À la une de mardi, 29. septembre 2009
Que vont devenir les sociaux-démocrates ?
Après leur lourde défaite aux élections législatives, les sociaux-démocrates allemands figureront dans l'opposition avec 23 pour cent des voix. Le SPD faisait jusque-là partie de l'alliance gouvernementale de la grande coalition avec les chrétiens-démocrates. La presse européenne discute de l'avenir des sociaux-démocrates malmenés et de leurs relations avec le parti de gauche Die Linke.
Népszabadság - Hongrie
Le quotidien progressiste de gauche Népszabadság commente l'amère défaite du SPD aux élections législatives en Allemagne : "Après onze ans au gouvernement, les sociaux-démocrates allemands sont au plus bas. Leur maigre résultat aux élections (23 %) signifie également que la différence avec les Verts et le parti de gauche rouge vif Die Linke a fortement diminué. Il n'y a pas si longtemps, en 1998, le SPD, en tant que force dominante de la gauche, pouvait encore rassembler 41 pour cent des suffrages. … Nous avons déjà pu observer dans d'autres pays d'Europe ce qui est arrivé au SPD. Le temps où les faibles sur le plan social étaient représentés par un grand parti populaire est révolu. En plus de cela, le SPD s'est vu confronté deux fois en peu de temps à une concurrence de gauche. Ils ont d'abord perdu une partie de leur électorat au profit des Verts, puis ensuite du parti de gauche Die Linke. Jusqu'ici, le SPD n'a pas pu trouver de réponse à l'ère de la mondialisation et ne parvient pas à s'entendre avec les autres partis de gauche. Il semble qu'il se trouve actuellement dans une voie sans issue." (29.09.2009)
» article intégral (lien externe, hongrois)
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De Volkskrant - Pays-Bas
Après sa défaite aux élections législatives, le SPD doit suivre un nouveau cap, estime le quotidien progressiste de gauche De Volkskrant : "Comme en France, en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas, la social-démocratie subit une forte pression en Allemagne. L'électeur allemand considère [la chancelière chrétienne-démocrate Angela] Merkel … comme une gestionnaire de crise plus fiable que le social-démocrate [et candidat malheureux à la chancellerie] Frank-Walter Steinmeier. Cela contraint le SPD à regagner sa confiance en soi et sa force d'attraction dans l'opposition. Il doit pour cela tenir compte du fait qu'il a perdu la plupart de ses électeurs au profit des autres partis concurrents de gauche. Ainsi, il semble évident que le SPD essayera de récupérer ses partisans en affichant un profil 'plus à gauche'. Cela implique, selon les différents avis, un rapprochement avec le parti Die Linke, jusque là considéré comme paria par le SPD. Le rassemblement de centre-gauche ne peut être une alternative à celui de centre-droite que s'il dépasse ses divisions internes. Une grande coalition n'apporte rien au SPD." (29.09.2009)
» article intégral (lien externe, néerlandais)
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Lidové noviny - République tchèque
"Alors que les sociaux-démocrates ont dû subir la pire défaite de l'histoire d'après-guerre lors des élections législatives, le parti Die Linke jubile", constate le quotidien conservateur Lidové Noviny. "Die Linke, une alliance entre des déviationnistes issus de la social-démocratie et d'anciens communistes de l'Allemagne de l'Est, a obtenu plus de voix qu'elle n'en a jamais eu. Avec douze pour cent, elle s'est placée parmi les principaux partis allemands, et même devant les Verts, ceux-ci ayant néanmoins célébré également leurs dix pour cent. … Le parti n'est pas loin d'atteindre son objectif visant à devenir un parti populaire, du moins en Allemagne de l'Est. Il est possible que lors des prochaines élections, l'ancienne RDA devienne aussi unicolore que la Bavière, qui est traditionnellement dominée depuis la fin de la guerre par les chrétiens-sociaux. … Et le prochain objectif du parti Die Linke ? Un plus grand nombre de coalitions gouvernementales avec les sociaux-démocrates dans les lands, déclare Lafontaine. Ce qui n'est qu'un préambule à une alliance rouge-rouge au sein de la République fédérale. Peut-être même dès les prochaines élections." (29.09.2009)
» article intégral (lien externe, tchèque)
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La Repubblica - Italie
Face à la défaite électorale des sociaux-démocrates allemands et à la position difficile du Labour britannique, Anthony Giddens distingue dans le quotidien progressiste de gauche La Repubblica deux raisons au déclin d'une politique de centre-gauche en Europe : "La première, c'est que la crise a amplifié les divisions au sein de la gauche en augmentant le radicalisme de ceux qui ont rejeté … le réformisme. Dans de nombreux pays, la séparation entre gauche réformiste et gauche radicale s'est aggravée en raison de la crise économique. … L'Europe se trouve [en outre] confrontée aujourd'hui à de nouveaux problèmes qui la préoccupent : immigration, criminalité, quête d'une identité nationale face à la mondialisation. … Le camp de centre-gauche a besoin de deux choses aujourd'hui : l'élaboration d'une nouvelle pensée politique nécessaire pour traiter les nouveaux problèmes que présente un monde radicalement transformé, et la capacité à réunir toutes ses forces en mettant fin à la séparation entre modérés et radicaux [dans ses propres rangs]." (29.09.2009)
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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» Ensemble de la revue de presse de mardi, 29. septembre 2009