À la une de lundi, 23. avril 2012
Hollande devance Sarkozy

Hollande a obtenu 28,6 pour cent des voix. (© AP/dapd)
Le premier tour des élections présidentielles françaises dimanche a tourné à la faveur du socialiste François Hollande, le président sortant Nicolas Sarkozy étant relégué à la deuxième place. La candidate de l'extrême droite, Marine Le Pen, est arrivée troisième. Ce résultat révèle le mécontentement des électeurs face à la politique de crise de Sarkozy, estiment les commentateurs, lesquels redoutent qu'une victoire de Hollande au second tour le 6 mai ne déstabilise l'UE.
Libération - FranceLa France doit lutter contre l'extrême droite
La présidente du Front National (d'extrême droite), Marine Le Pen, a obtenu environ 18 pour cent des voix au premier tour des élections présidentielles, soit plus que son père en 2002. La France devra à l'avenir lutter davantage contre ce courant à la droite de la droite, estime le quotidien de centre-gauche Libération : "Jamais l'extrême droite n'a été aussi forte en France. ... La France n'échappe pas au destin d'autres pays européens, où ces populismes 'new look', dédiabolisés dans la forme mais toujours aussi nocifs sur le fond, trouvent un écho toujours plus large auprès des électeurs. Et entraînent les partis conservateurs dans leur sillage. Face à cette nouvelle donne politique, le choix est désormais clair : formuler des réponses au désarroi et à la colère de pans entiers du pays, sans céder sur ce que sont les valeurs de la République. Sortir des crises économique, sociale et morale par le haut en décrivant ce que peut être l'avenir du pays, au lieu de faire vivre le mythe d'une France qui ne survivrait qu'en se refermant sur son histoire, en ressassant son passé, en restaurant ses frontières." (23.04.2012)
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El Mundo - EspagneUne victoire socialiste peut déstabiliser l'UE
Une possible victoire des socialistes français le 6 mai pourrait déstabiliser le noyau de l'Europe, redoute le quotidien conservateur El Mundo : "Jamais des élections présidentielles françaises n'ont été autant suivies par le reste de l'Europe. Car l'élection de Hollande - depuis hier plus vraisemblable que jamais - pourrait marquer un tournant dans la politique économique de l'UE relative à la crise. Le duo Merkel-Sarkozy, qui n'a autorisé pour assainir les économies en difficulté de la périphérie de l'Europe qu'un pacte de stabilité, serait dissout par la volonté des électeurs français. Le programme des socialistes français est incompatible avec la chancelière allemande. … Certains y voient un avantage pour l'Espagne, qui disposerait ainsi de plus de temps pour réduire son déficit budgétaire et pourrait alléger les coupes. Mais ils oublient que cela pourrait également créer une instabilité interne et des turbulences politiques et financières au sein de l'UE. Et c'est la dernière chose dont l'économie espagnole a besoin." (23.04.2012)
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To Vima Online - GrèceUn revers électoral pour l'Allemagne
La deuxième place obtenue par Nicolas Sarkozy au premier tour des élections présidentielles françaises est aussi un échec pour la politique allemande, estime le journal en ligne de centre-gauche To Vima : "Il l'a cherché cet échec. Car il a été élu président des Français mais s'est comporté pendant les 18 derniers mois en protecteur des Allemands. … Il a été battu pour avoir servi fidèlement la politique allemande sans broncher. … Une chose est sûre : les peuples d'Europe n'acceptent pas la politique imposée par l'Allemagne à la zone euro. … Quelle que soit l'issue du scrutin, ce qui s'est passé hier en France est la première phase de la fin de l'hégémonie allemande en Europe. Et Berlin le sait pertinemment." (23.04.2012)
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Süddeutsche Zeitung - AllemagneLes électeurs sanctionnent Sarkozy
Le président Sarkozy paye le prix de ses erreurs, estime le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung : "Sarkozy n'est pas parvenu à profiter de l'euphorie de 2007 et de sa position de force au Parlement pour transformer la France. Les quelques réformes comme le relèvement de l'âge de départ à la retraite à 62 ans n'y suffisent pas. La France est plus faible qu'il y a cinq ans sur le plan intérieur en tant que société, et à l'extérieur en tant que puissance économique. … Après cinq ans de Sarkozy, de nombreux Français ne croient plus à la puissance créatrice de la politique. Ils soupçonnent ce que signifie l'état de leur pays : plus de sacrifices pour moins de revenus. Cela suscite de la peur, de la frustration et de la colère. De nombreux citoyens ont ainsi suivi les démagogues europhobes et nationalistes de partis radicaux. Le score élevé de la populiste d'extrême droite Marine Le Pen est un mauvais présage pour toute l'Europe. L'alternative modérée, le socialiste Hollande, est susceptible de remporter le deuxième tour. Sans convaincre vraiment ses compatriotes." (23.04.2012)
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The Times - Royaume-UniIl faut des leaders forts pour l'UE
Au regard des graves problèmes de la zone euro, le quotidien conservateur The Times espère un leadership européen fort, quelle que soit l'issue des élections en France : "Les problèmes de la zone euro, à savoir des économies divergentes sous le poids d'une monnaie commune, des taux d'intérêt universels mais une inflation différente, l'incapacité des économies en difficulté comme la Grèce à dévaluer, ne sont pas prêts d'être résolus. … L'Europe a besoin d'un leadership dynamique et puissant, à une époque où celui-ci est en passe de disparaître. Que la zone euro puisse ou non continuer d'exister sous sa forme actuelle, il y a des problèmes structurels durables qui ne peuvent plus être ignorés." (23.04.2012)
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