Corriere del Ticino - Suisse | jeudi, 24. juin 2010
Le personnel de Fiat accepte des conditions difficiles
Le personnel de l'usine Fiat de Pomigliano d'Arco, près de Naples, a accepté par 62 pour cent des voix de larges modifications des contrats de travail. La seule alternative aurait été une fermeture de l'usine et le transfert de la production vers la Pologne. Le quotidien libéral Corriere del Ticino évoque un tournant historique dans les relations entre employeurs, syndicats et salariés : "Pour la première fois, des travailleurs ont désavoué la rigidité des tutelles de leur propre statut pour garantir leurs emplois - et aussi indirectement ceux qui s'opposaient au référendum [une partie du syndicat]. … Héritière d'une culture marxiste-léniniste, la pratique accordait jusqu'ici aux assemblées syndicales le pouvoir de décider de la nature des rapports avec les employeurs, dont le recours à la grève, avec la présomption que les ouvriers seuls ignoraient quels étaient leurs intérêts réels. Appelés à s'exprimer par référendum sur leurs propres intérêts, les salariés ont toutefois montré qu'ils savaient très bien en quoi ceux-ci consistaient : dans la défense de l'emploi devant de soi-disant garanties qui auraient au final contraint l'employeur à prendre des mesures radicales. … Ce n'est pas une défaite du syndicat, plutôt une victoire concrète de la démocratie."
» article intégral (lien externe, italien)
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