À la une de lundi, 2. novembre 2009
Abdullah qualifie le deuxième tour de farce
Le leader de l'opposition afghane, Abdullah Abdullah, a retiré dimanche sa candidature au deuxième tour des élections présidentielles. Il redoute de nouvelles fraudes électorales. Le président Hamid Karzaï sera ainsi l'unique candidat lors du scrutin de samedi prochain, ce qui nuira considérablement à sa légitimité.
Der Standard - Autriche
La légitimité du président afghan, Hamid Karzaï, est désormais définitivement affaiblie par la fraude électorale et l'abandon de son adversaire, Abdullah Abdullah. L'Occident doit désormais demander des comptes à Karzaï, écrit le quotidien Der Standard: "Hamid Karzaï, qui a longtemps pu tromper le gouvernement du président américain Georges W. Bush, ne peut plus se soustraire aujourd'hui à la lumière des projecteurs. Le successeur de Bush, Barack Obama, doit mettre le Pachtoune sous pression ; si besoin est, divulguer au public afghan les actes manqués de Kaboul ; menacer de bloquer l'approvisionnement en moyens financiers ; placer des personnes de confiance dans le cabinet de Karzaï ; élargir en fait la base politique et insister pour obtenir un gouvernement d'unité nationale en y faisant participer Abdullah Abdullah. … La fraude électorale de Karzaï est l'occasion de s'engager davantage en Afghanistan, et non l'inverse." (02.11.2009)
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Tous les textes disponibles de » Markus Bernath
Postimees - Estonie
Le retrait du leader de l'opposition, Abdullah Abdullah, n'aura pas de conséquences graves, estime le quotidien Postimees : "Le président sortant, Hamid Karzaï, serait dans tous les cas certain de l'emporter, car les chances d'Abdullah sont minimes. En outre, personne n'ose croire que le deuxième tour des élections se déroulera de façon plus honnête ni que le scrutin disposera d'une plus grande légitimité. Si le niveau de la participation chute alors davantage, cela affaiblira encore un peu plus l'importance de la voix du peuple. Abdullah a renoncé pacifiquement et n'a pas non plus appelé à des manifestations ou à un boycott. Il reste à espérer qu'il poursuivra à l'avenir une politique d'opposition constructive. Peut-être que le président Karzaï décidera même de le faire participer, ce qui serait une bonne solution." (02.11.2009)
» article intégral (lien externe, estonien)
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Mladá fronta Dnes - République tchèque
Le quotidien progressiste Mladá Fronta Dnes qualifie d'impasse la situation politique actuelle en Afghanistan avant le deuxième tour des élections présidentielles : "L'Occident et l'Afghanistan n'ont que deux possibilités, et l'une d'entre elles est plus mauvaise que l'autre : soit il n'y aura pas de deuxième tour, soit il y en aura un exclusivement avec Kazaï. Les deux variantes ridiculisent aussi bien le régime que l'Occident qui le soutient. … Tout cela est le résultat de huit ans d'efforts pour établir la démocratie au Moyen-Orient et moderniser le Moyen Âge. … Mais cette tragédie a également une dimension comique. Si [l'adversaire de Karzaï Abdullah] Abdullah plie bagages, le troisième du premier tour, Ramazan Bashardost, pourrait également monter sur le ring. Seulement celui-ci déclare que Karzaï et Abdullah ont réalisé de telles fraudes lors du premier tour qu'ils pourraient obtenir le prix Nobel de la tromperie." (02.11.2009)
» informations complémentaires (lien externe, tchèque)
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Tous les textes disponibles de » Milan Vodička
Sydsvenskan - Suède
Le quotidien Sydsvenska Dagbladet se penche sur la situation difficile en Afghanistan, après l'annonce de l'adversaire du président sortant Hamid Karzaï, Abdullah Abdullah, de se retirer du deuxième tour: "La situation sécuritaire en Afghanistan est très préoccupante. D'un point de vue purement logistique, c'est un défi complexe que d'organiser un scrutin dans un pays en grande partie inaccessible, notamment en hiver. Mais cela ne change rien à la décision de la communauté internationale : la démocratie n'apaisera pas la violence. … Les Afghans doivent donner leur voix dans un vote équitable. Même le chef de la commission électorale afghane, l'IEC, Daoud Ali Najafi, dit clairement : 'Si l'on se base sur la loi électorale et sur la Constitution, un deuxième tour est nécessaire'. Cela a l'air simple, mais ce sera compliqué." (02.11.2009)
» article intégral (lien externe, suédois)
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» Ensemble de la revue de presse de lundi, 2. novembre 2009