Il Sole 24 Ore - Italie | mardi, 10. juillet 2012
La crise de l'euro ne presse pas l'Allemagne
Malgré l'enveloppe immédiate de 30 milliards d'euros attribuée aux banques espagnoles, le taux d'intérêt des obligations d'Etat espagnoles atteignait lundi un niveau record dépassant les sept pour cent. L'Allemagne de son côté a bénéficié la même journée d'intérêts négatifs pour ses obligations d'Etat. Manifestement, la crise ne nuit pas à tout le monde et c'est pourquoi l'ordre du jour de cette rencontre est remise à plus tard, analyse le journal économique libéral conservateur Il Sole 24 Ore : "Au cours de la semaine qui s'est écoulée entre le sommet de l'UE à Bruxelles et la rencontre hier de l'Eurogroupe, les marchés sont repassés à l'offensive. En effet, les signaux positifs et encourageants envoyés par les chefs de gouvernement sur les thèmes de l'union bancaire, de la recapitalisation des banques, de la BCE, de l'Autorité bancaire et du fonds de sauvetage ont été anéantis aussitôt par les objections de la Finlande, des Pays-Bas et de l'Allemagne. En outre, les sommets à répétition ont des répercussions négatives. Au lieu de concrétiser les décisions prises par les chefs de gouvernement, l'Eurogroupe appelle à un nouveau sommet le 20 juillet et il est question d'un autre qui suivra le 25. La confusion grandissante alimente les doutes quant à la réussite de l'UE de surmonter la crise en restant unie."
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