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Právo - République tchèque | jeudi, 11. décembre 2008

Jiří Pehe sur le scepticisme à l'égard de la présidence tchèque de l'UE

Les craintes concernant la capacité de la République tchèque à assumer la présidence du Conseil de l'UE à partir du premier janvier 2009 sont justifiées, estime le politologue et essayiste de renom Jiří Pehe dans le quotidien de gauche Právo. "Le président Václav Klaus prétend certes que la charge de la présidence de l'UE est insignifiante car ce sont les gros pays qui dirigeraient l'Union sur le plan politique. Mais on attend en réalité un leadership fort de la part de la présidence. La taille d'un pays ne doit pas être déterminante pour cela. ... La République tchèque ne peut malheureusement pas diriger l'Union car elle n'est même pas capable de se diriger elle-même. La coalition gouvernementale instable et l'opposition ne sont pas en mesure de définir, dans un dialogue commun, une position nationale à l'égard de l'UE. Le parti au gouvernement le plus important (ODS) est divisé et le président fait la guerre au Premier ministre. La trajectoire en zigzag de l'ODS avec le traité de Lisbonne est laborieuse. Ce parti ne parle que des 'intérêts tchèques' ; la vision européenne fait complètement défaut. Les Tchèques font bien partie de l'UE mais ils ne se comportent pas comme des Européens. ... On peut par ailleurs se demander comment un pays, dont le président a déclaré vouloir mener un combat à mort contre l'UE, peut-il diriger efficacement cette entité ? Différents politiques européens cherchent même déjà une possibilité d'éviter le chef de l'Etat car ils ne veulent ni se faire raisonner, ni se faire ridiculiser par Klaus."

» Ensemble de la revue de presse de jeudi, 11. décembre 2008

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