The Guardian - Royaume-Uni | mardi, 4. mars 2008
Le Traité de Lisbonne fait toujours débat à Londres
Mercredi 5 mars, les parlementaires britanniques devront voter un amendement, proposé par les conservateurs, au projet de loi sur la ratification du Traité de Lisbonne. Si cet amendement est accepté, un référendum pourrait avoir lieu. David Clark, un ancien conseiller du gouvernement Blair, commente. "La véritable erreur dans ce dossier était de promettre la tenue d'un référendum, car le Traité de Lisbonne était un document minimaliste et aurait dû être traité comme tel. (...) Qui y a-t-il de mal à demander son avis au peuple ? Sans doute le gouvernement a-t-il changé d'avis [depuis les promesses de Tony Blair de tenir un référendum] car il est certain de perdre ? En vérité, il n'y a rien de démocratique à permettre à un ou deux membres d'un club rassemblant 27 pays de bloquer des changements que les autres souhaitent. Ce que les opposants au Traité de Lisbonne réclament n'est pas la démocratie, mais le droit pour un seul pays de frustrer la volonté générale. Il est compréhensible qu'ils agissent ainsi dans la mesure où tout système véritablement démocratique aurait déjà adopté l'ancienne Constitution européenne, sans avoir à en passer par le Traité de Lisbonne."
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