Navigation

 
La Libre Belgique - Belgique | mardi, 26. février 2008

Pour Valérie Rosoux, les nations ne sont pas coupables de leur passé

La chercheuse belge Valérie Rosoux, spécialisée en sciences politiques et en relations internationales, s'interroge sur la fonction des excuses officielles dans le processus de réconciliation entre Etats ou au sein d'une nation. "Pour certains philosophes, tels que Hannah Arendt et Paul Ricoeur, le pardon n'est pas nécessairement individuel et privé : il peut également constituer une grandeur politique. Dans cette perspective, le pardon est la seule démarche qui soit capable de rouvrir la mémoire sans pour autant susciter le ressentiment et le désir de vengeance. Son objectif n'est ni de nourrir une cicatrice incicatrisable, ni de gommer le souvenir. (...) Loin d'effacer le passé, le pardon intervient dans celui-ci. Il tente de le modifier en lui donnant une autre signification. (...) La présentation d'excuses officielles ne peut 'réparer' les dommages subis par des individus affectés dans leur chair ou leur entourage, mais elles peuvent contribuer au soulagement de leur blessure et par là, donner 'un futur à la mémoire'."

» Ensemble de la revue de presse de mercredi, 27. février 2008

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

D'autre contenu