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Élet és Irodalom - Hongrie | vendredi, 23. octobre 2009

Jiří Pehe sur le blocage de Václav Klaus face au traité de Lisbonne

Le président tchèque Václav Klaus demande l'intégration d'une clause supplémentaire dans le traité de Lisbonne comme condition préalable à la signature de celui-ci. Jiří Pehe, le directeur de la New York University à Prague, analyse et critique dans l'hebdomadaire progressiste Élet És Irodalom l'attitude du président : "Il n'a pas modifié d'un iota la position qu'il défendait déjà auparavant concernant le traité de Lisbonne. Il n'est pas surprenant non plus qu'il ait fait des 26 autres pays européens les otages de sa conviction personnelle et qu'il ne se préoccupe guère de la procédure démocratique dans son pays. Il s'est déjà depuis longtemps placé au-dessus du processus démocratique. … Mais que cherche donc Klaus ? L'explication de son comportement réside surtout dans sa philosophie politique. Il se présente volontiers comme un conservateur qui considère l'intégration européenne comme une entreprise surrégulée et bureaucratique. D'un point de vue économique, c'est un néolibéral affirmé qui voit l'UE comme un projet fondamentalement socialiste. Mais son aversion pour l'UE prend en outre ses racines dans un nationalisme romantique. … Par son obstination, Klaus a en tout cas nui considérablement à la réputation internationale de la République tchèque."

» Ensemble de la revue de presse de mardi, 27. octobre 2009

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