La Scandinavie est-elle en avance sur les Européens ?
En Scandinavie, le consensus règne entre Etat providence et économie de marché. La crise des années 90 semble surmontée. Qu'est-ce qui a changé en Scandinavie, sur quoi se portent les regards des voisins européens ?
Suède
Expressen - Suède | samedi, 22. septembre 2007
Anders Borg, ministre des Finances suédois, a annoncé l'instauration de contrôles plus stricts des capacités de travail des personnes en arrêt longue maladie. En outre, ... » suite
Anders Borg, ministre des Finances suédois, a annoncé l'instauration de contrôles plus stricts des capacités de travail des personnes en arrêt longue maladie. En outre, le gouvernement souhaite réduire les possibilités pour les salariés de travailler à mi-temps pendant des années tout en touchant le chômage. Selon le journal, "personne ne va finir dans la rue, mais les conditions de vie vont se dégrader. La politique du gouvernement vise davantage à créer plus d'emplois (...) et à réhabiliter les laissés-pour-compte et leur offrir des emplois subventionnés. Il s'agit de réformer un système qui a laissé sur le carreau 1,5 million de personnes en âge de travailler lorsque les sociaux-démocrates ont quitté le pouvoir. (...) Le budget présenté par le ministre des Finances (...) est le plus courageux et le plus responsable jamais présenté par un gouvernement conservateur."
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Dagens Nyheter - Suède | lundi, 18. juin 2007
Le gouvernement suédois veut faciliter l'immigration de la main d'oeuvre issue des pays non-européens. LO, le plus puissant syndicat du pays, s'y oppose. Le journal rappelle ... » suite
Le gouvernement suédois veut faciliter l'immigration de la main d'oeuvre issue des pays non-européens. LO, le plus puissant syndicat du pays, s'y oppose. Le journal rappelle l'affaire de l'entreprise du bâtiment lettone à Vaxholm en Suède, où des syndicalistes ont bloqué les travaux car l'entreprise rémunérait ses travailleurs à des salaires bien inférieurs aux salaires locaux. La principale raison de la résistance de LO à la proposition du gouvernement est "la crainte de perdre le contrôle du marché du travail. C'est sur ce point que portait le conflit de Vaxholm, et pas sur les conventions collectives menacées ou sur le dumping des salaires. Seuls ses privilèges intéressaient le syndicat, pas les travailleurs lettons. A Vaxholm, les syndicalistes criaient 'Rentrez chez vous'. La direction de LO ne s'est certes pas exprimée aussi directement et ouvertement, mais elle l'a pensé et a soutenu ce message. L'organisation adopte la même attitude en ce qui concerne l'immigration de la main d'oeuvre non européenne. Les étrangers doivent rester chez eux."
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Upsala Nya Tidning - Suède | jeudi, 24. mai 2007
Le journal suédois considère d'un oeil critique le plaidoyer de l'avocat général devant la Cour européenne de justice et s'interroge. "D'où vient notre prospérité ? ... » suite
Le journal suédois considère d'un oeil critique le plaidoyer de l'avocat général devant la Cour européenne de justice et s'interroge. "D'où vient notre prospérité ? Du protectionnisme et de l'isolationnisme ? Ou vient-elle du fait que les entreprises suédoises peuvent se mettre en concurrence sur les marchés d'exportation du monde entier ? (...) Il n'est pas dans l'intérêt de la Suède de dresser des murs contre ce qui l'entoure ; au contraire, cela représente plutôt un danger pour l'avenir. Si nous trouvons naturel que les entreprises suédoises aient accès aux marchés des autres pays, les entreprises des autres pays doivent bénéficier des mêmes possibilités en Suède."
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Dagens Nyheter - Suède | vendredi, 9. mars 2007
Outre les conséquences du réchauffement climatique, le sommet européen de Bruxelles des 8 et 9 mars devait également se pencher sur le développement économique des Etats ... » suite
Outre les conséquences du réchauffement climatique, le sommet européen de Bruxelles des 8 et 9 mars devait également se pencher sur le développement économique des Etats membres. Le quotidien fait remarquer que la Suède est lon d'avoir réglé tous ses problèmes en la matière. "Ces dernières années, la Scandinavie a été qualifiée de modèle. L'essor économique du nord de l'Europe a conduit de nombreux politiciens à voyager jusqu'à Copenhague, Helsinki et Stockholm, afin de s'inspirer de ce modèle. Toutefois, comme le révèle une étude de l'EEAG [sur l'économie européenne], les conclusions qui ont été tirées ne correspondent malheureusement pas à celles que les défenseurs du modèle social auraient aimé tirer. Il est vrai que la Suède et la Finlande, notamment, ont connu un essor économique au cours de la dernière décennie. Mais cet essor économique doit être interprété comme une conséquence de la crise du début des années 90. (...) Certes, l'économie scandinave s'est redressée depuis cette époque, mais il est absurde d'évoquer un miracle scandinave. (...) Comme l'ensemble de l'Europe continentale, la Suède doit accélérer les réformes. Car l'autosatisfaction scandinave ne mène en aucun cas à des créations d'entreprises et d'emplois."
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À la une de mardi, 17. octobre 2006
Dix jours seulement après son entrée en fonction, la nouvelle coalition conservatrice suédoise dirigée par le Premier ministre Frederik Reinfeldt traverse une zone de turbulences. Accusées ... » suite
Dix jours seulement après son entrée en fonction, la nouvelle coalition conservatrice suédoise dirigée par le Premier ministre Frederik Reinfeldt traverse une zone de turbulences. Accusées de fraudes fiscales, la ministre du Commerce Maria Borelius et la ministre de la Culture Cecilia Stegö Chilo ont dû démissionner. Du coup, la présentation lundi 16 octobre du budget 2007, qui prévoit la baisse des impôts promise lors de la campagne électorale, a été reléguée au second plan.
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The Independent - Royaume-Uni | vendredi, 15. septembre 2006
A mesure que les élections approchent, un duel prend forme entre le centre-gauche (de Göran Persson) et le centre-droit (de Fredrik Reinfeldt) en Suède, pays "qui ... » suite
A mesure que les élections approchent, un duel prend forme entre le centre-gauche (de Göran Persson) et le centre-droit (de Fredrik Reinfeldt) en Suède, pays "qui incarne un modèle scandinave fait d'impôts élevés, d'avantages sociaux et qui se caractérise par un faible écart entre les plus hauts et les plus bas revenus", commente le quotidien. "M. Reinfeldt a réorienté son parti au centre, et s'est gardé de donner l'impression qu'il entendait démanteler l'Etat-providence suédois. (...) Un appel à la réduction de certains impôts figure toutefois à son programme. De son côté, M. Persson (...) prétend que les impôts suédois, relativement élevés, n'ont pas affecté la croissance économique, qui devrait dépasser les 4 % [en 2006]. Cette combinaison a poussé les réformistes français, allemands et britanniques, à s'inspirer des Suédois (...)."
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Hospodářské noviny - République tchèque | vendredi, 15. septembre 2006
Les résultats des élections législatives suédoises n'intéresseront pas que les Suédois, explique Jiri Sladek. "On entrevoit aujourd'hui l'éventualité d'un rejet de l'Etat social suédois, vieux de plusieurs ... » suite
Les résultats des élections législatives suédoises n'intéresseront pas que les Suédois, explique Jiri Sladek. "On entrevoit aujourd'hui l'éventualité d'un rejet de l'Etat social suédois, vieux de plusieurs dizaines d'années. Les électeurs vont peut-être démonter un modèle qui est une invention suédoise (...). Le chômage est inférieur à 6 %, l'économie enregistre un taux de croissance supérieur à celui des six années passées. Le vieux modèle s'est avéré lucratif pour les Suédois. Ils bénéficiaient de soins gratuits, de l'absence de frais de scolarité, et d'un système éducatif performant. Mais aujourd'hui, paraît-il, le système est au bout de ses possibilités (...). Le secteur des services et le marché du travail doivent être réformés. Toutefois, le leader de l'opposition de droite, Fredrik Reinfeldt, devra d'abord expliquer aux demandeurs d'emploi comment la réduction de leurs allocations peut favoriser l'emploi."
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Danemark
Berlingske - Danemark | mercredi, 21. juin 2006
Au Danemark, le gouvernement et l'opposition ont trouvé un accord sur la réforme de l'Etat-providence, mardi 20 juin. L'âge de la retraite a notamment été porté à 67 ans et des mesures incitatives ont été créées afin d'encourager les étudiants à terminer leurs études plus rapidement. Pour certains commentateurs, le résultat est un compromis sans ambition. Le quotidien de Copenhague se félicite pour sa part de l'aboutissement d'une telle réforme : » suite
Au Danemark, le gouvernement et l'opposition ont trouvé un accord sur la réforme de l'Etat-providence, mardi 20 juin. L'âge de la retraite a notamment été porté à 67 ans et des mesures incitatives ont été créées afin d'encourager les étudiants à terminer leurs études plus rapidement. Pour certains commentateurs, le résultat est un compromis sans ambition. Le quotidien de Copenhague se félicite pour sa part de l'aboutissement d'une telle réforme : "Ce qui est remarquable, c'est que cette réforme a rallié une majorité en dépit de ses aspects impopulaires et sera mise en place à un moment où l'économie danoise se porte bien (...). Il faut dire que le gouvernement préparait les citoyens à cette réforme depuis longtemps. Ils ont compris qu'il était préférable de faire des ajustements légers aujourd'hui que de devoir entreprendre de lourdes réformes plus tard. La France et l'Allemagne vont nous envier. C'est l'enseignement de cette réforme : la population est prête à suivre ses dirigeants lorsque leurs arguments sont pertinents."
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Estonie
Postimees - Estonie | jeudi, 22. février 2007
Selon une étude du FMI (Fonds monétaire international), les pays Baltes font des progrès économiques rapides et pourraient dans un avenir proche rattraper le Portugal. Les chances que le pays connaisse un essor durable, comme l'Irlande, semblent plutôt bonnes. Le journal s'interroge : » suite
Selon une étude du FMI (Fonds monétaire international), les pays Baltes font des progrès économiques rapides et pourraient dans un avenir proche rattraper le Portugal. Les chances que le pays connaisse un essor durable, comme l'Irlande, semblent plutôt bonnes. Le journal s'interroge : l'Irlande est-elle vraiment un bon exemple pour l'Estonie ? "Dans l'opinion publique, l'euphorie générale cède la place à un certain scepticisme quant à la persistance de notre croissance. Toutefois, les parallèles avec le Portugal ne sont pas vraiment appropriés, mais il n'est pas non plus possible de prendre directement exemple sur l'Irlande. Bien sûr, le modèle de l'Irlande est fiable, car il règne là-bas un consensus entre les employeurs et les salariés à propos des accords cadres. Cependant, l'Irlande a commencé à relancer son industrie il y a un quart de siècle. Cela peut sembler banal, mais l'Estonie doit fonder son économie sur la science et la recherche. Le Portugal est la lanterne rouge de l'UE à cause de son système éducatif défaillant, qui est bien meilleur en Estonie."
» article intégral (lien externe, estonien)
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Pologne
Rzeczpospolita - Pologne | mardi, 15. mai 2007
Selon un sondage réalisé par le journal, 12 % des Polonais, soit plus de trois millions d'entre eux, prévoient de partir chercher du travail à ... » suite
Selon un sondage réalisé par le journal, 12 % des Polonais, soit plus de trois millions d'entre eux, prévoient de partir chercher du travail à l'étranger l'année prochaine. La plupart souhaitent se rendre au Royaume-Uni, en Allemagne ou en Irlande. Piotr Gabryel commente ce résultat. "Il n'y a rien de grave en soi, bien au contraire, ce serait très bien - à condition toutefois que le mouvement se fasse dans les deux sens. De nombreux Polonais qui ont quitté le pays devraient revenir et les étrangers devraient venir chercher du travail en masse en Pologne. Mais cela n'arrivera malheureusement pas. Pour le moment, les hommes politiques ont perdu le combat pour la Pologne. (...) Car ils manquent d'imagination, de savoir-faire et de courage pour mener les réformes qui feraient de notre pays un paradis pour les personnes entreprenantes. (...) Nous avons besoin du courage dont les Irlandais ont fait preuve dans les années 80. Ils ont libéralisé leur économie au point que leurs compatriotes qui avaient émigré sont revenus en nombre. Aujourd'hui, l'Irlande a gagné le combat grâce à eux et est devenue l'un des pays les plus riches de l'UE."
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Propos généraux
La Stampa - Italie | mardi, 28. août 2007
Selon Giuseppe Berta, professeur en histoire industrielle, l'économie européenne a beaucoup changé depuis les années 1970. "L'augmentation du tourisme [intra européen] aide à comprendre la mutation en cours, en montrant une économie fondée sur le tertiaire, les services et l'offre de culture (…). Ceux-ci sont devenus le moteur de la croissance, en remplaçant l'industrie. (...) Dans l'Europe d'aujourd'hui, la place du marché et de la concurrence a augmenté, sans que la place de l'Etat se soit vraiment réduite. L'Europe n'est pas l'Amérique, (...) on ne renonce pas à l'Etat social : » suite
Selon Giuseppe Berta, professeur en histoire industrielle, l'économie européenne a beaucoup changé depuis les années 1970. "L'augmentation du tourisme [intra européen] aide à comprendre la mutation en cours, en montrant une économie fondée sur le tertiaire, les services et l'offre de culture (…). Ceux-ci sont devenus le moteur de la croissance, en remplaçant l'industrie. (...) Dans l'Europe d'aujourd'hui, la place du marché et de la concurrence a augmenté, sans que la place de l'Etat se soit vraiment réduite. L'Europe n'est pas l'Amérique, (...) on ne renonce pas à l'Etat social : (...) cela signifie investissement dans les infrastructures publiques, l'éducation, etc. (...) Ce modèle est commun aux gouvernements de droite et de gauche. Ce n'est donc pas sur les fondements qui se divisent conservateurs et progressistes, (...) mais plutôt sur la politique étrangère ou sur les droits civils."
» article intégral (lien externe, italien)
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taz - Allemagne | vendredi, 9. mars 2007
Karl-Martin Hentschel, représentant d'une coalition écologiste régionale en Allemagne, s'enthousiasme pour le modèle scandinave, qui sait concilier croissance économique et état social malgré une fiscalité lourde. "Le secret de cette réussite : » suite
Karl-Martin Hentschel, représentant d'une coalition écologiste régionale en Allemagne, s'enthousiasme pour le modèle scandinave, qui sait concilier croissance économique et état social malgré une fiscalité lourde. "Le secret de cette réussite : la proximité avec les citoyens. L'Etat, ce sont les communes. Elles encaissent par exemple la plus grande part de l'impôt sur le revenu (...) En Suède, près de la moitié des dépenses publiques sont réalisées par les communes, et au Danemark, les deux tiers. Le citoyen n'a affaire à l'Etat que pour les questions militaires, policières ou judiciaires - les organes classiques d'un Etat dirigiste. Etant donné l'importance des communes, rien d'étonnant à ce que les citoyens soient prêts à payer plus d'impôts. Ils ont un aperçu concret de ce qui est fait de leur argent."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Financial Times - Royaume-Uni | jeudi, 18. janvier 2007
Risto Penttilä, directeur du think tank finlandais EVA, analyse les raisons de la réussite des pays nordiques. "Dans les cinq pays nordiques, les gens travaillent ... » suite
Risto Penttilä, directeur du think tank finlandais EVA, analyse les raisons de la réussite des pays nordiques. "Dans les cinq pays nordiques, les gens travaillent moins d'heures chaque année et ont des carrières plus courtes que les Japonais, les Américains, les Allemands ou que quiconque. Et pourtant ces pays s'en trouvent plutôt bien. La Finlande, la Danemark et la Suède sont parmi les cinq pays les plus compétitifs au monde. Les deux autres, la Norvège et l'Islande, sont dans le top 15. Dans quelle mesure l'éthique protestante du travail peut-elle à expliquer ce succès ? La réponse vient du fait que les citoyens des pays nordiques sont aussi sérieux dans leurs loisirs qu'au travail. Avoir un emploi du temps équilibré entre vie privée et travail est aussi important que de travailler dur. (...) En d'autres mots, à l'éthique protestante du travail s'est ajoutée l'éthique protestante des loisirs. (...) Ces pays envoient un message d'espoir aux masses laborieuses du monde entier."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Die Welt - Allemagne | vendredi, 30. juin 2006
"Tout le monde peut trouver quelque chose d'intéressant dans le modèle nordique", écrit la journaliste économique Inga Michler. "Et c'est précisément là qu'est le problème. ... » suite
"Tout le monde peut trouver quelque chose d'intéressant dans le modèle nordique", écrit la journaliste économique Inga Michler. "Et c'est précisément là qu'est le problème. Les solutions proposées par le Danemark, la Suède et la Finlande sont tellement nombreuses, les situations de chaque pays tellement différentes que le modèle est inapplicable à l'Allemagne". La politique éducative finlandaise est un exemple simple. "Depuis des années, le pays est en tête de l'étude PISA. Est-ce pour autant un modèle pour l'Allemagne ? Pas vraiment, car la Finlande accueille traditionnellement peu d'immigrés". Idem pour le modèle de flex-sécurité danois, les congés paternels finlandais ou la politique fiscale suédoise. L'Europe du Nord a beaucoup de bonnes idées. Mais il n'existe pas un modèle directement transposable à l'Allemagne".
» article intégral (lien externe, allemand)
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Financial Times - Royaume-Uni | mercredi, 1. mars 2006
Le chroniqueur Martin Wolf suggère que les faiblesses de l'Etat providence européen l'emportent sur ses avantages. "Le temps est venu pour les Européens de s'interroger sur l'impensable: » suite
Le chroniqueur Martin Wolf suggère que les faiblesses de l'Etat providence européen l'emportent sur ses avantages. "Le temps est venu pour les Européens de s'interroger sur l'impensable: le modèle social dont ils se prévalent peut-il survivre? (...) L'Etat européen est maternel: protecteur mais également infantilisant. Ses impôts élevés et ses avantages découragent quiconque de trop bien faire, en s'assurant que personne ne s'en sorte trop mal. Ses services sont accessibles à tous, mais ils sont également médiocres et manquent de souplesse (...) Malgré toutes ses inefficacités dénoncées, l'économie de marché, par ses approximations successives, s'est avérée plus efficace que la planification soviétique. Mais même si ses erreurs sont moins graves, la social-démocratie européenne semble de moins en moins pouvoir fonctionner sur le long terme."
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Der Standard - Autriche | mardi, 28. février 2006
Le sociologue autrichien Josef Weidenholzer espère que l'Europe sociale peut encore être sauvée. Les systèmes sociaux d'Europe du Nord pourraient servir de modèles à toute ... » suite
Le sociologue autrichien Josef Weidenholzer espère que l'Europe sociale peut encore être sauvée. Les systèmes sociaux d'Europe du Nord pourraient servir de modèles à toute l'Europe. Selon lui, les caractéristiques de ces Etats providence universalistes sont, "en plus d'un Etat fort, des transferts financiers importants et la priorité donnée à l'emploi. En raison de son retard industriel, l'Europe du Sud ne dispose pas véritablement d'un Etat social, et l'Europe de l'Est est encore empêtrée dans les difficultés du passage à l'économie de marché (...). Un modèle social européen digne de ce nom doit garantir la prospérité et la compétitivité, empêcher la division de la société en veillant au respect des droits sociaux fondamentaux, et contribuer à ancrer le projet européen dans l'esprit des citoyens et des citoyennes d'Europe".
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El País - Espagne | mardi, 10. janvier 2006
La chef d'Etat finlandaise Tarja Halonen, donnée favorite pour l'élection présidentielle dont le premier tour a lieu dimanche 15 janvier, défend le modèle social nordique dans une interview réalisée par Adrián Soto. "Le fort engagement pour une société égalitaire et dépourvue de corruption est soutenu par la population et je ne vois pas pourquoi nous devrions le jeter à la poubelle. Je donne l'exemple suivant: » suite
La chef d'Etat finlandaise Tarja Halonen, donnée favorite pour l'élection présidentielle dont le premier tour a lieu dimanche 15 janvier, défend le modèle social nordique dans une interview réalisée par Adrián Soto. "Le fort engagement pour une société égalitaire et dépourvue de corruption est soutenu par la population et je ne vois pas pourquoi nous devrions le jeter à la poubelle. Je donne l'exemple suivant: une mère finlandaise qui doit s'occuper de ses enfants, indépendamment de ses préférences politiques, sait qu'il est plus facile de vivre sous le modèle nordique car elle a besoin d'un soutien pour réussir à conjuguer son activité salarié et son travail familial. Et ce soutien, dans le cas de la Finlande, c'est l'Etat qui le fournit".
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