À la une de mardi, 8. mai 2012
La Grèce en quête de gouvernement

Sept partis sont entrés au Parlement grec. (© AP/dapd)
En Grèce, le parti conservateur Nea Dimokratia a renoncé lundi à former une coalition. Avec 18,9 pour cent des voix aux élections législatives, il est devenu lundi la première force politique du pays. Il incombe désormais au leader de l'Alliance de la gauche radicale Syriza de former un gouvernement. Les commentateurs redoutent que la Grèce devienne bientôt ingouvernable et comptent sur François Hollande, opposé à l'austérité, pour changer la donne.
To Vima Online - GrèceHollande à la table des négociations
La Grèce se trouve dans l'expectative, écrit le quotidien de centre-gauche en ligne To Vima. Car la situation changera à la table des négociations avec la prise de fonction de François Hollande : "La Grèce joue ainsi la montre jusqu'à ce que Hollande devienne officiellement le nouveau président français. Est-ce important ? Très. Car personne ne sait encore pour l'instant comment Hollande va agir. Si celui-ci décide de soutenir la Grèce avec des projet pour une nouvelle politique de croissance, il y aura un changement. Si Hollande décide de s'asseoir alors à la table des négociations, le problème grec pourrait aussi bientôt devenir un nouveau problème européen. … Beaucoup à Athènes ne voient pas que Hollande, lui-même confronté à d'imminentes élections législatives, ne peut subitement laisser tomber ses aspirations à une politique de croissance européenne. Il ne peut soudainement se transformer en Sarkozy, uniquement parce que Berlin exercera logiquement des pressions. … Maintenant que la dictature Merkozy est terminée, d'autres pays pourront aussi s'exprimer positivement [à l'égard de la Grèce]." (08.05.2012)
» article intégral (lien externe, grec)
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Financial Times - Royaume-UniSans austérité, le chaos menace
Si la Grèce décide de rejeter l'austérité après les élections de dimanche, le pays risque le chaos et l'exclusion de la zone euro, redoute le journal économique libéral Financial Times : "Le problème grec est si aigu qu'on ne pourra pas simplement le résoudre avec quelques clauses habilement rédigées et ajoutées à un traité européen. La situation exige des décisions efficaces, précises et risquées. La Grèce va-t-elle prendre les devants et poursuivre les coupes budgétaires pour épargner plusieurs milliards d'euros supplémentaires au cours des prochains mois, comme le prévoit le dernier accord de sauvetage ? Dans le cas contraire, le FMI a fait clairement savoir qu'il ne validerait pas la prochaine tranche d'aide pour le pays. Cela signifierait à son tour une pénurie d'argent pour le gouvernement grec. Les coupes douloureuses mais supervisées dans les retraites et les salaires seraient alors remplacées par quelque chose de nettement plus chaotique et dangereux. Un départ forcé de la Grèce de la zone euro deviendrait également bien plus probable." (08.05.2012)
» article intégral (lien externe, anglais)
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Die Presse - AutricheLa Grèce au point mort après les élections
L'issue des élections en Grèce aura de graves conséquences, redoute le quotidien libéral-conservateur Die Presse : "Un happy-end est déjà quasi exclu. Car le problème grec n'est pas seulement celui de la dette, c'est le choix obstiné d'une inertie qui se manifeste maintenant politiquement. … Pas besoin de l'oracle de Delphes pour savoir où cela se terminera. Si les mesures d'assainissement convenues sont désormais bloquées par les partis populistes renforcés au Parlement, la prochaine tranche d'aide prévue pour le mois de juin sera menacée. Dans l'hypothèse de nouvelles élections, les réformes nécessaires à l'aménagement de la politique de recettes et de dépenses sera à nouveau retardée de plusieurs mois. La paralysie perdurera et les pays donateurs européens seront à court d'arguments sur le plan national pour verser de nouveaux crédits à Athènes." (08.05.2012)
» article intégral (lien externe, allemand)
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Le Soir - BelgiqueAthènes a besoin de Hollande
Après l'échec de la formation d'une coalition gouvernementale en Grèce, la balle est dans le camp du futur président français Hollande, estime le quotidien de centre-gauche Le Soir : "Il faut prendre acte du résultat de leurs législatives, le respecter comme chaque expression de la démocratie, et se garder de toute stigmatisation de la Grèce ou des Grecs - ce dernier conseil valant essentiellement pour les Allemands et les autres 'Triple A' de la zone euro. ... Il faut surtout s'atteler à la recherche d'une issue ! ... François Hollande candidat a abondamment critiqué l'austérité à tout crin. Il a souvent aussi évoqué le cas grec comme un contre-exemple de solution. Que le nouveau président français s'empare à présent du problème grec ! Qu'il nous montre, au-delà des formules qui flattent l'oreille, ce qu'il a dans le ventre ! La Grèce et l'Union lui sauraient évidemment gré de toute initiative. Et il pourrait ainsi, dans l'hypothèse d'un succès, asseoir très rapidement l'autorité internationale qui lui fait encore défaut." (08.05.2012)
» article intégral (lien externe, français)
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Público - PortugalLa Grèce en crash-test
Les élections en Grèce sont plus importantes pour l'Europe que celles qui ont eu lieu en France car elles devraient montrer si la démocratie fonctionne aussi en période de crise, écrit le quotidien libéral Público : "Il y a une grande différence entre une secousse sismique et un tremblement de terre. Les résultats du scrutin français seront ainsi beaucoup moins importants pour la postérité que les élections grecques. La victoire de Hollande va certes assouplir le diktat d'austérité de Bruxelles, sans toutefois le changer vraiment. … En ce qui concerne la Grèce, la crainte grandit que le pays devienne ingouvernable. … Sans pour autant se remettre en question, la France a affiché une unité politique évidente. Dans sa situation désespérée, la Grèce a de son côté détruit cette unité. La Grèce est devenue ainsi le crash-test pour l'avenir de la démocratie dans des pays comme le Portugal." (08.05.2012)
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