El País - Espagne | samedi, 15. mars 2008
Monika Zgustova et l'héritage du printemps de Prague
L'écrivaine et traductrice tchèque Monika Zgustova estime que l'écrasement du printemps de Prague par les troupes soviétiques en 1968 a scellé le divorce entre la gauche occidentale et Moscou. "Dans une Europe scindée en deux par la guerre froide, on parlait alors peu dans les cercles intellectuels occidentaux des persécutions vécues à l'Est. (...) Après le printemps de Prague, la langue tchèque et d'autres langues slaves se sont ouvertes au monde grâce à une quantité considérable de traductions (...). Les oeuvres traduites ont dévoilé au grand jour la barbarie communiste. Et même si certains intellectuels sont encore restés sur leurs positions pendant un certain temps, en assurant que l'invasion soviétique répondait à la cause juste de protéger le communisme du vorace capitalisme, ce discours a cédé face à l'évidence du goulag et aux pratiques de la politique secrète. Une évidence qui a rendu définitivement obsolète le discours prosoviétique."
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» Ensemble de la revue de presse de lundi, 17. mars 2008