The Economist - Royaume-Uni | vendredi, 19. septembre 2008
Conserver des Etats-nations forts dans l'UE
Le magazine hebdomadaire The Economist se demande de quelle façon la légitimation démocratique du projet européen pourrait se réaliser - non pas avec plus de fédéralisme mais avec plus d'étatisme national : "Il n'y a pas de manifestations européennes et avec 27 Etats membres il n'y en aura jamais. Par exemple : les partis de centre-droit en France sont beaucoup plus septiques quant au libre-échange que le centre-gauche suédois. Quand il s'agit d'adopter des positions au sujet des Etats-Unis et de la Russie, les électeurs du centre politique en Grèce et à Chypre ont peu en commun avec ceux de Pologne et de Grande-Bretagne. Adopter des traités avec une majorité paneuropéenne serait un moyen rapide de briser l'Union. Quel pays pourrait tolérer de se voir octroyer un traité si ses propres citoyens l'ont rejeté par une majorité claire ? L'Irlande [où le traité de Lisbonne a été rejeté au cours d'un référendum] montre que la plupart des électeurs ne comprennent pas l'UE et ne la souhaitent pas vraiment. Ce qu'ils comprennent c'est la politique nationale et ce qui compte pour eux c'est qui gagne les élections nationales. La seule réponse cohérente à l'acrimonie vis-à-vis de l'UE, c'est de maintenir le rôle des gouvernements et des parlements nationaux. ... Le meilleur espoir de l'UE … d'obtenir un soutien démocratique, est une forme déléguée d'assentiment, canalisé par les représentants nationaux. Les autres options ne sont ni raisonnables ni sensées."
» article intégral (lien externe, anglais)
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