À la une de mardi, 2. mars 2010
L'UE augmente la pression sur la Grèce
Le Commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, a demandé lundi à la Grèce de faire plus pour réduire sa dette publique élevée. Il est urgent que l'Europe apporte son aide, estime la presse, mais le pays doit également faire preuve d'initiative.
Ta Nea - Grèce
Epargner ne suffit pas pour sortir de la crise de la dette, écrit le quotidien Ta Nea. La Grèce devrait également renforcer son économie : "Le gouvernement doit se concentrer sur deux choses. Premièrement, sur l'application juste et efficace des mesures d'économie. … L'annonce des mesures à elle seule ne suffit pourtant pas. En 2005 par exemple, la TVA a été augmentée mais cela n'a pas entraîné de hausse des revenus de l'Etat. Au contraire, ceux-ci ont même reculé ! La même chose risque de se passer. Car les mécanismes de contrôle de l'Etat sont détruits. … Deuxièmement, ce pays a besoin d'une perspective de développement. Le gouvernement tarde à annoncer des mesures dans ce sens. Il doit présenter et mettre en œuvre un ensemble de mesures pour renforcer l'économie réelle, créer des emplois et augmenter le produit intérieur brut. Dans le cas contraire, on cherchera en vain des recettes fiscales, car il n'y aura aucun revenu imposable." (01.03.2010)
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Il Sole 24 Ore - Italie
La Grèce doit régler toute seule ses dettes pour sauver l'unité de l'Europe, écrit le journal économique Il Sole 24 Ore : "Le rêve de l'euro est brisé et ses ambiguïtés initiales apparaissent désormais au grand jour : l'euro est-il une unité politique ou une simple 'Currency Board' [caisse d'émission monétaire] ? … La Grèce peut facilement se retirer de l'euro. … Si la récente crise financière nous a appris quelque chose, c'est bien que les assurances implicites [des mesures de sauvetage] offertes par les gouvernements sont dangereuses : elles sèment les graines des crises futures. … Si nous voulons sauver l'idée européenne, nous devons renoncer à ces assurances implicites et veiller plutôt à renforcer le sens des responsabilités des différents Etats nationaux : en commençant par faire payer la Grèce pour ses erreurs." (02.03.2010)
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Tous les textes disponibles de » Luigi Zingales
Elsevier - Pays-Bas
Les Grecs sont eux-mêmes responsables de leur crise, écrit le magazine d'information libéral de droite Elsevier. Mais l'aide de l'Europe est inévitable et est également dans l'intérêt des autres pays de la zone euro : "Si les marchés financiers perdent confiance dans un seul pays, ce n'est pas trop grave pour les autres. Mais si la perte de confiance se répand comme une tache d'huile, cela entraînera à long terme une hausse des taux d'intérêt pour un nombre croissant d'emprunts publics - si ce n'est pour tous - souscrits par les pays de la zone euro. Sur la durée, l'agitation galopante qui entoure l'euro deviendra également un problème pour les entreprises européennes, même si celles-ci profitent pour le moment d'un cours de l'euro bas. Mais les Grecs ne s'en sortiront pas aussi facilement si les autres pays de la zone euro apportent effectivement leur aide. Car la tutelle financière exercée par la Commission européenne, au nom des autres pays de la zone euro, est décisive." (02.03.2010)
» article intégral (lien externe, néerlandais)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Marchés Financiers, » Grèce, » Europe
Tous les textes disponibles de » Paul de Hen
Neue Zürcher Zeitung - Suisse
Les spéculations liées aux dérivés sur évènement de crédit (CDS) sont censées être responsables de la crise financière grecque et de la pression exercée sur l'euro. Mais ce n'est qu'un fantasme de la classe politique qui a besoin de boucs émissaires pour la crise grecque, estime le quotidien conservateur Neue Zürcher Zeitung : "L'image d'acteurs financiers cupides qui ont volontairement provoqué une faillite publique est absurde de ce point de vue. Certes, les spéculations peuvent contribuer à augmenter le prix des CDS à court terme, ce qui n'aide certainement pas la Grèce. Mais les primes de risque pour les titres publics grecs sont d'abord déterminées en fonction de leur probabilité de défaut. La spéculation aggrave le problème, mais elle n'est pas le problème." (02.03.2010)
» informations complémentaires (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Claudia Aebersold Szalay
» Ensemble de la revue de presse de mardi, 2. mars 2010