Navigation

 
Delfi - Lituanie | mercredi, 15. juillet 2009

Tomas Venclova sur les intellectuels lituaniens

L'écrivain lituanien Tomas Venclova explique dans le journal en ligne Delfi les raisons qui l'amènent à penser que la société lituanienne fait marche arrière. La toile de fond est une décision actuelle du Parlement lituanien qui interdit la représentation publique de la violence et de l'homosexualité: "Je crains que le problème qui existait déjà à l'ère soviétique ne resurgisse. En effet on a, aujourd'hui encore, peur de l'opinion publique : 'Que va dire Monsieur X ? Vais-je perdre ma bonne réputation ? Même si je suis un intellectuel, est-ce que je sors du rang ?' Autant pour les homosexuels. Je m'étonne en effet que pratiquement aucun de nos penseurs ne se soit exprimé contre la xénophobie. L'un ou l'autre peut-être, mais avec beaucoup de retenue. C'est oppressant. Car à l'Occident, la lutte contre la xénophobie est la tâche intellectuelle la plus importante. Elle est plus importante que la lutte pour son propre peuple. Car le peuple trouve aussi sans l'aide des intellectuels une cause qu'il veut défendre. Comparons cela à la question posée après l'holocauste. Pourquoi les Juifs n'accusent-ils pas les jeunes Allemands ? Parce que les intellectuels allemands se sont exprimés très clairement au sujet de l'holocauste. Nos intellectuels, eux, ne font que crier : 'Ne vous avisez pas, de nous accuser !'"

» Ensemble de la revue de presse de mercredi, 15. juillet 2009

« retour à la recherche

Google+ LinkedIn Digg Delicious Academia.edu

D'autre contenu