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À la une de mercredi, 11. juillet 2012


L'Eurogroupe fait progresser le MES

Le ministre des Finances espagnol De Guindos et le Premier ministre italien Monti. Leurs pays ont demandé que le MES rachète des obligations d'Etat. (© AP/dapd)

Les ministres des Finances européens ont préparé à Bruxelles un élargissement du MES. Le fonds de sauvetage devra à l'avenir pouvoir racheter des obligations d'Etat. Le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker estime également qu'il sera possible de recapitaliser directement les banques moribondes. La consolidation du MES est exactement ce qu'il faut aux Etats en difficulté, estiment certains commentateurs qui parlent d'une expérience où l'Espagne a le rôle de cobaye.


La Stampa - Italie

Des aides plus faciles pour les pays en difficulté

Les ministres des Finances de l'Eurogroupe ont préparé lors de leur rencontre d'autres démarches afin de permettre à l'avenir au MES de racheter des obligations d'Etat de pays en difficulté. L'Italie et l'Espagne avaient imposé cette évolution du Fonds européen de stabilité financière lors du sommet de l'UE fin juin. Le quotidien libéral La Stampa se réjouit que les efforts du Premier ministre italien Mario Monti semblent porter leurs fruits : "Il s'agit d'un mécanisme d'aides appliqué dans l'intérêt de la zone euro pour atténuer des problèmes causés par des tiers. C'est pourquoi ce mécanisme présente deux caractéristiques : ce n'est pas au pays concerné de demander l'aide, mais c'est le fonds chargé d'assurer la stabilité du système de la zone euro qui décide de façon autonome les aides à accorder. De plus, le mécanisme ne dépend pas de la réussite des mesures d'austérité supplémentaires car il est utilisé par des pays respectant le pacte de stabilité européen. … La tentative de Monti de convaincre ses homologues européens d'une interprétation des traités européens permettant cette nouvelle forme d'aides semble être couronnée de succès." (11.07.2012)


Cinco Días - Espagne

L'expérience de l'Espagne semble porter ses fruits

L'accord sur les sauvetages des banques en Espagne peut devenir un fil directeur pour la surveillance des banques dans la zone euro, estime le quotidien économique Cinco Días : "Le mémorandum fixant les conditions de l'UE pour le sauvetage des banques espagnoles en crise est le meilleur guide pour l'institution qui assurera à l'avenir la supervision commune des banques de la zone euro. Elle permettra de recapitaliser des banques en difficulté sans avoir recours à l'Etat, d'isoler le risque de la banque sans affecter les dettes publiques et d'équilibrer les conditions générales pour tous les établissements bancaires du continent. L'Espagne a servi de cobaye pour faire les premiers pas dans une direction contre laquelle les pays du Nord se sont opposés : dans le sens d'une union bancaire européenne et d'une supervision commune des banques de sorte que les banques espagnoles en difficultés, en particulier les caisses d'épargnes nationalisées, puissent être sauvées." (11.07.2012)


Der Standard - Autriche

Un tas de pays en querelle

Le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker a été reconduit à la tête de l'Eurogroupe. Le fait que les ministres des Finances à Bruxelles n'aient pas pu se mettre d'accord sur un autre successeur à Juncker, bien que ce dernier veuille quitter sa fonction, montre à quel point les pays de l'Euro sont déchirés, commente le quotidien de centre-gauche Der Standard : "Ce Juncker fatigué devient involontairement le symbole de ce qui en réalité fait le plus défaut aux gouvernements des pays de l'Union européenne : la confiance réciproque. Mais si cette union monétaire apparemment si puissante et forte n'est même pas capable de résoudre une simple question de ressources humaines, comment ses membres arriveraient-ils à trouver des accords pour toutes ces décisions de fond complexes et d'un prix exorbitant nécessaires pour maîtriser la crise ? ... La zone euro se présente comme une communauté marquée par des querelles et dont la puissance motrice est faible. Leurs dirigeants manquent d'autorité dans leur prise de décisions. Tant que cette situation perdurera, on pourra continuer à donner autant de milliards d'aides européennes qu'on veut sans que cela ne change la donne." (11.07.2012)


» Ensemble de la revue de presse de mercredi, 11. juillet 2012

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