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À la une de mardi, 18. août 2009


Obama lâche du lest


Dans la polémique entourant la réforme du système de santé américain, le président Barack Obama prend du recul par rapport à la revendication d'une assurance santé publique. Pour la ministre de la Santé Kathleen Sebelius, la création de mutuelles serait un compromis imaginable. Marche arrière ou pragmatisme nécessaire ?


Der Standard - Autriche

Son pragmatisme dans la réforme de la santé devrait permettre au président américain Barack Obama une conduite tactique entre les écueils de la politique du Congrès, écrit le quotidien Der Standard : "Un coup de maître sous la forme d'une stratégie du 'tout ou rien', comme l'exige par exemple le prix Nobel Paul Krugman, … échouerait certainement. La meilleure chance pour le système de santé est un processus de transformation étendu et progressif qui ôte petit à petit aux Américains la crainte reposant sur le fait que l'Etat tienne un rôle trop important. Mais si ce premier pas réalisé sous un président populaire s'avérait trop modeste, ce serait une occasion ratée. Dans les prochaines semaines, Obama doit au moins veiller à ce que, à force de pragmatisme, ses objectifs principaux - à savoir la protection d'une assurance pour tous et un meilleur contrôle des coûts – ne soient pas balayés." (18.08.2009)


Der Tagesspiegel - Allemagne

Avec sa disposition au compromis dans la réforme du système de santé, le président américain Barack Obama fait preuve du pragmatisme nécessaire, écrit le quotidien progressiste Der Tagesspiegel : "Les Etats-Unis font eux-mêmes progressivement d'Obama, cet homme politique d'exception, un vrai Américain. Lui non plus n'obtiendra pas de majorité pour l'introduction d'une assurance maladie universelle, bien qu'il l'ait proposée de manière plus intelligente que les Clinton il y a 15 ans. … Obama sait ce qu'il peut et ce qu'il ne peut pas exiger de sa nation. Il y aura bien une réforme du système de santé. Mais ce qui sera susceptible de recueillir la majorité au final, sera bien loin de ce qui avait été promis dans la campagne électorale. Il ne s'agit plus depuis longtemps de ceux qui ne sont pas assurés. Ceux-ci ne représentent que 15 pour cent des citoyens et seulement 10 pour cent des électeurs. La priorité est désormais donnée à la liberté de choix des personnes assurées. Dans la liberté telle que la comprennent les Américains, il y a également la liberté de payer trop pour une assurance de santé comparativement inférieure." (18.08.2009)


To Ethnos - Grèce

Dans le quotidien de gauche To Ethnos, Nikos Bistis, membre du Conseil national du Mouvement socialiste panhellénique (PASOK), évoque la réforme du système de santé du président américain Barack Obama : "C'est une mesure qui présente au niveau idéologique un coût très important pour la droite américaine. Elle se heurte à l'individualisme, valeur profondément ancrée dans la société américaine. … C'est une question taboue à laquelle aucun président démocrate hormis [Bill] Clinton - qui a dû retirer le projet de loi après un échec retentissant - n'a osé s'attaquer. Le secteur privé et les entreprises d'assurance dépensent beaucoup d'argent pour une campagne de publicité négative [contre la réforme du système de santé]. Aucun sénateur républicain n'a changé de point de vue, bien qu'Obama ait effectué des modifications dans son projet de loi. Au contraire, de nombreux démocrates dépendant du lobby des assurances montrent même ouvertement leur obstination. Cette question va-t-elle constituer la première grande défaite d'Obama ?" (17.08.2009)


The Daily Telegraph - Royaume-Uni

Le système de santé public britannique NHS est souvent cité comme exemple dans le débat sur la réforme du système de santé américain. Il ne devrait pourtant pas être exempt de critiques en Grande-Bretagne, écrit Philip Johnston dans son blog pour le quotidien conservateur The Daily Telegraph : "Quel est le problème avec la politique dans ce pays qui fait que l'on se fait huer si l'on conteste les conventions existantes ? On est calomnié et déclaré fou. On n'est pas pris au sérieux, même quand ce que l'on dit est raisonnable. Le dernier à avoir été banni et condamné à l'enfer des excentriques est l'eurodéputé Daniel Hannan. … Il avait osé remettre en question le consensus sur le financement et la structure du NHS. Car au final, qu'est-ce qui pourrait au juste être inadapté dans une institution établie il y a plus de 60 ans, dans l'immédiate après-guerre, et quasiment inchangée depuis ? … Il existe dans notre pays une grande association égoïste de fonctionnaires, d'inspecteurs et de consultants qui ne font que perpétuer un système aussi inefficace que gaspilleur." (17.08.2009)


» Ensemble de la revue de presse de mardi, 18. août 2009

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