Protectionnisme et économie
Lorsque des gouvernements tentent d'empêcher des OPA, ce n'est pas seulement pour se protéger d'investisseurs extra-européens: quelques pays de l'UE se ferment aussi les uns aux autres. Ce patriotisme économique est-il conciliable avec la liberté du marché européen ?
Dossiers Euro|topics
À la une de mardi, 4. septembre 2007
Dix-huit mois après la première évocation du projet, Gaz de France (GDF) et Suez ont approuvé dimanche 2 septembre le mariage des deux entreprises françaises. ... » suite
Dix-huit mois après la première évocation du projet, Gaz de France (GDF) et Suez ont approuvé dimanche 2 septembre le mariage des deux entreprises françaises. Le groupe créé au bout du processus d'intégration sera l'un des tous premiers mondiaux du secteur. Il sera détenu à 35 % par l'Etat français. La presse craint que, hormis la France, l'Europe n'y trouve pas son compte.
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À la une de jeudi, 1. mars 2007
Louis Gallois, président de l'avionneur européen Airbus, a présenté mercredi 28 février son plan de restructuration baptisé 'Power 8'. Il prévoit notamment la suppression de ... » suite
Louis Gallois, président de l'avionneur européen Airbus, a présenté mercredi 28 février son plan de restructuration baptisé 'Power 8'. Il prévoit notamment la suppression de 10 000 emplois en quatre ans, dont 4 300 en France et 3 700 en Allemagne. La presse européenne estime que l'avenir de l'entreprise passe par la remise en cause de la direction bicéphale franco-allemande d'EADS, la maison mère d'Airbus.
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À la une de lundi, 26. juin 2006
Les dirigeants du groupe sidérurgique européen ont accepté dimanche 25 juin la proposition de rachat de l'Indien Mittal Steel, numéro un mondial du secteur de ... » suite
Les dirigeants du groupe sidérurgique européen ont accepté dimanche 25 juin la proposition de rachat de l'Indien Mittal Steel, numéro un mondial du secteur de l'acier, cinq mois après avoir repoussé une première proposition. L'annonce de cette fusion intervient alors qu'Arcelor était encore en négociation avec le russe Severstal, finalement éconduit.
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À la une de vendredi, 24. mars 2006
Réunis à Bruxelles pour le sommet de printemps, les vingt-cinq pays membres de l'UE tentent d'ébaucher une politique commune de l'énergie. Cette ambition se heurte notamment aux ... » suite
Réunis à Bruxelles pour le sommet de printemps, les vingt-cinq pays membres de l'UE tentent d'ébaucher une politique commune de l'énergie. Cette ambition se heurte notamment aux intérêts particuliers de chaque pays, dont certains n'hésitent pas à voler au secours d'entreprises nationales menacées de rachat. Le patriotisme économique alimente un vif débat dans la presse européenne.
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À la une de lundi, 6. mars 2006
Le secteur européen de l'énergie connaît actuellement de multiples tentatives de fusions transnationales. Soucieux de préserver leur indépendance énergétique, certains Etats européens ont cherché à défendre ... » suite
Le secteur européen de l'énergie connaît actuellement de multiples tentatives de fusions transnationales. Soucieux de préserver leur indépendance énergétique, certains Etats européens ont cherché à défendre leur industrie nationale. La France a ainsi mis en oeuvre la fusion entre les entreprises GDF et Suez pour contrer une offensive lancée par l'Italien Enel. Une politique qui, selon différents analystes, se heurte à la philosophie du projet européen.
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À la une de lundi, 27. février 2006
La France a annoncé ce week-end la fusion de Gaz de France et de Suez qui doit donner naissance à un géant français et européen de l'énergie. Cette décision, ... » suite
La France a annoncé ce week-end la fusion de Gaz de France et de Suez qui doit donner naissance à un géant français et européen de l'énergie. Cette décision, qui intervient quelques jours après l'annonce du lancement d'une offre publique d'achat (OPA) du groupe italien Enel sur Suez, provoque la colère des autorités italiennes qui veulent saisir l'UE pour non-respect des règles du marché libre. Un dossier qui souligne la difficulté pour les Etats européens de concilier la politique commune avec leurs intérêts particuliers.
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À la une de mercredi, 22. février 2006
E.ON, premier groupe énergétique allemand, a lancé mardi 21 février une contre-OPA sur la société espagnole Endesa, elle-même convoitée par sa compatriote Gas Natural. La presse ... » suite
E.ON, premier groupe énergétique allemand, a lancé mardi 21 février une contre-OPA sur la société espagnole Endesa, elle-même convoitée par sa compatriote Gas Natural. La presse européenne considère que cette tentative de rachat présage de profondes mutations dans l'industrie énergétique européenne et constate la volonté de l'Etat espagnol de défendre ce secteur stratégique.
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Échos
Die Presse - Autriche | mercredi, 25. juillet 2007
Le ministre de l'Economie autrichien Martin Bartenstein vient de convoquer une commission chargée de protéger le pays contre les investisseurs indésirables. Après les initiatives similaires d'autres responsables politiques européens, Franz Schellhorn dénonce le "retour fulgurant des protectionnistes", qui redoutent surtout les fonds publics en provenance de Chine et de Russie. "La Commission européenne et de nombreux gouvernements européens souhaitent stopper la fuite des savoirs vers l'Est. Et se servent pour cela des 'actions dorées', concept selon lequel les Etats membres et la Commission européenne obtiennent des droits spéciaux. Avec une seule action, les responsables politiques pourront bloquer des transferts d'activités dans les 'secteurs sensibles'. Une large majorité de la population applaudira cette proposition des deux mains. A tort : » suite
Le ministre de l'Economie autrichien Martin Bartenstein vient de convoquer une commission chargée de protéger le pays contre les investisseurs indésirables. Après les initiatives similaires d'autres responsables politiques européens, Franz Schellhorn dénonce le "retour fulgurant des protectionnistes", qui redoutent surtout les fonds publics en provenance de Chine et de Russie. "La Commission européenne et de nombreux gouvernements européens souhaitent stopper la fuite des savoirs vers l'Est. Et se servent pour cela des 'actions dorées', concept selon lequel les Etats membres et la Commission européenne obtiennent des droits spéciaux. Avec une seule action, les responsables politiques pourront bloquer des transferts d'activités dans les 'secteurs sensibles'. Une large majorité de la population applaudira cette proposition des deux mains. A tort : sous le couvert de 'protection du pays face aux capitaux étrangers', les gouvernements européens risquent fort de ramener le continent à une époque que l'on pensait révolue, celle des nationalisations et du protectionnisme".
» article intégral (lien externe, allemand)
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Corriere della Sera - Italie | mercredi, 22. mars 2006
L'économiste italien Tommaso Padoa-Schioppa, ancien membre du directoire de la Banque centrale européenne, revient sur le patriotisme économique défendu par le gouvernement français, dans le cadre ... » suite
L'économiste italien Tommaso Padoa-Schioppa, ancien membre du directoire de la Banque centrale européenne, revient sur le patriotisme économique défendu par le gouvernement français, dans le cadre des fusions d'entreprises. "Oui au patriotisme, non au protectionnisme. Il ne faut pas condamner l'esprit de corps et l'ambition collective. Ils sont les leviers indispensables au succès, même économique, dans chaque communauté, qu'elle soit régionale, nationale ou européenne. Pourquoi l'esprit de communauté devrait-il s'exprimer seulement dans le football ? (...) Mais quand le patriotisme a recours au protectionnisme, il se trompe de moyens. Au lieu de promouvoir le bien être de tous, il crée des privilèges pour quelques uns".
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Les Echos - France | lundi, 5. février 2007
Selon le politologue français Zaki Laïdi, la création d'emplois relève de facteurs majoritairement nationaux, et ce même à l'heure de la mondialisation. "Dans le cas français, ... » suite
Selon le politologue français Zaki Laïdi, la création d'emplois relève de facteurs majoritairement nationaux, et ce même à l'heure de la mondialisation. "Dans le cas français, le problème ne vient pas du fait que nous perdions des emplois face à la compétition mondiale, mais que nous n'en créons de façon générale pas assez. (...) La mondialisation détruit des emplois. Mais elle en crée beaucoup plus. Simplement, elle agit comme le révélateur de nos avantages. Elle nous dit là où nous avons avantage à nous spécialiser et là où nous aurions intérêt à abandonner certains secteurs. (...) Le protectionnisme peut rapporter des voix à court terme car il est toujours plus facile d'expliquer que l'on se protège en levant le pont-levis qu'en l'abaissant. Mais il finit toujours par détruire plus d'emplois et par se retourner contre ceux qui s'étaient juré de les conserver. Faire preuve de courage, ce n'est pas être favorable au protectionnisme, c'est au contraire en souligner les impasses dans un pays où l'inculture économique des élites politiques et intellectuelles est revendiquée comme un acte d'héroïsme."
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L'affaire Arcelor-Mittal
Libération - France | jeudi, 2. février 2006
Le quotidien critique l'attitude de la Commission européenne dans l'affaire de l'OPA hostile lancée par le géant indien Mittal Steel sur l'européen Arcelor. "La Commission de Bruxelles ne veut se placer que sur le terrain juridique: » suite
Le quotidien critique l'attitude de la Commission européenne dans l'affaire de l'OPA hostile lancée par le géant indien Mittal Steel sur l'européen Arcelor. "La Commission de Bruxelles ne veut se placer que sur le terrain juridique: la concurrence, rien que la concurrence. Elle se révèle à ce point prisonnière de son dogmatisme libéral qu'elle en oublie jusqu'au poids de sa propre histoire : la construction européenne a commencé avec l'acier et c'est tout un symbole que son délitement se fasse aujourd'hui autour de lui. Les seuls à oser poser les vraies questions sont les syndicats. Ils s'inquiètent à juste titre des conséquences sociales du dépeçage d'une industrie européenne incapable de faire face à une mondialisation qui déporte la richesse vers l'Asie. Que les gouvernements et l'Union n'aient aucune réponse à leur fournir est lourd de conséquences pour la crédibilité de chacun."
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The Times - Royaume-Uni | mardi, 31. janvier 2006
Le quotidien appelle les Européens à mettre leurs opinions personnelles de côté pour étudier l'offre de rachat de 18 milliards d'euros du magnat de l'acier Lakshmi ... » suite
Le quotidien appelle les Européens à mettre leurs opinions personnelles de côté pour étudier l'offre de rachat de 18 milliards d'euros du magnat de l'acier Lakshmi Mittal sur la compagnie basée au Luxembourg, Arcelor. "Si M. Mittal a pris les dirigeants d'Arcelor au dépourvu, semble-t-il, la véritable explication pourrait être tout simplement qu'une offre venant d'un Indien ne leur a jamais parue plausible, même si l'Indien en question passe autant de temps à Londres qu'en Inde. Le gouvernement français n'a pas caché être choqué, autant par la demande que par le demandeur. (...) La proposition de M. Mittal, qui montre de façon tangible que la mondialisation marche dans les deux sens, devrait être jugée non pas d'après la nationalité du demandeur, mais d'après l'intérêt de l'offre. (...) Ce jugement ne devrait en aucun cas être influencé par des préjugés démodés. L'Inde n'est plus l'économie traînarde et bureaucratique qu'elle a été pendant des décennies."
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L'entreprise Airbus/ EADS
Le Temps - Suisse | jeudi, 1. mars 2007
L'éditorialiste Yves Petignat considère que les Etats doivent cesser d'intervenir dans la gestion d'Airbus. "Alourdi par le coût du développement du long-courrier A 350 et par ... » suite
L'éditorialiste Yves Petignat considère que les Etats doivent cesser d'intervenir dans la gestion d'Airbus. "Alourdi par le coût du développement du long-courrier A 350 et par le taux de change de l'euro, affaibli par la multiplication des sites de production, Airbus a failli aussi succomber sous le poids des patriotismes économiques. S'il reste un succès technologique et commercial, l'avion le doit tout d'abord au volontarisme de la coopération franco-allemande. Mais en ce début de 2007, c'est cette même implication directe des deux Etats qui a failli le plaquer au sol. (...) Les politiques doivent sortir d'Airbus. Car la crise marque la fin du modèle de coopération franco-allemand à doubles commandes. Alors que la philosophie économique des deux Etats est totalement divergente, d'un côté interventionniste, de l'autre libérale, il reste à inventer un nouveau modèle de partenariat à l'échelle européenne, dépassant le couple franco-allemand."
» article intégral (lien externe, français)
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Les Echos - France | vendredi, 23. février 2007
La journaliste Françoise Crouïgneau explique que le plan de restructuration de l'avionneur européen Airbus sera au centre des discussions entre la chancelière allemande Angela Merkel ... » suite
La journaliste Françoise Crouïgneau explique que le plan de restructuration de l'avionneur européen Airbus sera au centre des discussions entre la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Jacques Chirac, qui se rencontrent pour un sommet informel en Allemagne ce vendredi 23 février. "Après plus de deux ans de brouille, le temps du compromis et de l'apaisement a-t-il sonné ? Chacun l'espère. Après avoir été porté aux nues lors de sa création aux couleurs de l'Europe, l'avionneur ne peut se permettre de tergiverser indéfiniment s'il veut survivre. Mais comme toujours lorsqu'il est question de fusion ou de douloureuse restructuration, Berlin et Paris oublient vite leur fibre européenne - déjà distendue - pour brandir leur étendard national. Cela avait déjà été le cas quand le groupe pharmaceutique Sanofi-Aventis était tombé dans le giron français. Ou quand Paris était intervenu pour empêcher Siemens de mettre la main sur le pôle énergie d'Alstom. Les champions nationaux sont insupportables... chez les autres."
» article intégral (lien externe, français)
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Les Echos - France | lundi, 3. juillet 2006
Pour l'éditorialiste Gilles Sengès, la nomination de Louis Gallois à la coprésidence du groupe EADS est une "solution transitoire" qui ne change rien aux "travers" ... » suite
Pour l'éditorialiste Gilles Sengès, la nomination de Louis Gallois à la coprésidence du groupe EADS est une "solution transitoire" qui ne change rien aux "travers" de l'organisation d'EADS. "Un groupe d'une telle taille opérant dans des secteurs aussi stratégiques que l'aéronautique et la défense ne peut être indéfiniment dirigé sous la forme actuelle d'une cogérance franco-allemande, (...) porte ouverte à toutes les bureaucraties. Voilà une firme, sans doute la plus emblématique de 'l'Europe qui gagne', où des deux côtés du Rhin règnent les dissensions et où les responsables se déchirent pour le pouvoir ! (...) On pourra d'autant moins faire l'économie d'une remise à plat de l'organisation générale que Lagardère et DaimlerChrysler, les deux actionnaires privés, ont entamé leur retrait du capital"
» article intégral (lien externe, français)
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Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne | mercredi, 8. février 2006
Jürg Altwegg analyse les paradoxes de la position française. "La France, qui se pose dans le monde en championne de 'l'exception culturelle' et de la ... » suite
Jürg Altwegg analyse les paradoxes de la position française. "La France, qui se pose dans le monde en championne de 'l'exception culturelle' et de la diversité, cultive les contradictions. Dans le domaine de l'acier, Paris déclenche actuellement un tir de barrage contre l'OPA hostile du groupe indien Mittal sur Arcelor, et demande expressément le soutien de Bruxelles. En revanche, le pays est moins sensible lorsqu'il est question de la création de monopoles français et de l'acquisition d'entreprises étrangères. Après la débâcle de Vivendi, le gouvernement a ainsi encouragé un projet de fusion entre Hachette (groupe Lagardère) et les éditions Vivendi - soit le numéro un et le numéro deux de la branche. Seule Bruxelles a pu empêcher l'union de ces deux mammouths de l'édition. Et encore, en partie seulement".
» article intégral (lien externe, allemand)
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France
ABC - Espagne | lundi, 2. juillet 2007
"Lors du dernier sommet européen, le nouveau président français Nicolas Sarkozy a surpris ses pairs en demandant que le maintien de la libre concurrence au ... » suite
"Lors du dernier sommet européen, le nouveau président français Nicolas Sarkozy a surpris ses pairs en demandant que le maintien de la libre concurrence au sein du marché européen soit éliminé des objectifs de l'action économique de l'UE", rappelle le quotidien. "Le message de Sarkozy doit être pris très au sérieux, à la lumière ce qui s'est passé ces dernières semaines avec l'OPA de l'entreprise espagnole Sacyr sur la française Eiffage et les manoeuvres des autorités régulatrices de ce pays pour l'empêcher. Si ceci marque le début d'une offensive nationale-interventionniste dans l'économie française, les autorités européennes doivent intervenir dès que possible pour alerter la France qu'il s'agit précisément du chemin inverse de celui qui mène à la croissance de l'emploi et à la reprise économique."
» article intégral (lien externe, français)
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The Times - Royaume-Uni | mardi, 28. février 2006
"Sur le terrain des fusions transnationales, les entreprises françaises jouent de manière agressive, prenant le contrôle de grands noms britanniques tels qu'Allied Domecq. Et quand ... » suite
"Sur le terrain des fusions transnationales, les entreprises françaises jouent de manière agressive, prenant le contrôle de grands noms britanniques tels qu'Allied Domecq. Et quand les sociétés françaises sont elles-mêmes la cible d'OPA étrangères, les hommes politiques français se mettent à tricher", considère le journal dans un éditorial titré "Mauvais pour l'Europe" qui dénonce la fusion orchestrée par l'état entre GDF et Suez. "Le marché européen commence à s'ouvrir, et la valeur des acquisitions transnationales a doublé entre 2004 et 2005, pour atteindre 290 millions d'euros. Cette avancée sera mise en danger si des cartels prédateurs, opérant à l'abri de barrières érigées contre les étrangers, ont la possibilité de se développer et de se partager le marché entre eux."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Grande-Bretagne
The Herald - Royaume-Uni | mercredi, 29. novembre 2006
"Le marché européen de l'énergie doit être totalement libéralisé l'an prochain pour que les entreprises du secteur comme les consommateurs profitent d'une meilleure donne", écrit le quotidien écossais. "Mais ... » suite
"Le marché européen de l'énergie doit être totalement libéralisé l'an prochain pour que les entreprises du secteur comme les consommateurs profitent d'une meilleure donne", écrit le quotidien écossais. "Mais le phénomène de concentration en Europe et au niveau national, qui vise à créer des mastodontes de l'énergie, pourrait bien avoir l'effet opposé. Si la prise de contrôle de Scottish Power ne s'avérait être qu'une nouvelle expansion pour prendre le contrôle du marché, elle pourrait bien être une régression pour le consommateur. En Espagne, Iberdrola a l'habitude de s'accommoder des sensibilités politiques des Basques. Il a laissé entendre hier que le rachat aurait des conséquences positives pour les employés et les consommateurs écossais. Nous sommes déjà passés par là. L'histoire nous a montrés que de telles promesses ont peu de valeur face à la pression financière qui pousse de lointains décideurs à abuser de l'entreprise qu'ils ont acquise. Au minimum, Iberdrola devrait s'engager à ne pas faire de même avec Scottish Power."
» article intégral (lien externe, anglais)
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The Daily Telegraph - Royaume-Uni | vendredi, 28. avril 2006
Le journaliste économique Edmund Conway réagit à la décision de Tony Blair de ne pas faire obstacle à un éventuel rachat de British Gas par ... » suite
Le journaliste économique Edmund Conway réagit à la décision de Tony Blair de ne pas faire obstacle à un éventuel rachat de British Gas par le groupe russe Gazprom. Blair a déclaré vouloir éviter tout "nationalisme économique". "Si ses intentions sont indubitablement bonnes, il prend la mauvaise décision. Un rachat de British Gas par Gazprom ne devrait pas se faire à n'importe quelle condition. Ce serait l'une des plus graves erreurs de Tony Blair, pas seulement pour la Grande-Bretagne mais pour le marché mondial de l'énergie, et pour l'avenir de l'économie européenne. (...) Gazprom est en effet contrôlé par le Kremlin, qui détient 51% de son capital et nomme ses principaux dirigeants. Celui-ci n'a pas fait montre d'une grande volonté de relâcher son contrôle. Centrica [propriétaire de British Gas] est en revanche entièrement privatisé. Un rachat de British Gas reviendrait à une renationalisation qui ne dit pas son nom, avec en prime un drapeau russe sur le toit".
» article intégral (lien externe, anglais)
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The Guardian - Royaume-Uni | mardi, 7. mars 2006
Le quotidien progressiste observe que la prise de contrôle, lundi 6 mars, de la compagnie gazière BOC par le groupe allemand Linde s'inscrit dans une vague de ... » suite
Le quotidien progressiste observe que la prise de contrôle, lundi 6 mars, de la compagnie gazière BOC par le groupe allemand Linde s'inscrit dans une vague de rachat des 'meilleures valeurs britanniques' par des compagnies étrangères. "Ce qui est fascinant, c'est que presque aucune inquiétude nationale ne se manifeste. Quel contraste avec d'autres parties de l'Europe, où il existe un regain de nationalisme économique désireux de protéger les 'champions nationaux', et ce surtout dans des pays qui se montrent très dynamiques quand il s'agit de mettre la main sur les services britanniques. De ce point de vue, la Grande-Bretagne est bien plus 'européenne' que les autres membres de l'UE, car elle accepte le marché ouvert quand ceux-ci se barricadent. (...) Les groupes mondiaux prennent leurs décisions sur la base des profits, et non du sentiment, et le fait d'empêcher les prises de contrôle pour des raisons patriotiques n'est pas une réponse logique. Il est intolérable de voir de développer en Europe un nationalisme économique à sens unique."
» informations complémentaires (lien externe, anglais)
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Slovénie
Finance - Slovénie | mercredi, 5. avril 2006
La holding britannique Altima Global Special Situations Master Fund (AGSS) vient d'annoncer qu'elle allait racheter un quart des participations du premier détaillant de Slovénie, Mercator. Bostjan Mencinger est opposé à ce rachat, car il implique une réduction drastique de la concurrence et une atteinte à la fierté de l'économie slovène. Par ailleurs, ce serait "la première étape de la liquidation du jeune capitalisme slovène (...). Une alternative est néanmoins possible : » suite
La holding britannique Altima Global Special Situations Master Fund (AGSS) vient d'annoncer qu'elle allait racheter un quart des participations du premier détaillant de Slovénie, Mercator. Bostjan Mencinger est opposé à ce rachat, car il implique une réduction drastique de la concurrence et une atteinte à la fierté de l'économie slovène. Par ailleurs, ce serait "la première étape de la liquidation du jeune capitalisme slovène (...). Une alternative est néanmoins possible : l'AGSS pourrait servir d'intermédiaire à la holding serbe Delta, ce qui conduirait certainement à l'émergence d'un monopole géant dans les Balkans, auquel le slovène Mercator, le serbe Delta et le croate Konzum participeraient".
» informations complémentaires (lien externe, slovène)
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Grèce
To Vima Online - Grèce | mardi, 25. juillet 2006
"Aujourd'hui est un grand jour", annonce le journaliste Giorgos Papaionnou. "C'est le jour de clôture officielle du dépôt des offres de rachat de la seconde ... » suite
"Aujourd'hui est un grand jour", annonce le journaliste Giorgos Papaionnou. "C'est le jour de clôture officielle du dépôt des offres de rachat de la seconde banque nationale grecque, la Emporiki. Un coup de théâtre n'est pas à exclure. Après de nombreuses péripéties, il ne reste plus que le [français] Crédit Agricole en lice. Mais trois banques privées grecques, Alpha, Eurobank et Pireos, pourraient s'être unies pour déposer un dossier commun aujourd'hui. Pourtant, le rachat de la Emporiki par le Crédit agricole constituerait une véritable avancée, car il n'y a pas de banque grecque assez puissante pour s'intégrer au marché international. Il reste un autre obstacle, le ministre grec de l'Economie Giorgos Alogoskoufis. Il considère que l'offre des Français n'est pas assez élevée. Mais le ministre oublie que la Grèce a actuellement bien besoin de liquidités."
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Portugal
Correio da Manhã - Portugal | mercredi, 4. janvier 2006
Octávio Ribeiro, directeur adjoint du premier quotidien populaire du pays, revient sur la polémique engendrée par la possible participation de la deuxième compagnie d'électricité espagnole, ... » suite
Octávio Ribeiro, directeur adjoint du premier quotidien populaire du pays, revient sur la polémique engendrée par la possible participation de la deuxième compagnie d'électricité espagnole, Iberdrola, dans le conseil supérieur du groupe Energias de Portugal (EDP). "A l'heure de la mondialisation et de la souveraineté partagée en Europe, le nationalisme économique apparaît comme un dérapage réactionnaire. (…) Mais en réalité, beaucoup d'eau devra couler dans les fleuves qui naissent en Espagne avant que la dilution dans notre espace territorial ne se fasse sans douleur", ironise l'éditorialiste. "Si notre gouvernement affirme vouloir faire d'Iberdrola un partenaire plutôt qu'un concurrent d'EDP, il reste que les Etats-nations européens continuent de se battre pour conserver le contrôle des secteurs névralgiques de l'économie. (…) Il y a, en matière d'économie, un sursaut de souveraineté nationale qui se moque de la construction européenne".
» informations complémentaires (lien externe, portugais)
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Hongrie
Népszabadság - Hongrie | jeudi, 12. juillet 2007
Le groupe pétrolier et gazier hongrois MOL s'oppose à son éventuel rachat par l'entreprise publique autrichienne OMV. Ainsi, le gouvernement hongrois aide MOL à racheter ... » suite
Le groupe pétrolier et gazier hongrois MOL s'oppose à son éventuel rachat par l'entreprise publique autrichienne OMV. Ainsi, le gouvernement hongrois aide MOL à racheter ses propres actions. László Varró trouve le protectionnisme justifié dans ce cas précis. "Le rachat de MOL par OMV serait antilibéral, car une entreprise publique rachèterait un groupe privé. Une structure du marché fondée sur la libre concurrence serait ainsi monopolisée. La modernisation et la sécurité énergétique de la Hongrie en souffriraient beaucoup. On entend souvent Hongrie qu'il est contraire aux pratiques européennes que la sphère politique s'oppose au rachat d'un groupe. Margaret Thatcher elle-même, symbole des partisans conservateurs du marché, avait mis son veto au rachat de BP par une entreprise publique koweïtienne."
» article intégral (lien externe, hongrois)
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Finlande
Postimees - Estonie | jeudi, 7. juin 2007
Le chantier naval estonien BLRT a acheté son homologue finlandais dont le siège est implanté à Turku, devenant ainsi le chantier naval le plus important ... » suite
Le chantier naval estonien BLRT a acheté son homologue finlandais dont le siège est implanté à Turku, devenant ainsi le chantier naval le plus important de la région Baltique. Après le rachat de la société finlandaise Silja par l'exploitant de ferries Tallink, une nouvelle grande entreprise finlandaise passe aux mains de l'Estonie, remarque le journal estonien. "L'Estonie a joué pendant de nombreuses années le rôle de petite soeur de la Finlande, qui accomplissait bravement les devoirs de son aînée. Le rôle du savoir-faire et des capitaux finlandais dans la construction de notre économie ne doit pas être sous-estimé. (...) Tallink et BLRT ne sont pas encore les Nokia estoniens, même si c'est ce à quoi elles doivent aspirer selon notre ancien président Lennart Meri. Mais les entreprises estoniennes prennent de l'importance et ne sont plus de simples sociétés d'assemblage et de sous-traitance pour pays riches."
» article intégral (lien externe, estonien)
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Luxembourg
La Voix du Luxembourg - Luxembourg | mercredi, 23. mai 2007
"S'il fallait un exemple pour souligner l'étroitesse des liens entre les économies belge et luxembourgeoise, l'annonce [mardi 22 mai] d'une OPA de Cofinimmo sur Immo ... » suite
"S'il fallait un exemple pour souligner l'étroitesse des liens entre les économies belge et luxembourgeoise, l'annonce [mardi 22 mai] d'une OPA de Cofinimmo sur Immo Croissance et le rachat de Voxmobile par Mobistar en sont deux illustrations supplémentaires", estime l'éditorialiste Laurent Moyse. "L'abandon de l'union monétaire entre le Luxembourg et la Belgique lors de l'introduction de l'euro n'a pas altéré l'intensité des échanges commerciaux entre ces deux voisins. La Belgique demeure ainsi le premier fournisseur du Grand-Duché (environ 40 % des importations), tandis que celui-ci exporte en retour près de 13 % en volume, seules l'Allemagne et la France absorbant davantage de marchandises. (...) Ces deux opérations (...) sont la preuve que le marché luxembourgeois, malgré sa taille limitée, aiguise quelques appétits. Après tout, la banque et la sidérurgie ont déjà montré le chemin."
» page d'accueil (lien externe, La Voix du Luxembourg)
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Pays-Bas
The Economist - Royaume-Uni | mardi, 24. avril 2007
"ABN Amro, la banque néerlandaise considérée voilà peu comme le vilain petit canard de l'industrie bancaire, ne manque pas de prétendants. Le lundi 23 avril, la ... » suite
"ABN Amro, la banque néerlandaise considérée voilà peu comme le vilain petit canard de l'industrie bancaire, ne manque pas de prétendants. Le lundi 23 avril, la Barclays, une grande banque britannique, a accepté de payer 67 milliards d'euros dans le cadre d'un accord qui créera la deuxième banque d'Europe", explique l'hebdomadaire. "Les discussions entre les deux ont été relancées la semaine dernière avec l'émergence d'un trio de rivaux, la Royal Bank odf Scotland (RBS), Santander of Spain et le groupe belgo-néerlandais Fortis. Ils pourraient encore lancer une offre hostile qui verrait le champion national néerlandais découpé entre eux. L'issue de cette affaire pourrait indiquer la façon dont les autres grandes banques d'Europe doivent procéder alors que l'UE continue à pousser vers un marché bancaire et financier unique. Est-ce que des conglomérats plus grands et plus diversifiés peuvent déboucher sur de meilleures banques ? Ou les gouvernements et les régulateurs doivent-ils avaler la pilule et se préparer à la démolition globale de quelques-uns de leurs rejetons pour que quelque chose de plus fort émerge des décombres ? ABN Amro est un bon test."
» article intégral (lien externe, anglais)
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Italie
La Stampa - Italie | lundi, 21. mai 2007
L'économiste Franco Bruni revient sur la fusion entre la banque milanaise Unicrédit, premier groupe bancaire italien, et la banque romaine Capitalia, créant ainsi le deuxième ... » suite
L'économiste Franco Bruni revient sur la fusion entre la banque milanaise Unicrédit, premier groupe bancaire italien, et la banque romaine Capitalia, créant ainsi le deuxième plus grand groupe européen. Unicrédit, qui aurait pu s'allier à la banque française Société générale, a préféré créer un grand groupe national. "Certains partisans de l'itanialité auraient été bouleversés par cette alliance avec un groupe français, mais le marché unique européen aurait fait un pas en avant. Epouser une romaine avec des propriétés en Sicile est néanmoins plus facile même si de nombreuses réorganisations sont nécessaires (...). Aux autorités politiques et administratives revient le devoir de réguler et de surveiller une grande banque, dans l'intérêt général et celui de la banque même. Il leur faudra également éviter que la dimension du nouvel établissement réduise la concurrence, s'assurer que la relation avec les clients et les marchés soit correctes et transparentes, et que la gestion des risques soit juste pour garantir liquidité et solvabilité."
» article intégral (lien externe, italien)
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Espagne
Europa Sur - Espagne | jeudi, 5. avril 2007
Après plusieurs mois de tractations, le groupe allemand E.ON a renoncé à son OPA sur l'entreprise espagnole Endesa. Il a passé un pacte avec les ... » suite
Après plusieurs mois de tractations, le groupe allemand E.ON a renoncé à son OPA sur l'entreprise espagnole Endesa. Il a passé un pacte avec les deux principaux actionnaires de l'électricien espagnol, Acciona et Enel, aux termes duquel le groupe allemand achètera pour 10 milliards d'actifs d'Endesa. Le quotidien tire un premier bilan de cette opération. "On peut avancer que l'Espagne ressort de tout cela avec l'image d'un Etat très interventionniste, peu différente cependant des cas de protectionnisme observés en Italie, en France ou en Allemagne où les participations publiques dans les groupes énergétiques sont importantes. Par ailleurs, il ne fait pas de doute que les actionnaires d'Endesa sortent gagnants puisque leurs actions ont été considérablement revalorisées. Et les citoyens espagnols ? Aucune des options proposées ne semblait à priori s'imposer en termes de qualité et de prix. Mais il est probable que l'économie espagnole bénéficie d'un 'effet siège social' et, en ce sens, la solution retenue semble être meilleure que de voir Endesa tomber entre les mains d'une société basée en Allemagne."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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El Periódico de Catalunya - Espagne | jeudi, 1. mars 2007
Opposé à la tentative de rachat de l'entreprise espagnole Endesa par le groupe allemand E.ON, le gouvernement espagnol chercherait à contrer cette opération avec l'aide ... » suite
Opposé à la tentative de rachat de l'entreprise espagnole Endesa par le groupe allemand E.ON, le gouvernement espagnol chercherait à contrer cette opération avec l'aide de l'entreprise italienne Enel. "Les opérations financières qui concernent des secteurs stratégiques de l'économie d'un pays sont toujours surveillées de très près par les gouvernements. Aucun Etat ne peut rester impassible quand une entreprise leader, héritière d'un ancien monopole - ce qui lui a justement permis d'acquérir une dimension importante - passe sous la coupe de capitaux étrangers. L'Italie, la France, l'Allemagne et le Portugal ont fait de même. (...) Il est très probable que l'investissement d'Enel [dans le capital d'Endesa] ouvre une nouvelle époque dans les relations entre l'Espagne et l'Italie qui verra les deux gouvernements adoucir leurs critiques vis-à-vis de certaines opérations. Dans ce contexte, à condition qu'Endesa reste entre des mains espagnoles, on pourrait assister à l'entrée de Telefónica dans Telecom Italia et à la fusion entre Abertis et Autostrade [un projet que Rome a fait jusque-là échouer]."
» article intégral (lien externe, espagnol)
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Süddeutsche Zeitung - Allemagne | jeudi, 28. septembre 2006
"La lutte pour le rachat du groupe énergétique espagnol Endesa sera révélatrice du poids de l'UE", prédit Alexander Hagelüken. Le groupe énergétique allemand Eon s'était ... » suite
"La lutte pour le rachat du groupe énergétique espagnol Endesa sera révélatrice du poids de l'UE", prédit Alexander Hagelüken. Le groupe énergétique allemand Eon s'était d'abord vu interdire le rachat de son concurrent ibérique par le gouvernement espagnol. Après l'avis négatif de la Commission européenne, qui a jugé cette obstruction illégale, le groupe espagnol de BTP Acciona s'est à son tour porté candidat au rachat [il a déjà acquis 10 % d'Endesa]. "En dépit des fiertés nationales, il n'est pas normal que les acquisitions fonctionnent à sens unique. Le gouvernement fédéral a assisté au rachat de grandes entreprises allemandes comme HypoVereinsbank et Aventis par la concurrence étrangère. Madrid n'a donc pas le droit d'empêcher le rachat du groupe espagnol par Eon, au risque de rompre l'équilibre entre les deux pays (...). Lorsqu'une fusion entraîne des licenciements, les victimes sont presque toujours les employés de l'entreprise rachetée. C'est pourquoi il est crucial que les groupes allemands puissent aussi acquérir des entreprises espagnoles, et non uniquement l'inverse. C'est la seule manière de compenser les répercussions de ce type d'opérations sur l'emploi de chaque pays".
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Diario Sur - Espagne | mercredi, 9. août 2006
Le quotidien s'appuie sur le blocage par l'Italie de la fusion des sociétés autoroutières espagnole Abertis et italienne Autostrade pour analyser le rôle régulateur de ... » suite
Le quotidien s'appuie sur le blocage par l'Italie de la fusion des sociétés autoroutières espagnole Abertis et italienne Autostrade pour analyser le rôle régulateur de l'UE en matière de concurrence. "Bien que cette fonction figure dans les fondements du Traité de Rome, on était peu habitué à voir l'UE agir dans ce secteur. Bruxelles avait toujours été considérée comme une gigantesque machine de redistribution de fonds au sein de laquelle on acceptait, et on encourageait même, le corporatisme national impliquant l'exclusion des entreprises étrangères. Du coup, le fait que les autorités européennes s'opposent aux manoeuvres de Montilla [le ministre espagnol de l'Industrie s'est opposé à une OPA allemande sur un groupe ibère] et Di Pietro [ministre italien des infrastructures] constituent une bonne nouvelle pour les citoyens de l'Union".
» article intégral (lien externe, espagnol)
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La Tribune - France | mercredi, 22. février 2006
"L'année 2006 se présente d'ores et déjà comme celle du retour des grandes manoeuvres en Europe", avertit l'éditorialiste François-Xavier Pietri. "Au-delà du montant en jeu, ce qui frappe, dans cette dernière opération, c'est sa nature. Car l'Allemand [le groupe E.ON] n'hésite pas à se présenter en chevalier blanc d'Endesa contre... le gouvernement espagnol. Derrière l'offre de Gas Natural se cache en effet la volonté de Madrid de créer un géant de l'énergie espagnol. L'offre d'E.ON bat en brèche ce projet et, surtout, illustre parfaitement les limites du patriotisme économique que les politiques mettent si volontiers en avant : » suite
"L'année 2006 se présente d'ores et déjà comme celle du retour des grandes manoeuvres en Europe", avertit l'éditorialiste François-Xavier Pietri. "Au-delà du montant en jeu, ce qui frappe, dans cette dernière opération, c'est sa nature. Car l'Allemand [le groupe E.ON] n'hésite pas à se présenter en chevalier blanc d'Endesa contre... le gouvernement espagnol. Derrière l'offre de Gas Natural se cache en effet la volonté de Madrid de créer un géant de l'énergie espagnol. L'offre d'E.ON bat en brèche ce projet et, surtout, illustre parfaitement les limites du patriotisme économique que les politiques mettent si volontiers en avant : de national, il faudra bien que ce patriotisme devienne européen. Surtout dans ce secteur de l'énergie dont la recomposition n'en est qu'à ses débuts".
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Suède
Upsala Nya Tidning - Suède | jeudi, 24. mai 2007
Le journal suédois considère d'un oeil critique le plaidoyer de l'avocat général devant la Cour européenne de justice et s'interroge. "D'où vient notre prospérité ? ... » suite
Le journal suédois considère d'un oeil critique le plaidoyer de l'avocat général devant la Cour européenne de justice et s'interroge. "D'où vient notre prospérité ? Du protectionnisme et de l'isolationnisme ? Ou vient-elle du fait que les entreprises suédoises peuvent se mettre en concurrence sur les marchés d'exportation du monde entier ? (...) Il n'est pas dans l'intérêt de la Suède de dresser des murs contre ce qui l'entoure ; au contraire, cela représente plutôt un danger pour l'avenir. Si nous trouvons naturel que les entreprises suédoises aient accès aux marchés des autres pays, les entreprises des autres pays doivent bénéficier des mêmes possibilités en Suède."
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Sydsvenskan - Suède | mercredi, 18. octobre 2006
La lutte pour le rachat du constructeur suédois de poids lourds Scania est entrée dans une nouvelle phase hier, mardi 17 octobre, lorsque l'allemand MAN a revu son offre à la hausse, suscitant l'envolée de l'action Scania à un niveau record. En Suède, de plus en plus de voix s'élèvent contre un rachat par un groupe étranger, susceptible d'entraîner la délocalisation des activités de recherche et donc la perte d'emplois suédois. Le journal objecte : » suite
La lutte pour le rachat du constructeur suédois de poids lourds Scania est entrée dans une nouvelle phase hier, mardi 17 octobre, lorsque l'allemand MAN a revu son offre à la hausse, suscitant l'envolée de l'action Scania à un niveau record. En Suède, de plus en plus de voix s'élèvent contre un rachat par un groupe étranger, susceptible d'entraîner la délocalisation des activités de recherche et donc la perte d'emplois suédois. Le journal objecte : "Rien ne dit que l'Europe de l'Ouest continuera à produire des poids lourds dans l'avenir. Alors pourquoi se lamenter que Scania passe aux mains des Allemands ? Si le protectionnisme s'étend en Europe, la Suède doit essayer de le combattre, et non de l'imiter. Le nationalisme économique et la stagnation vont souvent de pair. Le problème est que la Suède n'est pas un modèle en matière de création d'entreprises. La solution n'est pas de nous accrocher à nos géants, mais de faire en sorte que des petites et moyennes entreprises s'installent chez nous."
» article intégral (lien externe, suédois)
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Danemark
Berlingske - Danemark | lundi, 3. juillet 2006
L'investisseur britannique David Montgomery, propriétaire du groupe de médias Mecom, souhaite racheter le norvégien Orkla-Media, auquel appartiennent notamment les quotidiens 'Berlingske Tidende' et 'Rzeczpospolita', respectivement ... » suite
L'investisseur britannique David Montgomery, propriétaire du groupe de médias Mecom, souhaite racheter le norvégien Orkla-Media, auquel appartiennent notamment les quotidiens 'Berlingske Tidende' et 'Rzeczpospolita', respectivement danois et polonais. De nombreuses voix se sont élevées au sein du groupe norvégien contre ce rachat, par crainte de licenciements et de mesures d'austérité. Montgomery évoque ces questions dans une interview. "A mon avis, aucun éditeur européen ne peut affirmer qu'il ne licenciera jamais personne. Cependant, nous ne rachetons pas des journaux pour les vendre ou pour les fermer. L'avantage d'un groupe de médias, à partir d'une certaine taille, est qu'il permet de transférer les ressources et les moyens d'un média à l'autre. Dans le même temps, nous devons faire confiance aux directions de chaque publication afin qu'elles puissent réagir rapidement au cas où des opportunités se présentent."
» article intégral (lien externe, danois)
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Tous les textes disponibles de » David Montgomery
Traduction
Nicole Thiers
© Bundeszentrale für politische Bildung
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