À la une de mardi, 6. octobre 2009
Les socialistes remportent les élections en Grèce
Les socialistes ont remporté les élections législatives anticipées dimanche en Grèce. Avec 44 pour cent des voix, le Mouvement socialiste panhellénique (Pasok) de Giorgos Papandreou devient la force dominante et remplace ainsi le parti conservateur Nea Dimokratia de Kostas Karamanlis au gouvernement. La presse européenne commente les résultats des élections et les attentes vis-à-vis de Papandreou.
To Ethnos - Grèce
Le quotidien progressiste de gauche To Ethnos revient sur la victoire électorale des socialistes en Grèce : "Le vote n'a pas seulement été une sanction contre le [parti] Nea Dimokratia et [son chef] Kostas Karamanlis en personne. Il n'a pas non plus été l'expression de la colère. Cela a été un vote positif … qui s'est basé sur un programme de sortie de crise qui porte les caractéristiques claires de la social-démocratie de gauche moderne. Celui-ci [le nouveau programme] a supplanté un agenda conservateur qui était un mélange étrange entre le [rassemblement populaire orthodoxe] LAOS et le conservatisme de droite libérale [de la Nea Dimokratia]. En ce sens, la victoire de [Giorgos] Papandreou est un message qui éveillera l'intérêt dans toute l'Europe. Car ce message se différencie des pratiques habituelles des partis sociaux-démocrates européens qui se trouvent depuis quelque temps dans une situation difficile." (05.10.2009)
» article intégral (lien externe, grec)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Intérieure, » Grèce
Tous les textes disponibles de » Panagiotis Panagiotou
Keskisuomalainen - Finlande
Suite à la victoire des socialistes lors des élections législatives anticipées en Grèce, le quotidien Keskisuomalainen écrit que d'autres pays pourraient en retirer une leçon : "La force de l'économie grecque réside dans sa marine marchande, la plus importante d'Europe et la cinquième plus importante au monde. En outre, le secteur du tourisme se développe rapidement dans le pays. Si le nouveau gouvernement parvient à améliorer les conditions de croissance dans les secteurs traditionnels et à poursuivre les réformes engagées par le gouvernement précédent, il est possible que l'essor en Grèce se présente mieux que dans d'autres pays de l'UE. Il y a eu des débats sur les pertes des sociaux-démocrates et de la gauche en Europe, suite notamment aux élections législatives en Allemagne. Les élections législatives grecques montrent cependant que l'opinion publique peut aussi se tourner majoritairement vers la gauche. Il est désormais probable que les dirigeants de la social-démocratie européenne tirent les leçons du programme électoral du parti de Giorgos Papandreou, le Pasok." (06.10.2009)
» article intégral (lien externe, finnois)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Vision du monde, » Élections, » Grèce, » Europe
The Guardian - Royaume-Uni
Le quotidien progressiste de gauche The Guardian se réjouit de la victoire du parti socialiste Pasok en Grèce : "L'élection d'un gouvernement socialiste de centre-gauche en Grèce va à l'encontre de la tendance d'une Union européenne qui bascule à droite. La bonne nouvelle, c'est que la Grèce a trouvé en la personne de Giorgos Papandreou un Premier ministre honorable qui dispose aussi d'une vision pour son pays. … Papandreou ne célébrera pas longtemps sa lune de miel. Son gouvernement va demander à Bruxelles un rallongement de deux ans de la durée lors de laquelle le déficit budgétaire, déjà le deuxième plus élevé en Europe, doit être réduit de moitié. Mais en retour, Bruxelles demandera une réforme fondamentale du système de retraites grec, ce qui nécessitera un accord de la part des syndicats du secteur public. Papandreou devra administrer mais surtout diriger un pays touché par la crise - une tâche autrement plus difficile." (06.10.2009)
» article intégral (lien externe, anglais)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Élections, » Social, » Grèce
Die Welt - Allemagne
Le quotidien conservateur Die Welt évoque la victoire des socialistes de Giorgos Papandreou en Grèce : "Peu de Grecs seulement pensent toutefois que le pays changera de manière déterminante maintenant que le clan Papandreou est de nouveau au pouvoir. … Car désormais, chaque groupe qui estime ses intérêts menacés peut empêcher des réformes en descendant bruyamment voire même violemment dans les rues. Ainsi [Kostas] Karamanlis n'est parvenu ni à supprimer la bureaucratie, ni à ouvrir le marché du travail ou à réformer le système de santé et des retraites. Ne parlons même pas des finances indigentes. Il a également failli à établir un cadastre des sols qui compliquerait la vie aux incendiaires. La Grèce souffre d'une coalition du manque de courage, conclue par les politiques et les citoyens. Mais le pays ne peut plus se permettre cette confortable léthargie. Papandreou devrait changer fondamentalement la façon dont la politique est faite depuis des décennies. On peut se demander si le descendant d'une dynastie est la personne qu'il faut pour cela." (06.10.2009)
» informations complémentaires (lien externe, allemand)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Intérieure, » Élections, » Grèce
Tous les textes disponibles de » Clemens Wergin
Neue Zürcher Zeitung - Suisse
Le chef du parti socialiste Pasok, Giorgos Papandreou, a déclaré la guerre à la corruption et au clientélisme en Grèce suite à sa victoire électorale. Il dispose toutefois de peu de temps car les problèmes sociaux et économiques du pays sont accablants, écrit le quotidien Neue Zürcher Zeitung : "Le politique conservateur [Kostas] Karamanlis s'était présenté devant les électeurs en 2004 en promettant d'éradiquer la corruption galopante et de mieux administrer l'Etat. … A l'instar de Karamanlis, Giorgos Papandreou s'est également présenté avec la promesse de lutter impitoyablement contre la corruption. Il a promis la transparence dans l'attribution des commandes de l'Etat. Il était jusqu'ici souvent d'usage d'attribuer les grandes commandes de l'Etat à des entrepreneurs qui convenaient au parti au gouvernement, ce qui attisait la corruption. Le social-démocrate doit désormais montrer qu'il saura avoir plus de succès que son rival conservateur dans le rôle d'honnête homme de la nation. Le temps presse ici aussi. Car les électeurs attendent des résultats rapides." (05.10.2009)
» article intégral (lien externe, allemand)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Intérieure, » Grèce
Tous les textes disponibles de » Amalia van Gent
» Ensemble de la revue de presse de mardi, 6. octobre 2009