Helsingin Sanomat - Finlande | mercredi, 22. décembre 2010
La Suède méprise les victimes de viol
La poursuite pour agression sexuelle présumée du responsable de Wikileaks Julian Assange ne présente pas la justice suédoise sous un jour favorable. Celle-ci n'a jusque-là pas été très active au niveau international dans la poursuite des crimes sexuels, estime l'écrivaine Sofi Oksanen dans le quotidien Helsingin Sanomat : "La Suède a montré qu'elle se servait de sa législation sur les délits sexuels à des fins de politique étrangère, ce qui rabaisse les victimes de tels actes dans le monde. L'affaire Assange montre combien il est facile d'accuser quelqu'un. Cela est complètement incompréhensible pour de nombreuses victimes de viol. … Combien de collaborateurs de l'ONU ont dû répondre devant un tribunal des actes qu'ils ont commis dans les bordels créés pour eux dans les Balkans ? … Combien de violeurs dans les Balkans ont-ils été identifiés ? Quel est l'implication de la Suède sur ce plan ? Elle vient de montrer [avec le cas d'Assange] qu'elle était en mesure d'être active au niveau international dans un domaine où cela est pratiquement impossible."
» informations complémentaires (lien externe, finnois)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Droits de l’homme, » Criminalité, » Justice, » Finlande, » Suède, » Mondial
Tous les textes disponibles de » Sofi Oksanen
» Ensemble de la revue de presse de mercredi, 22. décembre 2010