À la une de vendredi, 18. septembre 2009
Les Etats-Unis abandonnent le bouclier antimissile
Après des années de protestation de la part de la Russie, le président américain Barack Obama veut abandonner les projets de son prédécesseur George W. Bush qui prévoyaient la construction d'un bouclier antimissile en Pologne et en République tchèque. Obama a déclaré jeudi à Washington qu'un nouveau système de protection contre des missiles à courte et moyenne portée iraniens serait développé à la place. La presse européenne commente ce changement de cap dans la politique étrangère américaine.
Gazeta Wyborcza - Pologne
Même après le renoncement au bouclier antimissile en Europe centrale et orientale, les Etats-Unis devraient rester un partenaire important de la Pologne, écrit Bartosz Węglarczyk dans le quotidien progressiste Gazeta Wyborcza : "La Pologne continue à avoir besoin des Etats-Unis comme allié fort. Le bouclier antimissile devait constituer le fondement de cette alliance et désormais nous devons attendre un remplaçant. Suite à la décision prise hier par la Maison Blanche de renoncer à la construction du bouclier antimissile en Pologne et en République tchèque, les relations entre Varsovie et Washington doivent changer. 2009 marque le terme de l'alliance étroite [avec les Etats-Unis] qui a duré assez longtemps, environ dix ans. Il faut que nous poursuivions cette alliance mais sur d'autres bases. L'Amérique reste toujours la superpuissance la plus importante au monde, même si elle s'affaiblit. Et ses intérêts et ses valeurs fondamentales se recoupent avec les nôtres." (18.09.2009)
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Aktuálně.cz - République tchèque
Le portail Internet Aktuálně.cz écrit à propos de la décision des Etats-Unis d'abandonner les projets de système de protection antimissile en Pologne et en République tchèque : "De son prédécesseur, Barack Obama a hérité du projet prévoyant la construction d'un radar en République tchèque et d'un bouclier antimissile en Pologne. Les personnes entourant George [W.] Bush avaient à l'époque déjà préparé les accords avec les gouvernements tchèque et polonais. Dès le début, le premier homme des Etats-Unis [Obama] a adopté une attitude étrange à ce sujet. Et ce pour trois raisons : les coûts élevés, la fiabilité douteuse du système et surtout le mécontentement exprimé haut et fort au Kremlin. De l'autre côté, il y avait les efforts de la Maison Blanche pour protéger le monde de la menace de l'Iran et tenir la promesse faite aux alliés. … Enfin, les problèmes de politique intérieure de la République tchèque et de la Pologne [de rendre le projet attrayant aux yeux de leur population] ont également constitué pour le nouveau gouvernement un argument en faveur d'un arrêt du projet. … Les critiques voient dans cette évolution une victoire du Kremlin avec lequel la Maison Blanche tente un nouveau départ." (17.09.2009)
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Sydsvenskan - Suède
Le quotidien de Malmö Sydsvenska Dagbladet estime que la décision des Etats-Unis de sacrifier le bouclier nucléaire pour protéger les bonnes relations avec la Russie est positive : "[Le président américain Barack] Obama veut détendre les relations glaciales avec la Russie. Et ici il en va d'un problème aigu entre Washington et Moscou, à savoir la possibilité de former une coalition internationale de poids contre l'Iran. … Le 1er octobre auront lieu de nouvelles négociations et l'Iran voudra parler de tout et pas seulement de la direction que vise le développement nucléaire. Avant cette rencontre, Obama doit assurer ses arrières pour procéder à d'autres sanctions. Si l'on considère l'avancée déjà importante du programme nucléaire de l'Iran, cela sera peut-être la dernière chance de présenter aux mollahs une offre qu'ils ne pourront pas refuser. Le bouclier atomique apparaît, sous cet aspect, un sacrifice de pion acceptable." (18.09.2009)
» article intégral (lien externe, suédois)
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Die Presse - Autriche
Pour le quotidien Die Presse, le fait que le président américain Barack Obama renonce au bouclier antimissile en Pologne et en République tchèque a un effet négatif sur les relations diplomatiques entre les Etats-Unis et l'Europe centrale et orientale : "De nombreux Polonais et Tchèques sont déçus et choqués par la décision prise hier par Obama. Ils avaient espéré du système de protection antimissile une relation particulièrement étroite avec les Etats-Unis, et une protection de leur part. Mais comme le disait Obama hier, le renoncement au bouclier antimissile n'a en aucun cas diminué les garanties de protection de la part de l'Occident envers la Pologne et la République tchèque. Après avoir été aussi dorlotés par [George W.] Bush, les habitants d'Europe centrale et orientale se sentent jusqu'à présent grandement négligés par le gouvernement Obama. Mais une augmentation des attentions et une habilité diplomatique et psychologique devraient permettre à Obama de regagner ces amis fidèles des Etats-Unis." (18.09.2009)
» article intégral (lien externe, allemand)
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» Ensemble de la revue de presse de vendredi, 18. septembre 2009