De Volkskrant - Pays-Bas | mardi, 24. juillet 2012
"Pussy Riot" offense Poutine et l'Eglise
A cause d'une chanson de protestation contre le président Vladimir Poutine dans la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou en février, un tribunal a ordonné le maintien en détention jusqu'en janvier 2013 du groupe punk féminin russe Pussy Riot, qui comparaît depuis la semaine dernière. L'exagération de la réaction montre la relation étroite et malsaine qui existe entre l'Etat et l'Eglise, analyse le quotidien de centre-gauche De Volkskrant : "L'Eglise russe orthodoxe utilise Poutine pour asseoir sa position privilégiée en Russie alors que Poutine s'appuie volontiers sur l'Eglise très conservatrice et nationaliste pour souligner son rôle de père de la nation. Il y a deux ans, les organisateurs d'une exposition, blasphématoire selon l'Eglise, ont été les victimes de cette alliance funeste. Ils ont dû payer une amende importante. Cette fois-ci, les membres de ce groupe punk risquent jusqu'à sept ans d'emprisonnement. On les accuse d'avoir attisé la haine religieuse. Mais il semblerait plutôt que l'Eglise et l'Etat considèrent leur protestation comme une double injure, faite à Dieu et à Poutine, qui doit être punie sévèrement."
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