait à quel point son affirmation politique requiert l'aide et l'assentiment du reste de l'Espagne, de la même manière que l'Etat et la nation ont besoin de l'intégration et de la satisfaction des différentes nationalités. Il est peut-être temps pour tous de suivre un nouveau schéma de discussion basé sur la confiance, la compréhension, voire même la sympathie".
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ABC - Espagne | jeudi, 13. juillet 2006
Le quotidien conservateur, fervent défenseur de l'unité de l'Espagne, déplore que la Catalogne ait demandé un espace distinct de l'Espagne pour présenter sa littérature à ... » suite
Le quotidien conservateur, fervent défenseur de l'unité de l'Espagne, déplore que la Catalogne ait demandé un espace distinct de l'Espagne pour présenter sa littérature à la Foire du livre de Francfort [du 4 au 8 octobre 2006]. "C'est une absurdité, puisqu'une grande partie des oeuvres de Catalogne se font en espagnol, et pas seulement en catalan. (...) Les langues sont un instrument de cohésion sociale et ne doivent pas se convertir en moyens de discrimination des citoyens ou servir une politique revancharde. Certaines idéologies nationalistes prétendent rejeter l'espagnol au nom d'une conception qui sacrifie les droits individuels à de prétendus droits collectifs. Il est regrettable qu'au moment où l'influence de l'espagnol croît dans le monde, certains secteurs minoritaires prétendent l'éradiquer au sein même du territoire national."
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El Mundo - Espagne | lundi, 9. octobre 2006
Le quotidien réagit dans un éditorial à la rencontre de football qui a vu s'affronter dimanche 8 octobre à Barcelone les sélections de Catalogne et ... » suite
Le quotidien réagit dans un éditorial à la rencontre de football qui a vu s'affronter dimanche 8 octobre à Barcelone les sélections de Catalogne et du pays Basque. "Présenté par les télévisions autonomes respectives comme un match 'entre nations', cette rencontre a permis de déployer toute la symbolique indépendantiste, des drapeaux aux hymnes 'nationaux' (...). L'importance politique de ce match est incontournable. (...) Il incarne la dérive de la politique de concession permanente de Zapatero [le chef du gouvernement espagnol] qui demande 'du temps' avant que l'on puisse en observer les fruits. Le problème est que même les plus optimistes et les plus confiants constatent chaque jour que le processus ne peut plus revenir en arrière. Le séparatisme est en train de gagner la partie, aussi bien sur le terrain que dans la rue."
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Süddeutsche Zeitung - Allemagne | mercredi, 9. mai 2007
Cet automne, le Salon du livre de Francfort ne mettra pas un pays à l'honneur mais une région : » suite
Cet automne, le Salon du livre de Francfort ne mettra pas un pays à l'honneur mais une région : la Catalogne. Ijoma Mangold rapporte que cet événement a déclenché une véritable "guerre culturelle" en Espagne. "Il s'agit de l'identité politique, de l'instrumentalisation de la littérature à des fins nationales car la Catalogne se considère comme une nation, conformément au statut d'autonomie qu'elle a récemment obtenue. La tâche ne sera pas facile, car presque tous les auteurs catalans réputés internationalement écrivent leurs livres en espagnol. (...) Toutefois, l'Institut culturel catalan Ramon Llull, chargé de s'occuper de la région mise à l'honneur, ne voulait inviter que des écrivains catalans écrivant en catalan (...) L'institut Ramon Llull va se rendre à Francfort avec 70 auteurs (bien rétribués). Les Espagnols se moquent non sans méchanceté de ce chiffre : où va-t-on trouver autant d'écrivains ?"
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Belgique
Le Soir - Belgique | mercredi, 18. juillet 2007
Yves Leterme, chef de file du parti des démocrates-chrétiens flamands (CDV), vainqueur des élections législatives du 10 juin, dirigera vraisemblablement le prochain gouvernement belge. Ses ... » suite
Yves Leterme, chef de file du parti des démocrates-chrétiens flamands (CDV), vainqueur des élections législatives du 10 juin, dirigera vraisemblablement le prochain gouvernement belge. Ses promesses faites au cours de la campagne électorale de donner plus de pouvoirs aux régions inquiètent Bénédicte Vaes. "Ne dites plus que [la Flandre, dont Leterme est actuellement ministre-président] veut scinder ou régionaliser. Dites qu'elle ambitionne de nous res-pon-sa-bi-li-ser. Un mot positif, très politiquement correct. Un mot dont on ne soupçonne pas qu'il puisse casser la solidarité. S'ils acceptent d'être financièrement responsables, Wallons et Bruxellois seront sommés d'être aussi efficaces que les Flamands. Sinon, ils encaisseront un malus. Leurs assurances sociales seront revues à la baisse. (...) Les clés de répartition ont toujours été le fort des Flamands. A chaque fois, on [Wallons et Bruxellois] se fait rouler."
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El País - Espagne | jeudi, 14. juin 2007
Yves Leterme, chef du Parti chrétien-démocrate flamand, est le favori au poste de Premier ministre après les législatives du 10 juin en Belgique. Il prône une plus grande autonomie des régions belges (Wallonie, Flandres, Bruxelles). Le quotidien espagnol évalue sa marge de manœuvre. "Le message est clair : » suite
Yves Leterme, chef du Parti chrétien-démocrate flamand, est le favori au poste de Premier ministre après les législatives du 10 juin en Belgique. Il prône une plus grande autonomie des régions belges (Wallonie, Flandres, Bruxelles). Le quotidien espagnol évalue sa marge de manœuvre. "Le message est clair : les Flamands veulent prendre leurs distances, voire se séparer des francophones. Leterme (…) a profité du désir, généralisé chez les Flamands, de réduire les transferts financiers de la riche Flandre vers la pauvre Wallonie (…). Maintenant, avec 18,5 % des votes et 30 sièges au Parlement sur un total de 150, Leterme est obligé de chercher des alliés (...). Forcément, il devra séduire des partis wallons, et moduler son discours sans renoncer à la 'réforme de l'Etat' qu'il a promise. (…) De la dose de réalisme que suppose la conquête du pouvoir, Leterme a repris l'idée d'une 'Belgique construite sur un compromis historique' entre francophones et Flamands, chose qui paraît chaque jour plus difficile."
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Le Soir - Belgique | lundi, 26. février 2007
Le quotidien a publié cette semaine les extraits d'un 'manifeste pour l'unité francophone' élaboré par deux anciens parlementaires belges, Serge Moureaux et Antoinette Spaak, qui ... » suite
Le quotidien a publié cette semaine les extraits d'un 'manifeste pour l'unité francophone' élaboré par deux anciens parlementaires belges, Serge Moureaux et Antoinette Spaak, qui mettent en garde contre le danger des velléités séparatistes des Flamands. "Parler d'un projet flamand quant à l'avenir de la Belgique, surtout d'un projet 'unique' qui recueillerait les suffrages de l'ensemble des décideurs flamands, est hasardeux, voire périlleux. Néanmoins, quand on confronte les points de vue divers qui s'expriment au Nord du pays, on parvient à esquisser le programme minimum qui sous-tend l'action des hommes politiques et des hommes d'affaires qui militent en faveur d'une autonomie renforcée de la Flandre, censée lui permettre en s'émancipant davantage de majorer son rôle, d'améliorer sa prétendue prospérité économique et, en quelque sorte, de voler de ses propres ailes. (...) L'éclatement de la Belgique ou sa réduction à un modèle confédéral est à l'ordre du jour. (...) Les francophones doivent s'y préparer."
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Le Soir - Belgique | jeudi, 14. décembre 2006
La télévision belge RTBF a fait souffler un vent de panique mercredi 13 décembre en interrompant ses programmes pour annoncer que la Flandre venait de proclamer son indépendance. Elle a ensuite proposé une émission spéciale sur ce sujet, n'expliquant que quelques minutes plus tard qu'il s'agissait d'une fiction destinée à nourrir le débat sur la partition du pays. Pierre Bouillon critique durement ce programme qui a effrayé de nombreux téléspectateurs. "Ce n'est pas dans les statuts de la presse de susciter des émotions à partir d'un scénario, fut-il 'réaliste'. On entend : » suite
La télévision belge RTBF a fait souffler un vent de panique mercredi 13 décembre en interrompant ses programmes pour annoncer que la Flandre venait de proclamer son indépendance. Elle a ensuite proposé une émission spéciale sur ce sujet, n'expliquant que quelques minutes plus tard qu'il s'agissait d'une fiction destinée à nourrir le débat sur la partition du pays. Pierre Bouillon critique durement ce programme qui a effrayé de nombreux téléspectateurs. "Ce n'est pas dans les statuts de la presse de susciter des émotions à partir d'un scénario, fut-il 'réaliste'. On entend : l'émission aurait fait 'ouvrir les yeux', aidé le Belge à saisir la réalité de notre débat institutionnel et de ses conséquences éventuelles. Au fond : une fiction pour faire comprendre que le séparatisme n'est pas ... une 'fiction'. C'est un constat d'échec. Informer ne suffirait donc plus à informer ? Le débat ne serait donc possible qu'au prix d'un électrochoc créé artificiellement ?"
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Le Soir - Belgique | lundi, 18. décembre 2006
Le quotidien a publié, samedi 16 décembre, un appel signé par Béatrice Delvaux et destiné à son confrère flamand Peter Vandermeersch, qui dénonçait la veille ... » suite
Le quotidien a publié, samedi 16 décembre, un appel signé par Béatrice Delvaux et destiné à son confrère flamand Peter Vandermeersch, qui dénonçait la veille dans les pages du journal 'De Standaard' le manque de professionnalisme des médias francophones au sujet des questions communautaires. "Sachez que nous aussi [Wallons], nous en avons parfois marre de vos clichés. Marre d'être décrits comme des paresseux, des chômeurs qui refusent de travailler. Marre d'être dépeints comme des assistés, qui se plairaient à vivre aux crochets des Flamands travailleurs. Marre d'entendre dire que nous sommes intellectuellement incapables d'apprendre le néerlandais. La caricature ne fait pas progresser le débat. Elle le tue. Alors, cher Peter Vandermeersch (...), mettons dès lors nos esprits critiques et notre professionnalisme en commun au service d'une grande enquête sur la Belgique et ses régions, que nous publierons avant les élections." Peter Vandermeersch a répondu positivement à la proposition.
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Neue Zürcher Zeitung - Suisse | vendredi, 21. juillet 2006
Si la Belgique célèbre aujourd'hui sa fête nationale, le sentiment d'unité nationale fait cruellement défaut, commente le correspondant du journal René Vautravers. "Le Roi profite ... » suite
Si la Belgique célèbre aujourd'hui sa fête nationale, le sentiment d'unité nationale fait cruellement défaut, commente le correspondant du journal René Vautravers. "Le Roi profite de la fête nationale pour souligner sa volonté d'unifier le pays. Tout le monde sait que les velléités séparatistes des Flamands l'inquiètent (...). La Maison royale de Belgique fait sans aucun doute partie des rares institutions qui règnent sur toute la Belgique. Le prédécesseur d'Albert, feu le Roi Baudouin, n'était déjà pas un ami du fédéralisme. Il regrettait la vitesse à laquelle les compétences de l'Etat central étaient redistribuées aux régions. Il redoutait un affaiblissement de l'Etat central. Aujourd'hui, celui-ci a vécu. La Belgique est composée de trois régions, la région flamande, la Wallonie et Bruxelles, et de trois communautés linguistiques. Même la minorité germanophone possède son parlement."
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Le Soir - Belgique | vendredi, 25. août 2006
Luckas Vander Taelen, journaliste et régisseur belge, revient sur les propos polémiques du ministre-président de la Flandre, Yves Leterme, qui a déclaré dans une récente ... » suite
Luckas Vander Taelen, journaliste et régisseur belge, revient sur les propos polémiques du ministre-président de la Flandre, Yves Leterme, qui a déclaré dans une récente interview que les Wallons et les Flamands ne partagent plus grand-chose en commun. "N'y-a-t-il donc personne en Flandre qui comprenne que les francophones se posent des questions lorsque le ministre-président flamand n'arrive pas plus loin que la bière et le football quand on lui demande ce qui nous lie encore dans ce pays ? Cela ne dénote vraiment pas le moindre intérêt pour la culture de notre pays. Mais cette double identité, dont Leterme est, avec un père wallon et une mère flamande, assez ironiquement l'un des produits, ne l'intéresse plus. (...) Leterme tirera des profits électoraux de ses propos musclés mais je crains qu'avec ce genre d'éructations, la Flandre tende de plus en plus à devenir une région repliée sur elle-même."
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Le Soir - Belgique | mercredi, 5. avril 2006
L'écrivain Thomas Gunzig ironise dans Le Soir à propos d'une réflexion d'une ministre régionale bruxelloise - et néerlandophone -, "mieux vaut un néerlandophone bilingue incompétent ... » suite
L'écrivain Thomas Gunzig ironise dans Le Soir à propos d'une réflexion d'une ministre régionale bruxelloise - et néerlandophone -, "mieux vaut un néerlandophone bilingue incompétent qu'un francophone unilingue hyper compétent". "Personnellement, j'aimerais un bon Premier ministre intelligent, avec un peu d'humour, gérant la 'chose publique' avec âme et conscience, humain mais aussi technicien, comprenant la Belgique et le monde, volontaire, dégagé d'angoisses politiciennes ou électoralistes, soucieux du bien commun, des acquis sociaux et rêvant de progrès. On va dire que, ça, c'est le minimum... Alors, si vous en trouvez un comme ça, même s'il ne parle que l'islandais, l'araméen ou le lingala, c'est bon, je le prends. Parce qu'un bon Premier ministre, c'est tellement rare que, s'il le fallait, on lui donnerait bien des sous-titres."
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Tous les textes disponibles de » Thomas Gunzig
La Libre Belgique - Belgique | vendredi, 3. février 2006
"Albert II a été très imprudent", estime dans un entretien le professeur de droit constitutionnel Karel Rimanque. Il réagit au discours prononcé mardi 31 janvier ... » suite
"Albert II a été très imprudent", estime dans un entretien le professeur de droit constitutionnel Karel Rimanque. Il réagit au discours prononcé mardi 31 janvier par le roi dans lequel il a fustigé les partisans du séparatisme en Belgique. "S'imposait-il vraiment de faire des remontrances en des termes aussi clairs aux auteurs du Manifeste de la Warande [un appel lancé en novembre 2005 pour l'indépendance de la Flandre]? Plus grave, devait-il pointer le doigt en direction de toute la classe politique flamande, dont le seul tort est de vouloir plus d'autonomie? (...) Je puis comprendre son souci, mais je le renverrais volontiers aux discours de feu son frère, qui ralliait tous les camps en soulignant les vertus de la solidarité".
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Ecosse
La Libre Belgique - Belgique | vendredi, 1. juin 2007
Dans une tribune diffusée par Projet Syndicate, Tom McCabe, membre du Parlement régional écossais et ancien ministre des Finances, plaide en faveur du nationalisme en Ecosse. "Quand on parle de nationalisme, de sinistres images d'une autre époque viennent à l'esprit. Pourtant le nationalisme n'est pas toujours violent : » suite
Dans une tribune diffusée par Projet Syndicate, Tom McCabe, membre du Parlement régional écossais et ancien ministre des Finances, plaide en faveur du nationalisme en Ecosse. "Quand on parle de nationalisme, de sinistres images d'une autre époque viennent à l'esprit. Pourtant le nationalisme n'est pas toujours violent : il ne dégénère en conflit que là où il couvait déjà. L'éclatement de l'Union soviétique et de son empire montre que dans ce genre de situation, il ne faut pas contraindre des gens qui ne le veulent pas à vivre dans un même pays. (...) Contrairement au nationalisme d'Europe de l'Est ou à celui des Balkans, le nationalisme de type écossais ne s'enracine pas dans un problème d'ethnie ou de religion. (...) Une Ecosse nouvelle se lève, de même qu'une nouvelle Grande-Bretagne. C'est la leçon de l'Ecosse à l'Europe. La culture britannique extrêmement centralisée connaît un changement irréversible. Elle fait place à une politique plus ouverte dans laquelle les différentes identités régionales et nationales sont encouragées à s'exprimer."
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Open Democracy - Royaume-Uni | samedi, 30. décembre 2006
A l'occasion de la fête nationale écossaise (Saint Andrew's day) célébrée le 30 novembre, le magazine en ligne publie en texte cosigné par trois écrivains écossais ... » suite
A l'occasion de la fête nationale écossaise (Saint Andrew's day) célébrée le 30 novembre, le magazine en ligne publie en texte cosigné par trois écrivains écossais - Alasdair Gray, Christopher Harvie et Jimmy Reid - dans lequel ces derniers défendent l'indépendance de l'Ecosse. "A tous les niveaux, les travaillistes du New Labour se sont vendus au secteur privé, faisant affaire avec des individus fortunés et de riches multinationales, et ils l'ont fait avec autant d'entrain que leurs prédécesseurs, les gouvernements de John Major et Margaret Thatcher. Ils se sont simplement engagés (et ont échoué) à gouverner plus honnêtement. Au lieu de cela, nous voulons un pays dont le gouvernement encourage les entreprises locales en tous genres qui n'ont pas pour seul but le profit et qui s'engagent dans l'innovation et la coopération. La politique économique des travaillistes est mensongère (...). Nous avons besoin de l'indépendance pour pouvoir mettre de l'ordre dans notre pays, et en faire une nation capable de se faire entendre dans le monde des affaires".
» article intégral (lien externe, anglais)
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Tous les textes disponibles de » Christopher Harvie, » Jimmy Reid
Die Presse - Autriche | lundi, 30. avril 2007
"La division de l'Angleterre pourrait certes se révéler opportune et apporter quelques voix. Mais la création de mini-Etats dans une Europe en pleine consolidation est-elle vraiment d'actualité, si ce n'est judicieuse ?", s'interroge Irene Zöch à l'approche des élections législatives qui se tiendront le 3 mai prochain en Ecosse et pour lesquelles les nationalistes, emmenés par Alex Salmond, sont les grands favoris du scrutin. "Alex Salmond n'est pas un nationaliste tapageur qui cherche à mobiliser ses électeurs par des déclarations fortes. C'est plutôt un séparatiste tranquille, qui poursuit ses objectifs avec la détermination d'un homme d'affaires abrupt, plutôt que dans l'atmosphère alcoolisée des pubs écossais. L'indépendance ne sera pas faite immédiatement. Un référendum sera organisé, mais seulement à la fin de la législature. Avant qu'on en arrive là, Alex Salmond devra prouver qu'il est capable de gouverner et qu'il peut faire avancer l'Ecosse selon le modèle de l'Etat providence scandinave sans l'aide financière de la lointaine capitale anglaise - selon la devise suivante : » suite
"La division de l'Angleterre pourrait certes se révéler opportune et apporter quelques voix. Mais la création de mini-Etats dans une Europe en pleine consolidation est-elle vraiment d'actualité, si ce n'est judicieuse ?", s'interroge Irene Zöch à l'approche des élections législatives qui se tiendront le 3 mai prochain en Ecosse et pour lesquelles les nationalistes, emmenés par Alex Salmond, sont les grands favoris du scrutin. "Alex Salmond n'est pas un nationaliste tapageur qui cherche à mobiliser ses électeurs par des déclarations fortes. C'est plutôt un séparatiste tranquille, qui poursuit ses objectifs avec la détermination d'un homme d'affaires abrupt, plutôt que dans l'atmosphère alcoolisée des pubs écossais. L'indépendance ne sera pas faite immédiatement. Un référendum sera organisé, mais seulement à la fin de la législature. Avant qu'on en arrive là, Alex Salmond devra prouver qu'il est capable de gouverner et qu'il peut faire avancer l'Ecosse selon le modèle de l'Etat providence scandinave sans l'aide financière de la lointaine capitale anglaise - selon la devise suivante : nous autres, dans le Nord, pouvons nous améliorer économiquement à condition de ne plus traîner le boulet anglais."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Neue Zürcher Zeitung - Suisse | mardi, 24. avril 2007
Le 1er mai 2007, l'acte d'Union entre l'Angleterre et l'Ecosse fêtera ses 300 ans, deux jours avant les élections régionales en Ecosse. Le Parti national écossais (SNP) a de grandes chances d'obtenir une majorité. Selon Georges Waser, "Alex Salmond, qui en cas de victoire du SNP, dont il est le chef, deviendra Premier ministre, se présente déjà comme un vétéran de la politique. La devise de ceux qui souhaitent une rupture de l'Union et rêvent d'un essor tel que celui de l'Irlande est la suivante : » suite
Le 1er mai 2007, l'acte d'Union entre l'Angleterre et l'Ecosse fêtera ses 300 ans, deux jours avant les élections régionales en Ecosse. Le Parti national écossais (SNP) a de grandes chances d'obtenir une majorité. Selon Georges Waser, "Alex Salmond, qui en cas de victoire du SNP, dont il est le chef, deviendra Premier ministre, se présente déjà comme un vétéran de la politique. La devise de ceux qui souhaitent une rupture de l'Union et rêvent d'un essor tel que celui de l'Irlande est la suivante : 'poursuivons notre chemin seuls.' Mais ce rêve d'indépendance est-il réaliste ? (...) Sans aucun doute, le SNP (qui, pour des raisons tactiques, ne veut plus organiser un référendum immédiatement, mais dans trois ans) va plaider pour une sortie de l'Union avec l'Angleterre, justifiée par les réserves de gaz et de pétrole en mer du Nord. Malgré un rapport tenu longtemps secret par le gouvernement britannique, qui permettait de conclure que les Ecossais étaient les grands perdants, on ne sait pas encore si des droits sur ces réserves leur apporteront une autonomie totale."
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The Irish Times - Irlande | mercredi, 17. janvier 2007
"La cérémonie organisée hier [mardi 16 janvier] pour commémorer l'adoption par le Parlement écossais de l'Acte d'union a eu peu d'écho", souligne le quotidien irlandais ... » suite
"La cérémonie organisée hier [mardi 16 janvier] pour commémorer l'adoption par le Parlement écossais de l'Acte d'union a eu peu d'écho", souligne le quotidien irlandais en analysant les velléités d'indépendance de l'Ecosse et les limites de la politique de décentralisation des pouvoirs menée par Londres. "La question de West Lothian [un comté écossais qui compte deux représentants au Parlement anglais], cette incongruité consistant à voir des députés écossais voter à Westminster sur des dossiers anglais alors que les députés anglais n'ont pas le droit de faire de même sur les sujets gérés par l'Ecosse, a pris une ampleur embarrassante pour le Parti travailliste dans la vie politique britannique. Un problème qui se pose particulièrement pour Gordon Brown, qui devrait être le premier Ecossais à devenir Premier ministre de la Grande-Bretagne depuis Harold Macmillan. Dimanche, Brown a mis en garde contre une 'balkanisation de la Grande-Bretagne' provoquée par l'action conjointe destructrice de deux forces, le nationalisme et le multiculturalisme. Une telle analyse, qui évoque les visions d'une guerre sectaire, plaide peu en faveur de l'union. Et les prophètes économiques travaillistes ne lui rendent également pas service en parlant de désastre économique, étant donné que l'UE a démontré que même ses plus petits membres peuvent se développer allègrement en son sein tout en préservant leur souveraineté".
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The Daily Telegraph - Royaume-Uni | mardi, 2. janvier 2007
"Cela fera trois cent ans ce mois-ci que le Parlement écossais a adopté l'Acte d'union, par 110 votes contre 67, créant la plus grande et la plus ... » suite
"Cela fera trois cent ans ce mois-ci que le Parlement écossais a adopté l'Acte d'union, par 110 votes contre 67, créant la plus grande et la plus brillante nation que le monde ait probablement connue [le Royaume-Uni de Grande-Bretagne]. Aujourd'hui, la commémoration de cet événement consiste seulement à frapper une pièce de 2 livres et à organiser une paire d'expositions", explique le quotidien. "Cette réticence est facile à comprendre. Le soutien en faveur du SNP [Parti nationaliste écossais] augmente et une majorité des Ecossais se déclare désormais en faveur de l'indépendance. (...) Aujourd'hui, l'Union assure à la Grande-Bretagne une place parmi les grands, la plaçant au cinquième rang des puissances économiques et au quatrième sur le plan militaire. Oui, il existe un problème de décentralisation des pouvoirs. Mais il pourra être réglé sous anesthésie locale et non par une lourde intervention chirurgicale. (...) Il ne faut pas briser une Union qui, en sortant ses populations d'un certain esprit de clocher, leur a rendu une soif de liberté et de justice."
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La tentation régionaliste en Europe
Libération - France | jeudi, 29. décembre 2005
"L'Europe n'a pas encore digéré l'élargissement qu'un nouveau spectre la hante : » suite
"L'Europe n'a pas encore digéré l'élargissement qu'un nouveau spectre la hante : le remembrement”, constate Jean-Michel Helvig. "La Catalogne en est à réclamer un statut de nation distincte de la nation espagnole, premier pas vers l'instauration d'un Etat, lequel pourrait bien un jour réclamer à son tour le statut d'Etat membre. Et pourquoi pas la Padanie, la Bavière, l'Ecosse, la Flandre ? Ce national-régionalisme, s'il se radicalise depuis l'élargissement des années 90, est déjà enraciné dans le fonctionnement communautaire. Ce que l'Europe a de supranational sert aux régions en veine d'autonomie pour contourner leurs gouvernements et faire valoir des intérêts propres, surtout économiques. Car ce mouvement visant à remembrer les Etats membres exprime d'abord un égoïsme de riches qui ne veulent pas 'payer' pour les plombiers polonais, les bûcherons slovènes ou les maçons calabrais.”
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Mladá fronta Dnes - République tchèque | mardi, 11. juillet 2006
Michal Mocek souligne que l'Europe ne 's'effiloche' pas seulement à l'Est et dans les Balkans. "L'Europe occidentale est constellée de 'points chauds'. La Galice, la ... » suite
Michal Mocek souligne que l'Europe ne 's'effiloche' pas seulement à l'Est et dans les Balkans. "L'Europe occidentale est constellée de 'points chauds'. La Galice, la Catalogne, le Pays basque, la Bretagne, la Corse, la Flandre, l'Italie du Nord, la Sicile, le Pays de Galles, l'Ecosse ou encore l'Irlande du Nord réclament plus d'autonomie, quand ce n'est pas l'indépendance complète. Les mouvements nationalistes sont présents dans toute l'Europe. Pendant que les pays de l'Est se fissurent, les pays de l'Ouest prennent des directions parfois inattendues. A Londres, un débat fait rage pour savoir si les députés écossais ou gallois doivent conserver leur droit de vote sur les questions qui concernent la seule Angleterre. Or, si l'Angleterre se dote de son propre Parlement, le visage de la Grande-Bretagne changera du tout au tout (...). Mais si l'Europe de l'Ouest ne se délite pas, au contraire de l'Europe de l'Est, c'est en grande partie grâce à l'Union européenne, qui offre le cadre d'une autonomie accrue. Les avantages d'un marché commun sont indépendants de la taille des Etats".
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