La Tribune - France | mardi, 12. décembre 2006
L'UE entérine le gel partiel des discussions avec Ankara
Daniel Vigneron, rédacteur en chef du quotidien, pense que l'adhésion d'une Turquie réformée peut permettre à l'UE de changer de statut. "L'Union est sans doute une puissance économique. Mais le sera-t-elle encore dans trente ans ? Sur le plan politique, elle ne l'est guère. Non seulement parce qu'elle n'a pas su mettre en commun des moyens substantiels de défense ou su définir des intérêts géostratégiques suffisamment fédérateurs. Mais encore parce qu'elle n'a pas trouvé sa légitimité pour résoudre les conflits dans la zone la plus explosive de la région, le Moyen-Orient. Forte d'une Turquie musulmane incontournable dans la région et deuxième puissance militaire de l'OTAN, dotée d'un potentiel économique et humain sans équivalent sur le Vieux Continent, l'UE peut trouver sur ce terrain les moyens de sa puissance. Le prix à payer, celui d'un élargissement - et non d'une dilution - de son identité, n'est pas élevé. L'avenir a un nom : l'Union euro-méditerranéenne".
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