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À la une de lundi, 19. octobre 2009


Klaus abandonne son attitude de blocage


Le président tchèque eurosceptique, Václav Klaus, a pour la première fois laissé entendre qu'il signerait bientôt le traité de Lisbonne. Il demande que l'UE approuve une clause empêchant que les expulsés allemands puissent demander réparation pour les biens dont ils ont été collectivement expropriés après la Seconde Guerre mondiale, en s'appuyant sur la Charte européenne des droits fondamentaux. Dans le même temps, le Premier ministre slovaque Robert Fico a annoncé dimanche, à la télévision tchèque, vouloir obtenir pour son pays une disposition d'exception semblable à celle demandée par la République tchèque.


Der Standard - Autriche

Le quotidien Der Standard qualifie de raisonnable l'annonce du président tchèque Václav Klaus de vouloir signer le traité de réforme de l'UE. "Pratiquement personne n'a prétendu que le traité de Lisbonne était la réponse à tous les maux. Mais après dix ans de luttes, on a urgemment besoin de ces nouvelles règles du jeu pour une communauté qui s'est agrandie. Celles-ci apportent de réels progrès démocratiques, comme par exemple un net renforcement du Parlement européen. Si le train de Lisbonne entrait désormais en gare, on assisterait bientôt à une grande agitation sur les quais où attendent les pays membres. Le nouveau traité de Lisbonne pourrait déjà entrer en vigueur d'ici le début de l'année prochaine. Une nouvelle Commission de l'UE, un président et un ministre des Affaires étrangères de l'UE doivent d'ici là être élus." (19.10.2009)


Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Le quotidien progressiste de gauche Süddeutsche Zeitung se réjouit du signal envoyé par le président tchèque indiquant qu'il abandonnerait son blocage au traité de Lisbonne : "Les chefs des gouvernements européens peuvent désormais négocier avec plus de sérénité pour parvenir à une formule qui concilie les opposés : la mauvaise tête de Prague peut sauver la face sans pour autant que l'on cède à sa volonté. Le reste fait partie de l'histoire. Ce qui compte après coup, c'est la rupture que le traité de Lisbonne représentera pour la nouvelle organisation de l'Union. Celui-ci compliquera les envies d'intrigues de certains pays qui pourraient, seuls, faire pression sur tous les autres. Vaclav Klaus a atteint la limite du supportable. … Le mot-clé qui en ressort est l'expulsion des Allemands des Sudètes et des Hongrois hors de Tchécoslovaquie, après 1945, par l'intermédiaire de ce que l'on a appelé les décrets Beneš. Le fait que ce passé revienne à l'ordre du jour de l'UE rend une nouvelle discussion moins partiale sur ce thème d'autant plus nécessaire. Mais cela ne la rend pas plus facile pour autant." (19.10.2009)


Hospodářské noviny - République tchèque

Le journal économique Hospodářské Noviny commente les déclarations du Premier ministre slovaque, Robert Fico, indiquant son intention de s'associer à la demande du président tchèque Václav Klaus en vue d'obtenir une clause additionnelle au traité de Lisbonne : "En Europe centrale, personne ne peut jouer avec le virus des décrets Beneš sans avoir à en assumer les conséquences. La déclaration de Fico pourrait n'être que le début d'une épidémie. Il est difficilement imaginable qu'une garantie pour la République tchèque et la Slovaquie ne suscite pas d'indignation en Hongrie. … Tout cela commence à faire penser à l'accès de fièvre nationaliste de 2002 en Europe centrale, lorsque le Premier ministre tchèque de l'époque, Miloš Zeman, avait qualifié les Allemands des Sudètes de cinquième colonne [un groupe subversif travaillant pour Hitler] qui n'auraient eu que ce qu'ils méritaient." (19.10.2009)


» Ensemble de la revue de presse de lundi, 19. octobre 2009

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